21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

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21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par John le Lun 21 Nov 2011 - 21:37

http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2011/11/21/priorite-absolue-sur-lecole-primaire-allegement-du-lycee-et-refonte-du-metier-denseignant-au-menu-de-vincent-peillon-le-m-education-de-francois-hollande/

Chargé par François Hollande d’un immense secteur allant de la maternelle à l’université, englobant la jeunesse, la formation professionnelle et la recherche, Vincent Peillon est l’un des hommes forts de la campagne du candidat socialiste à l’élection présidentielle. Il dévoile au Monde le détail du programme esquissé samedi 19 novembre à Strasbourg par M.Hollande.

(Ceci est une version longue de l'entretien paru dans Le Monde daté du 22 novembre 2011)

Vous avez entre les mains un des dossiers majeurs de la campagne 2012. Comment l’abordez-vous ?

La République française s'est construite autour de et par son école. Lorsque l'école est affaiblie, c'est la République qui est atteinte. Mais, inversement, lorsque la République est méprisée, c'est l'école qui est attaquée, maltraitée. C'est là que nous en sommes. Pour nous, pour François Hollande, nous devons à la fois résoudre la "crise de l'avenir" qui mine la société française et opérer la refondation républicaine nécessaire à un moment où, on l'a vu, les plus hautes instances de l'Etat s'interrogent sur l'identité de la nation, et ce faisant s'égarent.

D’un côté, la mauvaise santé de l’école entraine une vive inquiétude pour le reste du pays. De l’autre, la nation ne cesse de demander toujours plus à son école. Nous devons lui redonner une mission claire et des objectifs. C’est la raison pour laquelle l’école est prioritaire dans notre projet. François Hollande souhaite, il l'a redit samedi, passer un nouveau contrat entre l'école et la nation: "refonder l'école de la République, pour refonder la République par l'école". C'est une belle ambition.

Vous avez une approche très quantitative du sujet avec la re-création, annoncée par François Hollande, de 60 000 postes.

Pas du tout. Nous souhaitons au contraire opérer de grandes réformes, pour permettre une réussite individuelle et collective. Lutte contre les effets des inégalités sociales sur les parcours scolaires, réformes des temps scolaires, des approches pédagogiques, du métier d'enseignant... Pas dans les mots : dans les actes. Pas pour habiller de nouvelles régressions et préparer de nouveaux échecs. La droite dit : reconquête du temps scolaire. Et elle-même crée le désordre en instaurant la semaine de quatre jours, en accroissant encore l'absurdité de nos rythmes scolaires. Le président dit : il faut mettre en place une formation des enseignants. Il vient de la supprimer. Il faut lutter contre l'échec scolaire : et il pénalise l'accueil des jeunes enfants en maternelle et appauvrit les zones d'éducation prioritaires où se concentrent les difficultés, les échecs, alors que toutes les études montrent que c'est là, dans les premières années et les zones reléguées, qu'il faut mettre le paquet.

Si vous voulez rétablir une formation, initiale et continue, accueillir les jeunes enfants, lutter, dès le CP, massivement contre l'échec scolaire lié aux difficultés sur les apprentissages fondamentaux, permettre des pédagogies plus différenciées, il faut s'en donner les moyens. Ces moyens qui ont été détruits par la droite ! Ce ne sont pas les moyens ou la réforme : c'est les moyens pour la réforme.

Pensez-vous réellement que la France a pris conscience de l’état de son école ?

Oui, et les français sont mobilisés pour l'avenir de leurs enfants. Notre situation n'était pas très bonne déjà il y a dix ans : toutes les études, internationales et nationales, montrent qu'elle a empiré depuis 10 ans, que le nombre d’élèves en grande difficulté s’accroît et que le décrochage s'accélère. Les français le savent, parce qu'ils le vivent. L'école, pour la droite, c'est un coût ; pour nous c'est un investissement. L'enjeu est considérable, car l'école c'est beaucoup plus que l'école : c'est la France de demain. L'oeuvre de redressement à laquelle nous appelle François Hollande va trouver là à s'exercer.

Vous avez beaucoup de priorités, mais quelles sont vos urgences absolues ?

Nous avons trois sujets primordiaux : la réussite de tous les élèves pendant la scolarité obligatoire, en particulier dans les zones qui relèvent de l’éducation prioritaire, le temps scolaire et le métier d’enseignant.

La droite s'occupe déjà du temps scolaire, non ?

La droite a réduit à 140 le nombre de jours de classe, contre une moyenne européenne à 180. Pour autant, nous avons les heures-années souvent les plus lourdes pour les élèves. D'où des journées surchargées. Il faut de nouveau réformer. Néanmoins, ce sujet est essentiel car c’est par cette entrée que nous aborderons l’aide individualisée, les programmes, les méthodes.

Vous mettez l'accent sur l’enseignement primaire ?

