Début de la campagne contre les violences éducatives

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par freche le Mer 27 Avr 2011 - 20:58

@Provence a écrit:
@freche a écrit:

C'est très facile de frapper un enfant, on a la force pour soi. Il y a d'autres méthodes qui marchent bien mieux. Ça ne soulage que les parents.

Lesquelles?

Dire et redire les choses avec calme, isoler l'enfant, être constant dans son attitude, ne pas attendre de lui des choses qui ne correspondent pas à son âge, avoir peu d'exigences fortes mais s'y tenir. En fait, je trouve qu'il faut décider au départ ce sur quoi on ne transigera pas, et laisser le gamin tranquille sur le reste. Pas de cadre est aussi mauvais que trop de cadre.
Par exemple, dans certaines familles, il faut absolument mettre des chaussons, chez d'autres on marche pieds nus, ici on mange tous à table à heure fixe, ailleurs chacun se sert comme il l'entend, mange quand il a faim, mais il faut nettoyer quand on a fini. Le respect de l'autre est la seule chose non négociable à mon avis.


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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par freche le Mer 27 Avr 2011 - 21:00

@Melody Nelson a écrit:Non mais il y a quelque chose qui me choque un peu en lisant certains posts. On dirait qu'il n'y a pas de demi-mesure: soit on "éduque" correctement son enfant, en lui mettant des fessées "bien méritées" qui vont nécessairement "bien le cadrer"; soit on est laxiste et on s'excuse devant un "enfant roi".

Mais il y a quand même un monde entre ces deux extrêmes, hein !

Et personnellement, je connais un certain nombre de gamins infects et pourtant ils s'en prennent, des fessées....
A l'inverse je connais des enfants très sages qui n'en ont reçu que très peu, voire pas du tout.
Après on peut toujours chercher le lien de cause à conséquence, n'empêche que penser qu'un enfant qui se prend de "bonnes" fessées est un enfant bien éduqué, c'est définitivement un dogme qui n'a plus cours pour moi.

+1


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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Celeborn le Mer 27 Avr 2011 - 21:01

@freche a écrit:
Dire et redire les choses avec calmes, isoler l'enfant, être constant dans son attitude, ne pas attendre de lui des choses qui ne correspondent pas à son âge, avoir peu d'exigences fortes mais s'y tenir.

Et donc, s'il transgresse ces exigences alors qu'on a été constant dans l'attitude, qu'on les a dites et redites avec calme, et qu'il refuse de rester isolé ?

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par freche le Mer 27 Avr 2011 - 21:04

@Celeborn a écrit:
@freche a écrit:
Dire et redire les choses avec calmes, isoler l'enfant, être constant dans son attitude, ne pas attendre de lui des choses qui ne correspondent pas à son âge, avoir peu d'exigences fortes mais s'y tenir.

Et donc, s'il transgresse ces exigences alors qu'on a été constant dans l'attitude, qu'on les a dites et redites avec calme, et qu'il refuse de rester isolé ?

Ça dépend de l'âge de l'enfant, mais sur un petit qui teste, il faut le faire très souvent si nécessaire. Ce n'est pas à 10 ans qu'on s'y met, où alors c'est beaucoup plus long.

freche
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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Provence le Mer 27 Avr 2011 - 21:07

@Celeborn a écrit:
@freche a écrit:
Dire et redire les choses avec calmes, isoler l'enfant, être constant dans son attitude, ne pas attendre de lui des choses qui ne correspondent pas à son âge, avoir peu d'exigences fortes mais s'y tenir.

Et donc, s'il transgresse ces exigences alors qu'on a été constant dans l'attitude, qu'on les a dites et redites avec calme, et qu'il refuse de rester isolé ?

+1

Une claque au bon moment règle parfois le problème. Pas de quoi s'effaroucher.


Dernière édition par Provence le Mer 27 Avr 2011 - 21:16, édité 1 fois

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Finrod le Mer 27 Avr 2011 - 21:07

@Celeborn a écrit:
@freche a écrit:
Dire et redire les choses avec calmes, isoler l'enfant, être constant dans son attitude, ne pas attendre de lui des choses qui ne correspondent pas à son âge, avoir peu d'exigences fortes mais s'y tenir.

