besoin d'un modèle de paragraphe argumentatif

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besoin d'un modèle de paragraphe argumentatif

Message par Julianne le Lun 15 Déc 2008 - 19:15

Je suis en plein dans l'argumentation avec mes troisièmes et j'aimerais leur redonner demain un modèle de paragraphe argumentatif bien construit à l'aide de connecteurs. Quelqu'un aurait un modèle bien fait ?

Julianne
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Re: besoin d'un modèle de paragraphe argumentatif

Message par igs le Lun 15 Déc 2008 - 19:31

Dans Pourquoi j'ai mangé mon père, chap. 9, p. 87-88 chez Babel. => excellent exemple d'argumentation pour l'exogamie.
Mais je n'ai pas le bouquin sous les yeux, il est au collège. humhum

igs
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Re: besoin d'un modèle de paragraphe argumentatif

Message par henriette le Lun 15 Déc 2008 - 21:55

Tu cherches un texte littéraire proposant cela, ou un modèle/exemple fabriqué pour l'exercice ?

henriette
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Re: besoin d'un modèle de paragraphe argumentatif

Message par Julianne le Mar 16 Déc 2008 - 4:24

plutôt un modèle/exemple

Julianne
Fidèle du forum


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Re: besoin d'un modèle de paragraphe argumentatif

Message par Invité le Mar 16 Déc 2008 - 11:47

J'en ai peut-être un que j'ai fait l'an dernier pour mes 4e à partir d'exemples trouvés ensemble. J'étais partie d'un texte de Rousseau sur le voyage à pied. Je vais peut-être te retrouver cela.

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Re: besoin d'un modèle de paragraphe argumentatif

Message par retraitée le Mar 16 Déc 2008 - 15:40

@adel a écrit:Je suis en plein dans l'argumentation avec mes troisièmes et j'aimerais leur redonner demain un modèle de paragraphe argumentatif bien construit à l'aide de connecteurs. Quelqu'un aurait un modèle bien fait ?

Le texte suivant est très bien construit. Je laisse les questions que j'avais proposées.

LE TEXTE ARGUMENTATIF

JEAN ROSTAND

Protéger la nature



Pendant un très long temps, l’idée ne pouvait même pas venir à l’homme qu’il eût à user de ménagements envers la nature, tant celle-ci lui apparaissait hors de proportion avec les effets qu’il était capable d’exercer sur elle.
Mais voilà que, depuis quelques décennies, la situation se retourne…Par suite de la prolifération effrénée des êtres humains, par suite de l’extension des besoins et des appétits qu’entraîne cette surpopulation, par suite de l’énormité des pouvoirs qui découlent du progrès des sciences et des techniques, l’homme est en passe de devenir, pour la géante nature, un adversaire rien moins que négligeable, soit qu’il menace d’en épuiser les ressources, soit qu’il introduise en elle des causes de détérioration et de déséquilibre.
Désormais, l’homme s’avise que, dans son propre intérêt bien entendu, il lui faut surveiller, contrôler sa conduite envers la nature, et souvent protéger ce lle-ci contre lui-même.
Ce souci, ce devoir de sauvegarder la nature, on en parle beaucoup à l’heure présente ; et ce ne sont plus seulement les naturalistes qui en rappellent la nécessité ; il s’impose à l’attention des hygiénistes, des médecins, des sociologues, des économistes, des spécialistes de la prospective, et plus généralement de tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de la condition humaine…


Multiples sont, de vrai, les motifs que nous avons de protéger la nature.

Et d’abord, en défendant la nature, l’homme défend l’homme : il satisfait à l’instinct de conservation de l’espèce. Les innombrables agressions dont il se rend coupable envers le milieu naturel – envers l’environnement, comme on prend coutume de le dire – ne sont pas sans avoir des conséquences funestes pour sa santé et pour l’intégrité de son patrimoine héréditaire.
Protéger la nature, c’est donc, en premier lieu, accomplir une tâche d’hygiène planétaire. Mais il y a, en outre, le point de vue, plus intellectuel, mais fort estimable, des biologistes qui, soucieux de la nature pour elle-même, n’admettent pas que tant d’espèces vivantes – irremplaçable objet d’études – s’effacent de la faune et de la flore terrestre, et qu’ainsi, peu à peu, s’appauvrisse, par la faute de l’homme, le somptueux et fascinant musée que la planète offrait à nos curiosités.
Enfin, il y a tous ceux-là – et ce sont les artistes, les poètes, et donc un peu tout le monde – qui, simples amoureux de la nature, entendent la conserver parce qu’ils y voient un décor vivant et vivifiant, un lien maintenu avec la plénitude originelle, un refuge de paix et de vérité – L’asile vert cherché par tous les cœurs déçus – parce que, dans un monde envahi par la pierraille et la ferraille, ils prennent le parti de l’arbre contre le béton, et ne se résignent pas à voir les printemps silencieux.


Extrait de la préface au livre d’E. BONNEFOUS : L’homme ou la nature ?


Questions :

1) Chercher le sens des mots et expressions suivants :la prolifération effrénée, un adversaire rien moins que négligeable, son intérêt bien entendu, la prospective, l’hygiène, l’intégrité du patrimoine héréditaire, la plénitude originelle.

2) Relever, dans la première partie du texte (4 alinéas), les liens chronologiques structurant l’évolution des relations entre l’homme et la nature.

3) Étudiez la chaîne des causalités qui a fait de l’homme un dangereux ennemi de la nature (2ème alinéa).

4) Quelle est la thèse défendue par l’auteur ? (2ème partie du texte)

5) Combien d’arguments viennent étayer cette thèse ?
Par quels termes sont-ils annoncés ?
Reformulez chacun d’entre eux.

retraitée
Vénérable


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