René de Ceccaty vous invite à (re)découvrir Giacomo Leopardi

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René de Ceccaty vous invite à (re)découvrir Giacomo Leopardi

Message par John le Ven 29 Avr - 22:12

René de Ceccaty offre une nouvelle traduction en poche des Chants de Leopardi aux éditions Rivages :

Chants | Giacomo Leopardi

Traduit de l'italien par René de Ceccatty
Préface de : René de Ceccatty

Contemporain des grands romantiques français, Giacomo Leopardi (1798-1837) est plutôt rapproché des poètes anglais (Keats, Byron, Shelley), comme lui fauchés dans leur jeunesse. Sa renommée avait traversé les frontières. Mais sa santé fragile, ses difficultés avec sa famille, ses prises de position politiques interdisaient de longs déplacements. Admiré de ses contemporains, il publia peu de son vivant. Ses Chants ne parurent qu'après sa mort dans leur version intégrale, grâce à Antonio Ranieri. Ils ont des tonalités diverses : épigrammes insolentes et ironiques contre une Italie rendue exsangue par les guerres napoléoniennes et cherchant son unité, élégie amoureuse et nostalgique, fable allégorique, rêverie métaphysique, tableaux de la vie quotidienne. Ils portent la marque d'une pensée philosophique intense et ramassée. Il faudra attendre Pier Paolo Pasolini pour retrouver la même liberté d'esprit et la même ferveur.

Il lui consacre également un ouvrage, centré sur la passion de Leopardi pour Antonio Ranieri :

Noir souci. Giacomo Leopardi vu par René de Ceccatty

Par Francesco Romanello

En collaboration avec les éditions Flammarion, l’Institut Culturel Italien a organisé une soirée exceptionnelle, le mercredi 6 avril à 19h, pour rencontrer l’écrivain et biographe René de Ceccatty à l’occasion de la publication de son dernier ouvrage, Noir Souci, Giacomo Leopardi et son ami, récit de l’amitié passionnée du célèbre poète italien pour Antonio Ranieri: de la genèse de son œuvre poétique jusqu’à ses derniers jours, à Naples, pendant l’épidémie de choléra.

Né en 1798 à Recanati (dans la région des Marches) et mort à Naples en 1837, le nom de Leopardi a toujours été entouré, en Italie comme à l’étranger, d'une fervente vénération. Sa renommée ayant traversé les frontières, Stendhal lui a personnellement rendu visite. Contemporain de Victor Hugo, souvent rapproché des poètes anglais comme Keats et Byron, morts comme lui en pleine jeunesse, Leopardi appartient de plein droit au grand mouvement romantique européen. Considéré par beaucoup comme le plus européen des classiques italiens modernes, il a pourtant été enfermé dans des formules d'interpétation facile, le baptisant "poète du pessimisme" et le rapprochant souvent de Schopenhauer. Sa santé fragile, les inextricables difficultés relationnelles avec sa famille, ses prises de position politiques ont contribué à la consolidation de ce cliché, dont le vers de De Musset "Sombre amant de la mort, pauvre Leopardi" est expression.

Mais s'il est vrai que sa constitution maladive lui interdit un développement normal de son existence et que l'amour a pour lui l'irréalité d'un songe, il est vrai aussi que le génial auteur des Canti et du Zibaldone a connu une fin de vie mystérieuse et romanesque, qui brise tout stéréotype herméneutique.

Dans les années 1830, malade, bossu et presque aveugle, Leopardi quitte la ville natale de Recanati e la noble maison de famille pour s'installer à Naples, caché aux côtés de son ami et confident Antonio Ranieri, un jeune homme de vingt ans, inconnu, ambitieux et tombeur de femmes. En dépit de toutes ces oppositions, une passion chaste, un amour non charnel - faut-il le préciser - lie les deux hommes dans une profonde complicité intellectuelle dans laquelle se mêlent inspiration poétique, idées politiques et maladie.

René de Ceccatty - expert de littérature italienne, traducteur, auteur de romans et biographe d'autres Italiens d’exception comme Pier Paolo Pasolini et Alberto Moravia – reconstruit dans cet ouvrage le échanges épistolaires entre les deux hommes, en évoquant leurs conflits familiaux (notamment celui opposant Leopardi à son père, Monaldo) et le mal-être de vivre sa condition de poète, sur le fond de Naples, ville enchantée et décadente.

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