Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
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Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, 59 ans, a accepté dimanche devant quelque 11.000 de ses partisans réunis en congrès à Moscou, d'être candidat à la présidentielle du 4 mars prochain, et à mis en garde l'étranger contre toute tentative d'ingérence dans le scrutin.
"Je suis reconnaissant au (président) Dmitri Anatolevich Medvedev, au congrès de Russie unie, de me désigner et de me demander d'être candidat au poste de président de la Russie.
Bien sûr, j'accepte cette proposition avec reconnaissance", a déclaré M. Poutine sous les applaudissements de la foule.
Puis l'homme fort de la Russie a souligné que son pays était une "démocratie" et mis en garde l'étranger contre toute tentation de s'ingérer dans le processus électoral.
M. Poutine a ainsi accusé des Etats étrangers de financer des ONG "en vue d'influencer le cours de la campagne électorale dans notre pays", une référence à peine voilée à l'Occident.
Il a prévenu qu'il s'agissait d'un "travail inutile, de l'argent jeté par les fenêtres".
Les délégués de Russie unie ont ensuite adopté à l'unanimité sa candidature, une décision qui suit une annonce en ce sens faite fin septembre lors d'un précédent congrès.
Sa désignation intervient à une semaine jour pour jour des législatives qui devraient confirmer la suprématie du parti Russie unie.
Dmitri Medvedev, s'exprimant tout juste avant son mentor, a appelé le pays à voter pour le dirigeant "le plus expérimenté et le plus populaire" du pays.
"La majorité absolue de notre pays fait confiance et lie ses espoirs pour l'avenir à (Poutine)", a-t-il dit, "votez pour notre programme, pour notre avenir et votez ainsi pour notre candidat à la présidence", a-t-il encore souligné devant les participants réunis au stade Loujniki.
La foule avait accueilli les deux dirigeants en criant "Russie, Russie" et en brandissant des drapeaux russes, un évènement retransmis en direct à la télévision russe.
Dans un premier temps, des partisans du Premier ministre se sont succédés au micro pour louer le bilan de M. Poutine depuis son arrivée au pouvoir en 2000, en particulier "la stabilité" qu'il a instaurée après le chaos des années 1990, dans la foulée de la chute de l'URSS en 1991.
Ces interventions -- une retraitée, un ancien militaire, un artiste ou encore homme d'affaires -- ont été ponctuées par des applaudissements nourris et la foule reprenait en coeur "Poutine, Poutine".
Sa désignation comme candidat à la présidence russe vient entériner l'annonce faite fin septembre par M. Medvedev, qu'il allait quitté la présidence en 2012 pour laisser le Kremlin à son prédécesseur et mentor.
Ayant effectué deux mandats présidentiels consécutifs (2000-2008), Vladimir Poutine ne pouvait légalement se représenter en 2008 et avait désigné M. Medvedev pour lui succéder.
Mais en tant que chef du gouvernement, M. Poutine est resté la figure centrale du régime et l'homme fort du pays.
L'actuel chef de l'Etat est pour sa part appelé à devenir Premier ministre une fois qu'il aura rendu les clés du Kremlin à son mentor. Son élection en mars ne fait presque aucun doute, et il pourrait théoriquement rester chef de l'Etat jusqu'en 2024.
Aucun autre parti politique n'a pour le moment désigné de candidat, mais les observateurs s'attendent à ce que le communiste Guénnadi Ziouganov et l'ultra-nationaliste Vladimir Jiriniovski, vétérans des scrutins présidentiels depuis les années 1990, y participent.
Nommé Premier ministre en août 1999, M. Poutine, un ancien agent du KGB de 59 ans, dirige de facto la Russie depuis 2000 et la démission du premier président russe, Boris Eltsine, miné par la maladie et l'alcool.
Homme à poigne, il est accusé par ses détracteurs d'avoir mis en place un système politique sur-mesure, s'attaquant à la liberté de la presse et réduisant à un rôle insignifiant l'opposition. Il est aussi très critiqué en raison de la sanglante seconde guerre de Tchétchénie.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/poutine-designe-candidat-a-la-presidentielle-russe-de-2012-27-11-2011-1740887.php

Botentoush- Niveau 9
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
Ce sont les Tchétchènes qui vont être contents...

