Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
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Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
Voilà, avec la nouvelle année vient son lot de remises en question...
Depuis 2003, je suis en poste fixe dans un collège tranquille (même s'il l'est de moins en moins), seule LC de mon bahut, dans un petit appart qui au fil du temps a rétréci à cause d'une génération quasi spontanée de livres
. Ma vie ronronne, culturellement je m'emmerde dans mon trou de verdure bressan, mais j'y ai des amis, et un rythme de vie plutôt serein (entre 7 et 15 minutes pour aller bosser, supermarché à 5 minutes, pareil pour le centre ville, air relativement sain).
Et là, je me demande si je n'ai pas besoin de changer tout ça pour retrouver un souffle que j'ai la douloureuse certitude d'avoir perdu, et pour élargir aussi mon champ des possibles en terme de rencontre amoureuse.
J'envisage donc, peut-être, de quitter ce poste, cette ville, pour aller vers Lyon. Mon meilleur ami, prof en collège à lyon, m'a conseillé le cas échéant de ne pas me cantonner aux vœux collège.
Mais voilà...le lycée a bien changé depuis mon année de stage (où je n'avais que du français, et en seconde!), et la charge de travail pour tout découvrir, créer les cours, corriger les copies m'effraie... sans compter que je suis loin d'avoir la culture littéraire et les connaissances que possèdent de nombreux néos enseignant en lycée (si si, je vous assure!). Et puis je veux un établissement où il y aurait du grec, parce que l'idée de quitter le grec que j'enseigne depuis bientôt 9 ans en collège me déprime déjà...même si je n'ai pas du grec en arrivant, ce qui compte c'est la possibilité de l'enseigner au moins, même en alternant chaque année avec une autre collègue. Et puis je n'ai aucune idée de ce à quoi ressemblent les épreuves de bac, ni du type d'évals qu'on fait au lycée aujourd'hui...bref, je rame rien que d'y penser.Et puis si je n'ai ni HSA, ni fonction de PP, je n'aurai "que" 1890€ de salaire en gros, et ça me paraît juste pour améliorer mes conditions de logement à lyon, c'est à dire passer de mon F2 à un F3 pour enfin avoir un bureau et ne plus dormir dans mes livres, tout en étant proche du centre pour vraiment profiter de la ville...
Et, last but not least, je n'ai que 182 points à l'intra.
D'autres néos ont-ils un parcours ressemblant à ces projets? Vivre bien à Lyon en célib avec ce salaire, c'est possible? Passer du collège au lycée aujourd'hui, on y survit? Y a-t-il des collèges ou lycées que vous connaissez où on enseigne le grec? Quels seraient ceux à éviter (parce qu'on y supprime des postes pour baisse d'effectif par exemple...)? Peut-on obtenir un poste à Lyon intra muros avec 182 points? (je compte demander les barres de l'intra à mon syndicat, mais si vous avez des infos, je vous écoute!)
Je sais, ça fait beaucoup de questions...mais les muts, c'est pas très loin et j'ai besoin de temps pour réfléchir.
Depuis 2003, je suis en poste fixe dans un collège tranquille (même s'il l'est de moins en moins), seule LC de mon bahut, dans un petit appart qui au fil du temps a rétréci à cause d'une génération quasi spontanée de livres
Et là, je me demande si je n'ai pas besoin de changer tout ça pour retrouver un souffle que j'ai la douloureuse certitude d'avoir perdu, et pour élargir aussi mon champ des possibles en terme de rencontre amoureuse.
J'envisage donc, peut-être, de quitter ce poste, cette ville, pour aller vers Lyon. Mon meilleur ami, prof en collège à lyon, m'a conseillé le cas échéant de ne pas me cantonner aux vœux collège.
