Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
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Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
Je cite l'encadré du magazine "Que choisir" de janvier 2012 (il complète un article qui explique que pour faire des économies, les éditeurs ont externalisé leurs services de correction, ce qui entraînent une hausse des coquilles).
"Pour rendre certains titres (Fantômette, Alice Roy, les six compagnons etc) plus accessibles aux enfants d'aujourd'hui, les éditions Hachette procèdent à des réactualisation du texte. Ainsi dans Le Club des cinq, exit le passé simple, les récit est désormais au présent et les mots désuets (saltimbanques, roulotte, etc) escamotés. Sans oublier le politiquement corret: l'enfant d'autrefois battu est dorénavant seulement grondé. Pour Ronald Blunder de Hachette, "il n'y a pas de déperdition, le texte original était déjà basique. Il y a toujours eu une tradition acceptée par son auteur Enid Blyton, d'adapter le texte pour qu'il soit plus familier aux enfants. L'édition britannique suit d'ailleurs la même voie, ce qui a provoqué l'ire du président de la Enid Blyton Society, Tony Summerfield: "Les adultes ont tort de sous-estimer l'intelligence des enfants. Ces derniers savent très bien que ces romans furent écrits à une autre époque." Soazig Le Bail, directrice littéraire jeunesse des éditions Thierry Magnier, est du même avis, "Les enfants préfèrent qu'on les prenne au sérieux. Tout simplifier donne une littérature insipide", estime-t-elle. Elle n'est pas surprise de cette évolution, "qu'on retrouve dans toute la littérature jeunesse. Elle a même été intériorisée par les auteurs, qui nous donnent des manuscrits parfaitement lisses." Les écrivains plus anciens échappent à cet essorage: "C'est l'inverse avec la comtesse de Ségur où on met un appareil critique, des notes pour expliquer des comportements incompréhensifs pour le lecteur d'aujourd'hui", expliquait en juillet à Libération Elisabeth Sevin, directrice éditoriale des Bibliothèques Rose et Verte."
"Pour rendre certains titres (Fantômette, Alice Roy, les six compagnons etc) plus accessibles aux enfants d'aujourd'hui, les éditions Hachette procèdent à des réactualisation du texte. Ainsi dans Le Club des cinq, exit le passé simple, les récit est désormais au présent et les mots désuets (saltimbanques, roulotte, etc) escamotés. Sans oublier le politiquement corret: l'enfant d'autrefois battu est dorénavant seulement grondé. Pour Ronald Blunder de Hachette, "il n'y a pas de déperdition, le texte original était déjà basique. Il y a toujours eu une tradition acceptée par son auteur Enid Blyton, d'adapter le texte pour qu'il soit plus familier aux enfants. L'édition britannique suit d'ailleurs la même voie, ce qui a provoqué l'ire du président de la Enid Blyton Society, Tony Summerfield: "Les adultes ont tort de sous-estimer l'intelligence des enfants. Ces derniers savent très bien que ces romans furent écrits à une autre époque." Soazig Le Bail, directrice littéraire jeunesse des éditions Thierry Magnier, est du même avis, "Les enfants préfèrent qu'on les prenne au sérieux. Tout simplifier donne une littérature insipide", estime-t-elle. Elle n'est pas surprise de cette évolution, "qu'on retrouve dans toute la littérature jeunesse. Elle a même été intériorisée par les auteurs, qui nous donnent des manuscrits parfaitement lisses." Les écrivains plus anciens échappent à cet essorage: "C'est l'inverse avec la comtesse de Ségur où on met un appareil critique, des notes pour expliquer des comportements incompréhensifs pour le lecteur d'aujourd'hui", expliquait en juillet à Libération Elisabeth Sevin, directrice éditoriale des Bibliothèques Rose et Verte."

