Ma collègue bordélisée et moi

Page 6 sur 9 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par Reine Margot le Sam 25 Juin 2011 - 8:37

ça dépend si on veut de l'affectif ou pas, quelles que soient ses formes...
les élèves d'aujourd'hui sont habitués à ce que tous les adultes, notamment leurs parents, soient dans un rapport affectif avec eux pour tout, y compris ce qui n'a rien à y voir, . Ils attendent donc la même chose de leurs profs...

Reine Margot
Demi-dieu


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par roxanne le Sam 25 Juin 2011 - 8:44

Ouais..je me suis longtemps cramponnée à cette théorie, à dire qu'il y avait un "mur" entre les élèves et moi..et depuis que je me suis un peu "assouplie" ça se passe mieux , ce qui n'empêche pas l'exigence (au contraire, ça la permet) ni même parfois des remarques bien senties...Il est vain de regretter une époque idéale ou idéalisée, faisons avec les enfants que nous avons en face.Mais parfois c'est juste une petite vanne, un peu de "cinéma " (-Quoi, tu as un livre à lire ? mais c'est affreux la vie, quel bourreau je suis !), se mettre la classe dans la poche.Bon, ça marche aussi parce que globalement ils sont gentils les miens ;C'est sûr que parfois , je me dis qu'ils sont très à l'aise, et je rappelle un peu qui est qui...mais du coup, peu d'impertinences cette année.

roxanne
Enchanteur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par Reine Margot le Sam 25 Juin 2011 - 8:47

c'est certain qu'avec les élèves d'aujourd'hui, mettre un mur ne fonctionne pas et que les profs qui s'en sortent sont ceux qui entrent dans l'affectif.... mais est-ce une bonne chose? c'est une autre question.

_________________
1 enseignant molesté, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
2 enseignants molestés, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
150 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
151 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
………………………………
[la progression arithmétique se poursuit en série]
…………………………………..
156 879 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
156 880 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société. »

Reine Margot
Demi-dieu


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par roxanne le Sam 25 Juin 2011 - 8:50

Je crois que ça dépend du sens donné à affectif..pou toi ça a l'air d'être copinage, rigolades, jeux et pas de boulot sérieux ..évidemment vu comme ça...mais sinon , ça peut être juste "prise en considération de l'être humain qu'on a en face" et l'élever au sens étymologique du terme.Je le leur rappelle parfois...

roxanne
Enchanteur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par Igniatius le Sam 25 Juin 2011 - 8:54

JE n'ai lu que le premier post de Celeborn : c'est une situation que je n'ai connue que dans le 93, où j'avais l'impression que certains cours voisins de ma classe se déroulaient sans prof tellement le bordel était élevé.
Il m'est arrivé une fois de pénétrer violemment dans la salle voisine par la porte intérieure car le mur de ma salle tremblait sous les coups d'abrutis d'à côté : à ma grande surprise, le collègue était présent ! J'ai été extrêmement gêné, les élèves se sont calmés car j'avais un peu l'air dingue, mais c'est reparti de plus belle dès que j'ai regagné ma salle.

J'ai malheureusement l'impression que ce genre de "faiblesse" ne se rattrape pas : ta collègue doit changer de métier. Elle n'arrivera pas à mettre en place d'éventuels conseils qui pourraient lui être prodigués, et elle doit profondément souffrir.
Quelqu'un en a déjà discuté avec elle ? Ce doit être super dur de toute façon, je ne vois même pas comment aborder les choses.

C'est vraiment triste.

_________________
"Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion."
St Augustin

"God only knows what I'd be without you"
Brian Wilson

Igniatius
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par Reine Margot le Sam 25 Juin 2011 - 8:54

non, pas forcément copinage ou manque de sérieux dans le travail, mais plutôt l'idée que le prof n'est pas avant tout là pour leur enseigner une discipline mais pour "communiquer" avec eux, et les élever en effet...mais bon j'ai déjà argumenté maintes fois sur l'idée que l'école ne pouvait pas éduquer sans rogner sur les exigences dans les savoirs...éduquer et enseigner en même temps, mission impossible.


Nos parents avaient des profs "peau de vache" et pète-sec, ça ne les a pas empêchés d'apprendre...et je pense que pour les profs de cette époque le métier était plus facile, sans dire que tout était beau et parfait.

