Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par V.Marchais le Ven 9 Déc 2011 - 15:21

Dani, tu exagères. En la circonstance, Clarinette est aussi démunie que nous.
Et oui, des collègues alcooliques, ça existe. Et c'est un problème.
Je ne dis pas qu'on doit s'acharner sur eux ni même les clouer au pilori mais ce n'est pas en faisant l'autruche qu'on arrangera les choses.

J'ai moi-même dans mon établissement actuel une collègue en grande détresse. C'est notoire. Les parents pâlissent quand ils apprennent que leur enfant l'aura pendant un an. Mais personne ne peut rien faire. J'ai essayé d'aider cette collègue, mes autres collègues ont essayé - il y a une bonne ambiance, chez nous, et beaucoup de solidarité : en vain. On ne peut pas aider quelqu'un qui ne le veut pas, qui ne peut même pas faire le constat que ça ne va pas. Je ne dis pas que c'est la faute de la collègue. Elle va mal, mais refuser de le dire ne va pas l'aider. Au contraire, je pense que ce qu'elle vit jour après jour ne peut que l'enfoncer.

V.Marchais
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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par Dani le Ven 9 Déc 2011 - 15:28

@V.Marchais a écrit:Dani, tu exagères....si peu. En la circonstance, Clarinette est aussi démunie que nous. Mais son ramage n'est pas très cristallin. S'est-elle interrogée sur la cause de ce qu'elle s'autorise à qualifier de dépression, d'alcoolisme, d'absentéisme ?
Et oui, des collègues alcooliques, ça existe. Et c'est un problème. Et une vie d'humiliations, au rabais, organisée par un système pathogène, ce ne serait pas une problème d'autant plus préoccupant, qu'il joue un rôle fondamental dans le problème que tu évoques ?Je ne dis pas qu'on doit s'acharner sur eux ni même les clouer au pilori toi, non. mais beaucoup de nos chers collègues n'ont pas ta sagesse mais ce n'est pas en faisant l'autruche qu'on arrangera les choses.

J'ai moi-même dans mon établissement actuel une collègue en grande détresse. C'est notoire. Les parents pâlissent quand ils apprennent que leur enfant l'aura pendant un an. Mais personne ne peut rien faire. J'ai essayé d'aider cette collègue, mes autres collègues ont essayé - il y a une bonne ambiance, chez nous, et beaucoup de solidarité : en vain. On ne peut pas aider quelqu'un qui ne le veut pas, qui ne peut même pas faire le constat que ça ne va pas. Je ne dis pas que c'est la faute de la collègue. Elle va mal, mais refuser de le dire ne va pas l'aider. Et si très prosaïquement, elle n'avait pas plus envie que ça de se retrouver SDF ? Au contraire, je pense que ce qu'elle vit jour après jour ne peut que l'enfoncer.



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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par lisette83 le Ven 9 Déc 2011 - 16:00

Cripure a écrit:
@Clarianz a écrit:
Cripure a écrit:Berre est au nord de Vitrolles, qui est au nord de Septèmes, qui est au nord du plus au nord des quartiers nord de Marseille.
Berre, c'est pas Vitrolles... Tu connais un peu la région? Moi oui.
Ai-je écrit que Berre est Vitrolles ?
Je connais un tout petit peu la région pour y être né, y avoir vécu 24 ans pleins et y retourner depuis toutes les trois semaines environs Laughing
Pour avoir enseigné tout autour de l'étang, si Berre n'est pas pire en tout cas ce n'est pas mieux!

lisette83
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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par gelsomina31 le Ven 9 Déc 2011 - 16:32

@Clarinette a écrit:
Gelsomina : Smile
Le harcèlement moral tel que tu le décris est absolument inadmissible, mais j'ai pu constater de mes propres yeux qu'il y a aussi des profs indignes que l'on laisse enseigner en toute impunité, comme celui que j'ai cité, ou une prof d'HG du lycée de mes filles, alcoolique, dépressive et absentéiste. Désolée pour cette dame, mais tout le monde est au courant depuis des années, direction comme inspection, et on se contente de ne lui donner que des secondes, pour "limiter les dégâts".
Ne devrait-on pas offrir à cette collègue la possibilité de se soigner correctement et ne pas faire supporter à des générations d'élèves de seconde ses difficultés personnelles ?