Oui, plus largement en travaillant sur une meilleure continuité des apprentissages tout au long de la scolarité obligatoire et en n'oubliant pas que l’école maternelle a été particulièrement maltraitée ces dernières années. Il faut se redonner les moyens de remonter à plus de 30 % le taux de scolarisation des enfants entre 2 et 3 ans : il était à 34 % il y a dix ans, il est à 13 % aujourd'hui. C’est un des nombreux exemples du saccage de notre école par les gouvernements successifs de la droite. Il nous faut reconstruire : cela nous coûtera effectivement quelques milliers de postes, mais cela répondra aux besoins des enfants de milieux les plus défavorisés. Mais cela ne permettra pas de réduire massivement les 15 % de non lecteurs à la sortie du primaire… Cela y contribuera. Notre école primaire est aujourd'hui celle où le taux d'encadrement est le plus faible des pays de l'OCDE. Il y a là un effort spécifique à faire, en particulier sur le CP. Les élèves en difficulté à la fin du CP sont les mêmes qui se retrouvent en difficultés à tous les autres niveaux, et ces difficultés ne font que s'accroître, pour les élèves, comme pour le système global, qui chute d'année en année dans les classements. Or ici comme ailleurs, la prévention vaut mieux que la remédiation. C'est moins coûteux, et c'est plus efficace.

C’est aussi une des approches du programme du PS que vous reprenez à votre compte ?

Avec Bruno Julliard, qui va continuer à piloter, à mes côtés, le dossier de l'enseignement scolaire, nous avons toujours travaillé en totale confiance et harmonie. Il a une grande connaissance des dossiers, et il a su gagner l'estime des uns et des autres. Nous allons continuer.

Vous nous parlez du primaire, pas de l’école du socle, une école que fréquenteraient tous les jeunes jusqu’à 16 ans ?

Le problème des transitions est déterminant : entre le primaire et le collège, entre le collège et le lycée, entre le lycée et l'université. Je suis favorable à tous les renforcements de la continuité scolaire, et en particulier à cette école du socle commun. Et je suis opposé à toutes les atteintes au collège unique, atteintes qui se profilent avec des tentatives de spécialisation prématurée. Mais la question, posée déjà à l'époque du plan Langevin-Wallon, de savoir si le collège est un petit lycée ou un primaire supérieur n'a jamais été suffisamment traitée. Des évolutions doivent avoir lieu, progressives et maîtrisées. Nous allons en débattre.

Vous prenez ces moyens sur les re-créations de 60 000 postes ou vous vous attaquez au lycée qui est très gourmand en moyens?

Je vous ai dit que les dépenses d'éducation dans le primaire sont nettement plus faibles que pour la moyenne des pays développés. Inversement, par exemple, le coût d'un lycéen est plus élevé. Est-ce juste et efficace ? Je ne le crois pas, et d'abord pour nos lycéens qui ont, dans notre pays, des journées de cours tellement chargées que nous n’avons plus de temps disponible pour les aider, au sein du lycée, à effectuer leur travail personnel. Nous renvoyons cette tâche aux familles avec toutes les inégalités de nature sociale que cela engendre. Il doit y avoir des moyens restitués, c'est acquis, mais on peut aussi envisager des redéploiements. Il n'y a pas de tabou, dès lors que la finalité est l'amélioration de la performance éducative de notre système, et non une "attaque", pour employer votre vocabulaire, contre lui.

Et les enseignants, vous réformez leur métier qui à ce jour n'est défini que par l'obligation d'assurer des cours, alors qu'ils font bien d'autres choses ?

Mais nous ouvrirons aussi le chantier du métier d'enseignant. Nous vivons une crise du recrutement sans précédent. Les conditions de travail sont devenues plus difficiles, les rémunérations n'ont pas évolué, les pouvoirs publics ont méprisé et abandonné comme jamais les enseignants. François Hollande ne croit pas, lui, que ce soit ridicule d'enseigner La Princesse de Clèves ou que le prêtre ou le pasteur soient plus compétents que le professeur pour enseigner le sens de la vie. Il va donc falloir envisager une revalorisation matérielle et morale du métier d'enseignant. Mais en même temps il faudra faire évoluer la définition du métier, de ses tâches, de ses obligations, des services. C'est la feuille de route que m'a donné François Hollande, avec une double exigence: le seul critère, c'est l'amélioration de la réussite pour tous les élèves, et la seule méthode c'est, à partir d'objectifs clairs assumés par le politique, la concertation et la négociation.

Exactement ce que fait la droite avec ses heures supplémentaires et son travailler plus pour gagner plus ?