_________________
1 enseignant molesté, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
2 enseignants molestés, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
150 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
151 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
………………………………
[la progression arithmétique se poursuit en série]
…………………………………..
156 879 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
156 880 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société. »

Reine Margot
Demi-dieu


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par lulucastagnette le Sam 25 Juin 2011 - 8:56

@roxanne a écrit:Je crois que ça dépend du sens donné à affectif..pou toi ça a l'air d'être copinage, rigolades, jeux et pas de boulot sérieux ..évidemment vu comme ça...mais sinon , ça peut être juste "prise en considération de l'être humain qu'on a en face" et l'élever au sens étymologique du terme.Je le leur rappelle parfois...

Tout à fait d'accord avec Roxanne.

lulucastagnette
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par lulucastagnette le Sam 25 Juin 2011 - 8:59

@Reine Margot a écrit:non, pas forcément copinage ou manque de sérieux dans le travail, mais plutôt l'idée que le prof n'est pas avant tout là pour leur enseigner une discipline mais pour "communiquer" avec eux, et les élever en effet...mais bon j'ai déjà argumenté maintes fois sur l'idée que l'école ne pouvait pas éduquer sans rogner sur les exigences dans les savoirs...éduquer et enseigner en même temps, mission impossible.


Nos parents avaient des profs "peau de vache" et pète-sec, ça ne les a pas empêchés d'apprendre...et je pense que pour les profs de cette époque le métier était plus facile, sans dire que tout était beau et parfait.

Comme à chaque fois qu'on en parle, je ne suis pas du tout d'accord avec toi sur ce sujet !
J'ai la nette impression que tu idéalises une époque où le prof était un dragon armé de son bled...
Sans vouloir me vanter, je peux dire que je suis très appréciée de mes élèves, pourtant je suis extrêmement exigeante et ils savent qu'en français on bosse. Alors oui, je les "casse" gentiment, je lance des vannes pour rythmer un peu le cours et pour les raccrocher, mais je ne suis pas leur copine...
Ce ne sont pas des robots, tout de même. Sinon quelques bouquins pourraient remplacer le prof.
Certes nous ne sommes pas là pour les élever, mais nous avons tout de même un rôle éducatif.

lulucastagnette
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par roxanne le Sam 25 Juin 2011 - 8:59

Hum...on peut être "peau de vache " et ommuniquer.il me semble qu'Ysabel pour ne prendre qu'elle comme exemple est sans pitié avec ses élves et pourtant semble communiquer et avoir une bonne relation.Hier, une collègue m'a dit qu'un gamin de 4° lui avait dit "cette année , on a appris plein de choes en français , c'était super! " il n'a pas dit "ah cette madame Roxanne , qu'est-ce qu'on communique bien !" non .Pareil en début d'année avec des élèves de l'ex 32° zoo venues me voir pour me remercier de ce que je leur avais appris .

roxanne
Enchanteur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par bellaciao le Sam 25 Juin 2011 - 9:10

L'affectif, c'est une dimension de toute façon inconsciente du cours : je pense être assez chaleureuse, j'aime les taquiner, j'essaie de m'adresser à eux individuellement pendant le cours, mais je n'arrive pas à m'intéresser à leur vie en dehors du collège et du travail. Je n'y peux rien, ça ne m'intéresse pas. Je n'arrive même pas à savoir vraiment qui s'entend ou ne s'entend pas avec qui (sinon que je les laisse se placer et ne les change de place que s'ils bavardent). Et je suis assez froide quand je ne sens pas la classe avec moi ; je suis timide aussi, bien que cela ne transparaisse pas, et j'ai du mal à aller vers les autres si en face je sens une certaine hostilité.
J'ai fait aussi une observation, qui me paraît assez décourageante (pour l'instant) : ils respectent les profs avec qui ils bossent bien, mais ils aiment et respectent vraiment (selon moi) les profs femmes qu'ils trouvent belles et bien habillées, c'est-à-dire féminines, voire assez sexy. Ce n'est pas tellement mon look, je suis plutôt naturelle, je n'ai pas le temps de me maquiller le matin, mais je me demande si je ne devrais pas jouer davantage un rôle par rapport à mon apparence. Attention, je ne dis pas que l'apparence remplace le travail, je dis qu'ils n'éprouvent qu'une indifférence polie envers les profs qui ne répondent pas à leurs critères esthétiques, alors qu'ils instaurent plus facilement une relation affective avec une prof qui leur plaît. Ou peut-être seulement moi qui vois les choses comme cela ?
Je ne chercherais pas à acheter leur intérêt en me préoccupant plus de mon apparence, mais je pense que l'affirmation de la féminité a à voir avec l'estime de soi et l'affirmation de soi et donc, quelque part, de l'autorité. Ce n'est pas une question d'âge ni de beauté, mais de mise en valeur de ses atouts. C'est aussi une scène théâtrale, la classe...