Bien d'accord avec toi. Sauf que sous le prétexte d'aider, c'est souvent la porte qu'on nous montre.

Je connais aussi deux collègues qui vu leur comportement n'ont rien à faire devant des élèves amis comme elles font du chantage au suicide so on les empêche de travailler, on les laisse en poste en essayant de limiter au maximum leur présence devant les élèves (ZIL coincée dans son école de rattachement, poste FLE).

Quant aux profs comme moi qui reconnaissent leurs difficultés et demandent de l'aide, on leur montre la porte et si cette solution n'est pas accepté, on essaye de prouver leur incompétence (convocation devant le médecin du travail qui reçoit un dossier sur vous avec des interrogations de l'IEN sur votre aptitude à enseigner, appel téléphonique à l'IA avec annonce d'une inspection gratinée).
Quant aux conseillères pédagogiques, j'en ai rencontrés quelques unes et à part remettre en cause ma personne (je suis sensible, émotive, trop ouverte à la discussion) et par suite mon travail (alors qu'elles n'ont jamais fouillé dans les cahiers de mes élèves à leurs disposition), elles ne m'ont pas beaucoup aidée.

Je ne demande pourtant pas grand chose. Je veux juste qu'on arrête de me dire que mes élèves sont des anges et que je suis un danger public parce que je ne sais pas gérer dix enfants non ou mal éduqués qui provoquent un enfant épileptique qui répond en insultant un enfant handicapé mental qui lui même provoque deux dyslexiques pour qui travailler est synonyme de torture. C'est cela ma classe de CE1-CE2. Qu'on reconnaisse que mes élèves ont des problèmes (sociaux, psy, éducatif, etc;) et déjà, je me sentirai un peu aidée, mais même ça, cela m'est refusé.

Alors oui, quand un collègue est maltraité par les parents d'élèves et par sa hiérarchie, avant de lui tomber dessus, je le plains et je pars du principe qu'il est "présumé innocent" et qu'il a besoin de soutien, surtout si il est stagiaire.


Dernière édition par gelsomina31 le Ven 9 Déc 2011 - 16:41, édité 1 fois

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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par Dani le Ven 9 Déc 2011 - 16:40

"Je veux juste qu'on arrête de me dire que mes élèves sont des anges et que je suis un danger public."

Et puis quoi encore ?
Si ça vaut pour toi, ça vaudra pour tous les autres!

A quoi ça aurait servi, alors que les représentants de l'UMPS se soient décarcassés depuis trente ans pour nous réduire, et l'Ecole avec, à l'état de guignols ?

Allez, ne fais pas ta sainte nitouche : tu le sais bien que tu es responsable du naufrage !

Dani
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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par V.Marchais le Ven 9 Déc 2011 - 16:58

Bien sûr que la collègue est en souffrance, Dani. Personne ne le nie,
personne ne dit que ce n'est pas important. Mais cela ne justifie pas de la
laisser faire des dégâts sur des générations d'enfants. Ça aussi c'est important
et force nous est de reconnaître qu'on ne fait rien contre. Prendre en compte l'un de ces problèmes n'empêche pas de prendre en compte l'autre.

L'aider, l'aider vraiment, ce ne serait pas faire d'elle une SDF. Ce serait faire jouer une médecine du travail digne de ce nom. Au lieu de faire procès aux CDE de ne pas s'improviser psy, il vaudrait mieux se battre pour que cette médecine existe, ainsi que davantage de facilité d'accès aux temps partiels thérapeutiques, et des solutions dignes pour les collègues qui auraient besoin d'être à l'abri des élèves (autant que les élèves à l'abri d'eux Wink) le temps de se reconstruire - notre administration est vaste, non ? Des solutions autres, en tout cas, qu'un inspecteur qui vous tombe dessus pour vous accuser de ne pas savoir tenir vos classes, vous adapter ou dieu sait quoi de ce genre.
Parce qu'en général, c'est comme ça que ça se règle, à l'heure actuelle. Je l'ai vu avec la collègue dont je parle, renvoyée à l'IUFM à la cinquantaine passée, humiliée... Peu de chance qu'elle se relève avec ça.

