Eloge du socle commun

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Re: Eloge du socle commun

Message par sand le Jeu 7 Avr 2011 - 21:00

Axel a écrit:J'ai entendu parler des tâches complexes (et du fait qu'il n'y en ait pas véritablement en Lettres
J'avais cru comprendre que la rédaction en était une.

sand
Empereur


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Re: Eloge du socle commun

Message par Cath le Jeu 7 Avr 2011 - 21:09

En formation cette semaine, une collègue a demandé à l'inspecteur: "Oui, mais comment on fait pour faire ça avec 35 élèves?".
Réponse: "Ah oui, je sais bien. Je sais tout ça."




Et?

Cath
Esprit sacré


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Re: Eloge du socle commun

Message par Nielsen Rika Bell le Jeu 7 Avr 2011 - 21:17

En fait, l'article précise que ce système stigmatise celui qui bosse pas, si j'ai bien compris ?

_________________
Parlons éducation... il me vient encore quelques élèves normaux... certes!... jamais vous pouvez vous vanter d'être absolument sans normaux!... non! un de temps à autre... bon!... je les instruis... pas plus mal que les autres professeurs... pas mieux... pédagogue, je suis! oh! très pédagogue! et très scrupuleux!... jamais une séance de chic!... jamais un cours fantaisiste!... depuis trente et cinq années, jamais une pédagogie drôlette!... pas que je me tienne pas au courant!... que si! que si!... je lis à fond tous les cahiers pédagogiques, les sciences de l'éducation... deux, trois kilos par semaine!... au feu! au feu le tout! c'est pas moi qui serai inquiété pour "instruction à la légère"!...

Nielsen Rika Bell
Niveau 7


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Re: Eloge du socle commun

Message par Hermione0908 le Jeu 7 Avr 2011 - 22:13

@Fantômette a écrit:
"on peut réduire les crédits de fonctionnement au écoles et aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement[/b]" (cahier de politique européenne de l'OCDE, 1996). On est dedans.
"L'apprentissage à vie (...) doit être assuré par des prestataires de services éducatifs. Les enseignants qui subsisteront s'occuperont de la population non rentable". (ibid).

affraid

Hormis le fait que c'est d'un cynisme consommé, et que franchement, ça fait peur, et pas qu'un peu, avec la proposition soulignée, je me sens dans la peau d'un bébé phoque face à un chasseur de fourrure...

Hermione0908
Modérateur


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Re: Eloge du socle commun

Message par John le Jeu 7 Avr 2011 - 22:22

Axel a écrit:
Les épreuves ratées doivent être corrigées, mais non notées, parce qu'un élève qui a une mauvaise note ne tient pas assez (voire pas du tout) compte des remarques constructives en marge de son travail qu'il a tendance à réduire à sa note, c'est-à-dire au pronostic social qui induit un fatalisme chez les élèves en difficulté et une volonté de résister, de se venger ou de saboter la compétition chez les élèves en échec.

Ne vous fâchez pas hein...
Je crois que ce n'est pas faux du tout.
Je n'ai ni la volonté, ni le temps, ni l'énergie nécessaire pour le faire à chaque fois et certainement pas dans toutes mes classes. Mais effectivement un devoir annoté mais non noté peut motiver une partie des élèves que j'aurais pu croire perdus pour la cause.
Un (jeune et dynamique) collègue d'histoire cette année accepte systématiquement que ses élèves de 3° fassent et refassent le devoir jusqu'à obtenir une note convenable : il a réussi à faire progresser des élèves qui se traînaient quasiment depuis la 6° - et qui brusquement travaillent en histoire. Pas tous les élèves certes, et le collègue ne compte pas ses heures, c'est vrai, mais finalement peut-être que parmi tous ceux qui ont réfléchi à ces histoires d'évaluations et de compétences certains ont réellement pensé aux élèves, non ?

Ca prend un temps fou... J'essaie de le faire cette année, mais c'est une horreur à gérer.
Est-ce qu'il fait refaire le devoir en classe ou à la maison ? S'il le fait faire en classe, que font les autres pendant que l'élève refait encore et encore le même devoir ? S'il le fait faire à la maison, comment sait-il que c'est l'élève qui l'a fait ?

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Re: Eloge du socle commun

Message par Libé-Ration le Jeu 7 Avr 2011 - 22:31

L'auto-correction, j'ai tenté, c'est vraiment efficace, mais ça demande beaucouououououououp de temps. J'ai fait ça en classe ordinaire même avec 28 heures hebdo, mais je n'avais pas d'enfants (et je bossais sans arrêt). Depuis que j'ai des enfants... j'ai arrêté, sauf en expression écrite, où je fais corriger en classe, pas à la maison.
Les élèves travaillent alors en ateliers.