JEMS- Habitué(e) du forum
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
à croire qu'en Russie, tout s'inscrit toujours dans le temps long...

Oiseau phenix- Esprit sacré
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
Eh bien, voilà de quoi nous redonner foi en l'humanité, tiens...

illizia- Expert
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
JEMS a écrit:Ce sont les Tchétchènes qui vont être contents...
ou plutôt ce qu'il en reste...


Aurore- Expert
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
je fais ce que je peux pour remonter des posts moins gores, désolée

Oiseau phenix- Esprit sacré
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
Oiseau phenix a écrit:je fais ce que je peux pour remonter des posts moins gores, désolée
Je comprends. Mais c'est quand même un sujet intéressant. Poutine est un homme plus qu'inquiétant.

Thalia de G- Modérateur
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
http://www.europe1.fr/Politique/Sarkozy-comme-Poutine-738917/
Il me semblait bien qu'il n'y a pas qu'en Russie que c'était possible...
Il me semblait bien qu'il n'y a pas qu'en Russie que c'était possible...
Filnydar- Niveau 7
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
Oiseau phenix a écrit:à croire qu'en Russie, tout s'inscrit toujours dans le temps long...
+ 1. L'obsession de l'autocratie sinon de l'accès aux mers chaudes et l'incroyable richesse en matières premières qui ne profite pas à une majorité de la population russe (d'où la dépopulation...).

condorcet- Empereur
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
Mais que fait BHL ? Indignation sélective ?
Celadon- Sage
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
Celadon a écrit:Mais que fait BHL ? Indignation sélective ?

Ceci dit, André Glucksmann a beaucoup fait pour qu'on parle de la guerre de Tchétchénie, mais nos chers responsables politiques européens (le grand humaniste Chirac tout comme Jospin et Védrine en France, Schröder en Allemagne ou Berlusconi en Italie) ont cyniquement préféré faire leurs petites affaires avec le guébiste du Kremlin. Et Sarko leur a logiquement emboîté le pas...