bellaciao
Fidèle du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par Reine Margot le Sam 25 Juin 2011 - 9:12

dans le cas d'Ysabel il y a quand même une bonne relation, comme tu le dis, il le semble pas qu'elle soit distante, tout en ayant une répartie forte qui peut "calmer" certaines ardeurs. sans cette bonne relation les réparties ne passeraient pas. Et heureusement qu'on transmet quand même quelques savoirs.

ce que je veux dire c'est que l'affectif est à double-tranchant, ça donne aussi aux élèves le pouvoir puisqu'ils choisissent qui ils aiment ou pas, donc qui ils vont bordéliser ou pas. Et ils peuvent bordéliser un prof sévère et qui à côté n'ait pas de bonne relation avec eux, tandis qu'il y a une cinquantaine d'années c'étaient les profs qui ne faisaient rien comme discipline qui étaient bordélisés et non les profs distants. comme le disait un formateur IUFM il y a qques années "de toute façon, le pouvoir du prof dans sa classe il est nul".

_________________
1 enseignant molesté, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
2 enseignants molestés, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
150 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
151 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
………………………………
[la progression arithmétique se poursuit en série]
…………………………………..
156 879 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
156 880 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société. »

Reine Margot
Demi-dieu


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par Reine Margot le Sam 25 Juin 2011 - 9:13

@bellaciao a écrit:L'affectif, c'est une dimension de toute façon inconsciente du cours : je pense être assez chaleureuse, j'aime les taquiner, j'essaie de m'adresser à eux individuellement pendant le cours, mais je n'arrive pas à m'intéresser à leur vie en dehors du collège et du travail. Je n'y peux rien, ça ne m'intéresse pas. Je n'arrive même pas à savoir vraiment qui s'entend ou ne s'entend pas avec qui (sinon que je les laisse se placer et ne les change de place que s'ils bavardent). Et je suis assez froide quand je ne sens pas la classe avec moi ; je suis timide aussi, bien que cela ne transparaisse pas, et j'ai du mal à aller vers les autres si en face je sens une certaine hostilité.
J'ai fait aussi une observation, qui me paraît assez décourageante (pour l'instant) : ils respectent les profs avec qui ils bossent bien, mais ils aiment et respectent vraiment (selon moi) les profs femmes qu'ils trouvent belles et bien habillées, c'est-à-dire féminines, voire assez sexy. Ce n'est pas tellement mon look, je suis plutôt naturelle, je n'ai pas le temps de me maquiller le matin, mais je me demande si je ne devrais pas jouer davantage un rôle par rapport à mon apparence. Attention, je ne dis pas que l'apparence remplace le travail, je dis qu'ils n'éprouvent qu'une indifférence polie envers les profs qui ne répondent pas à leurs critères esthétiques, alors qu'ils instaurent plus facilement une relation affective avec une prof qui leur plaît. Ou peut-être seulement moi qui vois les choses comme cela ?
Je ne chercherais pas à acheter leur intérêt en me préoccupant plus de mon apparence, mais je pense que l'affirmation de la féminité a à voir avec l'estime de soi et l'affirmation de soi et donc, quelque part, de l'autorité. Ce n'est pas une question d'âge ni de beauté, mais de mise en valeur de ses atouts. C'est aussi une scène théâtrale, la classe...

je ne crois pas pour le look, j'ai connu des maîtresses femmes très respectées, pas franchement coquettes...

