Christophe Ricerchi, candidat à la présidentielle, et la loi LRU

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Re: Christophe Ricerchi, candidat à la présidentielle, et la loi LRU

Message par condorcet le Mar 7 Fév 2012 - 17:04

Polpro a écrit:C'est un peu ce qui est arrivé à Chirac en 97... à deux années d'écart toutefois. Il n'avait pas voulu dissoudre en entrant à l'Élysée, il n'a pas voulu attendre une année de plus (le résultat aurait pu être plus catastrophique encore), bien mal lui en prit... Wink


La majorité RPR + UDF était l'une des plus fortes que la droite ait jamais connue. Dissoudre l'Assemblée nationale en 1995 n'aurait pu que la réduire. Le PS, avec 52 sièges ne comptait pas assez de députés pour déposer une motion de censure (60 députés ou sénateurs sont requis) et devait compter sur l'appoint du groupe "République et liberté".

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Re: Christophe Ricerchi, candidat à la présidentielle, et la loi LRU

Message par Polpro le Mar 7 Fév 2012 - 20:30

Oui, mais il était probable (eu égard notamment aux cohabitations répétées des précédents septennats) que la politique impopulaire de Juppé permettrait difficilement de conserver cette trop belle, trop forte majorité... et que par conséquent l'échéance de la législature à mi-mandat tomberait très mal... Il eût donc été plus prudent de dissoudre dès après l'investiture. Mais Chirac a fait les choses à moitié... Fort de cet échec, Sarkozy sera beaucoup plus malin...

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Re: Christophe Ricerchi, candidat à la présidentielle, et la loi LRU

Message par Polpro le Mer 8 Fév 2012 - 0:00

Aranel53 a écrit:
Polpro a écrit:Le Front de gauche est un parti "électoral" qui risque fort de pas survivre aux élections pour lesquelles il a été créé.

Le Front de Gauche a été créé si je ne m'abuse il y a plus de trois ans et a survécu aux élections européennes, aux régionales, et plus récemment aux cantonales où il a fait environ 10%. Donc je n'ai que peu de doutes sur la pérennité de cette formation qui manquait cruellement depuis la la transformation du parti socialiste en parti social-libéral.

Le Front de Gauche n'est pas le Parti de Gauche. Le premier est une alliance électorale, et je vous fiche mon billet qu'elle ne survivra pas aux présidentielles.

Polpro a écrit:En dépit de ses attaques de façade contre Fr. Hollande, JL Mélenchon ne cesse de rappeler que celui-ci n'est pas son ennemi, etc. Pour Ricerchi il l'est.

En lisant son blog, on voit bien que le parti socialiste actuel est un ennemi. Dans les médias on l'a systématiquement et violemment attaqué quand il s'est exprimé en ce sens et depuis il ménage un peu ses mots pour à mon avis ne pas trop se mettre à dos de gens et de médias, qui le comparent vite à l'extrême droite, ce que tu as fait toi aussi et qui est honteux. Il a traité Hollande de "Papandréou français", du capitaine de pédalo repris en boucle par les médias sans les arguments développés. Et il n’appellera pas à voter Hollande au deuxième tour et il arrive assez subtilement à le dire sans qu'on lui reproche de rompre le pacte républicain.

Craindre les reproches, reculer devant les attaques médiatiques, modérer son langage, qu'est-ce que cela veut dire? Aurait-il peur d'afficher son opposition au PS parce qu'il craindrait d'être pour cette raison assimilé à l'extrême droite? Ce n'est pas sérieux.

Quant à le comparer avec l'extrême droite, il ne me semble pas l'avoir fait. J'ai dit qu'il avait un côté populiste qui ressemblait à celui de l'extrême droite. Désolé, mais cela me saute aux yeux. Cela ne veut pas dire que les thèses de JL Mélenchon sont celles de l'extrême droite. Mais il a une façon de parler du et au peuple qui est aussi grossière par moments que les manières de Le Pen dont je pense qu'il cherche à récupérer la partie de l'électorat issue des rangs communistes.

Polpro a écrit:JL Mélenchon a déjà entamé des négociations avec le PS pour les législatives, et le PCF également.

J'aimerais des sources sur ce que tu dis, ce n'est pas ce qu'il a dit et répété récemment. Chacun pour soi aux législatives. Sauf pour les circonscriptions où il y a un risque de voir la gauche éliminée dès le premier tout, il a proposé au PS de présenter des candidats communs, le PS a refusé. Donc un deuxième tour front national-UMP de nombreuses circonscriptions à cause d'eux, cela leur va. Et bien pour moi qu'ils aillent au diable, je ne voterai plus jamais PS.

