Molière, le mariage et l'autorité parentale

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Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Marie Laetitia le Ven 23 Sep 2011 - 17:14

Dites (pour les besoins d'un cours mais pas de lettres), auriez-vous des exemples chez Molière de l'importance donnée à cette époque de l'autorisation des parents pour se marier? Je sais qu'il y en a mais je n'ai pas relu (honte à moi) Molière récemment... Dans mon souvenir, les jeunes gens attendent avec impatience d'être majeur pour pouvoir convoler à leur guise... Help?! (merci). Là comme ça, je pense à l'Avare mais... scratch

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Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

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Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Thalie le Ven 23 Sep 2011 - 17:19

Ce n'est pas une bonne réponse pour toi. Mais je ne peux que penser à cette tirade d'Arnolphe que j'avais apprise en 3e :

"Le mariage, Agnès, n'est pas un badinage:
A d'austères devoirs le rang de femme engage;
Et vous n'y montez pas, à ce que je prétends,
Pour être libertine et prendre du bon temps.
Votre sexe n'est là que pour la dépendance:
Du côté de la barbe est la toute-puissance.
Bien qu'on soit deux moitiés de la société,
Ces deux moitiés pourtant n'ont point d'égalité;
L'une est moitié suprême, et l'autre subalterne;
L'une en tout est soumise à l'autre, qui gouverne;
Et ce que le soldat, dans son devoir instruit,
Montre d'obéissance au chef qui le conduit,
Le valet à son maître, un enfant à son père,
A son supérieur le moindre petit frère,
N'approche point encor de la docilité,
Et de l'obéissance, et de l'humilité,
Et du profond respect où la femme doit être
Pour son mari, son chef, son seigneur et son maître."

Thalie
Grand sage


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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Nita le Ven 23 Sep 2011 - 17:25

Dans les Fourberies de Scapin, tu as l'inverse : des enfants qui se sont mariés sans le consentement de leur père et qui cherchent à lui faire avaler cette couleuvre, dans Le Malade Imaginaire, le père menace la fille du couvent si elle n'épouse pas le benêt qu'il a choisi...

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Nita le Ven 23 Sep 2011 - 17:27

Et il a également L'Avare, comme tu t'en souviens.

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Marie Laetitia le Ven 23 Sep 2011 - 17:29

@Nita a écrit:Dans les Fourberies de Scapin, tu as l'inverse : des enfants qui se sont mariés sans le consentement de leur père et qui cherchent à lui faire avaler cette couleuvre, dans Le Malade Imaginaire, le père menace la fille du couvent si elle n'épouse pas le benêt qu'il a choisi...


aurais-tu les références, des actes Nita ? Embarassed (c'est juste que c'est une maladie d'historien, de bien aimer les citations avec refs d'actes, si j'ai la référence je retrouve la citation et paf, mon cours est tiré au cordeau)

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Marie Laetitia le Ven 23 Sep 2011 - 17:30

Merci Thalie yesyes pour ce clin d'oeil... il faudrait d'ailleurs mettre cela en regard avec l'iconographie où la femme porte la culotte... le discours, la réalité... Smile

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Nita le Ven 23 Sep 2011 - 18:34

Le Malade Imaginaire,
  • Acte II, scène 6 : ARGAN.- Écoute, il n’y a point de milieu à cela. Choisis d’épouser dans quatre jours, ou Monsieur, ou un couvent. Ne vous mettez pas en peine, je la rangerai bien.
  • Acte III, scène 3 BÉRALDE.- D’où vient, mon frère, qu’ayant le bien que vous avez, et n’ayant d’enfants qu’une fille ; car je ne compte pas la petite : d’où vient, dis-je, que vous parlez de la mettre dans un couvent ?
    ARGAN.- D’où vient, mon frère, que je suis maître dans ma famille, pour faire ce que bon me semble ?


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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Marie Laetitia le Ven 23 Sep 2011 - 18:37

Merci beaucoup, Nita ! yesyes

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Nita le Ven 23 Sep 2011 - 18:38

Les Fourberies

Acte I, scène 3

SCAPIN.- Bon. Imaginez-vous que je suis votre père qui arrive, et répondez-moi fermement comme si c’était à lui-même. "Comment, pendard, vaurien, infâme, fils indigne d’un père comme moi, oses-tu bien paraître devant mes yeux après tes bons déportements, après le lâche tour que tu m’as joué pendant mon absence ? Est-ce là le fruit de mes soins, maraud ? est-ce là le fruit de mes soins ? le respect qui m’est dû ? le respect que tu me conserves ?" Allons donc. "Tu as l’insolence, fripon, de t’engager sans le consentement de ton père, de contracter un mariage clandestin ? Réponds-moi, coquin, réponds-moi. Voyons un peu tes belles raisons." Oh ! que diable ! vous demeurez interdit !
OCTAVE.- C’est que je m’imagine que c’est mon père que j’entends.
SCAPIN.- Eh oui. C’est par cette raison qu’il ne faut pas être comme un innocent.
OCTAVE.- Je m’en vais prendre plus de résolution, et je répondrai fermement.
SCAPIN.- Assurément ?
OCTAVE.- Assurément.
SILVESTRE.- Voilà votre père qui vient.
OCTAVE.- Ô Ciel ! je suis perdu .
SCAPIN.- Holà, Octave, demeurez. Octave. Le voilà enfui. Quelle pauvre espèce d’homme ! Ne laissons pas d’attendre le vieillard.

