Les jeunes lisent...

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Les jeunes lisent...

Message par Palou le Lun 2 Jan 2012 - 19:30

l’occasion du Salon du livre de jeunesse de Montreuil sont publiées les traditionnelles statistiques dont le seul but est de nous dire que tout va bien, et qu’il faut se méfier des « idées reçues » (entendez : les vérités qui dérangent). Donc, les journaux télévisés l’ont hier proclamé triomphalement : contrairement à ce qu’on croit, les jeunes lisent beaucoup. 70% des 8-10 ans lisent régulièrement, 50% des 11-13 ans et 40% des 14-16 ans également.

Mais pourquoi diable s’alarmer, puisque tout va si bien ? Et le reportage de France 2 de nous présenter une sympathique fratrie illustrant ces statistiques. Ah, certes, nous dit le journaliste, ils ne lisent pas de classiques. Et d’ailleurs, le frère aîné, environ 15 ans, ne lit rien du tout, cramponné qu’il est à sa Nintendo DS. La deuxième, 12 ou 13 ans, lit… des mangas. Et visiblement, elle ne choisit pas les plus loquaces puisque l’album qu’elle tient entre ses mains est ouvert sur une page où les dessins ne sont ponctués que de trois ou quatre mots dispersés. Elle préfère, dit-elle à la caméra « voir les personnages ». La petite dernière est la seule à lire des romans. De littérature de jeunesse, bien sûr. Adorateurs de Pagnol ou Daudet, passez votre chemin. Et le commentateur de poursuivre, en insistant une fois encore : les jeunes lisent des « livres ». Certes, ce ne sont pas les mêmes que leurs parents, mais ils bénéficient de tant de « nouveaux supports »…

Il y a déjà quelques temps qu’une telle escroquerie intellectuelle est pratiquée. Elle permet notamment de proclamer chaque année que l’édition se porte bien puisque les « ventes de livres » augmentent. En effet, on y inclut les bandes dessinées. L’auteur de ces lignes se souvient d’ailleurs d’avoir assisté il y a cinq ans, lors d’un reportage dans un IUFM, à l’un de ces séminaires de formation qui faisaient tout le merveilleux de ces belles institutions. Devant une formatrice bienveillante et ravie, une stagiaire documentaliste résumait les avancées de son travail de recherche en vue d’un mémoire sur les « pratiques de lecture des élèves de sixième ». Où il apparaissait que les filles lisaient plus que les garçons, et que le livre le plus emprunté par les filles au CDI du collège était Harry Potter, alors que le livre le plus emprunté par les garçons était Titeuf. Personne pour s’étonner qu’une documentaliste puisse considérer Titeuf comme un « livre », et moins encore pour s’affliger qu’il fasse partie du catalogue d’une bibliothèque de collège.

Qu’on ne se méprenne pas. Il ne s’agit pas de dévaloriser la bande dessinée ou d’en nier le caractère créatif et artistique (je suis, pour ma part, grande lectrice d’Hugo Pratt, autant que de Fred ou Gotlib, ou encore François Bourgeon). Mais la bande dessinée n’a nul besoin de mensonge pour exister et pour se voir reconnue. Une bande dessinée n’est pas un livre parce qu’elle ne met pas en jeu les mêmes processus mentaux dans le cerveau de celui qui la lit. Et les phrases morcelées (même quand elles sont superbes de poésie) qui répondent aux images ne nécessitent pas de développer une capacité d’abstraction appuyée sur un élan continu. D’autant, bien sûr, que ces jeunes gens ne lisent ni Corto Maltese ni Alix (qui leur constituerait pourtant une solide culture antique), mais bien plutôt des mangas japonais, caractérisés par leur peu de dialogues.

Prétendre, donc, que la bande dessinée est un premier pas vers la lecture est tout bonnement faux. Encore une fois, il s’agit de deux activités de nature différente. Et l’on se demande bien, si tel n’était pas le cas, pourquoi la République se serait donné la peine d’ouvrir des écoles, alors que, depuis le Moyen-Âge, les masses analphabètes avaient à leur disposition, pour « lire », la tapisserie de Bayeux ou les vitraux de Chartres.