Leclochard- Grand sage
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
On en a déjà parlé longuement sur néo et Celeborn a consacré un article de son blog à la question. Pour dire vite, il faut que ce soit l'argument majeur pour laisser tomber ces textes remaniés et que ce soit un échec commercial retentissant, car il ne faut évidemment pas prendre les enfants pour des idiots. Le club des cinq ressort par ailleurs en ce moment en édition d'époque, avec les seuls dessins confiés à une autre dessinatrice.
Le meilleur contre argument, c'est bien sûr Harry Potter, dont personne n'ira s'aventurer à dire que le passé simple a traumatisé les jeunes lecteurs.
Boycottons Hachette !
Le meilleur contre argument, c'est bien sûr Harry Potter, dont personne n'ira s'aventurer à dire que le passé simple a traumatisé les jeunes lecteurs.
Boycottons Hachette !

Cripure- Bon génie
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
Mais quand vont-ils arrêter de prendre les lecteurs, fussent-ils jeunes, pour des imbéciles ? :colere:
Quand je pense au bonheur avec lequel, petite élève de CP, je découvris dans "Les malheurs de Sophie" tous ces verbes en "-âmes" et "-âtes" !
En outre, dans le Club des Cinq, le Clan des Six, et autres romans du même type, le narrateur est à la 3ème personne, donc pas de "-âmes" ni de "-âtes"... Ces "réactualisations" sont décidément navrantes...
Quand je pense au bonheur avec lequel, petite élève de CP, je découvris dans "Les malheurs de Sophie" tous ces verbes en "-âmes" et "-âtes" !
En outre, dans le Club des Cinq, le Clan des Six, et autres romans du même type, le narrateur est à la 3ème personne, donc pas de "-âmes" ni de "-âtes"... Ces "réactualisations" sont décidément navrantes...

Clarinette- Sage
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
Leclochard a écrit: dans Le Club des cinq, exit le passé simple, les récit est désormais au présent et les mots désuets (saltimbanques, roulotte, etc) escamotés. Sans oublier le politiquement corret: l'enfant d'autrefois battu est dorénavant seulement grondé.
Que Choisir a lu l'article de Celeborn ?
http://celeblog.over-blog.com/article-le-club-des-5-et-la-baisse-du-niveau-85677083.html

Gryphe- Médiateur
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
Clarinette a écrit:Mais quand vont-ils arrêter de prendre les lecteurs, fussent-ils jeunes, pour des imbéciles ? :colere:
Quand je pense au bonheur avec lequel, petite élève de CP, je découvris dans "Les malheurs de Sophie" tous ces verbes en "-âmes" et "-âtes" !![]()
En outre, dans le Club des Cinq, le Clan des Six, et autres romans du même type, le narrateur est à la 3ème personne, donc pas de "-âmes" ni de "-âtes"... Ces "réactualisations" sont décidément navrantes...
Et que dire de la joie d'une classe de CAP découvrant les "je pus, tu pus, vous pûtes"...