Mais voilà...le lycée a bien changé depuis mon année de stage (où je n'avais que du français, et en seconde!), et la charge de travail pour tout découvrir, créer les cours, corriger les copies m'effraie... sans compter que je suis loin d'avoir la culture littéraire et les connaissances que possèdent de nombreux néos enseignant en lycée (si si, je vous assure!). Et puis je veux un établissement où il y aurait du grec, parce que l'idée de quitter le grec que j'enseigne depuis bientôt 9 ans en collège me déprime déjà...même si je n'ai pas du grec en arrivant, ce qui compte c'est la possibilité de l'enseigner au moins, même en alternant chaque année avec une autre collègue. Et puis je n'ai aucune idée de ce à quoi ressemblent les épreuves de bac, ni du type d'évals qu'on fait au lycée aujourd'hui...bref, je rame rien que d'y penser.Et puis si je n'ai ni HSA, ni fonction de PP, je n'aurai "que" 1890€ de salaire en gros, et ça me paraît juste pour améliorer mes conditions de logement à lyon, c'est à dire passer de mon F2 à un F3 pour enfin avoir un bureau et ne plus dormir dans mes livres, tout en étant proche du centre pour vraiment profiter de la ville...
Et, last but not least, je n'ai que 182 points à l'intra.
D'autres néos ont-ils un parcours ressemblant à ces projets? Vivre bien à Lyon en célib avec ce salaire, c'est possible? Passer du collège au lycée aujourd'hui, on y survit? Y a-t-il des collèges ou lycées que vous connaissez où on enseigne le grec? Quels seraient ceux à éviter (parce qu'on y supprime des postes pour baisse d'effectif par exemple...)? Peut-on obtenir un poste à Lyon intra muros avec 182 points? (je compte demander les barres de l'intra à mon syndicat, mais si vous avez des infos, je vous écoute!)
Je sais, ça fait beaucoup de questions...mais les muts, c'est pas très loin et j'ai besoin de temps pour réfléchir.

Audrey- Bon génie
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
Juste sur la question du passage du collège au lycée, cela ne me paraît pas si dantesque que tu sembles le craindre.
J'ai enseigné toutes mes premières années en collège (environ 8ans comme toi), alors qu'étant, agrégée, je rêvais de lycée (mais vadrouillant beaucoup, je perdais mes points et la démographie créait encore des besoins supérieurs en collège), puis avais fini par me faire une raison et même apprécier mon travail dans ces classes.
Quand j'ai enfin obtenu un poste en lycée, j'ai certes dû travailler mes cours en repartant un peu de zéro, mais cet aspect là fut plutôt un vrai plaisir: j'avais l'impression de pouvoir enfin faire plus de "vraie" littérature avec l'étude de texte au centre du travail...(et évidemment mes premiers cours n'étaient pas adaptés aux lycéens, beaucoup trop magistraux et exigeants! comme si j'avais zappé, enivrée par les programmes, que les secondes en particulier ne sont que jamais des sortants de troisième
).
Il m'a fallu du temps (et ce n'est pas fini) pour trouver à combiner ce que je voyais d'important à étudier dans un texte notamment, ou ma conception d'un sujet de type bac bien ficelé, et ce que je devais en faire pour que cela reste accessible à des élèves de seconde ou de première.
Donc, c'est un premier point dans les adaptations à envisager, mais c'est de loin le plus enrichissant je pense!
Par contre la correction des copies, oui, c'est vraiment un saut quantitatif, sans forcément y trouver une qualité, surtout d'expression écrite, qui le compense: objectivement, c'est l'aspect le plus ingrat et éreintant de ces niveaux à mon avis! Mais, bon, on y parvient bien sûr, mais au prix d'une organisation plus contraignante (ne pas donner un devoir surprise sur un coup de tête trop souvent à une classe de 34 secondes: on s'en mord les doigts ensuite, vécu!)
Pour tes autres questions, je n'ai pas d'éléments de réponse, et le fait que tu sois en LC change la donne par rapport à moi: mais le changement de niveaux de classes, franchement ça me paraît très gérable. Un été un peu plus laborieux, une bonne organisation dès septembre, un appui sur les manuels et annales au début (après c'est un plaisir de créer ses séquences, sujets...) et en trois à six mois, on est dans le bain.