La littérature de jeunesse pose un autre problème. Lire Harry Potter ou l’un de ses nombreux avatars, ou même ces livres improbables que des professeurs prescrivent en 6ème ou en 5ème, c’est bel et bien lire. Mais l’histoire qu’on lit et les mots qui la racontent sont ceux de l’enfance et de l’adolescence. C’est justement pour cela que ces ouvrages attirent tant les jeunes : on leur y parle du seul sujet qui les intéresse, eux-mêmes.

Une littérature de jeunesse, bien sûr, a très tôt existé. Mais elle était écrite dans un langage qui était proche de celui des adultes, et les histoires véritablement enfantines, comme celles de la comtesse de Ségur étaient destinées à des petits de sept ou huit ou ans, guère plus. Passé ce délai, on lisait des livres destinés aux adultes, mais accessibles, de Kipling à Dumas.

La littérature de jeunesse court toujours le risque, par delà quelques réussites magnifiques, et quelques authentiques chefs d’œuvres, de n’être qu’une occasion de plus pour les adultes de renoncer à leur rôle de passeurs, qui consiste à faire don aux jeunes générations des références et des récits qu’ils ont eux-mêmes hérités de leurs pères. Chacun ses lectures, chacun ses références, et la transmission s’arrête ; les jeunes jamais ne s’approprieront le monde. Passée l’adolescence, ces jeunes ne lisent plus, ou restent à jamais figés dans la distraction régressive de l’« heroïc fantasy ». Mais les livres qui leur parlent de l’Homme, de la société, du réel, ils ne les ouvriront jamais.

Ce constat éclate aux yeux de quiconque regarde honnêtement autour de lui. Mais il est plus rassurant de se répéter à l’envi que, si, si, bien sûr, « les jeunes lisent des livres ». Histoire d’oublier un instant notre responsabilité d’adultes dans cet enprisonnement mental de nos enfants. Le 1er juin 1885, plus d’un million de personnes accompagnaient la dépouille de Victor Hugo vers le tombeau des grands hommes. Le peuple de France était là, car le peuple l’avait lu. Combien seraient-ils aujourd’hui ? Bien moins, sans doute, que les foules pleurant Michael Jackson.



PS: Pour ceux qui souhaiteraient guider leurs enfants à travers les livres, les éditions Terra Mare et la Fondation pour l'école ont publié un petit ouvrage intitulé: La bibliothèque idéale: Que lire de 5 à 11 ans? Le Fondation pour l'école milite pour les écoles hors contrat et le chèque éducation, ce qui va radicalement à l'encontre des choix de ce blog. Pour autant, elle s'appuie sur une conception de l'instruction qui fait de ce petit ouvrage une mine de bonnes idées. Contes oubliés de Tolstoï ou de Ionesco, mais aussi littérature de jeunesse et bandes dessinées devenues classiques, tous les goûts se retrouvent. Le catholocisme revendiqué par la Fondation explique aussi les quelques chapitres de littérature religieuse. Les athées, agnostiques et adorateurs d'autres dieux peuvent évidemment ignorer ces quelques pages... La question de savoir si se procurer ce livre risquerait de contribuer au financement d'une association dont on réprouve les options politiques est cependant une question légitime; je la laisse à la liberté des lecteurs de ce blog.


http://blog.lefigaro.fr/education/2010/12/-les-jeunes-lisent-ou-le-prototype-de-lescroquerie-intellectuelle.html

Bon, cet article me laisse... Perplexe. Sûrement parce que petite j'ai lu aussi bien Pagnol que La guerre des Clans et que j'ai toujours préféré la Guerre des Clans, et qu'actuellement je préfèrerais toujours Martins à Maupassant.
J'aime bien cette dame, mais là, ça m'énerve un peu beaucoup. Je connais des dizaines d'ados ou d'enfants qui lisent, mais c'est souvent exclusivement de la fantasy. Quelqu'un peut m'expliquer où est le mal ?