La dépression est une maladie.
L'alcoolisme est une maladie.
Il faudrait une médecine du travail digne de ce nom, je le répète, et non au service de l'administration, capable de mettre un collègue en CLM et de l'épauler ; il faudrait la possibilité d'exercer le temps nécessaire hors établissement scolaire ; et de retrouver son poste non avec un IPR teigneux sur le dos, traquant vos moindres signes de faiblesse, mais avec des collègues étayants, encourageant, rappelant au collègue que son travail, il sait le faire, il l'a déjà très bien fait, alors maintenant que ça va mieux, y a pas de raison. La confiance dont on parlait plus haut.

Laisser un enseignant s'enfoncer n'est bon ni pour lui ni pour les élèves.

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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par Dani le Ven 9 Déc 2011 - 17:05

Bien sûr que la collègue est en souffrance

Pour moi, être en dépression dans le cloaque est un signe de réaction normale.
L'EN est une ignominie.

Dani
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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par V.Marchais le Ven 9 Déc 2011 - 17:51

Non. La dépression, la vraie, est une maladie.
Le travail peu l'induire, c'est vrai, mais ce n'est pas pour autant que la dépression serait saine.
Ce qui est sain, quand quelque chose ne va pas, c'est la combativité. Pas l'auto-destruction.

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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par Clarinette le Ven 9 Déc 2011 - 18:08

@Dani a écrit:
@Clarinette a écrit:Le harcèlement moral tel que tu le décris est absolument inadmissible, mais j'ai pu constater de mes propres yeux qu'il y a aussi des profs indignes que l'on laisse enseigner en toute impunité, comme celui que j'ai cité, ou une prof d'HG du lycée de mes filles, alcoolique, dépressive et absentéiste. Désolée pour cette dame, mais tout le monde est au courant depuis des années, direction comme inspection, et on se contente de ne lui donner que des secondes, pour "limiter les dégâts".
Ne devrait-on pas offrir à cette collègue la possibilité de se soigner correctement et ne pas faire supporter à des générations d'élèves de seconde ses difficultés personnelles ?


la "prof" dont parle clarinette serait dépressive. C'est une pathologie. Les p'tits chefs d'établissement aiment bien se prendre pour des médecins, jaugeant souvent la légitimité de notre absentéisme, terme managérial...
Mais admettant que clarinette ait les compétences médicales, et que ladite "prof" soit dépressive.

1. est-il alors vraiment inattendu qu'ells soit "absentéiste" ?
2. est-il alors vraiment inattendu qu'elle soit alcoolique ?

Si jamais la "prof indigne" en venait à se suicider, ce ne serait bien sûr que parce qu'elle était dépressive, et cette dépression serait bien évidemment totalement étrangère à ce qu'est l'EN.

Finalement auprès des clarinette, sa seule option est de s'immoler dans la cour.
Sa famille aura alors peut-être droit à de sincères condoléances.
Ben voilà, c'est exactement le corporatisme que j'évoquais. Encore une fois, je suis désolée que des profs aillent mal, que ce métier soit tellement éprouvant, que des gens en sortent détruits psychologiquement.... mais ce n'est pas la faute de nos élèves !!!
Et puis, le coup de l'immolation, ça va bien 2 secondes, hein ! furieux
Justement, il y aurait moins de profs qui iraient mal si on leur permettait de souffler un peu et de se soigner... si, comme le souligne Véro, nous bénéficiions d'une médecine du travail digne de ce nom.


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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par Héliandre le Ven 9 Déc 2011 - 18:15

@V.Marchais a écrit:Non. La dépression, la vraie, est une maladie.
Le travail peu l'induire, c'est vrai, mais ce n'est pas pour autant que la dépression serait saine.
Ce qui est sain, quand quelque chose ne va pas, c'est la combativité. Pas l'auto-destruction.
Mais quand la combativité se heurte à un mur, par exemple celui de l'opposition d'une direction, ou du manque de réaction ou de solidarité parmi les collègues, bref, quand la combativité aboutit à un grand doute et une sensation d'isolement, elle entraîne l'usure et peut déclencher l'état dépressif... malade du travail, il me semble à nous lire (nous sur le forum + articles actuels) que ça arrive pas mal, chez nous.