Aurore- Expert
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
Alors que l'OSCE, observateur des législatives russes du 4 décembre, a mis en avant "des violations fréquentes de la procédure" lors du décompte des voix, les exemples de fraudes s'accumulent, dénoncés par les militants, journalistes indépendants et observateurs civiques qui s'étaient déployés sur le terrain pour être les témoins de l'irrégularité du scrutin.
"J'étais hier toute la journée dans différents bureaux de vote de Moscou avec un observateur civique, nous avons parlé avec les gens sur place et ils nous ont confirmé de nombreuses fraudes", témoigne la correspondante de "New Times" Zoya Svetova. Des jeunes du parti Russie Unie, "des "Nachi", ont été amenés de la province jusqu'à Moscou pour voter. On leur avait fourni des cartes d'électeur. Ils étaient des dizaines à faire la queue pour voter et on leur autorisait à mettre plusieurs bulletins dans l'urne", témoigne cette journaliste engagée. Et ce n'est qu'un exemple de manipulation du scrutin parmi tant d'autres...
Plusieurs observateurs ont pu filmer des irrégularités flagrantes, comme ici ou on prouve à un accesseur que l'encre des stylos proposés pour cocher le bulletin est effaçable et ne garantit pas le vote :
Ou comme celui-là, qui trouve dans l'urne qu'on vient de vider pour le comptage un tas assemblé de bulletins, tous pour Russie unie, sans que personne ne s'alarme à l'idée qu'ils ont été glissés par une seule main dans l'urne, ce qui est impossible légalement :
"Ils ont payé les gens pour glisser plusieurs bulletins dans les urnes. C'est le système bien connu du "carrousel" où les gens ont une carte d'électeur avec laquelle ils vont voter dans plusieurs bureaux de vote. Et avec les bureaux de vote provisoire, on peut encore plus facilement glisser son bulletin dans l'urne de plusieurs bureaux, que ce soit dans les gares, dans les stations touristiques à la campagne…" raconte Zoya Svetova.
Bourrage des urnes
"J'étais à Vladimir, à environ 110 km de Moscou, ce lundi, où les autorités locales ont organisé des bureaux de vote dans des centres de repos, loin des villes, difficiles d'accès pour les observateurs. Or, certains ont fait le déplacement et ont pu constaté que des bureaux de vote, ouverts à 10h30 avaient déjà des urnes pleines. Lorsqu'ils ont interrogé le directeur du bureau de vote, celui-ci a alors prétendu qu'il y avait eu déjà 3000 votants et que le bureau avait ouvert à 7h30. Mais bien sûr il lui a été impossible de fournir les registres de vote pour garantir son propos", explique la journaliste de "New Times".
Il y a eu plusieurs autres cas semblables dans d'autres lieux similaires dont certains ont pu être mis en avant par des activistes sur internet. Les autorités ont utilisé ces bureaux de vote qu'ils appellent complémentaires pour frauder en toute discrétion : en cette saison, ces lieux sont en principe déserts. "Tout était truqué", dénonce Zoya Svetova.
Vidéos mises en ligne
Si les Russes sont habitués à entendre parler de fraudes lors des élections dans le pays, ils ne sont en revanche pas témoins directs des supercheries grossières employées par le pouvoir. Or, la grande nouveauté de ce scrutin est la mise en ligne de vidéos tournées dans les bureaux de vote par les observateurs civiques volontaires. Des hackers qu'ont estime payés par le pouvoir ont attaqué samedi les sites de médias indépendants tels que "New Times" ou "Echo de Moscou" ou encore d'instituts de défense de la liberté d'opinion comme Golos. Ces sites, qui refonctionnaient pour la majorité lundi après-midi, avaient en effet encouragé les observateurs à leur envoyer le plus rapidement possible leur témoignage s'ils constataient des fraudes.
Loin de renoncer à la publication de leurs témoignages devant l'ampleur du phénomène, les observateurs, scandalisés par les conditions de vote, ont publié leurs vidéos sur Youtube puis Facebook ou twitter, comme celle-ci où on peut voir un membre du bureau de vote cocher tranquillement des bulletins avant d'être surpris par un observateur :
"Les gens étaient très mobilisés pour relever les fraudes", souligne Zoya Svetova. "Ils n'ont pas été aussi passifs qu'il y a quatre ans. Ils en ont assez des fraudes et assez de Russie Unie. Le problème est qu'il n'y a pas vraiment d'opposition. Les électeurs ont voté pour les communistes et pour Russie juste. Mais cela ne veut pas dire qu'ils soutiennent ces partis. C'est un vote de protestation contre Russie unie qu'ils ont effectué. Car, dans notre législation, si vous votez blanc, votre vote passe pour le parti qui est arrivé en tête..."
Recours voués à l'échec
Et les recours sont voués à l'échec. Dans un pays où la justice fait rarement preuve d'indépendance face au pouvoir, les plaintes des partis devant les tribunaux n'ont que peu de chance d'aboutir. Certes, c'est la première fois que des vidéos montrant des flagrants délits de corruption, bourrage d'urnes, votes multiples... vont pouvoir être jointes aux dossiers, mais l'espoir de voir des scrutins annulés est très faible. "Les preuves de l'envergure de la fraude ont pu sortir", souligne Zoya Svetova. "Mais nous n'avons pas une justice indépendante en Russie. Les autorités vont sans doute reconnaître quelques fraudes ici ou là mais cela ne changera pas l'issue finale du vote".
"Le problème de Russie unie", souligne la journaliste, "c'est qu'on ne peut pas frauder éternellement". Alors que la présidentielle est dans trois mois, à quoi peut-on s'attendre ? Le scrutin législatif va-t-il servir de leçon à Vladimir Poutine ? Pour amener plus de respect de la loi électorale ou pour au contraire la contourner plus discrètement ? Difficile d'établir un pronostic à ce stade. Mais les leaders de Russie unie ont semble-t-il eu peur de ne pas obtenir le résultat souhaité. "S'ils obtiennent autour des 55% officiellement", souligne Zoya Svoboda "c'est qu'ils ont en réalité obtenu autour de 25% des suffrages et ils le savent très bien" calcule cette observatrice avisée. "Devant cette situation, je crains qu'ils ne prennent des positions brusques. On va vers des élections dans un climat totalitaire. Les gens détestent de plus en plus Poutine et Russie unie et je crains que le futur président ne leur rende par des brutalités."
Céline Lussato – Le Nouvel Observateur
A voir, cette vidéo où, au détour d'une altercation, on peut remarquer à quel point l'urne est bien scellée...
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111205.OBS6033/la-fraude-electorale-elevee-au-rang-d-art-en-russie.html