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Re: Les jeunes lisent...

Message par Clarinette le Lun 2 Jan 2012 - 19:46

Entièrement d'accord pour la BD, qui est une activité différente de la lecture romanesque (surtout les mangas, comparés à Achille Talon, par exemple).
En ce qui concerne la "littérature de jeunesse", peut-être ne faut-il pas tout mettre dans le même panier.
Autant j'abhorre les "livres" du type "3 Filles et un jean", ou autres niaiseries écrites au présent de l'indicatif, avec 150 mots de vocabulaire, et traitant uniquement de sujets aussi futiles que vendeurs, autant Harry Potter permet une vraie entrée dans la littérature de qualité.
Bien sûr, c'est du fantastique, mais moins stéréotypé et beaucoup plus "réaliste", si l'on veut, que l'héroïc fantasy de base, qui, elle, présente le risque que les enfants ne lisent plus que cela, ce qui n'est déjà pas mal en soi, mais ne leur donne pas beaucoup de clés pour l'accès à une littérature plus élaborée.

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Re: Les jeunes lisent...

Message par Carabas le Lun 2 Jan 2012 - 19:52

Le genre d'articles qui m'agacent alors que je suis la première à râler sur la baisse de la qualité de la "production éditoriale".
1) Harry Potter, c'est très riche.
2) En effet, Titeuf, ce n'est pas Hugo Pratt, mais ça reste un livre. Mais on est d'accord, ce n'est pas du tout le même niveau.
3) En mangas aussi on trouve de tout. Mais c'est vrai qu'au niveau de la langue, ça reste ras des pâquerettes, sans parler des traductions fautives.
4) On a lu quasiment le même article l'année dernière après le Salon de Montreuil. Heureusement pour les journalistes qu'on ne lit pas tant que ça, parce qu'au bout d'un moment, ça va se voir que eux ne se renouvellent pas beaucoup. Je vous cherche ça...

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Re: Les jeunes lisent...

Message par Rikki le Lun 2 Jan 2012 - 20:03

Moi, j'adore Harry Potter.




Bon, comment ça on s'en fout ? Comment ça c'est hors sujet ? Comment ça ça ne veut rien dire ?

J'adore Harry Potter, je l'ai lu à haute voix à des classes en primaire, mes enfants l'ont dévoré (les premiers tomes en français, puis ensuite en anglais quand ils ont grandi), on a été voir tous les films malgré leur qualité médiocre, on a même acheté les DVD malgré leur qualité tout aussi médiocre, et zut pour ceux qui trouvent que la comtesse de Ségur, née Rostopchine, c'est mieux que Harry Potter.

Moi, je trouve que Harry Potter, c'est nettement moins niais que "Pauvre Blaise" !

Tout ce qui est vieux n'est pas forcément mieux.

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Re: Les jeunes lisent...

Message par Clarinette le Lun 2 Jan 2012 - 20:12

acl

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Re: Les jeunes lisent...

Message par Palou le Lun 2 Jan 2012 - 20:45

Ah ben contente de voir que je ne suis pas la seule que ça fait râler !

Son point de vue sur la BD me fait penser à une attitude trés commune : dire que tel genre n'est pas digne d'intérêt parce que trop commercial/enfantin/etc, sauf tel et tel oeuvre. Par exemple, dire que la Science Fiction n'est pas digne d'intérêt parce que trop commercial et éloigné des réalités de ce monde, sauf Herbert et Orwel. Ou dire que la BD n'est pas littéraire parce que graphique et trop commerciale, sauf Hugo Pratt et l'autre que je ne connais pas.

La littérature jeunesse, c'est comme toute littérature, il y a du commerciale (Quatre fille et un Jean), et de la qualité (La Quête d'Ewilan, par exemple.) Tout comme en BD, il y a Titeuf et "Le bleu est une couleur chaude" (magnifique BD sur l'homosexualité féminine, qui est un bijoux) Et en Fantasy il y a Terry Goodking et Georges Martins. Et en policier il y a Mary Higgins Clark et Stieg Larson. La liste est infinie...