Je me demande souvent si j'aimerais retourner un peu en collège: j'y regrette plus de liberté dans mon organisation de l'année, de la 6ème à la 4ème, car pas d'examen-couperet (la 1ère, c'est toujours speed et frustrant du coup), la satisfaction des copies corrigées par dizaines en effet, une certaine fraîcheur des échanges avec les "petits", mais aurais du mal à retrouver les problèmes de comportements (présents au lycée mais différents: c'est globalement moins bruyant je pense),le manque d'autonomie des élèves...
J'ai enseigné toutes mes premières années en collège (environ 8ans comme toi), alors qu'étant, agrégée, je rêvais de lycée (mais vadrouillant beaucoup, je perdais mes points et la démographie créait encore des besoins supérieurs en collège), puis avais fini par me faire une raison et même apprécier mon travail dans ces classes.
Quand j'ai enfin obtenu un poste en lycée, j'ai certes dû travailler mes cours en repartant un peu de zéro, mais cet aspect là fut plutôt un vrai plaisir: j'avais l'impression de pouvoir enfin faire plus de "vraie" littérature avec l'étude de texte au centre du travail...(et évidemment mes premiers cours n'étaient pas adaptés aux lycéens, beaucoup trop magistraux et exigeants! comme si j'avais zappé, enivrée par les programmes, que les secondes en particulier ne sont que jamais des sortants de troisième
Il m'a fallu du temps (et ce n'est pas fini) pour trouver à combiner ce que je voyais d'important à étudier dans un texte notamment, ou ma conception d'un sujet de type bac bien ficelé, et ce que je devais en faire pour que cela reste accessible à des élèves de seconde ou de première.
Donc, c'est un premier point dans les adaptations à envisager, mais c'est de loin le plus enrichissant je pense!
Par contre la correction des copies, oui, c'est vraiment un saut quantitatif, sans forcément y trouver une qualité, surtout d'expression écrite, qui le compense: objectivement, c'est l'aspect le plus ingrat et éreintant de ces niveaux à mon avis! Mais, bon, on y parvient bien sûr, mais au prix d'une organisation plus contraignante (ne pas donner un devoir surprise sur un coup de tête trop souvent à une classe de 34 secondes: on s'en mord les doigts ensuite, vécu!)
Pour tes autres questions, je n'ai pas d'éléments de réponse, et le fait que tu sois en LC change la donne par rapport à moi: mais le changement de niveaux de classes, franchement ça me paraît très gérable. Un été un peu plus laborieux, une bonne organisation dès septembre, un appui sur les manuels et annales au début (après c'est un plaisir de créer ses séquences, sujets...) et en trois à six mois, on est dans le bain.
Je me demande souvent si j'aimerais retourner un peu en collège: j'y regrette plus de liberté dans mon organisation de l'année, de la 6ème à la 4ème, car pas d'examen-couperet (la 1ère, c'est toujours speed et frustrant du coup), la satisfaction des copies corrigées par dizaines en effet, une certaine fraîcheur des échanges avec les "petits", mais aurais du mal à retrouver les problèmes de comportements (présents au lycée mais différents: c'est globalement moins bruyant je pense),le manque d'autonomie des élèves...

illizia- Expert
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
Merci beaucoup Illizia!
J'aurai plus de mal que toi à m'adapter au rythme et au contenu, je pense... je ne suis qu'un amas de lacunes, et j'ai pu le constater lors de la prépa agreg au PAF en entendant mes collègues de lycée parler...
Et j'ai un souci majeur d'organisation, alors il faudrait vraiment que je devienne plus rigoureuse sur mon rythme de travail.
Pour la différence de public, j'adore la spontanéité et la fraîcheur du collège, et il vrai qu'un peu plus de calme et d'autonomie me plairait bien, mais je pense que beaucoup de lycéens sont encore proches des collégiens, pour ce que mes collègues en lycée m'en disent, et ce, jusqu'en 1ère sans problème! lol
J'aurai plus de mal que toi à m'adapter au rythme et au contenu, je pense... je ne suis qu'un amas de lacunes, et j'ai pu le constater lors de la prépa agreg au PAF en entendant mes collègues de lycée parler...