Reine Margot
Demi-dieu


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par roxanne le Sam 25 Juin 2011 - 9:15

@bellaciao a écrit:L'affectif, c'est une dimension de toute façon inconsciente du cours : je pense être assez chaleureuse, j'aime les taquiner, j'essaie de m'adresser à eux individuellement pendant le cours, mais je n'arrive pas à m'intéresser à leur vie en dehors du collège et du travail. Je n'y peux rien, ça ne m'intéresse pas. Je n'arrive même pas à savoir vraiment qui s'entend ou ne s'entend pas avec qui (sinon que je les laisse se placer et ne les change de place que s'ils bavardent). Et je suis assez froide quand je ne sens pas la classe avec moi ; je suis timide aussi, bien que cela ne transparaisse pas, et j'ai du mal à aller vers les autres si en face je sens une certaine hostilité.
J'ai fait aussi une observation, qui me paraît assez décourageante (pour l'instant) : ils respectent les profs avec qui ils bossent bien, mais ils aiment et respectent vraiment (selon moi) les profs femmes qu'ils trouvent belles et bien habillées, c'est-à-dire féminines, voire assez sexy. Ce n'est pas tellement mon look, je suis plutôt naturelle, je n'ai pas le temps de me maquiller le matin, mais je me demande si je ne devrais pas jouer davantage un rôle par rapport à mon apparence. Attention, je ne dis pas que l'apparence remplace le travail, je dis qu'ils n'éprouvent qu'une indifférence polie envers les profs qui ne répondent pas à leurs critères esthétiques, alors qu'ils instaurent plus facilement une relation affective avec une prof qui leur plaît. Ou peut-être seulement moi qui vois les choses comme cela ?
Je ne chercherais pas à acheter leur intérêt en me préoccupant plus de mon apparence, mais je pense que l'affirmation de la féminité a à voir avec l'estime de soi et l'affirmation de soi et donc, quelque part, de l'autorité. Ce n'est pas une question d'âge ni de beauté, mais de mise en valeur de ses atouts. C'est aussi une scène théâtrale, la classe...
franchement, c'est faux .On a deux collègues dans mon collège dont on ne peut pas dire ni qu'elles soient sexy ni bien habillées (et ce n'est pas les offenser de dire cela ) ce sont deux des collègues les plus respectées et je pense appréciés...On en a une au contraire, très sexy et faisant tout pour l'être mais qui n'en fout pas une dans ses cours et je peux t'assurer qu'ils ne la respectent pas .L'apparence, ça joue 5 minutes ,après ils s'en foutent .

roxanne
Enchanteur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par lulucastagnette le Sam 25 Juin 2011 - 9:16

@Reine Margot a écrit:
@bellaciao a écrit:L'affectif, c'est une dimension de toute façon inconsciente du cours : je pense être assez chaleureuse, j'aime les taquiner, j'essaie de m'adresser à eux individuellement pendant le cours, mais je n'arrive pas à m'intéresser à leur vie en dehors du collège et du travail. Je n'y peux rien, ça ne m'intéresse pas. Je n'arrive même pas à savoir vraiment qui s'entend ou ne s'entend pas avec qui (sinon que je les laisse se placer et ne les change de place que s'ils bavardent). Et je suis assez froide quand je ne sens pas la classe avec moi ; je suis timide aussi, bien que cela ne transparaisse pas, et j'ai du mal à aller vers les autres si en face je sens une certaine hostilité.
J'ai fait aussi une observation, qui me paraît assez décourageante (pour l'instant) : ils respectent les profs avec qui ils bossent bien, mais ils aiment et respectent vraiment (selon moi) les profs femmes qu'ils trouvent belles et bien habillées, c'est-à-dire féminines, voire assez sexy. Ce n'est pas tellement mon look, je suis plutôt naturelle, je n'ai pas le temps de me maquiller le matin, mais je me demande si je ne devrais pas jouer davantage un rôle par rapport à mon apparence. Attention, je ne dis pas que l'apparence remplace le travail, je dis qu'ils n'éprouvent qu'une indifférence polie envers les profs qui ne répondent pas à leurs critères esthétiques, alors qu'ils instaurent plus facilement une relation affective avec une prof qui leur plaît. Ou peut-être seulement moi qui vois les choses comme cela ?
Je ne chercherais pas à acheter leur intérêt en me préoccupant plus de mon apparence, mais je pense que l'affirmation de la féminité a à voir avec l'estime de soi et l'affirmation de soi et donc, quelque part, de l'autorité. Ce n'est pas une question d'âge ni de beauté, mais de mise en valeur de ses atouts. C'est aussi une scène théâtrale, la classe...

je ne crois pas pour le look, j'ai connu des maîtresses femmes très respectées, pas franchement coquettes...