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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par V.Marchais le Ven 9 Déc 2011 - 18:23

Je sais bien, Héliandre. Il m'arrive souvent de penser que cela me guette. Mais tu ne me feras jamais dire que c'est normal.

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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par Héliandre le Ven 9 Déc 2011 - 18:36

Dani a écrit qu'être en dépression est une réaction normale... Bien sûr que non, ce n'est pas normal qu'un prof soit en dépression parce qu'il est prof, ni que le fonctionnement d'une institution rende ses salariés malades... ou celui d'une société certains individus. Dire que c'est normal, ce serait l'accepter, je te comprends ainsi et te rejoins. Mais dire que, sans échappatoire, une des conséquence "normale" est la dépression, ça me semble pas si faux...
(Et à certaines périodes je me dis aussi que ça me guette...)

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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par gelsomina31 le Ven 9 Déc 2011 - 19:46

@Dani a écrit: (...)

Allez, ne fais pas ta sainte nitouche : tu le sais bien que tu es responsable du naufrage !

Un doute m'assaille (enfin, il assaille surtout mon cher et tendre)... tu es ironique là, Dani, non?

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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par Thijk le Ven 9 Déc 2011 - 20:35

@Héliandre a écrit:Dani a écrit qu'être en dépression est une réaction normale... Bien sûr que non, ce n'est pas normal qu'un prof soit en dépression parce qu'il est prof, ni que le fonctionnement d'une institution rende ses salariés malades... ou celui d'une société certains individus. Dire que c'est normal, ce serait l'accepter, je te comprends ainsi et te rejoins. Mais dire que, sans échappatoire, une des conséquence "normale" est la dépression, ça me semble pas si faux...
(Et à certaines périodes je me dis aussi que ça me guette...)

Bien sûr que c'est une réaction normale ! Attendue en tout cas. Et voulue par le système, j'en suis convaincu. Il s'agit d'éliminer des milliers d'enseignants, comme l'ont été les agents des Telecom.
Réaction attendue dans le sens où elle intervient comme une conséquence logique de la maltraitance subie.
Ce qui ne veut pqs dire que c'est une réaction saine, puisque c'est justement l'inverse !

Thijk
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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par Thijk le Ven 9 Déc 2011 - 20:39

@Clarinette a écrit:
@Dani a écrit:
@Clarinette a écrit:Le harcèlement moral tel que tu le décris est absolument inadmissible, mais j'ai pu constater de mes propres yeux qu'il y a aussi des profs indignes que l'on laisse enseigner en toute impunité, comme celui que j'ai cité, ou une prof d'HG du lycée de mes filles, alcoolique, dépressive et absentéiste. Désolée pour cette dame, mais tout le monde est au courant depuis des années, direction comme inspection, et on se contente de ne lui donner que des secondes, pour "limiter les dégâts".
Ne devrait-on pas offrir à cette collègue la possibilité de se soigner correctement et ne pas faire supporter à des générations d'élèves de seconde ses difficultés personnelles ?


la "prof" dont parle clarinette serait dépressive. C'est une pathologie. Les p'tits chefs d'établissement aiment bien se prendre pour des médecins, jaugeant souvent la légitimité de notre absentéisme, terme managérial...
Mais admettant que clarinette ait les compétences médicales, et que ladite "prof" soit dépressive.

1. est-il alors vraiment inattendu qu'ells soit "absentéiste" ?
2. est-il alors vraiment inattendu qu'elle soit alcoolique ?

Si jamais la "prof indigne" en venait à se suicider, ce ne serait bien sûr que parce qu'elle était dépressive, et cette dépression serait bien évidemment totalement étrangère à ce qu'est l'EN.