Et j'ai un souci majeur d'organisation, alors il faudrait vraiment que je devienne plus rigoureuse sur mon rythme de travail.
Pour la différence de public, j'adore la spontanéité et la fraîcheur du collège, et il vrai qu'un peu plus de calme et d'autonomie me plairait bien, mais je pense que beaucoup de lycéens sont encore proches des collégiens, pour ce que mes collègues en lycée m'en disent, et ce, jusqu'en 1ère sans problème! lol

Audrey- Bon génie
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
A mon avis, le passage du collège au lycée ne serait pas gênant : les secondes sont juste de grands troisièmes, dans le comportement comme dans le niveau de réflexion. Ca n'a rien de blâmable : c'est simplement la réalité.
Je ne peux pas répondre non plus pour les autres questions, mais je dirais que tu n'as pas à t'en faire pour le saut collège - lycée.
Je ne peux pas répondre non plus pour les autres questions, mais je dirais que tu n'as pas à t'en faire pour le saut collège - lycée.
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John- Admin
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
Ce ne sont pas les secondes qui m'inquiètent le plus en terme de tenue de classe et de prep de cours...LOL

Audrey- Bon génie
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
Lyon intra-muros, c'est cher au niveau des loyers. (Je suis originaire de Lyon.) Même la banlieue de Lyon devient chère, je trouve. Fais un petit tour sur les sites d'annonces en ligne pour te faire une idée...

yoaken- Niveau 5
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
On t'aidera pour les cours de LC si tu mènes ton projet à bien. Les cours sont un peu plus longs à préparer qu'en collège en Terminale, bien entendu, mais c'est aussi plus intéressant.

Kilmeny- Sage
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
Audrey a écrit:Voilà, avec la nouvelle année vient son lot de remises en question...
Depuis 2003, je suis en poste fixe dans un collège tranquille (même s'il l'est de moins en moins), seule LC de mon bahut, dans un petit appart qui au fil du temps a rétréci à cause d'une génération quasi spontanée de livres. Ma vie ronronne, culturellement je m'emmerde dans mon trou de verdure bressan, mais j'y ai des amis, et un rythme de vie plutôt serein (entre 7 et 15 minutes pour aller bosser, supermarché à 5 minutes, pareil pour le centre ville, air relativement sain).
Et là, je me demande si je n'ai pas besoin de changer tout ça pour retrouver un souffle que j'ai la douloureuse certitude d'avoir perdu, et pour élargir aussi mon champ des possibles en terme de rencontre amoureuse.
Pour tout ce que tu dis là même si tu es pas mal tu ronronnes, donc je conseillerais la mutation : ça fait du bien de changer d'air. Que ce soit à titre personnel et professionnel.
J'envisage donc, peut-être, de quitter ce poste, cette ville, pour aller vers Lyon. Mon meilleur ami, prof en collège à lyon, m'a conseillé le cas échéant de ne pas me cantonner aux vœux collège.
Tu as un poste dans l'académie donc tu n'es pas soumise à la procédure d'extension des voeux. Tu n'as pas non plus de bonifications familiales, tu n'es donc pas tenue de faire des voeux larges pour en bénéficier avec le risque de te retrouver dans le collège le plus difficile de la banlieue : tu peux donc te permettre d'être très sélective dans ta formulation des voeux, tu ne cibles que des établissements précis qui te conviennent : ça passe ou pas, au pire tu n'as pas ta mut cette année, tu restes où tu es et tu recommences l'an prochain.
Attention quand même aux postes à complément de service : l'administration affiche des postes vacants qui semblent tentants mais ne précise pas les CS, les collègues les découvrent une fois mutés.
Je ne sais pas comment ça se passe à Lyon mais ici les postes à CS, qui passent au mouvement ou pas, sont affichés quelque temps seulement sur le site du rectorat, il faut les guetter.