Kruella- Fidèle du forum
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
Pour prolonger la réflexion sur l'appauvrissement linguistique des traductions des oeuvres de jeunesse, voici deux comparaisons de traductions de la série Alice dans la Bibliothèque Verte à 40 ans d'intervalle
Incipit d'Alice au bal masqué
Bibliothèque verte cartonnée numérotée / 2ème trimestre 1962.
Bibliothèque verte moderne / Avril 2008.
Excipit d'Alice Ecuyère
Bibliothèque verte cartonnée non numérotée / 2ème trimestre 1980.
Bibliothèque verte moderne / Juinl 2007.
Incipit d'Alice au bal masqué
Bibliothèque verte cartonnée numérotée / 2ème trimestre 1962.
“Ce costume te va à ravir, Alice”, dit la vieille Sarah. Elle enveloppa la jeune fille d'un regard plein de tendresse, puis ajouta en souriant: “Il te donne, de plus, un air si mystérieux....”
Alice Roy achevait de s'habiller pour le bal masqué auquel elle était invitée ce soir-là chez les parents de Gloria Harwick, son ancienne camarade de lycée. Elle devait s'y rendre en compagnie de Ned Nickerson, ami d'enfance qui se faisait volontairement son chevalier servant. Pour l'occasion, elle avait revêtu un déguisement de grande dame espagnole: longue robe rouge à volants et mantille de dentelle.
Debout devant sa psychée, Alice assura soigneusement la perruque brune qui dissimulait ses boucles blondes. Un loup de satin noir au bavolet de tulle dissimulait entièrement son visage, ne laissant voir que les yeux bleus, pétillant de malice derrière les fentes du masque.
Bibliothèque verte moderne / Avril 2008.
“Ce costume te va à ravir, Alice”, affirme Sarah.
Elle ajouta en souriant:
-Il te donne un petit air mystérieux...
Alice Roy achève de s'habiller pour le bal masqué auquel elle était invitée ce soir-là chez les parents de Gloria Hendrick, une ancienne camarade de lycée. Elle doit s'y rendre en compagnie de Ned Nickerson, son chevalier servant. Pour l'occasion, elle a revêtu un déguisement de grande dame espagnole: longue robe rouge à volants et mantille de dentelle. Debout devant son miroir, Alice ajuste soigneusement la perruque brune qui dissimule ses boucles blondes. Un loup de satin noir cache son visage, ne laissant apparaître que ses yeux bleus pétillant de malice.
Excipit d'Alice Ecuyère
Bibliothèque verte cartonnée non numérotée / 2ème trimestre 1980.
L'on avait préparé une collation sous une tente voisine, et lorsque Alice retrouva Lolita, quelques instants après la cérémonie, la jeune femme s'avança vers elle, radieuse. Et levant son poignet où brillait le bracelet d'or de Lola Martinez, elle dégrafa le fermoir.
"Il est à toi, Alice, dit-elle. Tiens, reprends-le.
-Non, Lolita, je désire que tu le gardes. Ce sera mon cadeau de mariage. Qui le porterait mieux que toi? Il a appartenu jadis à une reine et le voici aujourd'hui entre les mains d'une autre reine.
-Que veux-tu dire? fit la jeune femme, surprise.
-Lolita, la reine du cirque!" répondit Alice.
Bibliothèque verte moderne / Juinl 2007.
Une collation a été préparée sous la tente voisine, et lorsque Alice retrouve Lolita, quelques instants après la cérémonie, la jeune femme s'avane vers elle, radieuse. Levant son poignet où brille le bracelet d'or de Lola Flanders, elle dégrafe le fermoir.
"J'ai retrouvé le sixième cheval dans les affaires de mon père, le bracelet est maintenant complet. Il est à toi, Alice, dit-elle. Tiens, reprends-le.
-Non, Lolita, je veux que tu le gardes. Ce sera mon cadeau de mariage. Qui le porterait mieux que toi? Il a appartenu à une reine et le voici aujourd'hui entre les mains d'une autre reine.
-Qu'est ce que tu veux dire? s'étonne la jeune femme.
-Lolita, la reine du cirque!"

thrasybule- Esprit sacré
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
Clarinette a écrit:Mais quand vont-ils arrêter de prendre les lecteurs, fussent-ils jeunes, pour des imbéciles ? :colere:
Quand je pense au bonheur avec lequel, petite élève de CP, je découvris dans "Les malheurs de Sophie" tous ces verbes en "-âmes" et "-âtes" !![]()
En outre, dans le Club des Cinq, le Clan des Six, et autres romans du même type, le narrateur est à la 3ème personne, donc pas de "-âmes" ni de "-âtes"... Ces "réactualisations" sont décidément navrantes...
Et c'est fou ce que les petits 6e aiment employer le PS dans leurs écrits ! Et ils l'utilisent très souvent à bon escient, même s'ils n'en maîtrisent pas la conjugaison.
Comme le dit Cripure, boycottons Hachette, qui participe à l'appauvrissement des esprits
Dernière édition par Thalia de G le Dim 25 Déc 2011 - 15:49, édité 1 fois