Et moi je pense que l'apparence joue un grand rôle (même si ça ne fait pas tout). Je ne parle pas de beauté mais d'allure soignée.
Et quoi de plus normal ?? La première impression qu'on a sur une personne, on se la fait par rapport à son attitude, sa façon de bouger et son look.
Vous faites entrer 10 personnes dans une salle, vous pouvez deviner (sans trop vous tromper) qui risque d'avoir des problèmes d'autorité, ne croyez-vous pas ?

lulucastagnette
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par roxanne le Sam 25 Juin 2011 - 9:20

L"aattitude, l'apparence éventuelleent mais ça ne fait pas tout.C'est vrai aussi a contrario, que quelqu'un d'extrêmement négligé passera plus difficilement.Mais pour quelqu'un d'une hygiène normale, avec des tenues propres, qu'il soit gros , mince, petit, grand , beau ou laid ça ne fera pas de différences .

roxanne
Enchanteur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par lulucastagnette le Sam 25 Juin 2011 - 9:22

@roxanne a écrit:L"aattitude, l'apparence éventuelleent mais ça ne fait pas tout.C'est vrai aussi a contrario, que quelqu'un d'extrêmement négligé passera plus difficilement.Mais pour quelqu'un d'une hygiène normale, avec des tenues propres, qu'il soit gros , mince, petit, grand , beau ou laid ça ne fera pas de différences .

Je ne parle pas tant de l'apparence que de la présence, du fameux charisme...

lulucastagnette
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par bellaciao le Sam 25 Juin 2011 - 9:32

Roxanne, je ne parle pas du fait d'être sexy pour être sexy, je parle dans tous les cas de profs qui bossent, pas de compensation pour faire passez le fait de ne rien faire. On est bien d'accord ? J'admets dans ce que tu me dis que des profs très respectées ou appréciées ne sont pas particulièrement soignées. Cela me rassure même. Chez nous, les deux profs les plus appréciées (en plus de respectées) sont des profs très féminines, avec jeans moulants, hauts décolletés, bijoux, cheveux longs, tout l'attirail. Elles sont sérieuses et travaillent bien, mais comme d'autres, et leur apparence, j'en suis convaincue, est un plus.
Lulucastagnette a défini aussi ce que j'essaie de dire : une apparence soignée, un charisme. Je ne parle pas du corps qu'on a au départ, je parle de la manière de le mettre en valeur.

bellaciao
Fidèle du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par cavecattum le Sam 25 Juin 2011 - 9:36

Et les hommes alors? On va me dire que eux, ce n'est pas pareil? C'est étrange comme approche de la "présence professorale", cet histoire de jean moulax et de cheveux longs heu
Là ou j'étais, ce genre de profs était plutôt raillé par les élèves, taxées de "vieilles belles"...


Dernière édition par cavecattum le Sam 25 Juin 2011 - 12:15, édité 1 fois

cavecattum
Érudit


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par Ruthven le Sam 25 Juin 2011 - 9:40

@Reine Margot a écrit:

je ne crois pas pour le look, j'ai connu des maîtresses femmes très respectées, pas franchement coquettes...

Normal !


Ruthven
Grand Maître


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par Igniatius le Sam 25 Juin 2011 - 10:16

Je ne crois pas que l'apparence joue de manière significative : de toute façon, dans une classe, tu trouves tjrs des élèves pour te trouver bien et d'autres non. Par contre, qu'est-ce qu'ils te scrutent !
J'ai eu des profs habillés comme des clodos (Rose leur proposerait de corriger leurs copies s'ils acceptaient de faire les soldes avec elle) et qui étaient pourtant géniaux. Et des gravures de mode, belles et beaux, et complètement nuls.

Le charisme dont parle Lulu, oui tout est là.

Mais le pb, c'est qu'être charismatique, c'est réservé à très peu de personnes, donc cela ne peut pas être un mode de recrutement pour l'EN : je suis d'accord avec Reine qu'il faut des cadres qui dépassent l'enseignant pour canaliser les gamins.
Je pense d'ailleurs que c'est pour cela qu'il y a aujourd'hui autant de profs en souffrance : les "qualités" qu'il faudrait réunir pour se faire naturellement respecter par les gamins dans bcp d'établissements sont trop rares.
Concernant l'affectif : je pense que les élèves sentent de manière inconsciente si le prof s'intéresse à eux et souhaite réellement leur réussite, et fait preuve d'empathie à leur égard. Les comportements qui amènent les élèves à ressentir cela sont divers et peuvent être diamétralement opposés.