Mais voilà...le lycée a bien changé depuis mon année de stage (où je n'avais que du français, et en seconde!), et la charge de travail pour tout découvrir, créer les cours, corriger les copies m'effraie... sans compter que je suis loin d'avoir la culture littéraire et les connaissances que possèdent de nombreux néos enseignant en lycée (si si, je vous assure!). Et puis je veux un établissement où il y aurait du grec, parce que l'idée de quitter le grec que j'enseigne depuis bientôt 9 ans en collège me déprime déjà...même si je n'ai pas du grec en arrivant, ce qui compte c'est la possibilité de l'enseigner au moins, même en alternant chaque année avec une autre collègue. Et puis je n'ai aucune idée de ce à quoi ressemblent les épreuves de bac, ni du type d'évals qu'on fait au lycée aujourd'hui...bref, je rame rien que d'y penser.Et puis si je n'ai ni HSA, ni fonction de PP, je n'aurai "que" 1890€ de salaire en gros, et ça me paraît juste pour améliorer mes conditions de logement à lyon, c'est à dire passer de mon F2 à un F3 pour enfin avoir un bureau et ne plus dormir dans mes livres, tout en étant proche du centre pour vraiment profiter de la ville...
Et, last but not least, je n'ai que 182 points à l'intra.
D'autres néos ont-ils un parcours ressemblant à ces projets? Vivre bien à Lyon en célib avec ce salaire, c'est possible? Passer du collège au lycée aujourd'hui, on y survit? Y a-t-il des collèges ou lycées que vous connaissez où on enseigne le grec? Quels seraient ceux à éviter (parce qu'on y supprime des postes pour baisse d'effectif par exemple...)? Peut-on obtenir un poste à Lyon intra muros avec 182 points? (je compte demander les barres de l'intra à mon syndicat, mais si vous avez des infos, je vous écoute!)
Les barres c'est une chose, c'est la réalité d'une situation une année donnée. Ça peut changer considérablement d'une année sur l'autre, il suffit parfois de trois/quatre départs en retraite dans une discipline donnée pour faire un appel d'air. A contrario pas de départ en retraite et postes bloqués pour des stagiaires et le barres grimpent considérablement.
Je sais, ça fait beaucoup de questions...mais les muts, c'est pas très loin et j'ai besoin de temps pour réfléchir.
Bonne réflexion alors.

Daphné- Devin
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
En toute honnêteté, la 1ère fois que je suis passée en lycée (en milieu d'année, ça joue), j'ai vraiment galéré pour le rythme de travail. Je passais un temps fou dans les copies et dans les préparations de cours. je me suis vite rendu compte que le problème, c'était moi: trop d'exigences envers eux et moi mais heureusement, je suis tombée sur des gamins ouverts (à Vénissieux pourtant) qui ont aimé ramer dur... Mais y'a quand même un gouffre sur les 1ères années (je ne commence à être à l'aise que cette année, cadrant mieux le niveau des élèves, forçant la marche quand même, connaissant mieux le programme avec la réforme, etc).
Pour le latin, c'est tellement plus épanouissant en lycée!!!! S'il est agréable de motiver les élèves en collège, c'est une toute autre dimension en lycée où vraiment le plaisir de la trdauction, de la littérature se dévoile. Et je peux même dire la même chose en français.
Après, pour les questions de logement, il y a possibilité. Mais il ne faut pas être trop exigeant. Lyon intra-muros en termes de loyer, si tu veux ne pas avoir trop cher en plein centre, il faut accepter des 5èmes étage sans ascenceur avec des tailles de pièces parfois étranges, etc. Mais il y a des moyens sur Carnot, Perrache et même Lyon 5 ou Croix-Rousse. mais ce sont des coins qui craignent un peu la nuit. Mais réputés tout de même pour leur hospitalité façon petite ville.
Pour les étab' et le grec, je ne peux rien dire, d'autant que je connais mieux les étab' privés que les publics.