Finalement auprès des clarinette, sa seule option est de s'immoler dans la cour.
Sa famille aura alors peut-être droit à de sincères condoléances.
Ben voilà, c'est exactement le corporatisme que j'évoquais. Encore une fois, je suis désolée que des profs aillent mal, que ce métier soit tellement éprouvant, que des gens en sortent détruits psychologiquement.... mais ce n'est pas la faute de nos élèves !!!
Et puis, le coup de l'immolation, ça va bien 2 secondes, hein ! furieux
Justement, il y aurait moins de profs qui iraient mal si on leur permettait de souffler un peu et de se soigner... si, comme le souligne Véro, nous bénéficiions d'une médecine du travail digne de ce nom.


C'est vrai qu'on s'est têêêêllement mobilisé pour ce que cela ne se reproduise plus...

Allez, on cache la poussière sous le tapis.

The show must go on.

Et c'est que le début. Ca va donner du boulot à clarinette, si elle veut dénoncer tous ces dingues qui cèdent à la mode du suicide (charmants propos de Lombard, ex n°1 de France T)



Thijk
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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par V.Marchais le Ven 9 Déc 2011 - 20:53

Je ne comprends pas pourquoi ce fil tourne à la charge ad clarinettam. Lisez ce qu'elle écrit par ailleurs. Elle ne défend pas aveuglément le système. Elle dit qu'il y a des professeurs qui ne peuvent plus assurer leur mission et c'est vrai. Pourquoi, comment, qu'est-ce qu'on fait ? Ce sont de vastes questions et elle n'est pas responsable de tout cela.

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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par Clarinette le Ven 9 Déc 2011 - 20:57

Euh, quand j'ai écrit "le coup de l'immolation, ça va bien 2 secondes", je n'évoquais bien évidemment pas la malheureuse prof de Béziers, mais je dénonçais plutôt l'hypocrisie de Dani, qui préfèrerait qu'on ferme les yeux devant un prof qui va mal plutôt que de chercher à l'aider.

Et puis, Thijk, je ne comprends pas vraiment ce que tu veux dire. A force de manipuler l'ironie, le sens du message se perd...

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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par Clarinette le Ven 9 Déc 2011 - 20:59

@V.Marchais a écrit:Je ne comprends pas pourquoi ce fil tourne à la charge ad clarinettam. Lisez ce qu'elle écrit par ailleurs. Elle ne défend pas aveuglément le système. Elle dit qu'il y a des professeurs qui ne peuvent plus assurer leur mission et c'est vrai. Pourquoi, comment, qu'est-ce qu'on fait ? Ce sont de vastes questions et elle n'est pas responsable de tout cela.
C'est beau, la culture, quand même ! cheers
Merci pour ton soutien, Véro, mais nous avons là une parfaite illustration du corporatisme que je déplorais. Pô grave... enfin, si, peut-être, je ne sais pas....

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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par User5899 le Ven 9 Déc 2011 - 22:23

@Clarianz a écrit:
Cripure a écrit:
@Clarianz a écrit:
Cripure a écrit:Berre est au nord de Vitrolles, qui est au nord de Septèmes, qui est au nord du plus au nord des quartiers nord de Marseille.
Berre, c'est pas Vitrolles... Tu connais un peu la région? Moi oui.
Ai-je écrit que Berre est Vitrolles ?
Je connais un tout petit peu la région pour y être né, y avoir vécu 24 ans pleins et y retourner depuis toutes les trois semaines environs Laughing

Toi aussi topela
Cripure, de Marseille La Plaine Cours JU Laughing

User5899
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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par Clarianz le Sam 10 Déc 2011 - 8:01

Voilà, il me semble que le problème de l'accueil des collègues en difficulté, l'écoute des souffrances pro. et la disparition de la med. du travail dans une profession où le taux de suicide est quand même particulièrement élevé, sans nier que certains ne sont pas à leur place est tout de même plus pertinent que d'expliquer que les parents d'élèves font la loi contre nous, les malheureux profs victimes de la grande méchante EN.
La victimisation à tout va, ne permet pas réellement de faire avancer les choses. On peut être indigné et combattre sans pleurer sa mère toutes les deux minutes.

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Re: Un stagiaire débordé, des parents révoltés et une directrice retenue en otage...

Message par V.Marchais le Sam 10 Déc 2011 - 9:26

Ben, dans le cas évoqué, c'était quand même ça, le problème.

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