Pardonnez-moi, exactement l'inverse. Travailler plus, pourquoi ? Travailler mieux et différemment. Les heures supplémentaires, elles ont surtout profité à une petite catégorie d'enseignants, souvent déjà les moins en difficultés, en particulier dans les classes préparatoires. Non, il s'agit de reconnaître les missions qui sont accomplies, missions nécessaires, mais aujourd'hui non reconnues - la grande majorité des enseignants effectue déjà de nombreuses heures de présence dans les établissements en dehors des heures de cours - et donc peu ordonnées, peu encouragées : il s'agit donc de faire évoluer le métier. Les enseignants y sont prêts, dès lors qu'ils ont la garantie qu'il ne s'agit pas, une fois de plus, d'organiser une régression mais d'améliorer en profondeur un système éducatif qui doit l'être en les associant pleinement. Vouloir réformer l'éducation contre les enseignants est une absurdité. Ni cogestion ni provocation, ce sont les conditions de la réussite. A la demande de François Hollande, je rencontrerais avant le 15 décembre, avec ceux qui m'entourent, l'ensemble des acteurs de l'éducation, organisations syndicales, associations de parents d'élèves, grandes associations périéducatives, et François Hollande les recevra au début de l'année 2012.

La carte scolaire… la gauche ne peut pas rester muette sur ce sujet !

Ce qui a été fait depuis 2007 a accru les inégalités. Il semble que le ministre veuille persévérer dans ses erreurs. Nous ne resterons pas muets. L'avenir de la France ne peut être la ghettoisation et la ségrégation communautaire, sociale, territoriale. Ce sujet est pour nous central.

L’enseignement professionnel fera-t-il aussi partie de vos priorités ?

Absolument. Cela concerne plus d’un million de lycéens en formation professionnelle. Ceux dont on ne parle jamais. Une réforme est en cours. Laissons la se poursuivre. Mais François Hollande a déjà clairement dit qu'il n'accepterait pas que l'enseignement professionnel soit considéré comme un sous-produit de l'enseignement général, qu'on lui laisse concentrer beaucoup des difficultés. La France, pour la ré-industrialisation de demain, a besoin d'une élite productive, d'une excellence professionnelle reconnue et encouragée. Mais cela nous conduit déjà jusqu'aux premiers cycles du supérieur.

Vous êtes aussi en charge du supérieur. Quelle sera votre action sur l’enseignement supérieur ?

Nous nous attaquerons en priorité à réformer le 1er cycle, où les taux d'échec sont insupportables pour la nation. C'est un immense gâchis. Nous avons aussi à prendre vigoureusement en main quelques questions lourdes qui concernent la condition étudiante. Pensez aux difficultés de logement ou de santé, qui sont devenues très préoccupantes aujourd'hui.

Et la loi LRU, loi d'autonomie des universités, vous revenez dessus?

Nous la réformerons. Le principe de l’autonomie est bon, nous le garderons, mais nous nous attacherons à créer une gouvernance plus démocratique et à résoudre le paradoxe qui conduit à faire que plus d'autonomie pour les universités, c'est moins d'autonomie pour les chercheurs et les enseignants. Il y a un problème de lisibilité du système. On a empilé les structures, ce qui conduit à harasser les chercheurs en multipliant les tutelles et les guichets. On a organisé des concurrences plutôt que des complémentarités et des solidarités.

Et vous persistez sur votre idée que notre système dual universités-grandes écoles doit évoluer ?

Oui, et c'est une idée qui a fait son chemin. Tant mieux. Il y a deux choses inacceptables pour la République : un élève de classe préparatoire côute deux fois plus cher à la nation qu'un étudiant de l'université, alors même qu'il vient d'un milieu plus favorisé, tendance d'ailleurs qui s'accroît. C'est une redistribution à l'envers, une discrimination positive où on donne plus à ce qui ont plus ! A l'université, les élèves issus de l'enseignement professionnel ou technologique, qui n'accèdent plus aux IUT, qui viennent de milieux plus modestes, sont en échec presque total. Voilà ce à quoi il faut remédier, avec des objectifs clairs, une vision de long terme, une volonté ferme. Le chemin ne sera pas de séparer davantage, non pas non plus de mettre en cause nos excellences, mais de rapprocher, de diffuser et de partager cette excellence. Nous en avons bien besoin si nous voulons retrouver le chemin de la croissance qui est aussi celui de la justice.

Propos recueillis par Maryline Baumard et Nathalie Brafman

http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2011/11/21/laurianne-deniaud-bruno-julliard-et-alain-clayes-dans-lequipe-de-vincent-peillon/#more-1077

L’équipe Hollande en charge des questions d’éducation dévoilée par Vincent Peillon

Vincent Peillon, à qui François Hollande a confié la charge de suivre la jeunesse, l'enseignement scolaire, l'enseignement supérieur, la recherche et l'enseignement professionnel, s'entoure d'une équipe qui va lui permettre de couvrir l'intégralité de ces secteurs majeurs.