En ce qui me concerne, je pense être en pratique à peu près comme Lulu : je ne fais aucun cadeau aux élèves mais je suis un gros gros déconneur en classe (j'ai des lycéens), je charrie les fortes têtes et les calme facilement, et fais bcp rire mes élèves car je fais le clown aux moments importants.
Quand j'ai débuté, j'ai d'abord commis l'erreur de quelques semaines d'être pote avec eux, puis pdt quelques années, j'ai été semblable au sergent instructeur de Full Metal Jacket.
Résultat aujourd'hui : mes élèves veulent tous être mes amis sur facebook qd ils ont le bac, certains que j'ai fracassés pdt plusieurs années, et j'ai bcp de témoignages touchants sur mon travail et ce que je leur ai appris, ce qui est le plus important.

_________________
"Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion."
St Augustin

"God only knows what I'd be without you"
Brian Wilson

Igniatius
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par Mésange le Sam 25 Juin 2011 - 10:51

Le message d'AI m'a touchée, parce que moi, j'enseigne depuis plusieurs années en poste fixe, et je n'ai jamais réussi à régler certains problèmes: bruit des élèves à l'arrivée, écoute fluctuante, gestion usante de la participation, en particulier en 6ème. D'autre part, les élèves ont souvent une attitude nonchalante, voire condescendante avec moi. Ils chahutent dans le couloir souvent et quand ils restent debout à côté de leur table à chaque début d'heure, ils essaient toujours de s'asseoir, de mettre une genou sur la chaise, bref, de se tenir mal. Je fais passer des choses, le contact avec les élèves est en général plutôt bon, mais j'ai du mal à fixer des cadres. Une heure de silence et de dialogue pédagogique serein avec les élèves est une utopie pour moi. Je sors souvent crevée et démoralisée de cours, car j'ai l'impression de "mettre fait avoir", de n'avoir pas encore su m'imposer.
La collègue d'à côté est une ancienne routarde sans bruit dans sa classe. Elle ne me dit jamais rien, mais j'ai souvent honte. Et je sens vraiment la brebis galeuse de l'équipe de français. Comme j'ai eu une classe de 6ème très difficile avec une élève qui relevait d'un enseignement spécialisé, j'ai souffert terriblement, même si je savais que c'était le cas d'autres collègues. Je suis dans le déni par rapport à mes collègues, mais pas pour moi! Je me fais plein d'idées noires, et je redoute la rentrée, même si après plus de 10 ans d'anciennenté, je devrais me sentir à l'abri de tout ça! J'éprouve les mêmes sentiments qu'un stagiaire! La honte! No Et je n'ose pas en parler à mes collègues! Je fais trop d'oral aussi peut-être: je n'ose pas les mettre au travail tout seuls. J'ajoute donc une question à tout cela: comment organisez-vous un cours type (en français en particulier)? Combien de temps pour l'oral, combien pour les exos ou le travail écrit autonome? Merci de remplacer l'IUFM!

Mésange
Niveau 6


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par bellaciao le Sam 25 Juin 2011 - 10:52

Je pense m'être fait mal comprendre en faisant part de mes observations et sentiments par rapport à ce que j'observais autour de moi. De toute façon, c'est HS, je vais plutôt lancer un sujet perso là-dessus
Spoiler:
(et je vais passer pour une looseuse parce que j'ai des doutes sur l'expression de ma féminité).
Je tiens à dire malgré tout que je ne veux pas dire que ce soit la seule chose qui compte, mais que cela constitue un plus. Il me semble que c'est une des choses qui me manquent, avec, sans doute, le fait que ma réserve ne me permet pas d'exprimer mon empathie ou le fait que je m'intéresse à leur réussite, comme le dit bien Igniatius.

bellaciao
Fidèle du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par Igniatius le Sam 25 Juin 2011 - 11:08

Attention Bellaciao, je voulais justement dire que nous n'avons pas obligatoirement besoin de l'exprimer de manière objective : les élèves ressentent les choses, comme un bébé ressent la bienveillance ou la violence sans rien y comprendre.
Je ne dis que rarement à mes élèves ce genre de choses.