Thalia de G- Modérateur
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
thrasybule a écrit:Pour prolonger la réflexion sur l'appauvrissement linguistique des traductions des oeuvres de jeunesse, voici deux comparaisons de traductions de la série Alice dans la Bibliothèque Verte à 40 ans d'intervalle
Incipit d'Alice au bal masqué
Bibliothèque verte cartonnée numérotée / 2ème trimestre 1962.“Ce costume te va à ravir, Alice”, dit la vieille Sarah. Elle enveloppa la jeune fille d'un regard plein de tendresse, puis ajouta en souriant: “Il te donne, de plus, un air si mystérieux....”
Alice Roy achevait de s'habiller pour le bal masqué auquel elle était invitée ce soir-là chez les parents de Gloria Harwick, son ancienne camarade de lycée. Elle devait s'y rendre en compagnie de Ned Nickerson, ami d'enfance qui se faisait volontairement son chevalier servant. Pour l'occasion, elle avait revêtu un déguisement de grande dame espagnole: longue robe rouge à volants et mantille de dentelle.
Debout devant sa psychée, Alice assura soigneusement la perruque brune qui dissimulait ses boucles blondes. Un loup de satin noir au bavolet de tulle dissimulait entièrement son visage, ne laissant voir que les yeux bleus, pétillant de malice derrière les fentes du masque.
Bibliothèque verte moderne / Avril 2008.“Ce costume te va à ravir, Alice”, affirme Sarah.
Elle ajouta en souriant:
-Il te donne un petit air mystérieux...
Alice Roy achève de s'habiller pour le bal masqué auquel elle était invitée ce soir-là chez les parents de Gloria Hendrick, une ancienne camarade de lycée. Elle doit s'y rendre en compagnie de Ned Nickerson, son chevalier servant. Pour l'occasion, elle a revêtu un déguisement de grande dame espagnole: longue robe rouge à volants et mantille de dentelle. Debout devant son miroir, Alice ajuste soigneusement la perruque brune qui dissimule ses boucles blondes. Un loup de satin noir cache son visage, ne laissant apparaître que ses yeux bleus pétillant de malice.
Excipit d'Alice Ecuyère
Bibliothèque verte cartonnée non numérotée / 2ème trimestre 1980.L'on avait préparé une collation sous une tente voisine, et lorsque Alice retrouva Lolita, quelques instants après la cérémonie, la jeune femme s'avança vers elle, radieuse. Et levant son poignet où brillait le bracelet d'or de Lola Martinez, elle dégrafa le fermoir.
"Il est à toi, Alice, dit-elle. Tiens, reprends-le.
-Non, Lolita, je désire que tu le gardes. Ce sera mon cadeau de mariage. Qui le porterait mieux que toi? Il a appartenu jadis à une reine et le voici aujourd'hui entre les mains d'une autre reine.
-Que veux-tu dire? fit la jeune femme, surprise.
-Lolita, la reine du cirque!" répondit Alice.
Bibliothèque verte moderne / Juinl 2007.Une collation a été préparée sous la tente voisine, et lorsque Alice retrouve Lolita, quelques instants après la cérémonie, la jeune femme s'avane vers elle, radieuse. Levant son poignet où brille le bracelet d'or de Lola Flanders, elle dégrafe le fermoir.
"J'ai retrouvé le sixième cheval dans les affaires de mon père, le bracelet est maintenant complet. Il est à toi, Alice, dit-elle. Tiens, reprends-le.
-Non, Lolita, je veux que tu le gardes. Ce sera mon cadeau de mariage. Qui le porterait mieux que toi? Il a appartenu à une reine et le voici aujourd'hui entre les mains d'une autre reine.
-Qu'est ce que tu veux dire? s'étonne la jeune femme.
-Lolita, la reine du cirque!"
"Que veux-tu dire""Qu'est-ce que tu veux dire". Prochaine tradal : "Tu veux dire quoi?"
Plus personne ou presque n'emploie "est-ce que", a fortiori l'inversion, journalistes, hommes politiques, et tant d'autres sur ce blog!
Le parler bébé, comme dirait Michéa;
De même, on n'accorde plus le relatif "lequel" avec son antécédent. Lequel est devenu un neutre. Qu'en pensent les tenants du féminisme grammatical?