Bruno Julliard, ancien président de l'UNEF et membre PS du Conseil de Paris, prendra le gros dossier de l'enseignement scolaire. Les deux hommes ont déjà travaillé ensemble à l'élaboration du projet du PS l'hiver dernier. Bruno Julliard a ensuite conseillé Martine Aubry sur l'école pour la campagne de la primaire. Au fil de l'élaboration du programme socialiste, Bruno Julliard a su tisser des liens de confiance avec les organisations syndicales, sans renier les avancées qu'il souhaitait pousser.

Laurianne Deniaud, présidente du MJS, qui avait organisé les Assises de la jeunesse, organisées avant l'échéance électorale de 2007, va être en charge de la jeunesse auprès de Vincent Peillon pour la campagne 2012. Un secteur majeur pour François Hollande, puisque le candidat socialiste en fait sa priorité.

L'enseignement professionnel et la formation tout au long de la vie, seront entre les mains de Jean-Patrick Gille, député d'Indre et Loire et secrétaire national à la famille au sein du parti.

En ce qui concerne l'enseignement supérieur et la recherche, la partie enseignement sera pilotée par Alain Claeys, le maire de Poitiers, élu aux municipales de 2008. L'homme connaît le sujet pour avoir enseigné, certes, mais aussi parce qu'il a travaillé cette thématique pour le PS.

La recherche sera prise en charge par Jean-Yves Le Déault; 1er vice-président du conseil régional de Lorraine, un professeur d'université spécialiste de bioéthique.

Quant à l'innovation, elle reviendra à une femme. Geneviève Fioraso est une ex enseignante d'anglais, passée par l'entreprise avant de rejoindre la politique.

Quelques "techniciens" du sujet, inspecteurs généraux ou autres hauts fonctionnaires constitueront en plus une petite cellule de spécialistes, autour de Vincent Peillon.

Maryline Baumard et Nathalie Brafman


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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par Pierre_au_carré le Lun 21 Nov 2011 - 22:20



A la demande de François Hollande, je rencontrerais avant le 15 décembre, avec ceux qui m'entourent, l'ensemble des acteurs de l'éducation, organisations syndicales, associations de parents d'élèves, grandes associations périéducatives, et François Hollande les recevra au début de l'année 2012.

C'est mal rédigé ou il rencontrera tout le monde sauf les profs ?

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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par John le Lun 21 Nov 2011 - 22:57

Ben si : les syndicats, c'est les syndicats de profs.

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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par Pierre_au_carré le Lun 21 Nov 2011 - 23:11

@John a écrit:Ben si : les syndicats, c'est les syndicats de profs.

Ah. Il me semble que ça serait bien de rencontrer des profs aussi...

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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par John le Lun 21 Nov 2011 - 23:13

Ben les syndicalistes sont des profs qui sont censés représenter les profs.

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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par ysabel le Lun 21 Nov 2011 - 23:22

@John a écrit:Ben les syndicalistes sont des profs qui sont censés représenter les profs.

tout est là ! Suspect

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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par User5899 le Lun 21 Nov 2011 - 23:40

@John a écrit:Ben les syndicalistes sont des profs qui sont censés représenter les profs.
Oui. Suffit de bien pourrir les élections avant Laughing

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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par pk le Lun 21 Nov 2011 - 23:42

lemonde a écrit:la réussite de tous les élèves pendant la scolarité obligatoire, en particulier dans les zones qui relèvent de l’éducation prioritaire, le temps scolaire et le métier d’enseignant.
Les slogans, le retour... Bref, à la lecture de l'article, tout est prioritaire... Cela me rappelle quelque chose! Il faut améliorer le système: beau programme. Encore pléthore de réformes, comme si cela ne suffisait pas, déstabilisation des personnels, mise au ordre, on continue à transformer les enseignants en béni-oui-oui à force de chambouler leur travail.

lemonde a écrit:Avec Bruno Julliard, qui va continuer à piloter, à mes côtés, le dossier de l'enseignement scolaire, nous avons toujours travaillé en totale confiance et harmonie. Il a une grande connaissance des dossiers, et il a su gagner l'estime des uns et des autres. Nous allons continuer.
Tout va bien, ça va bien, tout va bien, ça va bien, tout va bien, ça va bien, tout va bien, ça va bien...

lemonde a écrit:Le problème des transitions est déterminant : entre le primaire et le collège, entre le collège et le lycée, entre le lycée et l'université. Je suis favorable à tous les renforcements de la continuité scolaire, et en particulier à cette école du socle commun. Et je suis opposé à toutes les atteintes au collège unique, atteintes qui se profilent avec des tentatives de spécialisation prématurée. Mais la question, posée déjà à l'époque du plan Langevin-Wallon, de savoir si le collège est un petit lycée ou un primaire supérieur n'a jamais été suffisamment traitée. Des évolutions doivent avoir lieu, progressives et maîtrisées. Nous allons en débattre.
Cela est déjà tranché, il me semble!

pk
Habitué du forum


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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par Pierre_au_carré le Lun 21 Nov 2011 - 23:50

@ysabel a écrit:
@John a écrit:Ben les syndicalistes sont des profs qui sont censés représenter les profs.

tout est là ! Suspect

Je l'avais même pas fait exprès mais c'est ça que ça voulait dire en fait...