Botentoush- Niveau 9
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
Poutine vous dirait qu'il s'agit de la démocratie... à la russe, et qu'il ne faut pas que les pays occidentaux s'obstinent à imposer au monde entier leur vision "coloniale" des "droits de l'homme"...


Aurore- Expert
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
Aurore a écrit:Poutine vous dirait qu'il s'agit de la démocratie... à la russe, et qu'il ne faut pas que les pays occidentaux s'obstinent à imposer au monde entier leur vision "coloniale" des "droits de l'homme"...
Si les urnes n'étaient pas bourrées, on n'aurait rien à dire!
De toute façon, comme nos politiques sont très courageux, il est tranquille jusqu'en 2024.

Botentoush- Niveau 9
Re: Poutine nouveau président russe jusqu'en 2024, enfin presque
L'ex-président soviétique Mikhaïl Gorbatchev conseille à l'actuel homme fort de Moscou de quitter le pouvoir. Face à la contestation sans précédent en Russie, «Vladimir Poutine doit quitter le pouvoir maintenant», a déclaré samedi le père de la perestroïka sur les ondes de la radio Echo de Moscou.
C'est dire que Poutine est confronté à une réelle opposition.
Pas seulement des communistes. Les rues de Moscou n'ont jamais été aussi noires de monde que depuis ces deux dernières semaines. Samedi après-midi, 28 000 manifestants, selon la police et 120 000 selon les organisateurs, se sont de nouveau rassemblés pour contester la victoire du parti de Vladimir Poutine aux législatives du 4 décembre.
Une foule immense d'opposants russes, une mobilisation supérieure au rassemblement qui s'était tenu quinze jours plus tôt et qui était déjà considéré comme un défi sans précédent pour Vladimir Poutine, arrivé au pouvoir en 2000.
Le 10 décembre, 50 000 personnes ont battu le pavé moscovite pour réclamer la tenue de nouvelles élections et la démission immédiate de Poutine.
Selon un policier interrogé par l'AFP, la perspective Sakharov, lieu de la manifestation, peut contenir quelque 55.000 à 60.000 personnes. Ce samedi, l'avenue était noire de monde et de nombreux manifestants affluaient pour remplacer ceux qui partaient. Dans les cortèges, un ex-ministre russe, Alexeï Koudrine, qui fut aux Finances sous Poutine pendant 10 ans, a rejoint le mouvement pour dénoncer «une falsification des résultats des élections législatives», déclarant «Il faut organiser des élections anticipée».
Alexeï Koudrine a été limogé récemment par l'actuel président Dmitri Medvedev, qui n'avait, semble-t-il, pas apprécié ses critiques peu après que le chef de l'Etat russe et le Premier ministre, Poutine, ont annoncé qu'ils échangeraient leurs postes pour la présidentielle de 2012.
Confronté à un mouvement de protestation sans précédent, Poutine, lui continue de nier en bloc les accusations de fraudes aux législatives et se contente de railler l'opposition.
http://www.leparisien.fr/international/video-moscou-gorbatchev-appelle-poutine-a-quitter-le-pouvoir-24-12-2011-1782753.php

Botentoush- Niveau 9
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