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Nita le Ven 23 Sep 2011 - 18:44

Le Tartuffe
Acte II, scène première
ORGON
C'est parler sagement. Dites-moi donc, ma fille,
Qu'en toute sa personne un haut mérite brille,
Qu'il touche votre cœur, et qu'il vous serait doux
De le voir, par mon choix, devenir votre époux.
Eh?
(Mariane se recule avec surprise.)

Orgon a déjà consenti au mariage de Mariane et de Valère, qui sont amoureux, mais il se ravise...

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Nita le Ven 23 Sep 2011 - 18:45

J'aime bien le "par mon choix" ! Rolling Eyes

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Marie Laetitia le Ven 23 Sep 2011 - 18:54

échange de bons procédés, si vous souhaitez des mises au point sur l'évolution du mariage entre 16e et 18e siècle, l'évolution du rôle des parents, des communautés, de l'église et de l'état, je peux vous donner deux trois petites choses..

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Mama le Ven 23 Sep 2011 - 20:32

Oh oui ça m'intéresse beaucoup !!
MP ! veneration

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Mélisande le Ven 23 Sep 2011 - 20:42

Marie-Laetitia, cela m'intéresserait beaucoup ! Peux-tu m'en dire plus, s'il te plait ? veneration

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Marie Laetitia le Ven 23 Sep 2011 - 21:24

ALors, je suis en train de préparer un cours sur la question, donc :
- si vous voulez de bonnes références biblio, j'ai
- si vous avez des questions précises, par exemple un texte et besoin de renseignement sur le contexte historique/culturel... je peux vous aiguiller, donner des réponses

Je peux aussi vous envoyer mes pages de cours dès que je les ai terminées (synthèse de plusieurs bouquins, fait pour un niveau simple, 1ère année de licence)

En gros, l'idée c'est qu'en matière de mariage, il y a entre 16e et 18e siècle une lutte conjointe de l'église et des autorités civiles contre les pratiques sociales habituelles autour du mariage (épreuves imposées aux jeunes mariées, dont le fameux pot de chambre, qui à cette époque était composé de vin épicé; on forçait la porte de leur chambre au matin, on inspectait leur lit ou encore charivari pour les mariages dits "déséquilibrés", un vieux et une jeunette, un étranger avec une fille du pays) = le poids de la communauté qui estime avoir droit de regard sur la vie du couple.
Ces pratiques sont vues comme des désordres par les autorités, donc elles luttent contre elles, et on les voit disparaître, c'est ce qu'explique notamment Madame de Sévigné.

Le pouvoir royal souhaite aussi limiter les mariages clandestins - qui posent problème dans la noblesse et dans toutes les couches de la population où le mariage c'est avant tout l'alliance de deux familles et une histoire de gros sous et de statut social à consolider voire améliorer. L'Église n'a rien contre mais depuis le 6e siècle défend l'importance du consentement des époux. Un compromis est trouvé: l'Église prône la nécessaire obéissance à l'égard des parents (tu épouses celui que l'on te dit d'épouser) et change du coup sa formule de bénédiction de mariage: au lieu de l'échange des consentements devant l'autel avec demande entre époux, échange d'objets symboliques etc., c'est le prêtre interroge les époux, qui se bornent à répondre "oui" (ou non) et c'est le prêtre qui dit "je vous déclare unis par les liens du mariage"*** (ce qui traduit une relation d'autorité). Pendant ce temps le pouvoir royal par sa législation punit les mariages sans consentement des parents. Canoniquement on ne peut pas faire annuler un mariage pour ce motif, mais les mariés coupables sont punis. En gros on trouve là un modus videndi entre deux législations a priori incompatibles: celle du concile de Trente (les pères conciliaires ont refusé d'accéder à la demande du roi de France de reconnaître nuls et non avenus les mariages sans consentement des parents) et celle du royaume de France (je n'ai plus les dates en tête, ça date d'Henri II) qui condamne ces mariages. Raison pour laquelle (une des raisons en tt cas) le concile de Trente n'a jamais été enregistré ou "reçu" par le roi de France (mais seulement ultérieurement par l'assemblée du clergé). Dans mes souvenirs mais là c'est un truc que je fois vérifier, les enfants avaient besoin du consentement des parents avant leur majorité qui est tardive (25 ans pour les femmes je crois... et... pour les hommes je ne sais plus, j'ai ça quelque part).

Les parents se voient renforcés dans leur rôle d'acceptation ou de refus des unions, au détriment de la communauté. Il y a alors, du fait de la condamnation des traditions communautaires, la possibilité pour les couples d'avoir davantage d'intimité; c'est ce que l'on voit à l'oeuvre au 18e siècle. En résumé les enfants / jeunes mariés ont perdu en autonomie mais gagné en intimité...


*** noter qu'à l'inverse l'église est revenue aujourd'hui au dialogue entre époux devant l'autel, le prêtre n'est là à nouveau que pour recueillir leurs paroles, sauf dans le rite traditionnaliste qui a conservé le simple échange de "oui". En fait l'église aujourd'hui autorise plusieurs formules mais le simple "oui" échangé n'est pas le plus répandu.


Dernière édition par Marie Laetitia le Ven 23 Sep 2011 - 21:49, édité 4 fois

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par nanoueva le Ven 23 Sep 2011 - 21:31

Je pense également à Georges Dandin car Angélique y critique à plusieurs reprises le mariage arrangé à partir de sa propre histoire.

nanoueva
Niveau 10


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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par Nita le Sam 24 Sep 2011 - 10:39

voui, voui, moi, tes cours m'intéressent ! merci !! fleurs

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Re: Molière, le mariage et l'autorité parentale

Message par pavot le Sam 24 Sep 2011 - 11:51

Moi aussi!
Je suis en tain d'étudier l'Avare.
Merci et bonne journée! fleurs

pavot
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