Les sources sont les communistes eux-mêmes (du PCF)... Tous ne partagent pas la stratégie du PCF.

Mais passer des alliances avec le PS que l'on déclare(erait) son ennemi, cela n'a pas de sens politique pour moi.


Polpro a écrit: Le FDG n'est pas un parti révolutionnaire de lutte de classes; entendez par là l'opposition du travail au capital visant à la destruction du capital au sens de Marx... avant que le capital n'achève de détruire toute existence publique...

Le Front de Gauche n'est pas un parti révolutionnaire, c'est un parti de gouvernement dont le programme est la lutte des classes.

Là dessus, "Communistes" est clair; voir ce post : http://politproductions.com/content/entretien-avec-ricerchi-le-candidat-communiste-%C3%A0-l%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle#comment-594
Circule sur le net une vidéo montrant Mélenchon en train de discuter avec un banquier (au cours de je ne sais plus quelle émission). Il lui dit qu'il conservera des grands patrons, etc. Là est la différence. "Plus de capital" ni de leurs valets, tel n'est pas son programme.

Pour ma part, je ne vois pas pourquoi un parti qui ne veut pas gouverner se présenter aux élections. Un parti révolutionnaire n'y a pas sa place. Qu'il organisent la révolution, qu'ils soutiennent les indignés, mais je ne comprend pas leur présence.

La réponse est, je pense, la même que pour Krivine en 69 (revoir la vidéo) qui se présentait à la présidentielle alors que le mot d'ordre de la LCR était "Élections, piège à cons!" Ricerchi s'en explique lui aussi dans une vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=HiSsgGTOZu4&context=C3a1f498ADOEgsToPDskK-HEdXVE9lhU2PNCGo_hw3

Bref, du Christophe Ricerchi je n'en regarderai pas plus loin...

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Re: Christophe Ricerchi, candidat à la présidentielle, et la loi LRU

Message par condorcet le Mer 8 Fév 2012 - 1:06

Polpro a écrit:Oui, mais il était probable (eu égard notamment aux cohabitations répétées des précédents septennats) que la politique impopulaire de Juppé permettrait difficilement de conserver cette trop belle, trop forte majorité... et que par conséquent l'échéance de la législature à mi-mandat tomberait très mal... Il eût donc été plus prudent de dissoudre dès après l'investiture. Mais Chirac a fait les choses à moitié... Fort de cet échec, Sarkozy sera beaucoup plus malin...


Il était impossible pour Jacques Chirac d'espérer mieux en 1995 que la majorité parlementaire obtenue en 1993.

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Re: Christophe Ricerchi, candidat à la présidentielle, et la loi LRU

Message par Polpro le Mer 8 Fév 2012 - 7:38

... sinon de la renouveler pour deux ans de plus - ce qui ne pouvait pas ne pas être plus difficile voire impossible (étant donné la politique promise et la personnalité de Juppé) deux années plus tard.

Là est la justification de la synchronisation des présidentielles et des législatives. Sarkozy serait actuellement en cohabitation sans elle.

En 2000 avec le quinquennat on a décidé cette synchronisation précisément pour éviter la cohabitation jugée paralysante et finalement étrangère à l'esprit de la Ve, c'est à dire pour permettre une plus grand autonomie de la présidence, alors que paradoxalement De Gaulle, Pompidou et Mitterrand étaient opposés à la synchronisation au nom de l'indépendance du chef de l'État à l'égard du parlement (on voit dans quel sens va l'esprit de notre actuelle constitution...). Bref, afin de remédier à l'immobilisme et à la difficulté de mettre en oeuvre une politique cohérente, il a été décidé d'aligner le mandat présidentiel sur celui des députés (loi du 2 octobre 2000) et, en même temps, de s'assurer de la synchronisation des deux élections ainsi que de faire précéder de deux mois les législatives de la présidentielle (loi du 15 mai 2001). Mais au final, ces réformes ont fait reculer la voix du peuple (qui n'est censé consentir en ne disant mot que s'il peut régulièrement exprimer sa voix...) et elles ont permis à un tyranneau comme Sarko de faire passer en force ses réformes impopulaires et injustes, à l'encontre de ses promesses et de l'opposition massive du peuple (3 millions de manifestants à l'automne contre la réforme des retraites, tout de même).

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