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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par Pierre_au_carré le Lun 21 Nov 2011 - 23:53

@pk a écrit:
lemonde a écrit:Le problème des transitions est déterminant : entre le primaire et le collège, entre le collège et le lycée, entre le lycée et l'université. Je suis favorable à tous les renforcements de la continuité scolaire, et en particulier à cette école du socle commun. Et je suis opposé à toutes les atteintes au collège unique, atteintes qui se profilent avec des tentatives de spécialisation prématurée. Mais la question, posée déjà à l'époque du plan Langevin-Wallon, de savoir si le collège est un petit lycée ou un primaire supérieur n'a jamais été suffisamment traitée. Des évolutions doivent avoir lieu, progressives et maîtrisées. Nous allons en débattre.
Cela est déjà tranché, il me semble!

Quand bientôt on va passer du primaire au lycée directement, il va falloir faire une réforme en urgence... Rolling Eyes

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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par Pierre_au_carré le Lun 21 Nov 2011 - 23:55

@pk a écrit:
lemonde a écrit:Avec Bruno Julliard, qui va continuer à piloter, à mes côtés, le dossier de l'enseignement scolaire, nous avons toujours travaillé en totale confiance et harmonie. Il a une grande connaissance des dossiers, et il a su gagner l'estime des uns et des autres. Nous allons continuer.
Tout va bien, ça va bien, tout va bien, ça va bien, tout va bien, ça va bien, tout va bien, ça va bien...

C'est comme pour le MOX, personne n'a dû relire ce qu'il disait...
On entend plus parler de la "salle des parents" placée stratégiquement près de la salle des profs.

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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par Aurore le Mar 22 Nov 2011 - 7:39

@John a écrit:Ben si : les syndicats, c'est les syndicats de profs.

Encore faut-il savoir les choisir - et le PS s'y connaît...

Aurore
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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par pk le Ven 2 Déc 2011 - 11:09

Du new!

http://www.vousnousils.fr/2011/12/02/vincent-peillon-une-grande-reforme-pour-refonder-ecole-517649

Spoiler:
[mention][/mention] a écrit:Si le PS revient au pou­voir en 2012, quelles seront les mesures d'urgence pour l'école ?

Il faut d'abord par­tir d'un diag­nos­tic. Le sys­tème sco­laire est confronté à des pro­blèmes struc­tu­rels : des temps sco­laires inadap­tés, qui ne favo­risent pas les appren­tis­sages, un échec sco­laire qui croît, de nom­breux élèves qui sortent du sys­tème sans qua­li­fi­ca­tion, des per­for­mances décli­nantes, des inéga­li­tés de réus­site crois­sante. Or les choix qui ont été faits ces der­nières années, au lieu de résoudre ces pro­blèmes, les ont accrus : on a divisé par trois l'accueil des jeunes enfants à la mater­nelle, on n'a pas fait les efforts néces­saires sur le taux d'encadrement au CP et en pri­maire, on a sup­primé la for­ma­tion des ensei­gnants, on a fra­gi­lisé les zones où se cumulent les plus grandes dif­fi­cul­tés... La consé­quence logique de cette œuvre de des­truc­tion, jus­ti­fiée par une approche comp­table mais sur­tout idéo­lo­gique, c'est une dégra­da­tion de la qua­lité pédagogique.

Face à cette situa­tion, nous avons un double objec­tif : cas­ser le noyau dur de l'échec sco­laire et mettre en place une réforme incluant la for­ma­tion des ensei­gnants, une remise à plat du temps sco­laire et des pro­grès concer­tés sur les méthodes et le métier. Les élec­tions ont lieu en mai, tout ne se fera pas immé­dia­te­ment. François Hollande l'a dit : les dés pipés de la ren­trée 2012 auront déjà été jetés par la droite. Il y aura quelques mesures d'urgence pour pal­lier le plus dif­fi­cile et réta­blir une confiance néces­saire. En revanche, nous pré­pa­re­rons dès l'été, en concer­ta­tion avec tous les acteurs de l'éducation, une loi de pro­gram­ma­tion qui devra être votée à l'automne.
François Hollande a annoncé, dimanche 27 novembre au Salon de l'éducation, vou­loir pas­ser « un nou­veau contrat avec l'école » en échange de « contre­par­ties ». C'est-à-dire ?

