Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
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Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
Jean Moussa, Du fond de la classe, Réflexions d’un Inspecteur Général
HDiffusion
6, rue de la Sorbonne 75005 Paris
administration@hdiffusion.fr
-titre : DU FOND DE LA CLASSE
Réflexions d’un Inspecteur Général
-auteur : Jean MOUSSA
-ISBN : 978 2 36345 007 4
-format : 158x240, 236 pages
-prix : 23 euros
-parution : mars 2011
Extraits de la préface
Par : Denis Peschanski, historien, Directeur de recherche CNRS
[..] j’ai lu avec beaucoup d’intérêt et de complicité, comme vous le ferez vous-même, le témoignage d’un humaniste, sur le fond comme sur la forme, qui nous fait partager sa foi dans l’école républicaine. Professeur, j’ai été témoin de l’isolement des enseignants, de leur peur du jugement des pairs alors qu’il s’agit d’aide quand la maîtrise d’une classe devient problématique. Quoiqu’on imagine, le travail en équipe n’est pas la règle dans ce milieu. Je sais aussi, pourtant, ce que beaucoup font déjà et ce qu’on pourrait obtenir d’eux si, simplement, la société les respectait, s’ils redevenaient ces hussards de la République qu’ils ne sont plus depuis longtemps. C’est aussi cette soif de reconnaissance politique et sociale, mais aussi sa perte que nous dessine Jean Moussa.
Ce qu’il nous offre ici, c’est à la fois un témoignage sur le vécu d’un inspecteur général « du fond de la classe », mais aussi une série de réflexions sereines, sans complaisance mais avec amour et modestie, sur les enseignants eux-mêmes, sur la pédagogie et sur son propre métier.
[..]
La dialectique de l’un et du groupe est au cœur de son analyse. La dépersonnalisation est la plaie de l’enseignement. Tout le système est fondé sur les comportements de cohortes, de groupes, de masses. Or ce qui importe c’est qu’une cohorte, qu’un groupe, qu’une masse est une addition d’individus et que chacun doit être pris en charge, tout en ayant bien en tête que cela passe par le respect de la cohésion du groupe contre l’atomisation.
Il nous donne au total une leçon de didactique, mais sans la lourdeur de la leçon et sans les dérives du didactisme. Je vous conseille le beau passage sur l’introduction des maths modernes, et son échec dont, toujours, les élèves sont les premières victimes. Cela m’interpelle car on mesure les difficultés de l’articulation de l’enseignement sur la recherche. Cette approche « formaliste » qu’il condamne s’est traduite par une clôture disciplinaire qui est à l’antithèse de la formation même.
[..]
L’image de l’Inspecteur Général est celle d’un personnage impénétrable qui viole soudainement l’intimité de la leçon, à la grande terreur du professeur, et va s’installer au fond de la classe. Mais pour une fois, ce personnage secret parle.
Dans des collèges chics ou des lycées défavorisés, au sein de classes rebelles ou attentives, il a observé des professeurs compétents ou débordés, chahutés ou respectés, respectueux des élèves ou hautains.
Parce que les rapports ne peuvent pas tout dire, l’auteur a voulu témoigner de la réalité humaine de son métier, et à travers celui-ci la réalité humaine de l’enseignement. Son récit alterne des anecdotes graves, inattendues ou savoureuses et des réflexions sur le système scolaire touchant à de multiples domaines : pédagogie, didactique, programme, relations enseignants-élèves, sociologie de la motivation, évolution de l’enseignement des mathématiques, sujets d’examens, difficultés du métier d’enseignant, etc.
L’auteur a voulu éviter deux écueils : la complaisance et la provocation. Il témoigne constamment de son attachement au système éducatif et à l’École publique.
Jean Moussa a exercé la fonction d’Inspecteur Général de l’Éducation Nationale de 1997 à 2007, après avoir mené une carrière d’enseignant de mathématiques dans les classes préparatoires. Sur une telle double expérience, les témoignages personnels sont rares sinon inexistants.