Tant qu'on lit, où est le problème ? Il y aurait une littérature meilleure qu'une autre ?

(Désolé du côté coup de gueule, mais ça me met en rogne...)

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Re: Les jeunes lisent...

Message par Clarinette le Lun 2 Jan 2012 - 20:51

Force est de constater que certaines collections de littérature jeunesse enferment dans un genre, même si c'est mieux que rien, et que la BD est du langage oral, donc ne donne pas accès à une syntaxe plus élaborée, que ce soit en lecture comme en rédaction.

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Re: Les jeunes lisent...

Message par thrasybule le Lun 2 Jan 2012 - 20:54

Palou a écrit:Ah ben contente de voir que je ne suis pas la seule que ça fait râler !

Son point de vue sur la BD me fait penser à une attitude trés commune : dire que tel genre n'est pas digne d'intérêt parce que trop commercial/enfantin/etc, sauf tel et tel oeuvre. Par exemple, dire que la Science Fiction n'est pas digne d'intérêt parce que trop commercial et éloigné des réalités de ce monde, sauf Herbert et Orwel. Ou dire que la BD n'est pas littéraire parce que graphique et trop commerciale, sauf Hugo Pratt et l'autre que je ne connais pas.

La littérature jeunesse, c'est comme toute littérature, il y a du commerciale (Quatre fille et un Jean), et de la qualité (La Quête d'Ewilan, par exemple.) Tout comme en BD, il y a Titeuf et "Le bleu est une couleur chaude" (magnifique BD sur l'homosexualité féminine, qui est un bijoux) Et en Fantasy il y a Terry Goodking et Georges Martins. Et en policier il y a Mary Higgins Clark et Stieg Larson. La liste est infinie...

Tant qu'on lit, où est le problème ? Il y aurait une littérature meilleure qu'une autre ?

(Désolé du côté coup de gueule, mais ça me met en rogne...)

Pour la Bd, il faut relire l'article, elle ne nie pas la qualité intrinsèque du médium, elle précise que les mêmes mécanismes ne sont pas mobilisés que dans le livre écrit
Je n'ai jamais lu Harry Potter, je ne saurais porter un jugement mais on peut pas dire que tous les livres se valent, et qu'il n'existe pas de meilleure littérature qu'une autre: un livre ça se juge, ça s'évalue suivant des paramètres liés au style, à la construction, à la complexité, tout comme n'importe quelle oeuvre d'art.

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Re: Les jeunes lisent...

Message par Palou le Lun 2 Jan 2012 - 21:01

Pas d'accord. Il n'y a pas de meilleurs littérature que d'autres. Il y a de meilleurs livres que d'autres, mais pas de meilleures littérature (ou genre).

Pour la BD, il y a certaines BD qui font vraiment appel au texte au point d'isoler le dessins... (enfin ça c'est le débat qui agite les discussions avec mes amies, pour savoir si la BD est de la littérature ou pas)

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Re: Les jeunes lisent...

Message par Clarinette le Lun 2 Jan 2012 - 21:07

Je parle de genres littéraires qui enferment en connaissance de cause : ma belle-fille, qui a 16 ans, lisait beaucoup (elle lit moins depuis qu'elle est au lycée), mais elle refusait de sortir de l'heroïc fantasy, qui utilise quand même toujours le même type de vocabulaire et de ressorts d'écriture.
De ce fait, elle a du mal à s'exprimer de façon littéraire ou soutenue dans ses travaux écrits, tant sur le plan de la syntaxe que du vocabulaire.
Et bien sûr que tout ne se vaut pas ; c'était même mon sujet de bac français ! Very Happy

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Re: Les jeunes lisent...

Message par thrasybule le Lun 2 Jan 2012 - 21:09

Palou a écrit:Pas d'accord. Il n'y a pas de meilleurs littérature que d'autres. Il y a de meilleurs livres que d'autres, mais pas de meilleures littérature (ou genre).