François Hollande estime que la nation tout entière doit être impli­quée dans le pro­jet de refon­da­tion de l'école, car l'école c'est la société de demain. La droite veut faire croire que l'école est un coût, alors qu'elle est un inves­tis­se­ment. Elle veut aussi faire croire qu'elle est un sys­tème clos sur lui-même, une cor­po­ra­tion, alors qu'elle est la France de demain. Cette idée est fon­da­men­tale et doit gui­der notre approche. Quant aux contre­par­ties, cela veut dire que si nous consi­dé­rons que la France n'a pas suf­fi­sam­ment investi dans son ave­nir, les moyens que nous allons mettre, sur­tout dans la période très dif­fi­cile que nous connais­sons et l'état cala­mi­teux des finances publiques que nous laisse la droite, doivent être utiles et donc s'accompagner d'une réforme du sys­tème. La réflexion est ouverte. Pour le dire autre­ment : les moyens n'ont de sens qu'au ser­vice de fina­li­tés débat­tues, cla­ri­fiées, assu­mées. Une grande réforme est néces­saire pour refon­der l'école et per­mettre à la nation de retrou­ver le che­min du progrès.
La pro­por­tion d'élèves en dif­fi­culté face à l'écrit est en aug­men­ta­tion(1) : près d'un élève sur cinq est concerné en début de 6e. Que proposez-vous pour lut­ter contre l'échec scolaire ?

Les chiffres sont très durs mais c'est une réa­lité qu'il faut regar­der en face : en 6e, 15% du public est en grande dif­fi­culté, 40% en dif­fi­culté. Ils signent l'échec d'un grand nombre d'élèves, ce qui est insup­por­table, mais aussi l'échec d'une poli­tique qui n'a cessé de jus­ti­fier ses réformes de régres­sion au nom de la lutte contre l'échec sco­laire. Le Ministre veut évaluer tout le monde tout le temps : il n'a que ce mot à la bouche. Mais les évalua­tions de sa poli­tique sont toutes très sévères : régres­sions sur tous les plans. Pour inver­ser la ten­dance, nous avons trois leviers pour agir : don­ner la prio­rité à la mater­nelle et à l'enseignement dès l'école pri­maire, avec une insis­tance sur le CP, et mener des actions spé­ci­fiques à des­ti­na­tion des élèves situés dans les zones en dif­fi­cul­tés. Cela pren­dra du temps et des moyens mais c'est fon­da­men­tal, tout comme un retour, et c'est le troi­sième levier, à la for­ma­tion ini­tiale et conti­nue des ensei­gnants pour leur don­ner les moyens péda­go­giques d'agir le plus effi­ca­ce­ment possible.
Comment comptez-vous reva­lo­ri­ser le métier d'enseignant et enrayer la crise des voca­tions actuelles ?

Tout a été fait pour déva­lo­ri­ser ce métier. Il y a eu des attaques sans pré­cé­dent des plus hautes auto­ri­tés de l'Etat : moque­rie sur l'enseignement de La Princesse de Clèves, affir­ma­tion que l'instituteur est infé­rieur au curé ou au pas­teur pour ensei­gner le sens de la vie... A tra­vers la moque­rie du savoir ou les attaques contre la laï­cité, c'est l'école de la République qui est atteinte. Pour nous, l'éducation natio­nale est une grande ambi­tion. Vouloir le bien de l'école, c'est vou­loir le bien de la France. Les ensei­gnants pré­parent la France de demain. Ce rôle doit leur être reconnu. Il jus­ti­fie d'être valo­risé, sou­tenu, respecté.

Dès lundi (5 décembre), à la demande de François Hollande et en lien étroit avec lui, nous com­men­çons une concer­ta­tion avec tous les acteurs de l'école. Il faut ouvrir la dis­cus­sion sur tous les aspects du métier : for­ma­tion ini­tiale et conti­nue, recru­te­ment et pré­re­cru­te­ment, méthodes et condi­tions de tra­vail, mis­sions du métier, dérou­le­ment de car­rière... Il n'y aura pas de réforme contre les ensei­gnants mais cha­cun sait, les ensei­gnants les pre­miers, qu'on ne peut pas en res­ter là. Il n'y a pas de sujet tabou dès lors que nous sommes conduits par une unique ambi­tion : la réus­site de tous les élèves, et donc de notre pays. François Hollande m'a demandé d'aller au bout de la concer­ta­tion. L'enjeu est trop impor­tant pour en res­ter à des pos­tures et ne pas trou­ver en nous les res­sources pour inven­ter du neuf. C'est la feuille de route qu'il m'a don­née et, avec l'équipe qui m'entoure, nous allons l'appliquer.
Que préconisez-vous en termes de rythmes scolaires ?