HDiffusion
6, rue de la Sorbonne 75005 Paris
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-titre : DU FOND DE LA CLASSE
Réflexions d’un Inspecteur Général
-auteur : Jean MOUSSA
-ISBN : 978 2 36345 007 4
-format : 158x240, 236 pages
-prix : 23 euros
-parution : mars 2011
Extraits de la préface
Par : Denis Peschanski, historien, Directeur de recherche CNRS
[..] j’ai lu avec beaucoup d’intérêt et de complicité, comme vous le ferez vous-même, le témoignage d’un humaniste, sur le fond comme sur la forme, qui nous fait partager sa foi dans l’école républicaine. Professeur, j’ai été témoin de l’isolement des enseignants, de leur peur du jugement des pairs alors qu’il s’agit d’aide quand la maîtrise d’une classe devient problématique. Quoiqu’on imagine, le travail en équipe n’est pas la règle dans ce milieu. Je sais aussi, pourtant, ce que beaucoup font déjà et ce qu’on pourrait obtenir d’eux si, simplement, la société les respectait, s’ils redevenaient ces hussards de la République qu’ils ne sont plus depuis longtemps. C’est aussi cette soif de reconnaissance politique et sociale, mais aussi sa perte que nous dessine Jean Moussa.
Ce qu’il nous offre ici, c’est à la fois un témoignage sur le vécu d’un inspecteur général « du fond de la classe », mais aussi une série de réflexions sereines, sans complaisance mais avec amour et modestie, sur les enseignants eux-mêmes, sur la pédagogie et sur son propre métier.
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La dialectique de l’un et du groupe est au cœur de son analyse. La dépersonnalisation est la plaie de l’enseignement. Tout le système est fondé sur les comportements de cohortes, de groupes, de masses. Or ce qui importe c’est qu’une cohorte, qu’un groupe, qu’une masse est une addition d’individus et que chacun doit être pris en charge, tout en ayant bien en tête que cela passe par le respect de la cohésion du groupe contre l’atomisation.
Il nous donne au total une leçon de didactique, mais sans la lourdeur de la leçon et sans les dérives du didactisme. Je vous conseille le beau passage sur l’introduction des maths modernes, et son échec dont, toujours, les élèves sont les premières victimes. Cela m’interpelle car on mesure les difficultés de l’articulation de l’enseignement sur la recherche. Cette approche « formaliste » qu’il condamne s’est traduite par une clôture disciplinaire qui est à l’antithèse de la formation même.
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John- Admin
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
Il m'a inspecté il y a quelques années, je file voir le livre !
Filnydar- Niveau 7
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
Filnydar a écrit:Il m'a inspecté il y a quelques années, je file voir le livre !
Ca s'était bien passé?
cavecattum- Erudit
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
cavecattum a écrit:
Ca s'était bien passé?
Oui, j'ai le souvenir de quelqu'un de très gentil... Sinon je n'achèterais pas son livre !
Filnydar- Niveau 7
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
Filnydar, c'est exactement ce que j'ai pensé : si mon inspection avec qq'un s'était mal passée, je n'irais pas acheter son livre 
Au passage, tu regarderas au préalable si le livre est disponible sur amazon en passant par le bandeau présent sur le forum ?
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John- Admin
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
Les inspecteurs sont tjrs plus loquaces et sincères quand ils retraites : c'est dommage.
J'espère que celui-ci donne son avis sur cette période qui a vu la lente descente aux enfers de notre discipline.
J'espère que celui-ci donne son avis sur cette période qui a vu la lente descente aux enfers de notre discipline.

Igniatius- Vénérable
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
Le lien me renvoie sur mon compte Amazon.
Filnydar- Niveau 7
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
Oui, c'est normal
Le tout c'est que tu cliques sur le bandeau avant de mettre ton article dans ton panier et avant de passer ta commande.
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John- Admin
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
J'ai enfin reçu le livre, commandé par mon libraire préféré. Ca semble effectivement sympa pour les profs. J'ai aussi trouvé sur le net une référence de l'irem de marseille à propos du bouquin
perol- Je viens de m'inscrire !
descente aux enfers
Igniatius a écrit:Les inspecteurs sont tjrs plus loquaces et sincères quand ils retraites : c'est dommage.