Libé-Ration
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Re: Eloge du socle commun

Message par MarieL le Ven 8 Avr 2011 - 19:38

@John a écrit:
Axel a écrit:
Les épreuves ratées doivent être corrigées, mais non notées, parce qu'un élève qui a une mauvaise note ne tient pas assez (voire pas du tout) compte des remarques constructives en marge de son travail qu'il a tendance à réduire à sa note, c'est-à-dire au pronostic social qui induit un fatalisme chez les élèves en difficulté et une volonté de résister, de se venger ou de saboter la compétition chez les élèves en échec.

Ne vous fâchez pas hein...
Je crois que ce n'est pas faux du tout.
Je n'ai ni la volonté, ni le temps, ni l'énergie nécessaire pour le faire à chaque fois et certainement pas dans toutes mes classes. Mais effectivement un devoir annoté mais non noté peut motiver une partie des élèves que j'aurais pu croire perdus pour la cause.
Un (jeune et dynamique) collègue d'histoire cette année accepte systématiquement que ses élèves de 3° fassent et refassent le devoir jusqu'à obtenir une note convenable : il a réussi à faire progresser des élèves qui se traînaient quasiment depuis la 6° - et qui brusquement travaillent en histoire. Pas tous les élèves certes, et le collègue ne compte pas ses heures, c'est vrai, mais finalement peut-être que parmi tous ceux qui ont réfléchi à ces histoires d'évaluations et de compétences certains ont réellement pensé aux élèves, non ?

Ca prend un temps fou... J'essaie de le faire cette année, mais c'est une horreur à gérer.
Est-ce qu'il fait refaire le devoir en classe ou à la maison ? S'il le fait faire en classe, que font les autres pendant que l'élève refait encore et encore le même devoir ? S'il le fait faire à la maison, comment sait-il que c'est l'élève qui l'a fait ?

Un temps fou, c'est exactement ça... Il fait refaire à tout le monde en classe quand la moyenne de la classe est vraiment basse, à la maison pendant les vacances, et il propose des créneaux de son temps libre aux volontaires, et ça marche... à l'étonnement général des collègues en place je dois dire. - Pour les DM il me semble tout de même que la différence entre un devoir perso. et un devoir guidé par les parents en collège en tout cas cela se voit assez vite, non ? En tous cas, en lettres je ne me souviens pas avoir eu réellement de doutes...

MarieL
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Re: Eloge du socle commun

Message par Celeborn le Ven 8 Avr 2011 - 21:11

Axel a écrit:et il propose des créneaux de son temps libre aux volontaires, et ça marche...

Tu veux dire qu'avec + de temps de travail (et avec des élèves volontaires), on obtient de meilleurs résultats ?

Bah ça n'a rien de surprenant, en fait (ni de révolutionnaire, d'ailleurs), si ?

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Re: Eloge du socle commun

Message par Fourseasons le Ven 8 Avr 2011 - 21:53

@Celeborn a écrit:
Axel a écrit:et il propose des créneaux de son temps libre aux volontaires, et ça marche...

Tu veux dire qu'avec + de temps de travail (et avec des élèves volontaires), on obtient de meilleurs résultats ?

Bah ça n'a rien de surprenant, en fait (ni de révolutionnaire, d'ailleurs), si ?

+ 1 !

Pour cacher le lien de causalité entre le marasme éducatif actuel et les réductions importantes d'heures consacrées aux fondamentaux ainsi que les programmes gavés d'incohérences et ne permettant de traiter les notions que de manière superficielle, on fait croire que le problème vient de la méthode d'enseignement.

Fourseasons
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Re: Eloge du socle commun

Message par MarieL le Sam 9 Avr 2011 - 14:38

@Celeborn a écrit:
Axel a écrit:et il propose des créneaux de son temps libre aux volontaires, et ça marche...

Tu veux dire qu'avec + de temps de travail (et avec des élèves volontaires), on obtient de meilleurs résultats ?

Bah ça n'a rien de surprenant, en fait (ni de révolutionnaire, d'ailleurs), si ?

Euh, non, je veux dire qu'il a réussi à rendre les élèves volontaires dans sa matière. (établissement RAR et élèves démotivés depuis plus de trois ans quand même...)

MarieL
Érudit


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