retraitée- Neoprof expérimenté
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
Leclochard a écrit: Les écrivains plus anciens échappent à cet essorage: "C'est l'inverse avec la comtesse de Ségur où on met un appareil critique, des notes pour expliquer des comportements incompréhensifs pour le lecteur d'aujourd'hui", expliquait en juillet à Libération Elisabeth Sevin, directrice éditoriale des Bibliothèques Rose et Verte."
Déjà, confondre "incompréhensif" et "incompréhensible", ça me fait marrer!

Carabas- Grand sage
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
Alice Roy achève de s'habiller pour le bal masqué auquel elle était invitée ce soir-là chez les parents de Gloria Hendrick, une ancienne camarade de lycée.
Et, en prime, une faute de concordance des temps ! On transpose le PS en présent de l'indicatif, mais on oublie de transposer le PQP en passé composé, et le ce soir-là me semble lui aussi incorrect (le soir même me semble plus indiqué)
Et, en prime, une faute de concordance des temps ! On transpose le PS en présent de l'indicatif, mais on oublie de transposer le PQP en passé composé, et le ce soir-là me semble lui aussi incorrect (le soir même me semble plus indiqué)

retraitée- Neoprof expérimenté
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
Thrasy, c'est toi qui as réalisé le comparatif de ces extraits ?
_________________
Quis adjuvat ipsos adjutores ?
"Quand on reconnaît une liberté, il faut en faire un droit." (F. de Closets)
En achetant vos livres, cd et dvd à ce lien, vous nous aidez, sans frais, à gérer le forum. Merci !

John- Admin
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
Non, John, j'aurais dû citer ma source, c est un site consacré à Alice Roy, je suis désolé, j attends que l' ordi familial se libere et je mets le lien, en revanche j ai plusieurs éditions des Alice, je confronterai differentes traductions

thrasybule- Esprit sacré
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
Voici le lien, il y a même plein d'autres traductions de 1962 à 2008 avec le texte anglais.
http://www.carolinequine.com/pages/Levolution_des_editions-1625548.html
http://www.carolinequine.com/pages/Levolution_des_editions-1625548.html

thrasybule- Esprit sacré
Re: Que choisir - (janvier 2012) La fin du passé simple dans la littérature jeunesse
Carabas a écrit:Leclochard a écrit: Les écrivains plus anciens échappent à cet essorage: "C'est l'inverse avec la comtesse de Ségur où on met un appareil critique, des notes pour expliquer des comportements incompréhensifs pour le lecteur d'aujourd'hui", expliquait en juillet à Libération Elisabeth Sevin, directrice éditoriale des Bibliothèques Rose et Verte."
Déjà, confondre "incompréhensif" et "incompréhensible", ça me fait marrer!
+1!
Etant chez mes parents pour Noël, j'ai comparé hier soir la première page du Club des cinq en embuscade de mon enfance avec le même titre d'une nouvelle édition (qu'on m'a prêtée je précise!), et je suis effarée. Non seulement tout est effectivement réécrit dans le systèeme du présent, mais les phrases sont simplifiées, les tournures réécrites de manière oralisée...Je n'ai comparé que deux pages et me suis arrêtée là, c'est édifiant. Je suis vraiment contente d'avoir conservé précieusement mes livres d'enfant, jamais mes filles ne liront les nouvelles éditions (elles n'en ont pas encore l'âge...)! C'est déplorable que des gens réécrivent ces oeuvres en les appauvrissant à ce point, je suis vraiment scandalisée et le ferai savoir autour de moi. Le pire, c'est que ces oeuvres sont en quelque sorte des références pour les parents d'aujourd'hui qui, j'en ai bien peur, ne savent pas que des modifications ont été faites.

blanche- Fidèle du forum
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