Nous avons un pro­blème spé­ci­fique en France : si l'on com­pare aux autres pays de l'OCDE, les élèves tra­vaillent moins de jours par an, nota­ble­ment, mais ils ont plus d'heures dans l'année. La consé­quence est immé­diate : en ampli­tude horaire, les jour­nées sont sur­char­gées. Tous les spé­cia­listes estiment que c'est nui­sible aux appren­tis­sages des élèves et à la bonne santé des enfants. Je suis donc en faveur d'un allè­ge­ment de la jour­née de classe — ce qui ne doit pas vou­loir dire moins de temps passé chaque jour à l'école — com­pensé par un allon­ge­ment de la semaine là où elle a été ampu­tée et, pour­quoi pas, de l'année sco­laire. Nous pro­po­sons de faire cette réforme qui n'a jamais été faite, sans doute à cause de pré­ju­gés tenaces et d'intérêts puis­sants. Mais aussi parce que jusqu'ici les réformes ont trop sou­vent servi à habiller les régres­sions. Dans tous les cas, nous pren­drons nos res­pon­sa­bi­li­tés. L'école de la République est for­te­ment atta­quée; nous devons la refon­der. Mais nous n'avancerons pas mas­qués, c'est pour­quoi je parle d'une grande réforme.
François Hollande s'est engagé à recréer 60 000 postes en cinq ans. Est-ce bien rai­son­nable en période d'austérité budgétaire ?

Il s'agit de 60 000 postes en tout, incluant des postes d'enseignants mais aussi d'encadrement, de santé sco­laire, de pré­ven­tion de la vio­lence, d'accueil et d'accompagnement des publics en dif­fi­culté... C'est un très curieux débat qui tra­duit un désa­mour de la France pour l'école. On ne pour­rait pas faire pour l'école ce que l'on s'apprête à faire pour les pri­sons, ou ce que l'on a fait beau­coup plus for­te­ment pour la res­tau­ra­tion. C'est un choix de valeurs et de société. Est-il le bon, y com­pris pour la com­pé­ti­ti­vité de notre pays ? Je ne le crois pas.

Nous devrions prendre le pro­blème à l'inverse. Si l'on veut réta­blir la for­ma­tion, oui ça coû­tera des postes. Peut-on ne pas le faire ? Et l'accueil des petits à la mater­nelle ? Et les rem­pla­ce­ments ? Et l'accompagnement des han­di­ca­pés ? Il faut savoir ce qu'on veut ! Il s'agit d'un inves­tis­se­ment qui coû­tera 2,5 mil­liards d'euros en 2012, 1,9 mil­liards selon l'Institut de l'entreprise, alors que la sup­pres­sion de la TVA dans la res­tau­ra­tion coûte chaque année 3 mil­liards d'euros et que 75 mil­liards ont été dépen­sés en cadeaux fis­caux ces cinq der­nières années. Au-delà des chiffres, il s'agira sur­tout de bien uti­li­ser ces postes. On ne peut pas ne pas le faire si l'on veut amé­lio­rer nos per­for­mances glo­bales. Il faut bien com­prendre aussi qu'il s'agit en réa­lité d'économies, car l'échec sco­laire coûte très cher à la société, et d'un inves­tis­se­ment, indis­pen­sable pour pré­pa­rer l'avenir de notre pays, car les niveaux de crois­sance sont étroi­te­ment liés aux niveaux d'instruction, d'éducation et de qualification.
L'annonce de Luc Chatel, ministre de l'Education natio­nale, d'une reva­lo­ri­sa­tion du salaire des ensei­gnants débu­tants à par­tir de février 2012, ne va-t-elle pas dans le bon sens ?

C'est tar­dif et un peu élec­to­ra­liste, très par­cel­laire puisque cela ne concerne qu'une petite mino­rité des ensei­gnants, et c'est assez faible, au moins au-delà du troi­sième éche­lon. Nous sommes très éloi­gnés en tout cas de ce qui est néces­saire pour régler la crise des recru­te­ments. Je vous rap­pelle que l'année de stage était rému­né­rée. Mais c'est tou­jours un pas de fait et cela ne mérite pas de polé­miques inutiles.
En tant qu'ancien ensei­gnant, agrégé en phi­lo­so­phie, pensez-vous qu'il faille anti­ci­per son enseignement ?

Je res­pecte pro­fon­dé­ment les dis­ci­plines. Et donc je n'en pri­vi­lé­gie aucune. Car je crois que nous aurons à réflé­chir sur les horaires du lycée. Ce débat doit être ouvert avec tous dans une logique d'intérêt géné­ral. Il n'est jamais l'accumulation d'intérêts particuliers.
Vous êtes aussi en charge de l'université. Or plu­sieurs sont en défi­cit et ne par­viennent pas à bou­cler leur bud­get pour 2012. Faut-il abro­ger la loi LRU ?

Il faut la réfor­mer et nous le ferons. Il y a un para­doxe : le pas­sage aux res­pon­sa­bi­li­tés et com­pé­tences élar­gies a conduit à une mise sous tutelle de plu­sieurs uni­ver­si­tés ! Il y a de vrais pro­blèmes de gou­ver­nance, mais aussi de moyens, puisque l'Etat ne res­pecte pas ses enga­ge­ments. Les uni­ver­si­tés sont en défi­cit, les moyens ne sont pas au rendez-vous, il va y avoir des sup­pres­sions d'offres péda­go­giques et sans doute de postes. L'autonomie est un bon prin­cipe mais aujourd'hui, la réa­lité c'est qu'il conduit à moins d'autonomie. Il faut remettre l'ouvrage sur le métier.

Mais notre souci majeur, c'est celui des pre­miers cycles uni­ver­si­taires. Il y a une concen­tra­tion insup­por­table de l'échec. Des cohortes d'étudiants sont diri­gées vers des impasses. La ques­tion de l'orientation est cen­trale. Il est essen­tiel de réunir, plu­tôt que d'opposer, les uni­ver­si­tés, les classes pré­pas et les IUT. Nécessaire aussi de mieux har­mo­ni­ser les tran­si­tions entre secon­daire et supé­rieur. Nous n'avons pas d'a priori mais nous avons des objec­tifs et une volonté, et nous sommes prêts à explo­rer tous les pos­sibles pour avan­cer, parce que c'est l'intérêt du pays. A la demande de François Hollande, nous allons aussi com­men­cer les concer­ta­tions avec les dif­fé­rents acteurs de l'enseignement supé­rieur et de la recherche.

pk
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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par Finrod le Ven 2 Déc 2011 - 13:07

@John a écrit:Ben les syndicalistes sont des profs qui sont censés représenter les profs.

SI on s'arrête à la composition du CTM, les profs du secondaire sont sous-représentés par rapport à leur poids réel dans la masse salariale et à leur position privilégiée pour appréhender le système : en première ligne, face aux élèves.

Finrod
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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par Condorcet le Ven 2 Déc 2011 - 16:05

Vincent Peillon manie à merveille les pléonasmes : "l'école c'est la société de demain" et la langue de bois : "Je res­pecte pro­fon­dé­ment les dis­ci­plines. Et donc je n'en pri­vi­lé­gie aucune", "Nous n'avons pas d'a priori mais nous avons des objec­tifs et une volonté, et nous sommes prêts à explo­rer tous les pos­sibles pour avan­cer, parce que c'est l'intérêt du pays".

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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par Abraxas le Ven 2 Déc 2011 - 16:15

Rarement entendu quelqu'un qui parle autant et ne dit strictement rien.
Ils sont devenus prudents, chez Hollande…

Abraxas
Doyen


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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par JPhMM le Ven 2 Déc 2011 - 17:11

« Je pense que nous sommes d'accord : le passé est révolu. »
Ah non pardon, c'est pas du Peillon, c'est du Bush.
Mais ça pourrait... Razz

_________________
Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par pk le Ven 2 Déc 2011 - 20:05

@Abraxas a écrit:Rarement entendu quelqu'un qui parle autant et ne dit strictement rien.
Ils sont devenus prudents, chez Hollande…
C'est exactement ce que je me suis dis à la lecture de l'article. Laughing topela

pk
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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par Jim Thompson le Ven 2 Déc 2011 - 21:40

Quoiqu'on en dise ça ne peut être pire que ce qu'on mange depuis 2002 et ça ne peut pas être pire que le projet ump sur l'EN
donc que le PS passe, je voterai pour et essyaerai d efaire voter pour tout en préparant les futures mobilisations
contre l'UMP le sgen a déjà lâché donc avec le PS au pouvoir ça ne changera rien pour ces syndicats là

_________________
CAPA/CAPN: SNES CTA/CTM: FSU

Jim Thompson
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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par User5899 le Ven 2 Déc 2011 - 22:39

@JPhMM a écrit:« Je pense que nous sommes d'accord : le passé est révolu. »
Et en plus, l'avenir, c'est demain professeur

Ca sert, quand même, d'avoir un agrégé de philo dans une équipe.

User5899
Dieu de l'Olympe


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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par Condorcet le Ven 2 Déc 2011 - 23:12

Cripure a écrit:
@JPhMM a écrit:« Je pense que nous sommes d'accord : le passé est révolu. »
Et en plus, l'avenir, c'est demain professeur

Ca sert, quand même, d'avoir un agrégé de philo dans une équipe.

Son abandon en rase campagne de la discipline qui l'a formé en dit long sur la sincérité de ses engagements.

Condorcet
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Re: 21 novembre 2011 : Vincent Peillon sur tous les fronts ! Récapitulatif...

Message par ADRIANA le Lun 5 Déc 2011 - 10:05

@condorcet a écrit:
Cripure a écrit:
@JPhMM a écrit:« Je pense que nous sommes d'accord : le passé est révolu. »
Et en plus, l'avenir, c'est demain professeur

Ca sert, quand même, d'avoir un agrégé de philo dans une équipe.

Son abandon en rase campagne de la discipline qui l'a formé en dit long sur la sincérité de ses engagements.

Peillon crache sur ce qui l'a formé: classe prépa, Ulm...

ADRIANA
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