Pour la BD, il y a certaines BD qui font vraiment appel au texte au point d'isoler le dessins... (enfin ça c'est le débat qui agite les discussions avec mes amies, pour savoir si la BD est de la littérature ou pas)

Admettons pour "littérature" au sens de genre, bien que les deux ne soient pas équivalents mais passons, et disons ensemble que le génie peut transcender et magnifier certains sous-genres littéraires
Quant aux Bd et de la proportion variable entre texte et image, je veux bien, mais elle est tout de même d'essence graphique même si le texte peut l'envahir, ce qui témoigne de la perméabilité entre les différents media de la mimesis.

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Re: Les jeunes lisent...

Message par Clarinette le Lun 2 Jan 2012 - 21:13

Je ne sais pas, pour les media de la mimesis (je ne suis qu'une toute petite instit'...) mais non seulement la BD est incontestablement d'essence graphique, mais encore, comme je l'ai dit plus haut, le texte, si dense soit-il, est d'essence orale, donc d'une aide limitée pour la lecture et l'écriture de styles plus élaborés.

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Re: Les jeunes lisent...

Message par Palou le Lun 2 Jan 2012 - 21:15

Pour l'heroïc fantasy, pas d'accord encore, ça dépends, mais c'est vrai que 90 % de la production actuelle est extrêmement répétitive (et pour avoir de l'heroic de qualité, excepté deux/trois oeuvres, il faut commander par internet et savoir lire en anglais. Et ne parlons même pas des traductions...) L'enfermement dans un genre, c'est plus le danger que le genre lui même.
Comme mon père qui à l'inverse ne lit que des classique (Proust par exemple, qu'il relit toute la journée).

Ben ça dépends si on explique ce qu'on met dans ce "tout ne se vaut pas". Est ce c'est le genre en général (et il y aurait un classement comme : le genre X est meilleur que le genre Y), ou est ce que c'est la production éditoriale (actuelle et passé) dans tel genre qui ne vaut pas la production d'autre. Parce que là c'est sûr que par exemple la fantasy se fait ratatiner par la littérature réaliste. *

* Je ne sais pas comment on appelle ça, en espagnol on dit Literatura realista... Mais c'est tout ces livres, comme Foenkinos, Gaude par certains côté, Houellebeq, etc... Qui ne rentrent dans aucun genre...

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Re: Les jeunes lisent...

Message par Palou le Lun 2 Jan 2012 - 21:18

Thrasybulle : Quel est au juste la différence entre genre et littérature ? heu

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Re: Les jeunes lisent...

Message par Clarinette le Lun 2 Jan 2012 - 21:18

Palou a écrit:Pour l'heroïc fantasy, pas d'accord encore, ça dépends, mais c'est vrai que 90 % de la production actuelle est extrêmement répétitive (et pour avoir de l'heroic de qualité, excepté deux/trois oeuvres, il faut commander par internet et savoir lire en anglais. Et ne parlons même pas des traductions...) L'enfermement dans un genre, c'est plus le danger que le genre lui même.
Comme mon père qui à l'inverse ne lit que des classique (Proust par exemple, qu'il relit toute la journée).

Ben ça dépends si on explique ce qu'on met dans ce "tout ne se vaut pas". Est ce c'est le genre en général (et il y aurait un classement comme : le genre X est meilleur que le genre Y), ou est ce que c'est la production éditoriale (actuelle et passé) dans tel genre qui ne vaut pas la production d'autre. Parce que là c'est sûr que par exemple la fantasy se fait ratatiner par la littérature réaliste. *

* Je ne sais pas comment on appelle ça, en espagnol on dit Literatura realista... Mais c'est tout ces livres, comme Foenkinos, Gaude par certains côté, Houellebeq, etc... Qui ne rentrent dans aucun genre...

Y'a pire, comme défaut, non ? Very Happy
Quant à la littérature réaliste, je pensais plus à Zola qu'à Houellebecq, mais bon... je suis sans doute un vieux machin.... Very Happy

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