Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
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Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
Nasopi a écrit:
D'autre part, dans ton article, tu sembles dire que les ULIS remettent en question l'existence des structures spécialisées pour les adolescents handicapés. Or, rien n'est plus faux
Rien n'est plus vrai. Le collège près de chez nous qui envoyait des professeurs dans une structure spécialisée (hôpital de jour, si je ne m'abuse) pour qu'ils aillent y enseigner a perdu toutes les heures (et les postes) qui allaient avec ce dispositif du fait de la création de l'ULIS dans notre établissement (qui ne nous a pas apporté d'heures, à nous, hors celle de l'instit' spécialisée).
Navré, c'est ce qui s'est passé cette année à côté de chez moi : on a privé des enfants handicapés de cours adaptés en petite structure pour les faire rentrer dans un dispositif déstructuré sur le plan des apprentissages.
Ensuite, effectivement, entre l'ULIS et rien, moi aussi, je prend l'ULIS. Remarque, entre de la merde et rien, je risque aussi de finir par manger de la merde.
Celeborn- Médiateur
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
Je suis pour leur intégration, à condition qu'ils soient secondés par des AVS. Leur présence en classe est, pour moi, un plus, même s'il y a souvent un léger surcroît de prépa. J'ai des déficients visuels en cours et en ppre et cela se passe très bien des deux côtés.
Ces élèves sont, le plus souvent, le contrepied des "défavorisés sociaux-glandeurs-excusés d'avance-mon oeil! : réellement handicapés physiquement parlant mais socialement aussi. Et pourtant: quelle volonté, quelle soif d'apprendre et de bien faire!
Des exemples.
Ces élèves sont, le plus souvent, le contrepied des "défavorisés sociaux-glandeurs-excusés d'avance-mon oeil! : réellement handicapés physiquement parlant mais socialement aussi. Et pourtant: quelle volonté, quelle soif d'apprendre et de bien faire!
Des exemples.
lerocher- Niveau 3
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
Je ne suis pas contre l'intégration des élèves handicapés, avec un suivi. J'ai eu des élèves handicapés charmants : un m'envoyait des cartes pour me souhaiter une bonne année deux ans encore après que je ne l'ai plus comme élève.
En revanche, les hyper-violents, les asociaux, mon élève de cette année qui comme le disent les autres élèves se lève sans cesse pour hurler sans raison, et ce, dans tous les cours ou presque (sans diagnostic, hélas, on ne peut rien faire...Mais pour qu'il y ait un diagnostic, il faudrait que ses parents s'en occupent !), qu'on les mette ailleurs ! Qu'on crée des pensionnats, des cellules spécialisées !
Il faut des moyens.
Mais là, mettre un élève handicapé dans une classe de ravagés zone violence sinistrée, l'EN oserait, je le crains.
En revanche, les hyper-violents, les asociaux, mon élève de cette année qui comme le disent les autres élèves se lève sans cesse pour hurler sans raison, et ce, dans tous les cours ou presque (sans diagnostic, hélas, on ne peut rien faire...Mais pour qu'il y ait un diagnostic, il faudrait que ses parents s'en occupent !), qu'on les mette ailleurs ! Qu'on crée des pensionnats, des cellules spécialisées !
Il faut des moyens.
Mais là, mettre un élève handicapé dans une classe de ravagés zone violence sinistrée, l'EN oserait, je le crains.

Lornet- Doyen
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
lerocher a écrit: Je suis pour leur intégration, à condition qu'ils soient secondés par des AVS. Leur présence en classe est, pour moi, un plus, même s'il y a souvent un léger surcroît de prépa. J'ai des déficients visuels en cours et en ppre et cela se passe très bien des deux côtés.
Ces élèves sont, le plus souvent, le contrepied des "défavorisés sociaux-glandeurs-excusés d'avance-mon oeil! : réellement handicapés physiquement parlant mais socialement aussi. Et pourtant: quelle volonté, quelle soif d'apprendre et de bien faire!
Des exemples.
J'ai eu la même impression.
Mais quand je vois mon 6e dyspraxique se débattre tout seul sans AVS parce que ses parents ne s'en occupent guère, ça me fait mal au coeur.