Pour le latin, c'est tellement plus épanouissant en lycée!!!! S'il est agréable de motiver les élèves en collège, c'est une toute autre dimension en lycée où vraiment le plaisir de la trdauction, de la littérature se dévoile. Et je peux même dire la même chose en français.
Après, pour les questions de logement, il y a possibilité. Mais il ne faut pas être trop exigeant. Lyon intra-muros en termes de loyer, si tu veux ne pas avoir trop cher en plein centre, il faut accepter des 5èmes étage sans ascenceur avec des tailles de pièces parfois étranges, etc. Mais il y a des moyens sur Carnot, Perrache et même Lyon 5 ou Croix-Rousse. mais ce sont des coins qui craignent un peu la nuit. Mais réputés tout de même pour leur hospitalité façon petite ville.
Pour les étab' et le grec, je ne peux rien dire, d'autant que je connais mieux les étab' privés que les publics.

Nell- Bon génie
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
Le problème dans mon lycée c'est que dans l'équipe de lettres les 3/4 des professeurs sont LC, donc dans le gâteau latin-grec les parts sont toutes petites...
Il y a aussi les collègues qui considèrent que telle classe leur est due...
Il y a aussi les collègues qui considèrent que telle classe leur est due...
Oudemia- Niveau 9
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
Je ne pourrais que te conseiller de demander ta mutation pour le lycée. C'est ce que j'ai fait l'an dernier et j'en suis ravie. Pour ma part, j'étais dans un collège difficile (avec les 6ème et 5ème c'était encore gérable mais les 4ème et 3ème étaient
) et j'avais l'impression d'avoir perdu toutes mes connaissances. J'avais peur de muter au lycée. Eh bien, en travaillant les connaissances reviennent vite! D'autant plus, qu'avec internet, tu gagnes du temps.
Moi aussi, j'ai effectué mon stage en lycée et quand je vois ce que je faisais à mes lycéens l'année de stage et ce que je fais aujourd'hui, le collège m'a appris à me mettre à la portée des élèves! L'année de stage, j'avais eu beaucoup de problèmes à enseigner le latin à une classe de seconde. Aujourd'hui, je sais ce que je peux attendre d'eux. La connaissance des programmes de collège et l'expérience des classes sont donc un avantage considérable.
Autre point qui pourrait te convaincre: tu rêves de réussir l'agrégation. Moi, au collège je n'avais pas le courage de la préparer, je me sentais nulle. Cette année, j'ai décidé de m'inscrire pour la session 2012. Je suis plus motivée et plus sûre de moi.
Autre point, au collège dans la cour, dans les couloirs, j'entendais toujours des insultes entre les élèves et à la récréation, il y avait un bruit phénoménal. Pas un jour, sans "baston". Cette année (et pourtant je ne suis pas dans un très bon lycée): aucune violence!
Enfin, concernant les collègues, où je suis il y a moins de concurrence. Au collège, vu qu'il n'y avait que deux classes par niveau qui tenaient la route, les collègues se bouffaient le nez pour les avoir quitte à proposer des projets farfelus.
Au lycée où j'ai été mutée l'atmosphère est plus légère: moins de cancans et plus de projets d'équipe auxquels tous les volontaires peuvent participer (à la rentrée, un écrivain vient échanger avec les élèves, la collègue en charge du projet a demandé à chacun si on voulait inscrire une classe ou non).
On ne choisit pas ses classes juste ses niveaux en accord avec les collègues.
Bon après tout n'est pas rose: j'ai dû me battre pour enseigner le latin car les langues anciennes sont plus malmenées au lycée qu'au collège! Et je n'enseigne pas le grec ( d'ailleurs je ne l'ai jamais enseigné mais l'an prochain, une section grec ouvre au collège du coin donc j'ai bon espoir de pouvoir un jour l'enseigner).