Et donc, s'il transgresse ces exigences alors qu'on a été constant dans l'attitude, qu'on les a dites et redites avec calme, et qu'il refuse de rester isolé ?

oh, c'est possible... cadrer, recadrer, cadrer encore, expliquer, rester ferme... mais ça demande une sacré énergie, et du temps. ça demande aussi un quotient émotionnel de bon niveau, pour gérer ses émotions en continu. C'est un vrai boulot à part entière.

Et si tout ce qu'on y gagne, c'est qu'une fois l'an, ils ont pas les fesses qui piquent, les petits, c'est finalement pas si génial que ça.

Surtout, que ceux qui essaient, et qui se plantent, ce qui arrive de plus en plus (puisque c'est dur), ben ça ça fait en effet soit des enfants rois, soit des gamins très revendicateurs/fatigants ... Et le traumatisme est là aussi tout autant pernicieux...





Dernière édition par Finrod le Mer 27 Avr 2011 - 22:48, édité 1 fois

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Jim Thompson le Mer 27 Avr 2011 - 21:48

écoeuré par les réactions sur la 2 des bobos-beatniks opposés à la fessée et à la gifle qui veulent mettre aux tribunaux les 3/4 des familles d'ici, ces gens coupés totalement de la réalité qui jugent et qui donnent des leçons me répugnent
Cet angélisme est très agaçant parce que bon des gifles, trempes et fessée moi et mes potes ont en a pris et remangé et on n'a pas fini psychopathes ni clodos, bref ça nous a pas traumatisé
qu'ils viennent dans les zones sensibles avec leurs théories.....

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Jim Thompson le Mer 27 Avr 2011 - 21:49

@Provence a écrit:
@Celeborn a écrit:
@freche a écrit:
Dire et redire les choses avec calmes, isoler l'enfant, être constant dans son attitude, ne pas attendre de lui des choses qui ne correspondent pas à son âge, avoir peu d'exigences fortes mais s'y tenir.

Et donc, s'il transgresse ces exigences alors qu'on a été constant dans l'attitude, qu'on les a dites et redites avec calme, et qu'il refuse de rester isolé ?

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Une claque au bon moment règle parfois le problème. Pas de quoi s'effaroucher.
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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Dhaiphi le Mer 27 Avr 2011 - 22:02

@Jim Thompson a écrit:qu'ils viennent dans les zones sensibles avec leurs théories.....

Les "zones sensibles" sont un cas particulier : si tu mets une claque à un môme de trois ans, il te démonte la rotule (vu sa taille, il ne peut pas faire mieux mais l'intention y est).

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Jim Thompson le Mer 27 Avr 2011 - 22:06

@Dhaiphi a écrit:
@Jim Thompson a écrit:qu'ils viennent dans les zones sensibles avec leurs théories.....

Les "zones sensibles" sont un cas particulier : si tu mets une claque à un môme de trois ans, il te démonte la rotule (vu sa taille, il ne peut pas faire mieux mais l'intention y est).
alors ça ça m'étonnerait Very Happy
mais je parlais de ces pseudos psycho et leurs manières de juger les parents qui ont le malheur de mettre un claquo à leurs marmots
c'est un discours dangereux à mon avis
et j'aimerais les voir bosser en zones sensibles ou avec plein de gosses avec leurs grandes théories furieux

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Invité31 le Mer 27 Avr 2011 - 22:13

@Jim Thompson a écrit:
qu'ils viennent dans les zones sensibles avec leurs théories.....

J'y bosse, dans les zones sensibles, et j'y ai grandi. Là-bas les parents qui corrigent leurs enfants à coups de ceinturon ou en les attachant au radiateur ne sont pas rares. Les enfants des "quartiers" sont parfois très bien élevés par des parents présents, parfois livrés à eux-mêmes, parfois sévèrement "corrigés"...


Je n'ai pas la télé, je n'ai pas vu l'émission dont tu sembles parler.

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par kiwi le Mer 27 Avr 2011 - 22:19

@Melody Nelson a écrit:
Et personnellement, je connais un certain nombre de gamins infects et pourtant ils s'en prennent, des fessées....
A l'inverse je connais des enfants très sages qui n'en ont reçu que très peu, voire pas du tout.

Mais tout dépend du caractère de l'enfant! Je ne prétends pas qu'il faille avoir un modèle éducatif unique : il faut l'adapter à l'enfant qu'on a en face de soi.
Samedi dernier, on a mangé avec mes petites cousines que je n'avais pas vu depuis des années. Deux modes éducatifs identiques : sanctions soft type coin, isolement etc etc. Surtout ne pas crier sur l'enfant. Une de mes petites cousines, caractère somme toute docile : pas besoin de hausser beaucoup le ton. Elle s'exécute sans faire trop d'histoires, ne se montre pas insolente. Les parents ne l'ont jamais tapée. Sur ce, aucun problème. Je ne vois pas pourquoi on emploierai des sanctions plus dures sur une enfant qui n'en a pas besoin et qui est gentille.
Autre petite cousine : 10ans. Elle a traitée mon oncle (donc son grand-père) de "C.O.N", parle à son oncle et à sa tante comme à des chiens, refuse d'aller se laver alors qu'elle était crado. Enfin bref, j'ai halluciné. Je peux vous dire que si la môme avait été à ma charge et sous ma responsabilité à mon domicile, elle serait allée se laver en la traînant s'il le fallait. C'est tout de même pas une gamine de 10ans qui va faire sa loi et qui va décider ce qui est bon pour elle ou non. Mademoiselle a dit que non, elle n'irait pas. Ils se sont tous écrasés. "Oh quand même, il faut que tu y ailles, c'est mieux d'être propre" "J'ai dit non, c'est non point barre." Suspect Voilà un pur produit d'une éducation "enfant-roi", enfant qui doit apprendre par son expérience, enfant qui finalement n'a pas de limites parce que les sanctions prises (coin, isolement, longuesssss explications) ne font aucun effet. Elles ne servent à rien.
Et j'étais pareil. J'en avais rien à cirer qu'on me mette au coin. Je jouais à la débile qui ne comprenait pas. En gros, je prenais mes parents pour des ânes et les faisait passer pour des guignols. En revanche, quand je me prenais des claques (qui plus est en public), j'étais tellement vexée et honteuse que là, j'arrêtais tout de suite... J'avais un caractère très difficile. Et je n'en suis pas morte, loin de là.

Après c'est sûr, chacun éduque son enfant comme bon lui semble. Mais après, il ne faudra pas s'étonner à force de trop de laxisme, d'avoir en classe des gamins de plus en plus ingérables, à qui tout est dû, et sur lesquels on n'a plus aucune prise parce que les parents n'ont jamais assis leur autorité depuis que chérimoncoeur sait marcher. Dire que la fessée est la solution miracle, non. Mais sur certains enfants dont je faisais partie, oui, ça peut marcher. Dire que fesser son enfant est de la maltraitante, faut arrêter. C'est honteux de dire ça pour tous les enfants qui sont battus, insultés. Dire que la fessée est un défouloir pour le parent : oui, ça peut arriver. On n'est pas des machines. On peut être à bout et être amené à mettre une fessée car ça fait du bien sur le moment. Cependant, quand la fessée est utilisée comme punition en cas de transgression d'une règle, parce que rien d'autre ne marche, je ne vois pas bien où est le défouloir là.

Et je réitère la question posée plus haut à plusieurs reprise : quand tout l'arsenal de coin, isolement, prendre l'enfant contre soi (Rolling Eyes ) ne marche pas : on fait quoi? On laisse le gamin nous insulter? Ou on s'excuse alors comme le préconisait ce fameux psychiatre de ce midi sur France 2?

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Jim Thompson le Mer 27 Avr 2011 - 22:21

le psychatre de ce midi était énorme affraid

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Dhaiphi le Mer 27 Avr 2011 - 22:28

@kiwi a écrit: En revanche, quand je me prenais des claques (qui plus est en public), j'étais tellement vexée et honteuse que là, j'arrêtais tout de suite...

Éventuellement, ne peut-on envisager de "vexer et de mettre la honte" sans recourir aux paires de claques ?

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par kiwi le Mer 27 Avr 2011 - 22:35

@Dhaiphi a écrit:
@kiwi a écrit: En revanche, quand je me prenais des claques (qui plus est en public), j'étais tellement vexée et honteuse que là, j'arrêtais tout de suite...

Éventuellement, ne peut-on envisager de "vexer et de mettre la honte" sans recourir aux paires de claques ?

Je pense que si. Verbalement par exemple. Est-ce mieux? Les mots ne sont-ils pas parfois plus violents?

En tout cas dans mon cas (et je doute là encore d'être une exception), une fessée, ça marchait bien. Imaginez une gamine de 10ans se prendre une fessée devant tout le monde... J'en frémissais, mais j'aurais été en colère que mes parents ne le fassent pas bizarrement. Rétrospectivement, ça a dû être dur pour mes parents! Very Happy

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Aliceinwonderland le Mer 27 Avr 2011 - 22:39

En fait dans l'absolu je suis d'accord sur le fait que la sanction violente n'est pas forcément meilleure. D'ailleurs je trouve que j'ai en général obtenu de meilleurs résultats quand j'étais calme et ferme que quand je collais une claque (ce qui ne m'est pas arrivé depuis fort longtemps).

En même temps comme l'ont très bien dit certains, on a le droit d'être parfois à bout, et puis il y a toutes sortes de façons de faillir dans l'éducation comme l'ont montré certains posts (absence de limites, enfant roi, écrans illimités etc). Est-ce qu'on ne prend pas le risque de stigmatiser voire sanctionner certains parents qui sans être parfaits sont malgré tout des parents qui élèvent correctement leurs gamins?

Ainsi je me rappelle avoir été choquée par un père qui rentrait de la crèche avec moi et administrait méthodiquement une fessée à son fils quand celui-ci refusait de marcher (il avait alors environ 2 ans). Ce garçon a retrouvé mon fils en CM1, et je dois dire avec le recul que si nous n'avions pas les mêmes méthodes (et je m'en tiens aux miennes!) son fils est bien élevé, a conscience des limites, a le sens de l'effort, respecte les adultes... Par rapport à beaucoup d'autres, il a eu des repères, alors certes je pense qu'on peut les donner autrement et peut-être plus efficacement, mais ça ne fait pas de son père un monstre (il prévenait de la sanction, il ne s'énervait pas, je ne pense pas non plus qu'il faisait ça souvent), et il y a des parents qui sont bien plus toxiques.

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Dhaiphi le Mer 27 Avr 2011 - 22:46

@kiwi a écrit:Je pense que si. Verbalement par exemple. Est-ce mieux? Les mots ne sont-ils pas parfois plus violents?

Je crois que c'était intéressant de le faire remarquer. Wink

Et à vrai dire, comme en classe, je n'ai pas d'autres choix... Rolling Eyes Laughing

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Celeborn le Mer 27 Avr 2011 - 22:50

Je rejoins tout à fait le message d'Aliceinwonderland (en même temps, avec un tel pseudo, je ne pouvais qu'être d'accord Smile ).


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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Schéhérazade le Mer 27 Avr 2011 - 23:04

@doublecasquette a écrit:
@Schéhérazade a écrit:Je ne veux pas récuser les travaux des psys, ni jeter aux orties leurs conseils pour l' éducation. Mais j' ai quand même l' impression qu' ils s' érigent en experts qui ne permettent plus aux parents de se fier à leur bon sens, et créent involontairement un désarroi préjudiciable à tous. On n' élève pas ses enfants avec une liste de méthodes autorisées à la main. Un peu comme les experts didacticiens ne peuvent pas savoir quelles sont les méthodes infaillibles pour enseigner. Il me semble que tant qu' un enfant se porte bien et fait l' objet de l' attention de ses parents, on n' a pas à leur chercher des poux parce qu' ils lui ont parfois donné des fessées quand il était petit.

Voilà le parallèle qui me trottait dans la tête depuis quelques jours ! Merci de l'avoir trouvé pour moi ! topela

En fait, experts psys et experts didacticiens partent du même postulat: l'éducation est une science, non un art, et pour bien agir, on remplace l' intelligence de situations nécessairement singulières et appelant des réactions qui le sont également par des protocoles préétablis appliqués de manière mécanique. Le seul problème c' est que ni l' éducation ni les apprentissages ne sont des conditionnements.

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Rikki le Mer 27 Avr 2011 - 23:11

Bien sûr qu'il y a des gamins qui comprennent sans fessées, et d'autres qui vont à l'affrontement physique. J'ai bien vu avec les miens : deux qui acceptaient les sanctions "gentilles" et les explications, une qui allait au contact.

C'était une petite fille très physique, qui avait absolument besoin de cette limite physique, je ne sais pas pourquoi. Elle hurlait d'ailleurs une fois qu'on lui mettait une fessée, et on avait l'impression qu'elle déchargeait l'énergie de la journée. Je me souviens même l'avoir emmenée au parc jusqu'à point d'heure dans l'espoir qu'elle décharge ce "trop-plein" autrement : rien à faire ! Et puis, un jour, c'est passé tout seul.

Le problème, c'est effectivement ce discours "béni oui-oui", et cette culpabilité qu'on fait subir aux jeunes parents qui se sentent mal d'avoir collé une fessée. Oui, bien sûr, des mots durs sont bien pires qu'une fessée !

Je pense qu'une des pires choses pour un enfant, c'est l'indifférence froide. Et l'ironie méchante.

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Schéhérazade le Mer 27 Avr 2011 - 23:18

@Rikki a écrit:B
Je pense qu'une des pires choses pour un enfant, c'est l'indifférence froide. Et l'ironie méchante.

Autrement dit des choses qui n' ont pas grand chose à voir avec les fessées.
Le pire pour un enfant, ce sont effectivement des parents indifférents, négligents, immatures, inconséquents. C' est là que le risque de maltraitance est réel.
Croire cerner ce genre de situation par l' interdiction des fessées est totalement puéril. Croire surtout qu' on aidera les parents de bonne volonté par la coercition est absurde.

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Rikki le Mer 27 Avr 2011 - 23:21

@Schéhérazade a écrit:
@Rikki a écrit:
Je pense qu'une des pires choses pour un enfant, c'est l'indifférence froide. Et l'ironie méchante.

Autrement dit des choses qui n' ont pas grand chose à voir avec les fessées.
Le pire pour un enfant, ce sont effectivement des parents indifférents, négligents, immatures, inconséquents. C' est là que le risque de maltraitance est réel.
Croire cerner ce genre de situation par l' interdiction des fessées est totalement puéril. Croire surtout qu' on aidera les parents de bonne volonté par la coercition est absurde.

Je suis bien d'accord.

L'interdiction de la "mauvaise éducation", ça n'a pas de sens.

Je suis bien d'accord avec Melody Nelson : beaucoup de gens ont souffert d'une éducation trop dure. Mais ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain, sinon, on va se retrouver dans les familles avec la même situation que dans les classes : une espèce de prise de pouvoir par les mômes, qui seront bien désorientés et ne savent pas qu'en faire.

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Mufab le Jeu 28 Avr 2011 - 7:42

J'y mets mon grain de sel, parce que j'ai cru lire qu'user de sa force d'adulte était néfaste, ou la conséquence d'un pétage de plomb de la part de l'adulte responsable (en premier chef et c'est le minimum) de la sécurité de l'enfant...

Dans ma classe ou celle de mes collègues, les enfants que j'ai rencontrés les plus en souffrance (c'est-à-dire en éternelle recherche d'un rapport de force avec l'enseignant) sont ceux qui, justement, n'ont pas de cadre solide à la maison contre lequel s'affirmer, et qui par conséquent, ne supportent pas la frustration d'être noyés dans le groupe qu'impose l'école avec ses règles particulières qui permettent seules son fonctionnement. Cette recherche de l'exclusivité d'une relation avec l'enseignant peut se manifester par tous les moyens à disposition de l'enfant en recherche de limites, et cela va de la prise de paroles continuelle à la confrontation physique (coups à l'adulte en cas de rappel à l'ordre), en passant par sa propre mise en danger ou de celle de ses camarades.

Désolée, mais dans l'urgence (un élève qui en frappe violemment un autre, qui s'enfuit de l'école en gravissant le grillage, qui fait mine de sauter par la fenêtre -c'est du vécu, je n'exagère rien...), la première solution est de montrer sa supériorité physique, sans volonté de faire mal, bien sûr, car ce serait une réponse en miroir qui n'apporterait rien, mais en montrant sa volonté de maîtriser l'enfant.

Dans ces situations de crise, rien ne sert dans un premier temps de dialoguer, de chercher la communication, le calme ou la réparation (de type sanction réfléchie) : il s'agit d'abord d'obtenir l'immobilisation. Et là, oui, (et il faut parfois être 2 adultes), on use de sa force, de sa taille, et ce en toute maîtrise de soi.

Cela n'a guère de rapport avec la claque ou la fessée administrée sans raison, mais je me demande si la pose de limites très tôt dans l'enfance, par un parent qui assume son rôle (et avant même la compréhension verbale des raisons de ces limites) sans culpabiliser parce qu'il a été un peu ferme physiquement, pourrait éviter ce genre de situations extrêmes que nous vivons quasi quotidiennement, en réponse à des frustrations qui, inévitables, sont insupportables pour certains enfants.

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Lornet le Jeu 28 Avr 2011 - 8:38

@Mufab a écrit:
Dans ma classe ou celle de mes collègues, les enfants que j'ai rencontrés les plus en souffrance (c'est-à-dire en éternelle recherche d'un rapport de force avec l'enseignant) sont ceux qui, justement, n'ont pas de cadre solide à la maison contre lequel s'affirmer, et qui par conséquent, ne supportent pas la frustration d'être noyés dans le groupe qu'impose l'école avec ses règles particulières qui permettent seules son fonctionnement. Cette recherche de l'exclusivité d'une relation avec l'enseignant peut se manifester par tous les moyens à disposition de l'enfant en recherche de limites, et cela va de la prise de paroles continuelle à la confrontation physique (coups à l'adulte en cas de rappel à l'ordre), en passant par sa propre mise en danger ou de celle de ses camarades.


J'ai une élève qui correspond exactement à ce que tu décris. De plus, ses parents sont divorcés, et quand elle est chez son père, qui est sévère, ce n'est plus la même : elle est sage (on a toujours le calme le vendredi et le lundi qui entourent son week-end chez son père). Voyant cela, je trouve qu'un enfant souffre plus du laxisme que de l'autorité.

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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Invité31 le Jeu 28 Avr 2011 - 8:40

Mais tout à fait, Mufab (et je suis aussi d'accord avec Alice): dans une situation d'urgence (ex: le gamin qui traverse la rue d'un coup sans donner la main affraid) le réflexe premier c'est la fessée. C'est bien pour ça qu'il m'est arrivé d'en mettre quelques-unes, des fessées, et en effet ça n'a aucun rapport avec le fait d'en mettre "à la volée", pour un oui, pour un non. Et oui, bien sûr, les gamins qui ne sont pas cadrés chez eux sont infects et ingérables et ne savent pas se comporter en société. Evidemment.

Il n'en demeure pas moins que la fessée c'est un pis-aller, enfin à mes yeux. Ce serait tellement mieux de faire sans -oui je me suis sentie mal quand il m'est arrivé d'en mettre -j'étais poussée à bout par ma deuxième -qui elle aussi va "au contact" comme le dit Rikki. Ce n'est arrivé que très rarement.
Mais on peut aussi très bien s'en sortir sans fessée et même sans punition. Ma belle-mère a ainsi parfaitement réussi à élever ses trois enfants. Tous bien élevés, avec le sens des usages, de la politesse, du travail, du respect etc etc. Je connaissais moins les usages du monde pour ma part et pourtant j'en avais pris, des claques! (au minimum...) j'en ai fait, des conneries! En réalité, j'aurais même pu avoir un casier judiciaire, c'est vous dire.

Je trouve dangereux encore une fois de laisser croire qu'il n'existe que deux voies: celle des enfants bien élevés qui passerait forcément par des fessées, et celle de l'enfant roi qui n'a pas de repère.
L'un des enjeux majeurs de l'éducation, c'est bien l'acceptation et la gestion de la frustration, oui, évidemment ; mais ça peut se faire sans claque ni fessée (et même sans punition: je n'ai encore jamais puni ma fille aînée, cinq ans et demi. La deuxième ne l'a été que rarement).
On peut très bien bien élever son enfant avec des repères solides sans lui crier dessus ou lui coller des claques et des fessées.

Le laisser-aller permanent, où l'on n'apprend pas à l'enfant le sens de l'effort, du travail nécessaire, où on va le laisser se gaver de télévision, etc, sans lui donner le moindre repère, sans le reprendre fermement quand il fait des conneries (il en fait nécessairement, c'est un enfant, et si on ne le reprend pas fermement, ce qui ne veut pas dire violemment, il ne risque pas d'apprendre, ça c'est clair) est aussi dangereux, bien sûr, à mes yeux, que la violence comme on l'entend au sens ordinaire. A mon sens, il s'agit même d'une autre forme de violence faite à l'enfant. Il ne s'agit pas de préférer l'une à l'autre.

Je pense que le clip est simplement là pour prévenir, pour engager une réflexion.
Souvent autour de moi (ex: réunion à l'école de mes filles) je vois des parents totalement passifs alors que leurs enfants dérangent tout le monde. Aucune réaction Evil or Very Mad ça m'énerve Evil or Very Mad je suis sûre pourtant qu'ils mettent des fessées ou des claques à d'autres moments, parce que j'en connais certains et qu'ils le font. Mais parfois, alors qu'il faudrait intervenir, faire cesser le bruit, sans mettre une fessée mais simplement en reprenant les gamins, en leur disant qu'ils dérangent, qu'ils doivent se taire, ou les emmener dehors, rien, nada. Et si on s'avise de faire une remarque, attention ! Alors qu'a contrario, d'autres parents vont immédiatement cadrer, reprendre, et n'auront pas besoin de "péter un câble" un peu plus tard.
En gros, personnellement je passe pour stricte aux yeux de pas mal de copains de notre entourage, et pourtant le nombre de fessées que j'ai dû mettre est considérablement inférieur à celles qu'ils ont mises en ma présence. Je pense donc que si on met des limites fermes (mais avec bienveillance) plus tôt, et clairement, tout se passe mieux.

Invité31
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Re: Début de la campagne contre les violences éducatives

Message par Mufab le Jeu 28 Avr 2011 - 8:49

(...) j'en ai fait, des conneries! En réalité, j'aurais même pu avoir un casier judiciaire, c'est vous dire.


Mais moi aussi ! Et jen'ai pas eu la même éducation que toi, apparemment (parce que les fessées reçues, et ben je peux les compter sur les doigts d'une main. Allez, je me souviens de 2..., pas plus.)

Je pense aussi que la personnalité de chaque enfant joue pour une grande part dans les réponses éducatives à lui apporter. Mes 2 filles sont totalement opposées, et pourtant aucune différence ne semble avoir été consciemment faite; et l'une cherche souvent l'attention et la confrontation, quand l'autre préfére vivre sa vie dans le strict respect des règles, afin qu'on lui fiche la paix.

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(Yvan Pommaux, auteur "Jeunesse")

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