Lornet- Doyen
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
Celebron, comme je l'ai dit, les hôpitaux de jour cherchent par tous les moyens à s'ouvrir sur le monde extérieur (pas seulement, d'ailleurs, à l'école): voilà pourquoi sans doute l'ULIS a été préférée aux cours donnés à l'hôpital même. Les psychiatres disent que l'intégration en milieu ordinaire des enfants handicapés permet d'éviter le surhandicap, tout simplement parce que dans les structures tout est "trop" bien adapté à eux : être confronté au monde ordinaire leur permet d'apprendre à s'adapter, même si c'est certainement moins confortable pour eux comme solution. Mais, encore une fois, ils sont destinés à vivre en société, et il leur faudra bien, un jour ou l'autre, apprendre à s'adapter au monde ordinaire ; autant que ce soit le plus tôt possible, puisqu'on apprend mieux quand on est jeune.
Lerocher, oui, je suis d'accord : pour que l'intégration des enfants handicapés se fasse dans de bonnes conditions, il faut absolument que le système des AVS soit perfectionné. En faire un vrai métier, avec une vraie formation. Avec une AVS compétente, la présence d'un enfant handicapé dans une classe ne devrait pas donner davantage de travail à l'enseignant.
Moi aussi, je vois ma fille : hyper motivée pour apprendre, malgré les difficultés. Quand son ancienne maîtresse venait à la maison pour la faire travailler, et qu'on discutait un peu, elle me repoussait pour pouvoir aller bosser. Vous allez croire que j'exagère, et pourtant c'est la vérité : son doudou, en ce moment, c'est son livre de lecture !! Elle dort avec lui et le promène toute la journée avec elle.
Lerocher, oui, je suis d'accord : pour que l'intégration des enfants handicapés se fasse dans de bonnes conditions, il faut absolument que le système des AVS soit perfectionné. En faire un vrai métier, avec une vraie formation. Avec une AVS compétente, la présence d'un enfant handicapé dans une classe ne devrait pas donner davantage de travail à l'enseignant.
Moi aussi, je vois ma fille : hyper motivée pour apprendre, malgré les difficultés. Quand son ancienne maîtresse venait à la maison pour la faire travailler, et qu'on discutait un peu, elle me repoussait pour pouvoir aller bosser. Vous allez croire que j'exagère, et pourtant c'est la vérité : son doudou, en ce moment, c'est son livre de lecture !! Elle dort avec lui et le promène toute la journée avec elle.

Nasopi- Grand sage
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
Nasopi a écrit:Celebron, comme je l'ai dit, les hôpitaux de jour cherchent par tous les moyens à s'ouvrir sur le monde extérieur (pas seulement, d'ailleurs, à l'école): voilà pourquoi sans doute l'ULIS a été préférée aux cours donnés à l'hôpital même.
Non non, c'était pour faciliter la vie des adultes en charge du projet : rien à voir avec les handicapés, hélas.
Mais une fois encore, je conçois très bien toutes les problématiques liées à la socialisation. Mais je m'étonne qu'on en reste là, et qu'on ne s'interroge pas sur l'ENSEIGNEMENT qu'ils reçoivent au collège. Un cours par-ci, un cours par-là, et faut qu'ils valident quelques compétences du socle. Voilà, c'est quand même le résumé de ce qui leur est proposé.
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Celeborn- Médiateur
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
L'IA a demandé des comptes à mon collège il y a quelques mois: comment nous nous occupions des élèves handicapés (quels étaient nos "projets éducatifs" particulièrement - d'ailleurs, pour répondre à cette question, j'ai ressorti tout le vocabulaire sur les compétences dans un beau diagramme en couleur avec des titres bien ronflants, tout ça pour dire que je fais des expériences de chimie de niveau seconde avec des 5èmes et que ça leur plaît de faire de la "vraie" chimie), comment se passait l'inclusion des ULIS en cours classique (du coup, ma direction m'a demandé en urgence de prendre ces élèves quelques fois en cours).
Pourquoi ces questions alors que l'IA n'avait pas donné signe de vie à ce propos depuis plusieurs années? Encore pour des raisons budgétaires... elle veut supprimer des heures et des postes! Et les enfants handicapés ça coûte cher: un prof pour 2-3 élèves une à deux fois par semaine, et ceci dans plusieurs disciplines, vous imaginez la dépense?!!
Pourquoi ces questions alors que l'IA n'avait pas donné signe de vie à ce propos depuis plusieurs années? Encore pour des raisons budgétaires... elle veut supprimer des heures et des postes! Et les enfants handicapés ça coûte cher: un prof pour 2-3 élèves une à deux fois par semaine, et ceci dans plusieurs disciplines, vous imaginez la dépense?!!
Invité- Invité
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
Celeborn a écrit:Un cours par-ci, un cours par-là, et faut qu'ils valident quelques compétences du socle. Voilà, c'est quand même le résumé de ce qui leur est proposé.
Ne propose-t-on pas la même chose à tous nos élèves ?

Lornet- Doyen
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
Celeborn a écrit:
Mais une fois encore, je conçois très bien toutes les problématiques liées à la socialisation. Mais je m'étonne qu'on en reste là, et qu'on ne s'interroge pas sur l'ENSEIGNEMENT qu'ils reçoivent au collège. Un cours par-ci, un cours par-là, et faut qu'ils valident quelques compétences du socle. Voilà, c'est quand même le résumé de ce qui leur est proposé.
C'est tellement vrai, Céléborn! Alors que ces élèves sont très intelligents, en tout cas, chez moi, plus travailleurs, plus motivés, plus intéressés que tous mes autres élèves dits "normaux"! Quel gâchis...
Invité- Invité
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
Le gâchi, c'est aussi le décalage entre ce que l'on peut lire ici et les points de vue décalés des mêmes qui les expriment. Faut savoir: collège unique = m...ou pas?
lerocher- Niveau 3
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
lerocher a écrit:Le gâchi, c'est aussi le décalage entre ce que l'on peut lire ici et les points de vue décalés des mêmes qui les expriment. Faut savoir: collège unique = m...ou pas?
Je ne comprends pas ce que tu veux dire. Peux-tu expliquer? Merci!
Invité- Invité
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
Pour relancer le débat, voici un article du Monde (je crois... C'est une collègue qui me l'a découpé et mis dans mon casier). J'espère que c'est lisible !



Nasopi- Grand sage
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
Par contre , concernant les élèves handicapés physiques , il y a à un moment ou un autre le principe de réalité.Dans un lycée hôtellier , le proviseur avait dû accueillir un jeune en fauteuil très lourdement handicapé (puisqu'obligé parfois de s'allonger) et il n'avait pas tenu le rythme.Je me souviens avoir eu en SMS une élève de très petite taille avec d'importants problèmes de dos, des opérations à répétitions.Et elle voulait absolument devenir puéricultrice , travailler dans une crècche , ne voulait pas entendre parler d'emplois adminsitratifs.Elle a certes fait un stage en crèche , mais la directrice ne l'a pas laissé tenir un seul enfant même un bb..c'est compliqsuèé.

roxanne- Guide spirituel
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
roxanne a écrit:Par contre , concernant les élèves handicapés physiques , il y a à un moment ou un autre le principe de réalité.Dans un lycée hôtellier , le proviseur avait dû accueillir un jeune en fauteuil très lourdement handicapé (puisqu'obligé parfois de s'allonger) et il n'avait pas tenu le rythme.Je me souviens avoir eu en SMS une élève de très petite taille avec d'importants problèmes de dos, des opérations à répétitions.Et elle voulait absolument devenir puéricultrice , travailler dans une crècche , ne voulait pas entendre parler d'emplois adminsitratifs.Elle a certes fait un stage en crèche , mais la directrice ne l'a pas laissé tenir un seul enfant même un bb..c'est compliqsuèé.
C'est terrible....
simone du bavoir- Niveau 6
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
Il existe en France un cas de collège intégré dans une structure hospitalière, près de Font-Romeu.
Avec des élèves qui viennent d'un peu partout et surtout de très loin, soigner un handicap, une anorexie, une boulimie ou une mucoviscidose, et qui sont le reflet, au delà de leur pathologie, des collèges du Nord-Pas-de Calais, de Créteil ou de Marseille...
C'est très bien aussi qu'il existe une telle structure, avec une enseignante ayant eu une formation spécialisée. Mais juste un seul établissement de ce genre, et tout petit, pour toute la France, c'est ... comment dire ...
Avec des élèves qui viennent d'un peu partout et surtout de très loin, soigner un handicap, une anorexie, une boulimie ou une mucoviscidose, et qui sont le reflet, au delà de leur pathologie, des collèges du Nord-Pas-de Calais, de Créteil ou de Marseille...
C'est très bien aussi qu'il existe une telle structure, avec une enseignante ayant eu une formation spécialisée. Mais juste un seul établissement de ce genre, et tout petit, pour toute la France, c'est ... comment dire ...
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Les rêves sont la littérature du sommeil.

Serge- Médiateur
Re: Les enfants handicapés à l'école : intégration ? inclusion ?
Oui, Serge, il y a des choses très intéressantes qui sont faites, mais le problème c'est que c'est à chaque fois à toute petite échelle
.
Roxanne, je pense que le principe de réalité vaut pour tous les handicaps ; c'est pourquoi, normalement, toute intégration scolaire se fait au cas par cas, en essayant de rester au plus proche des besoins et des possibilités de l'enfant. Bien sûr, la frustration est parfois terrible, comme l'exemple de cette jeune fille dont tu parles
.
.Roxanne, je pense que le principe de réalité vaut pour tous les handicaps ; c'est pourquoi, normalement, toute intégration scolaire se fait au cas par cas, en essayant de rester au plus proche des besoins et des possibilités de l'enfant. Bien sûr, la frustration est parfois terrible, comme l'exemple de cette jeune fille dont tu parles

Nasopi- Grand sage
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