Franck Tallis : Petite musique de la mort

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Franck Tallis : Petite musique de la mort

Message par Robin le 14/11/2011, 2:15 pm

Franck Tallis, Petite musique de la mort, titre original : Death and the Maiden, 10/18, Grands Détectives, traduit de l'anglais par Hélène Prouteau


Avec Petite musique de la mort (qui aurait aussi bien pu s'intituler La Jeune fille et la mort, comme le lied de Schubert), Franck Tallis achève en apothéose la superbe partition viennoise des Carnets de Max Liebermann, où l'on suit le psychiatre Max Liebermann, ami et émule de Sigmund Freud, et l'inspecteur Oskar Reinhart dans les splendeurs et les bas fonds de l'Empire austro-hongrois.

Vienne, 1903. Une enquête autour de la mort suspecte d'une diva de l'opéra de Vienne, la belle et fragile Ida Rosenkrantz, aux multiples amants et au caractère instable, rapprochera dangereusement nos deux amis des plus hautes sphères du pouvoir, des lambris du Palais impérial aux méandres néo-gothiques de l'Hôtel de Ville de Vienne.

Aux côtés de l'empereur François-Joseph en personne et du grand maréchal du Palais, apparaissent pour la première fois, également au premier plan, Gustav Malher, directeur de l'opéra de Vienne et l'inquiétant Karl Lueger, bourgmestre démagogue et antisémite, étoile montante de la vie politique autrichienne et rival du vieil empereur : deux adversaires, pour le moment, aussi puissants l'un que l'autre, dont aucun ne veut d'un scandale public et qui pourraient bien faire payer cher à Reinhart sa trop grande perspicacité.

Parallèlement à l'enquête principale, Max Liebermann s'interroge sur un autre décès suspect, survenu 40 ans auparavant, celui du compositeur David Freimark. L'enquête aboutira à la découverte de la (triste) vérité et d'une oeuvre inédite du musicien, un lied admirable sur un poème de Goethe.

Dernier roman, donc, de la série, sous le signe de la musique et de la politique, où l'on assiste (enfin !) à l'heureux dénouement de la relation compliquée entre Max Liebermann et Miss Amelia Lydgate, mais où se profile, derrière les fastes quelque peu frelatés et la joyeuse insouciance de la capitale des Habsbourg, le spectre de la guerre et de la subversion.

Docteur en psychologie renommé, spécialiste des troubles obsessionnels, Franck Tallis a d'abord publié des essais de psychologie grand public, puis des romans (Killing Time et Sensing Others) pour lesquels ils a reçu en 1999 le Writer's Award de l'Académie des arts de Grande-Bretagne et, un an plus tard, le New London Writer's Award. Sa série viennoise, Les carnets de Max Liebermann, débute avec La Justice de l'inconscient, saluée dès sa parution par une critique et un public unanimes. Franck Tallis vit aujourd'hui à Londres.

Du même auteur, aux éditions 10/18 :

Les carnets de Max Liebermann :

La Justice de l'Inconscient
Du sang sur Vienne
Les Mensonges de l'Esprit
Les Pièges du Crépuscule
Communion mortelle





Robin
Neoprof expérimenté


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