J'espère que celui-ci donne son avis sur cette période qui a vu la lente descente aux enfers de notre discipline.
Oui, il donne son avis, et de manière très détaillée. Mais n'attends pas un plaidoyer juste pour défendre la place des maths: il est radicalement hostile aux lobbys disciplinaires. Et sur la chute des maths, il note quelques raisons qui tiennent aussi à notre manière de les enseigner !
perol- Je viens de m'inscrire !
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
Et il sait sans doute comment les enseigner pour qu'elles ne chutent pas ?
Je ne comprends pas ce discours sur le lobby : ou bien les maths sont essentielles et on leur octroie la place nécessaire, ou bien elles ne sont qu'une discipline comme une autre, et on réduit les horaires, sans en meme temps en bouleverser les attendus des programmes.
Puis-je imaginer qu'il considère que l'on remplit trop les têtes des élèves sans les faire réfléchir ?
Je ne comprends pas ce discours sur le lobby : ou bien les maths sont essentielles et on leur octroie la place nécessaire, ou bien elles ne sont qu'une discipline comme une autre, et on réduit les horaires, sans en meme temps en bouleverser les attendus des programmes.
Puis-je imaginer qu'il considère que l'on remplit trop les têtes des élèves sans les faire réfléchir ?

Igniatius- Vénérable
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
J'ai lu le livre et je pense qu'il peut (devrait) être mis dans toutes les mains. Les jeunes enseignants découvriront des méthodes qui leur permettront d'éviter certains écueils. Les plus anciens seront confortés (ou non ) dans leurs choix, ils découvriront une étude de l'évolution de l'enseignement des maths très documentée, ils sauront apprécier le regard que Jean Moussa porte sur cette évolution. En plus c'est très bien écrit. Bref, lisez-le, vous ne serez pas déçus!
haegel- Niveau 1
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
Si ceux qui l'ont lu souhaitent en faire un compte-rendu ici, qu'ils ne se privent pas 
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John- Admin
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
C'est surtout, Ignatius, que les IG nous manquent, en inspection. Être inspecté par un IG était tout autre chose que par certains de nos IPR d'aujourd'hui (j'insiste : certains). Ma visite de stage s'est faite avec un IG, qui a discuté près d'une heure et demie avec moi à l'issue de ma prestation (à l'époque, 1h en lycée, 1h en collège, 1h d'entretien administratif). C'était vraiment instructif et formateur, un vrai entretien pour aider à la suite des choses, et pas une sorte de vérification de l'imprégnation dogmatique du postulant. Bon, en même temps, à l'époque, les agrégés étaient titularisés d'office, je ne risquais rien, mais quand même.Igniatius a écrit:Les inspecteurs sont tjrs plus loquaces et sincères quand ils retraites : c'est dommage.
J'espère que celui-ci donne son avis sur cette période qui a vu la lente descente aux enfers de notre discipline.

Cripure- Bon génie
Re: Jean Moussa, Du fond de la classe, mars 2011.
Je n'ai en effet eu à faire jusqu'ici qu'à des IPR, et des plus retors.
J'attends une visite éventuelle d'un ig cette annee puisque je l'ai sollicitée.
Dans un documentaire sur l'EN passé il y a 3 ou 4 ans sur Canal Plus, j'avais bcp apprécié les interventions d'André Warusfel, ex-IG (doyen ?) de maths, qui assassinaient les iufm et les méthodes fumeuses.
J'ai malheureusement peur que ce temps soit révolu : les propos publics de l'actuelle doyenne de l'IG de maths pourraient sortir de la bouche d'un vulgaire pedago de base.
J'attends une visite éventuelle d'un ig cette annee puisque je l'ai sollicitée.
Dans un documentaire sur l'EN passé il y a 3 ou 4 ans sur Canal Plus, j'avais bcp apprécié les interventions d'André Warusfel, ex-IG (doyen ?) de maths, qui assassinaient les iufm et les méthodes fumeuses.
J'ai malheureusement peur que ce temps soit révolu : les propos publics de l'actuelle doyenne de l'IG de maths pourraient sortir de la bouche d'un vulgaire pedago de base.

Igniatius- Vénérable
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