Bonne réflexion (i faut savoir aller de l'avant sous peine de s'encroûter)
Moi aussi, j'ai effectué mon stage en lycée et quand je vois ce que je faisais à mes lycéens l'année de stage et ce que je fais aujourd'hui, le collège m'a appris à me mettre à la portée des élèves! L'année de stage, j'avais eu beaucoup de problèmes à enseigner le latin à une classe de seconde. Aujourd'hui, je sais ce que je peux attendre d'eux. La connaissance des programmes de collège et l'expérience des classes sont donc un avantage considérable.
Autre point qui pourrait te convaincre: tu rêves de réussir l'agrégation. Moi, au collège je n'avais pas le courage de la préparer, je me sentais nulle. Cette année, j'ai décidé de m'inscrire pour la session 2012. Je suis plus motivée et plus sûre de moi.
Autre point, au collège dans la cour, dans les couloirs, j'entendais toujours des insultes entre les élèves et à la récréation, il y avait un bruit phénoménal. Pas un jour, sans "baston". Cette année (et pourtant je ne suis pas dans un très bon lycée): aucune violence!
Enfin, concernant les collègues, où je suis il y a moins de concurrence. Au collège, vu qu'il n'y avait que deux classes par niveau qui tenaient la route, les collègues se bouffaient le nez pour les avoir quitte à proposer des projets farfelus.
Au lycée où j'ai été mutée l'atmosphère est plus légère: moins de cancans et plus de projets d'équipe auxquels tous les volontaires peuvent participer (à la rentrée, un écrivain vient échanger avec les élèves, la collègue en charge du projet a demandé à chacun si on voulait inscrire une classe ou non).
On ne choisit pas ses classes juste ses niveaux en accord avec les collègues.
Bon après tout n'est pas rose: j'ai dû me battre pour enseigner le latin car les langues anciennes sont plus malmenées au lycée qu'au collège! Et je n'enseigne pas le grec ( d'ailleurs je ne l'ai jamais enseigné mais l'an prochain, une section grec ouvre au collège du coin donc j'ai bon espoir de pouvoir un jour l'enseigner).
Bonne réflexion (i faut savoir aller de l'avant sous peine de s'encroûter)
Virginie- Niveau 6
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
Oui, par contre, pour les copies c'est la galère. Cinq copies par heure!35 élèves par classe alors qu'en collège, en 2h tu as corrigé un paquet.
Mais comme je suis LC, je n'ai que deux classes en français et j'ai demandé cette année à n'avoir qu'un niveau en français car j'ai tous les niveaux en latin (je suis la seule LC du lycée).
Mais comme je suis LC, je n'ai que deux classes en français et j'ai demandé cette année à n'avoir qu'un niveau en français car j'ai tous les niveaux en latin (je suis la seule LC du lycée).
Virginie- Niveau 6
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
illizia a écrit:Juste sur la question du passage du collège au lycée, cela ne me paraît pas si dantesque que tu sembles le craindre.
J'ai enseigné toutes mes premières années en collège (environ 8ans comme toi), alors qu'étant, agrégée, je rêvais de lycée (mais vadrouillant beaucoup, je perdais mes points et la démographie créait encore des besoins supérieurs en collège), puis avais fini par me faire une raison et même apprécier mon travail dans ces classes.
Quand j'ai enfin obtenu un poste en lycée, j'ai certes dû travailler mes cours en repartant un peu de zéro, mais cet aspect là fut plutôt un vrai plaisir: j'avais l'impression de pouvoir enfin faire plus de "vraie" littérature avec l'étude de texte au centre du travail...(et évidemment mes premiers cours n'étaient pas adaptés aux lycéens, beaucoup trop magistraux et exigeants! comme si j'avais zappé, enivrée par les programmes, que les secondes en particulier ne sont que jamais des sortants de troisième).
Il m'a fallu du temps (et ce n'est pas fini) pour trouver à combiner ce que je voyais d'important à étudier dans un texte notamment, ou ma conception d'un sujet de type bac bien ficelé, et ce que je devais en faire pour que cela reste accessible à des élèves de seconde ou de première.
Donc, c'est un premier point dans les adaptations à envisager, mais c'est de loin le plus enrichissant je pense!