Mesange : pas d'avis sur le cours de français, mais en effet, à l'IUFM, quand on posait ce genre de questions, on nous répondait : "Ah on n'est pas là pour donner des recettes toutes faites, car il n'y a pas qu'une seule façon de voir. Qu'en pensent les autres ?"
Et c'était parti pour un tour de table inintéressant où chaque inexpérimenté donnait son avis.
Quels blaireaux...

_________________
"Celui qui se perd dans sa passion est moins perdu que celui qui perd sa passion."
St Augustin

"God only knows what I'd be without you"
Brian Wilson

Igniatius
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par User5899 le Sam 25 Juin 2011 - 11:17

@lulucastagnette a écrit:
@Reine Margot a écrit:non, pas forcément copinage ou manque de sérieux dans le travail, mais plutôt l'idée que le prof n'est pas avant tout là pour leur enseigner une discipline mais pour "communiquer" avec eux, et les élever en effet...mais bon j'ai déjà argumenté maintes fois sur l'idée que l'école ne pouvait pas éduquer sans rogner sur les exigences dans les savoirs...éduquer et enseigner en même temps, mission impossible.


Nos parents avaient des profs "peau de vache" et pète-sec, ça ne les a pas empêchés d'apprendre...et je pense que pour les profs de cette époque le métier était plus facile, sans dire que tout était beau et parfait.

Comme à chaque fois qu'on en parle, je ne suis pas du tout d'accord avec toi sur ce sujet !
J'ai la nette impression que tu idéalises une époque où le prof était un dragon armé de son bled...
Sans vouloir me vanter, je peux dire que je suis très appréciée de mes élèves, pourtant je suis extrêmement exigeante et ils savent qu'en français on bosse. Alors oui, je les "casse" gentiment, je lance des vannes pour rythmer un peu le cours et pour les raccrocher, mais je ne suis pas leur copine...
Ce ne sont pas des robots, tout de même. Sinon quelques bouquins pourraient remplacer le prof.
Certes nous ne sommes pas là pour les élever, mais nous avons tout de même un rôle éducatif.
Je suis assez d'accord avec lulu, mais c'est une question d'équilibre individuel et de personnalité. Je crois qu'en classe, il faut que nous soyons sentis comme "à l'aise", et donc "maîtrisant" ("gérant" comme ils disent : "Cripure, y gère"). Ca implique, si nous jouons un rôle, de le maîtriser dans tous ses registres, et de faire très attention les jours où nous sommes crevés. Par ailleurs, si l'on peut ajouter une certaine dose d'imprévisibilité dans nos réactions, c'est mieux : rien de pire que le comique de répétition, surtout involontaire...

User5899
Dieu de l'Olympe


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par bellaciao le Sam 25 Juin 2011 - 11:25

Mais est-ce qu'on "gère" quand on a des défauts flagrants ? Pour soi, en tout cas. Par exemple, je suis étourdie et j'oublie beaucoup. Je crois qu'ils m'acceptent comme ça, mais moi, je me sens humiliée quand cela m'arrive. Ou alors, c'est le TNI qui fonctionne mal et je ne suis pas hyper douée pour la technique, les branchements... Là, ils prennent de petits airs supérieurs qui m'agacent souverainement.
Ce ne sont que de petites choses qui ne me mettent pas en difficulté, mais qui sont parfois difficiles à accepter.

bellaciao
Fidèle du forum


Revenir en haut Aller en bas

Re: Ma collègue bordélisée et moi

Message par lulucastagnette le Sam 25 Juin 2011 - 11:30

@bellaciao a écrit:Mais est-ce qu'on "gère" quand on a des défauts flagrants ? Pour soi, en tout cas. Par exemple, je suis étourdie et j'oublie beaucoup. Je crois qu'ils m'acceptent comme ça, mais moi, je me sens humiliée quand cela m'arrive. Ou alors, c'est le TNI qui fonctionne mal et je ne suis pas hyper douée pour la technique, les branchements... Là, ils prennent de petits airs supérieurs qui m'agacent souverainement.
Ce ne sont que de petites choses qui ne me mettent pas en difficulté, mais qui sont parfois difficiles à accepter.

Pour les oublis, rien de tel que de TOUT NOTER !
Un agenda en plus de ton carnet de notes où tu écris tout au fur et à mesure (et que tu prends l'habitude de consulter chaque soir/chaque matin).


lulucastagnette
Empereur


Revenir en haut Aller en bas

Page 6 sur 9 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum