Eloge du socle commun
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Eloge du socle commun
http://www.lemonde.fr/m_kessler/
Reconnaître le mérite et accompagner vers la réussite sans noter les écoliers 18/11/10
Les notes représentant un classement, elles n'ont de sens que dans le cadre d'un concours distinguant vainqueurs et vaincus, intégrés et exclus. Elles sont nécessaires dans ces circonstances, mais contre-productives tant qu'il n'y a pas un nombre limité de parts de gâteau à partager entre un grand nombre de concurrents.
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Les notes représentant un classement, elles n'ont de sens que dans le cadre d'un concours distinguant vainqueurs et vaincus, intégrés et exclus. Elles sont nécessaires dans ces circonstances, mais contre-productives tant qu'il n'y a pas un nombre limité de parts de gâteau à partager entre un grand nombre de concurrents.
Autrement dit, tout le monde ne peut pas devenir médecin, mais tout le monde devrait obtenir le Socle commun correspondant aux acquis possibles à l'âge de 15 ans, sauf troubles psychiques graves qui ne touchent en réalité qu'une infime minorité et non pas 120 000 élèves par an, comme c'est le cas actuellement. Cet échec est disproportionné dans notre pays par rapport aux aptitudes des élèves de cet âge.
Dans l'optique de la scolarité commune, les évaluations doivent uniquement permettre aux élèves d'identifier leurs compétences par rapport aux programmes scolaires.
On peut dès lors mettre en œuvre un système de certifications (appelées par la pédagogie institutionnelle « ceintures de compétences ») qui permette aux élèves de passer des épreuves sur des connaissances et des compétences figurant dans les programmes scolaires.
Chaque élève qui travaille obtient ainsi des certificats sanctionnant positivement ses progrès. La compétence est évaluée : acquise, non acquise ou en cours d'acquisition (c'est-à-dire à retravailler).
Le fait d'obtenir des ceintures de compétences permet d'offrir des droits que les autres élèves n'ont pas, ces droits correspondent au niveau supérieur d'autonomie des élèves qui réussissent à l'école. Puisqu'on peut leur faire confiance, ils jouissent d'une plus grande liberté. La liberté se conquiert par le travail, c'est un enjeu fort dans la relation éducative. Chaque élève se trouve responsabilisé, mais est autorisé à progresser à son rythme. Au contraire, le fait d'interdire à un élève de progresser à son rythme le contraint à l'échec. Cet échec artificiel est induit par l'institution scolaire dans son fonctionnement actuel. Il n'est pas fatal, d'autres pays font autrement et obtiennent de meilleurs résultats.
Chaque élève est différent, c'est pourquoi il est contre-productif de sanctionner la lenteur de certains élèves, d'autant plus que celle-ci est fortement liée au sexe et à la date de naissance : les garçons nés en décembre sont deux fois moins performants que les filles nées en janvier. Sanctionner ces différences en utilisant le mot de mérite revient à rendre chaque individu responsable de sa date de naissance et de son sexe.
Les élèves les plus lents peuvent progresser tant qu'ils ne sont pas sommés de gagner une compétition où ils partent avec un retard tel qu'il n'est objectivement pas rattrapable, même avec beaucoup de constance.
L'essentiel reste qu'ils acquièrent au minimum le Socle commun correspondant aux capacités d'un individu âgé de 15 ans qui ne souffre pas de troubles spécifiques. On peut y arriver si on ne décourage pas les élèves en les soumettant à une compétition précoce ayant pour effet de leur faire perdre espoir dans leur travail.
Les épreuves ratées doivent être corrigées, mais non notées, parce qu'un élève qui a une mauvaise note ne tient pas assez (voire pas du tout) compte des remarques constructives en marge de son travail qu'il a tendance à réduire à sa note, c'est-à-dire au pronostic social qui induit un fatalisme chez les élèves en difficulté et une volonté de résister, de se venger ou de saboter la compétition chez les élèves en échec.
Reconnaître le mérite des meilleurs et accompagner les progrès des élèves les plus fragiles ne sont donc pas deux objectifs incompatibles, si chacun progresse à son rythme, sans envie, sans mépris et sans jalousie. On retrouve ces effets lorsqu'on compare les scores des différents déciles (*) dans les comparaisons internationales.
(*) : Les populations sont divisées en dix parties égales selon leurs performances.
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John- Admin
Re: Eloge du socle commun
Mathieu Kessler est universitaire chargé de cours à l'IUFM d'Orléans-Tours, et s'occupe donc de la formation des professeurs.
On peut le retrouver avec beaucoup de joie parmi les commentateurs du blog de Luc Cédelle, Interro écrite.
Attention de ne pas dépasser la dose prescrite !
On peut le retrouver avec beaucoup de joie parmi les commentateurs du blog de Luc Cédelle, Interro écrite.
Attention de ne pas dépasser la dose prescrite !

Germinal- Niveau 3
Re: Eloge du socle commun
Il oublie d'évoquer la violence de nos corrections. Nos traits rouges, nos remarques vexent, traumatisent, conduisent à l'échec.

sand- Empereur
Re: Eloge du socle commun
Si on ne sanctionne pas la lenteur de certains élèves, il y en a qui n'auront toujours pas fini de copier leur leçon de 15 h 10 à 16 h 30.
On fait quoi ?
J'ai la réponse de mon inspecteur de l'année dernière : c'est à moi de taper les leçons, pendant la récré (ou, encore mieux, avec les élèves, sur un temps non défini), de l'imprimer, et de la donner à tout le monde bien tapée, sinon, ça crée des inégalités entre élèves : en effet, celui qui a bien écrit sa leçon peut l'apprendre, et celui qui l'a écrite comme un cochon est pénalisé par le fait de ne pas avoir une leçon correctement écrite, donc, ne peut pas l'apprendre !
Comme c'est injuste !
(Les notes, j'en parle même pas, il faut les remplacer par des pourcentages d'acquisitions. Et quand j'ai dit à Monsieur l'Inspecteur qu'entre des pourcentages d'acquisitions et une note sur 10, il ne me semblait y avoir qu'un déplacement de virgule, il n'était pas content. En fait, non, 93 % d'acquis n'est pas valorisant, 22 % d'acquis n'est pas dévalorisant, c'est objectif. Mais 9/10 est valorisant, et 2/10 est infamant. Si, si.)
On fait quoi ?
J'ai la réponse de mon inspecteur de l'année dernière : c'est à moi de taper les leçons, pendant la récré (ou, encore mieux, avec les élèves, sur un temps non défini), de l'imprimer, et de la donner à tout le monde bien tapée, sinon, ça crée des inégalités entre élèves : en effet, celui qui a bien écrit sa leçon peut l'apprendre, et celui qui l'a écrite comme un cochon est pénalisé par le fait de ne pas avoir une leçon correctement écrite, donc, ne peut pas l'apprendre !
Comme c'est injuste !
(Les notes, j'en parle même pas, il faut les remplacer par des pourcentages d'acquisitions. Et quand j'ai dit à Monsieur l'Inspecteur qu'entre des pourcentages d'acquisitions et une note sur 10, il ne me semblait y avoir qu'un déplacement de virgule, il n'était pas content. En fait, non, 93 % d'acquis n'est pas valorisant, 22 % d'acquis n'est pas dévalorisant, c'est objectif. Mais 9/10 est valorisant, et 2/10 est infamant. Si, si.)

Rikki- Doyen
Re: Eloge du socle commun
John a écrit:http://www.lemonde.fr/m_kessler/mais est autorisé à progresser à son rythme. Au contraire, le fait d'interdire à un élève de progresser à son rythme le contraint à l'échec. Cet échec artificiel est induit par l'institution scolaire dans son fonctionnement actuel.
Chaque élève est différent, c'est pourquoi il est contre-productif de sanctionner la lenteur de certains élèves, d'autant plus que celle-ci est fortement liée au sexe et à la date de naissance : les garçons nés en décembre sont deux fois moins performants que les filles nées en janvier. Sanctionner ces différences en utilisant le mot de mérite revient à rendre chaque individu responsable de sa date de naissance et de son sexe.
Les élèves les plus lents peuvent progresser tant qu'ils ne sont pas sommés de gagner une compétition où ils partent avec un retard tel qu'il n'est objectivement pas rattrapable, même avec beaucoup de constance.
Reconnaître le mérite des meilleurs et accompagner les progrès des élèves les plus fragiles ne sont donc pas deux objectifs incompatibles, si chacun progresse à son rythme, sans envie, sans mépris et sans jalousie. On retrouve ces effets lorsqu'on compare les scores des différents déciles (*) dans les comparaisons internationales.
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Et les classes de niveau, ça marcherait pas mieux du coup? Moi, je suis d'accord, tous les élèves ne progressent pas au même rythme, les filles sont souvent mûres plus tôt, etc... Certains pourraient mettre 5 ans pour faire le collège, sans que ce soit un redoublement pour autant (comme le bac pro en 4 ans - ah non, zut, il existe plus!)

totoro- Grand sage
Re: Eloge du socle commun
D'où la formation des groupes de compétences.
Personnellement, j'aime beaucoup l'idée des groupes de compétences par discipline. J'aurais été dans les plus faibles pour certaines matières, dans les moyens pour d'autres, dans les meilleurs pour d'autres, et j'aurais certainement mieux progressé dans les matières où j'aurais été dans le groupe "Faibles" qu'en étant avec le reste de la classe.
Personnellement, j'aime beaucoup l'idée des groupes de compétences par discipline. J'aurais été dans les plus faibles pour certaines matières, dans les moyens pour d'autres, dans les meilleurs pour d'autres, et j'aurais certainement mieux progressé dans les matières où j'aurais été dans le groupe "Faibles" qu'en étant avec le reste de la classe.
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John- Admin
Re: Eloge du socle commun
Rikki a écrit:Si on ne sanctionne pas la lenteur de certains élèves, il y en a qui n'auront toujours pas fini de copier leur leçon de 15 h 10 à 16 h 30.
On fait quoi ?
J'ai la réponse de mon inspecteur de l'année dernière : c'est à moi de taper les leçons, pendant la récré (ou, encore mieux, avec les élèves, sur un temps non défini), de l'imprimer, et de la donner à tout le monde bien tapée, sinon, ça crée des inégalités entre élèves : en effet, celui qui a bien écrit sa leçon peut l'apprendre, et celui qui l'a écrite comme un cochon est pénalisé par le fait de ne pas avoir une leçon correctement écrite, donc, ne peut pas l'apprendre !
Comme c'est injuste !
(Les notes, j'en parle même pas, il faut les remplacer par des pourcentages d'acquisitions. Et quand j'ai dit à Monsieur l'Inspecteur qu'entre des pourcentages d'acquisitions et une note sur 10, il ne me semblait y avoir qu'un déplacement de virgule, il n'était pas content. En fait, non, 93 % d'acquis n'est pas valorisant, 22 % d'acquis n'est pas dévalorisant, c'est objectif. Mais 9/10 est valorisant, et 2/10 est infamant. Si, si.)
Rikki
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Il y a un temps pour tout, un temps pour les larmes, un temps pour les rires, un temps pour se lamenter et un temps pour danser.
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Si tu crois encore qu'il nous faut descendre / Dans le creux des rues pour monter au pouvoir / Si tu crois encore au rêve du grand soir / Et que nos ennemis, il faut aller les pendre
Dis-le-toi désormais / Même s'il est sincère / Aucun rêve jamais / Ne mérite une guerre / On a détruit la Bastille / Et ça n'a rien arrangé / On a détruit la Bastille / Quand il fallait nous aimer
Mon ami, je crois que tout peut s'arranger / Sans cris sans effroi même sans insulter les bourgeois / L'avenir dépend des révolutionnaires / Mais se moque bien des petits révoltés / L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre / Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

Marie Laetitia- BDD HG
Re: Eloge du socle commun
Je vais me faire taper dessus, mais en situation idéale, travailler par compétences, même en classes très hétérogènes, oui, c'est efficace.
Bon, j'ai mes élèves 15 heures par semaine, ils sont immergés dans le pays et n'ont pas le choix s'ils veulent s'intégrer. Plus : j'ai un petit groupe d'élèves, 15 maxi en même temps, 20-25 sur l'année.
En revanche, dans l'hétérogénéité, alors là, entre la Chinoise qui fait un blocage, la Pakistanaise qui est repartie en cours d'année pour être mariée dans son pays, le Brésilien tout fou tout content mais sans papier, la Sri-Lankaise qui a vécu en France jusqu'à l'âge de 8 ans et qui revient à 17 ans, avec l'anglais et le cingalais, je continue ? Celui dont le père est en mission d'ambassade, celui qui est là tout seul après avoir fui des conditions politiques traumatisantes, etc. J'en ajoute ? Il y a ceux dont la langue maternelle est proche du français, ceux qui ne connaissent même pas l'alphabet latin en arrivant.
Dans le lot, il y a en plus comme dans toutes les classes les bons élèves et les moins bons, les sérieux et les qui-on-un-poil-dans-la-main.
Vous voyez l'hétérogénéité ?
Et bien, cette année, j'ai fait ma partie du Socle, avec différents niveaux, et je bosse en différencié, tout le temps. Jusqu'à 4 niveaux de différenciation en même temps. Pourtant, je fais la même séquence, la même séance pour tout le monde en même temps. Mais j'adapte le contenu. Et surtout j'adapte l'évaluation.
Je n'évalue que par compétences, de façon progressive, et régulièrement, je vais vous faire hurler, je laisse les élèves choisir eux-mêmes leur niveau de difficulté...
Et vous savez quoi ? Ca marche !
Les jeunes qui arrivent fin septembre sans parler français sont capables de suivre en Seconde, voire en Première, oui, en Première, et de passer l'EAF en juin.
PS Et pourtant, chaque fois que je suis en situation de comparaison, tous mes collègues sont étonnés du niveau élevé d'exigence, collègues de CLA ou collègues de lycée.
Bon, j'ai mes élèves 15 heures par semaine, ils sont immergés dans le pays et n'ont pas le choix s'ils veulent s'intégrer. Plus : j'ai un petit groupe d'élèves, 15 maxi en même temps, 20-25 sur l'année.
En revanche, dans l'hétérogénéité, alors là, entre la Chinoise qui fait un blocage, la Pakistanaise qui est repartie en cours d'année pour être mariée dans son pays, le Brésilien tout fou tout content mais sans papier, la Sri-Lankaise qui a vécu en France jusqu'à l'âge de 8 ans et qui revient à 17 ans, avec l'anglais et le cingalais, je continue ? Celui dont le père est en mission d'ambassade, celui qui est là tout seul après avoir fui des conditions politiques traumatisantes, etc. J'en ajoute ? Il y a ceux dont la langue maternelle est proche du français, ceux qui ne connaissent même pas l'alphabet latin en arrivant.
Dans le lot, il y a en plus comme dans toutes les classes les bons élèves et les moins bons, les sérieux et les qui-on-un-poil-dans-la-main.
Vous voyez l'hétérogénéité ?
Et bien, cette année, j'ai fait ma partie du Socle, avec différents niveaux, et je bosse en différencié, tout le temps. Jusqu'à 4 niveaux de différenciation en même temps. Pourtant, je fais la même séquence, la même séance pour tout le monde en même temps. Mais j'adapte le contenu. Et surtout j'adapte l'évaluation.
Je n'évalue que par compétences, de façon progressive, et régulièrement, je vais vous faire hurler, je laisse les élèves choisir eux-mêmes leur niveau de difficulté...
Et vous savez quoi ? Ca marche !
Les jeunes qui arrivent fin septembre sans parler français sont capables de suivre en Seconde, voire en Première, oui, en Première, et de passer l'EAF en juin.
PS Et pourtant, chaque fois que je suis en situation de comparaison, tous mes collègues sont étonnés du niveau élevé d'exigence, collègues de CLA ou collègues de lycée.

Libellune- Grand Maître
Re: Eloge du socle commun
Libellune: tu as 15 élèves, ce qui rend les choses plus faisables à mon avis. L'écoute de chaque élève individuellement est plus difficile à 30 ou 35 élèves par classe.
Et comme tu le dis, leur motivation est TRES différente, ils n'ont pas le choix. Les petits Français que j'ai en classe, ils ont le choix mais ils passent en classe supérieure sans avoir le niveau!
Et comme tu le dis, leur motivation est TRES différente, ils n'ont pas le choix. Les petits Français que j'ai en classe, ils ont le choix mais ils passent en classe supérieure sans avoir le niveau!

totoro- Grand sage
Re: Eloge du socle commun
Vu comme ça, en faisant des classes de niveau (finalement oui ça revient à ça), alors je dis pourquoi pas ? Je suis convaincue par ce que tu dis Libellune.
Mais qu'on ne nous demande pas de faire ça dans des classes de 25 élèves (en ZEP, 25 ça reste difficile) dont les 2/3, s'ils n'ont pas de "troubles psychiques graves" (puisque ça a l'air de leur tenir à cœur), ont une touffe dans la main et se fichent de l'autorité professorale.
Je dois préciser que je suis en arrêt jusqu'aux vacances pour épuisement physique et nerveux, et que c'est la 1ère fois que ça m'arrive en 8 ans d'enseignement ?
Simplement parce que je n'en peux plus du décalage entre ma volonté de bien faire et de tous les aider, et leur refus à eux, leur langage tellement vulgaire, leur agressivité, leurs insultes incessantes, leur paresse, leur manque total de "responsabilité" et "d'autonomie", parce qu'ils ont bien compris qu'ils passeront quand même, notes ou pas notes, socle ou pas socle.
Mais qu'on ne nous demande pas de faire ça dans des classes de 25 élèves (en ZEP, 25 ça reste difficile) dont les 2/3, s'ils n'ont pas de "troubles psychiques graves" (puisque ça a l'air de leur tenir à cœur), ont une touffe dans la main et se fichent de l'autorité professorale.
Je dois préciser que je suis en arrêt jusqu'aux vacances pour épuisement physique et nerveux, et que c'est la 1ère fois que ça m'arrive en 8 ans d'enseignement ?
Simplement parce que je n'en peux plus du décalage entre ma volonté de bien faire et de tous les aider, et leur refus à eux, leur langage tellement vulgaire, leur agressivité, leurs insultes incessantes, leur paresse, leur manque total de "responsabilité" et "d'autonomie", parce qu'ils ont bien compris qu'ils passeront quand même, notes ou pas notes, socle ou pas socle.

Saraswati- Neoprof expérimenté
Re: Eloge du socle commun
Chaque élève est différent, c'est pourquoi il est contre-productif de sanctionner la lenteur de certains élèves, d'autant plus que celle-ci est fortement liée au sexe et à la date de naissance : les garçons nés en décembre sont deux fois moins performants que les filles nées en janvier. Sanctionner ces différences en utilisant le mot de mérite revient à rendre chaque individu responsable de sa date de naissance et de son sexe.
Alors là, c'est de l'argument ! C'est vrai qu'avec ca je suis de suite convaincue par la suppression des notes et l'évaluation par compétences
Qui a un garçon né en décembre sur le forum ?

Loise- Vénérable
Re: Eloge du socle commun
Mais l'idée de départ du socle est très intéressante, là où ça coince, c'est que l'on peut difficilement adapter un enseignement personnalisé avec 28 élèves par classe en moyenne et plus de 110 élèves au total.
J'ai bien essayé de faire des cours adaptés, quand on travaillait sur le MA en 5e, 4 groupes de difficulté avec des textes et des questions différentes devant amener à une réponse globalement commune pour permettre à tout le monde de participer.
Résultat : Dylan a refusé de travailler parcequ'il ne voulait pas être dans le groupe de Kelly, les groupes 1 et 2 ont glandé pendant la préparation et la mise en commun en laissant les groupes 3 et 4 tout faire à leur place.
Je vous laisse deviner à quel niveau de compétences chaque groupe correspondait... ?
On en revient toujours au même : les élèves motivés bossent et réussisent, les glandeurs attendent que le temps passe et viennent se plaindre qu'ils ne comprennent rien (malgré des questions plus accessibles que les autres).
J'ai du mal à croire que le socle soit le moyen de faire travailler ceux qui refusent tout effor
J'ai bien essayé de faire des cours adaptés, quand on travaillait sur le MA en 5e, 4 groupes de difficulté avec des textes et des questions différentes devant amener à une réponse globalement commune pour permettre à tout le monde de participer.
Résultat : Dylan a refusé de travailler parcequ'il ne voulait pas être dans le groupe de Kelly, les groupes 1 et 2 ont glandé pendant la préparation et la mise en commun en laissant les groupes 3 et 4 tout faire à leur place.
Je vous laisse deviner à quel niveau de compétences chaque groupe correspondait... ?
On en revient toujours au même : les élèves motivés bossent et réussisent, les glandeurs attendent que le temps passe et viennent se plaindre qu'ils ne comprennent rien (malgré des questions plus accessibles que les autres).
J'ai du mal à croire que le socle soit le moyen de faire travailler ceux qui refusent tout effor

Dinaaa- Fidèle du forum
Re: Eloge du socle commun
Petite question, comme ça : quelle différence entre le socle commun actuel et les programmes scolaires de 1882 ?

doctor who- Expert spécialisé
Re: Eloge du socle commun
Il faudrait le demander à Mathieu Kessler.
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John- Admin
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