Par contre la correction des copies, oui, c'est vraiment un saut quantitatif, sans forcément y trouver une qualité, surtout d'expression écrite, qui le compense: objectivement, c'est l'aspect le plus ingrat et éreintant de ces niveaux à mon avis! Mais, bon, on y parvient bien sûr, mais au prix d'une organisation plus contraignante (ne pas donner un devoir surprise sur un coup de tête trop souvent à une classe de 34 secondes: on s'en mord les doigts ensuite, vécu!)
Pour tes autres questions, je n'ai pas d'éléments de réponse, et le fait que tu sois en LC change la donne par rapport à moi: mais le changement de niveaux de classes, franchement ça me paraît très gérable. Un été un peu plus laborieux, une bonne organisation dès septembre, un appui sur les manuels et annales au début (après c'est un plaisir de créer ses séquences, sujets...) et en trois à six mois, on est dans le bain.
Je me demande souvent si j'aimerais retourner un peu en collège: j'y regrette plus de liberté dans mon organisation de l'année, de la 6ème à la 4ème, car pas d'examen-couperet (la 1ère, c'est toujours speed et frustrant du coup), la satisfaction des copies corrigées par dizaines en effet, une certaine fraîcheur des échanges avec les "petits", mais aurais du mal à retrouver les problèmes de comportements (présents au lycée mais différents: c'est globalement moins bruyant je pense),le manque d'autonomie des élèves...
Fait une fois cette année...mais pas deux. Je ne sais pas qui était le plus puni d'eux ou de moi

Mehitabel- Niveau 10
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
Tout d'abord, je te rassure sur tes éventuelles lacunes: elles ne sont rien par rapport à celles des élèves ! J'ai fait mon stage en collège l'an dernier et cette année je suis à la fois au collège et au lycée. Je trouve que la différence de niveau entre collège et lycée se situe plutôt sur le papier, au niveau des exigences, que chez les élèves.
C'est en l'occurrence ce que je trouve compliqué au lycée (plus encore qu'au collège, mais ce n'est que mon impression personnelle): jongler avec le niveau réel des élèves et ce que nous sommes supposés leur faire faire et leur enseigner. Bref, il faut un temps d'adaptation pendant lequel construire un cours prend plus de temps.
Pour les copies: la correction est effectivement plus fastidieuse mais on fait un peu moins d'évaluations qu'en collège.
Pour le logement à Lyon intra-muros, je serais plutôt optimiste. Certes les logements sont chers mais il est possible de trouver un 3 pièces correct en ville (j'ai un ami prof contractuel qui loue un 3 pièces tout à fait correct vers Sans-souci). En plus, tu as la chance d'avoir quelqu'un sur place pour éventuellement t'héberger pendant tes recherches. Franchement, c'est faisable.
C'est en l'occurrence ce que je trouve compliqué au lycée (plus encore qu'au collège, mais ce n'est que mon impression personnelle): jongler avec le niveau réel des élèves et ce que nous sommes supposés leur faire faire et leur enseigner. Bref, il faut un temps d'adaptation pendant lequel construire un cours prend plus de temps.
Pour les copies: la correction est effectivement plus fastidieuse mais on fait un peu moins d'évaluations qu'en collège.
Pour le logement à Lyon intra-muros, je serais plutôt optimiste. Certes les logements sont chers mais il est possible de trouver un 3 pièces correct en ville (j'ai un ami prof contractuel qui loue un 3 pièces tout à fait correct vers Sans-souci). En plus, tu as la chance d'avoir quelqu'un sur place pour éventuellement t'héberger pendant tes recherches. Franchement, c'est faisable.

Nuits- Niveau 10
Re: Grosses interrogations: quitter le collège pour le lycée (poste LC)? Passer de Beurkville à Lyon?
La seule chose qui me ferait peur dans ton projet, c'est le fait d'être la dernière arrivée: en ces temps de suppressions de postes, c'est risqué.
cath5660- Esprit éclairé
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