Ils ont le moral les jeunes en master
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Ils ont le moral les jeunes en master
Le jour de la pré-rentrée je la remarque. Elle écoute attentivement ce que disent proviseur, prov adjoint, gestionnaire cpe.
Sa formation est tellement bien faîte : personne ne sait ce qu'on doit faire d'elle au lycée (elle est là pour observer participer?), se tape de longs trajets entre la fac , le lycée, l'iufm. Elle assure 6h de cours aux anges du lycée, ses camarades en préparent que 3, elle doit réviser pour ses examens, rendre des devoirs débiles à ses profs................au final elle a tout plaqué, elle est hospitalisée, elle en a eu ras le bol
c'est juste une collegue, à 3, 5ans près ca aurait pu etre moi.
J'envoie juste des pensées positives à tous les jeunes collegues qui jonglent comme ca et qui au final sont peu aidés
Sa formation est tellement bien faîte : personne ne sait ce qu'on doit faire d'elle au lycée (elle est là pour observer participer?), se tape de longs trajets entre la fac , le lycée, l'iufm. Elle assure 6h de cours aux anges du lycée, ses camarades en préparent que 3, elle doit réviser pour ses examens, rendre des devoirs débiles à ses profs................au final elle a tout plaqué, elle est hospitalisée, elle en a eu ras le bol
c'est juste une collegue, à 3, 5ans près ca aurait pu etre moi.
J'envoie juste des pensées positives à tous les jeunes collegues qui jonglent comme ca et qui au final sont peu aidés
Lenou3132- Habitué(e) du forum
Re: Ils ont le moral les jeunes en master
sand a écrit:J'espère que ta collègue se remettra vite.
Lenou3132- Habitué(e) du forum
Re: Ils ont le moral les jeunes en master
Jamais je n'aurais pu enseigner tout en étant à la fac! Ils ont du mérite tous ceux qui y arrivent!

Crazy Cow- Fidèle du forum
Re: Ils ont le moral les jeunes en master
pourquoi ça ne m'étonne pas!
dans mon master, en 1ère année il y a eu une tentative de suicide et la démission d'un tiers des élèves. (bon c'est un très petit effectif mais quand même)
moi même en 2ème année je n'en peux plus, je sature!
j'ai stage de janvier à avril avec quelques cours en iufm pour le master. le tout à plus d'une heure de chez moi (et encore si pas trop de bouchons).
plus les partiels.
plus ce satané mémoire à rendre en avril-mai dont personne ne sait en quoi il doit consister! et puis franchement, pendant le stage, pas le temps de bien travailler un mémoire...
ce, tout en pensant aux oraux du concours...
c'est du grand n'importe quoi cette masterisation!
le stress monte en pensant que si nous réussissons à avoir le concours+ le master+ l'exam de langue obligatoire+ le certificat d'informatique obligatoire alors l'an prochain: 18h par semaine de cours alors que nous sommes déjà totalement épuisés par le master...
certains de mes profs iufm disent qu'ils n'auraient pas fait ce métier s'ils étaient dans notre cas aujourd'hui.
dans mon master, en 1ère année il y a eu une tentative de suicide et la démission d'un tiers des élèves. (bon c'est un très petit effectif mais quand même)
moi même en 2ème année je n'en peux plus, je sature!
j'ai stage de janvier à avril avec quelques cours en iufm pour le master. le tout à plus d'une heure de chez moi (et encore si pas trop de bouchons).
plus les partiels.
plus ce satané mémoire à rendre en avril-mai dont personne ne sait en quoi il doit consister! et puis franchement, pendant le stage, pas le temps de bien travailler un mémoire...
ce, tout en pensant aux oraux du concours...
c'est du grand n'importe quoi cette masterisation!
le stress monte en pensant que si nous réussissons à avoir le concours+ le master+ l'exam de langue obligatoire+ le certificat d'informatique obligatoire alors l'an prochain: 18h par semaine de cours alors que nous sommes déjà totalement épuisés par le master...
certains de mes profs iufm disent qu'ils n'auraient pas fait ce métier s'ils étaient dans notre cas aujourd'hui.

tango33- Niveau 3
Re: Ils ont le moral les jeunes en master
Tango, je suis stagiaire et je peux t'assurer que tu n'as pas fini d'entendre que "dans notre situation, on n'aurait pas fait". Les plus anciens disent que c'est de la folie, que c'est un métier ingrat, qu'avec le recul, ils n'auraient pas pris cette voie. Les plus jeunes disent que "t'inquiète, l'année prochaine, c'est TZR, et ça sera bien pire encore". Dis toi que l'année prochaine, vous avez de fortes chances de retomber à 8h, donc ça ne peut que s'améliorer pour vous. Pour le moment, il faut s'accrocher, y a que ça à faire.
(J'avais un peu de chance l'année dernière, pas de mémoire, pas de certificat informatique à obtenir, etc).
Et je pense que les 18h sont un véritable challenge que peu de gens vont être capables de relever sans dommages quels qu'ils soient.
(J'avais un peu de chance l'année dernière, pas de mémoire, pas de certificat informatique à obtenir, etc).
Et je pense que les 18h sont un véritable challenge que peu de gens vont être capables de relever sans dommages quels qu'ils soient.

Pioup- Niveau 5
Re: Ils ont le moral les jeunes en master
Là je suis en master (recherche, quand même mieux) et j'"assure" 13h30 en collège. Physiquement et moralement, c'est dur. Je plains ceux du MEF. Pour nous rassurer, on nous dit constamment que "ça va se mettre en place". Ouais et puis quoi, on revient plus tard alors ?

Samadhi- Niveau 5
Re: Ils ont le moral les jeunes en master
Pioup a écrit:Tango, je suis stagiaire et je peux t'assurer que tu n'as pas fini d'entendre que "dans notre situation, on n'aurait pas fait". Les plus anciens disent que c'est de la folie, que c'est un métier ingrat, qu'avec le recul, ils n'auraient pas pris cette voie. Les plus jeunes disent que "t'inquiète, l'année prochaine, c'est TZR, et ça sera bien pire encore". Dis toi que l'année prochaine, vous avez de fortes chances de retomber à 8h, donc ça ne peut que s'améliorer pour vous. Pour le moment, il faut s'accrocher, y a que ça à faire.
(J'avais un peu de chance l'année dernière, pas de mémoire, pas de certificat informatique à obtenir, etc).
Et je pense que les 18h sont un véritable challenge que peu de gens vont être capables de relever sans dommages quels qu'ils soient.
Tout pareil ! Même pour le master, j'ai cherché le M2 sans mémoire et échappé aux C2I et CLES, donc j'ai effectivement eu de la chance.
Samadhi a écrit:Là je suis en master (recherche, quand même mieux) et j'"assure" 13h30 en collège. Physiquement et moralement, c'est dur. Je plains ceux du MEF. Pour nous rassurer, on nous dit constamment que "ça va se mettre en place". Ouais et puis quoi, on revient plus tard alors ?
13h30 et un M2 à côté ?! Bon courage !

Fleur16- Niveau 8
Re: Ils ont le moral les jeunes en master
il ne faut pas s'étonner du nombre de démissions ou d'arrêts maladie pour motif dépression!
j'espère que le retour aux 8h pour les stagiaires est vraiment validé!! parce que je me doute que ce doit être difficilement tenable!
pour le reste, il faut faire avec... prendre son mal en patience...
je pense que ça ne tiendra pas cette histoire de master. ou alors avec beaucoup de modifications!
mais bon, il ne faut pas rêver...
en tout cas bon courage à tous!
j'espère que le retour aux 8h pour les stagiaires est vraiment validé!! parce que je me doute que ce doit être difficilement tenable!
pour le reste, il faut faire avec... prendre son mal en patience...
je pense que ça ne tiendra pas cette histoire de master. ou alors avec beaucoup de modifications!
mais bon, il ne faut pas rêver...
en tout cas bon courage à tous!

tango33- Niveau 3
Re: Ils ont le moral les jeunes en master
J'ai eu de la chance. M1 classique (avant réforme), disciplinaire, un stage mais de ma propre initiative, pas prévu pendant le M1. M2 entièrement orienté préparation du CAPES (et bonne préparation), avec un stage temps plein en janvier (collège puis lycée) qui m'a beaucoup apporté, encadré par des bons tuteurs. Le CAPES au bout. Pendant cette année de M2, pas d'examens inutiles, de rapports à rendre ou d'inepties pour nous évaluer. Juste les notes des écrits blancs, oraux blancs, de stage (sur rapport du tuteur) et modifiées si nécessaire pour que tout le monde valide le M2 (le CAPES comptait plus que le M2 aux yeux des profs). J'ai donc de la chance on dirait.
Bon par contre, pour les conditions de stage l'an prochain (je suis en report), je me fais pas d'illusions... On en est où des 8h? A mon avis ils vont se débrouiller pour remettre le texte bien comme il faut et ne rien change. Sauf si le 6 mai peut changer quelque chose, mais c'est bien tard...
Bon par contre, pour les conditions de stage l'an prochain (je suis en report), je me fais pas d'illusions... On en est où des 8h? A mon avis ils vont se débrouiller pour remettre le texte bien comme il faut et ne rien change. Sauf si le 6 mai peut changer quelque chose, mais c'est bien tard...

Madame_Prof- Fidèle du forum
Re: Ils ont le moral les jeunes en master
tango33 a écrit:pourquoi ça ne m'étonne pas!
dans mon master, en 1ère année il y a eu une tentative de suicide et la démission d'un tiers des élèves. (bon c'est un très petit effectif mais quand même)
moi même en 2ème année je n'en peux plus, je sature!
j'ai stage de janvier à avril avec quelques cours en iufm pour le master. le tout à plus d'une heure de chez moi (et encore si pas trop de bouchons).
plus les partiels.
plus ce satané mémoire à rendre en avril-mai dont personne ne sait en quoi il doit consister! et puis franchement, pendant le stage, pas le temps de bien travailler un mémoire...
ce, tout en pensant aux oraux du concours...
c'est du grand n'importe quoi cette masterisation!
le stress monte en pensant que si nous réussissons à avoir le concours+ le master+ l'exam de langue obligatoire+ le certificat d'informatique obligatoire alors l'an prochain: 18h par semaine de cours alors que nous sommes déjà totalement épuisés par le master...
certains de mes profs iufm disent qu'ils n'auraient pas fait ce métier s'ils étaient dans notre cas aujourd'hui.
Ce n'est donc pas étonnant que les inscriptions au concours chutent...
_________________
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John- Admin
Re: Ils ont le moral les jeunes en master
c'est ce quils veulent faire. on recrutera des profs au pôle emploi qui seront encore moins armés que nous
Lenou3132- Habitué(e) du forum
Re: Ils ont le moral les jeunes en master
Lenou3132 a écrit:c'est ce quils veulent faire. on recrutera des profs au pôle emploi qui seront encore moins armés que nous
C'est déjà le cas !

Samadhi- Niveau 5
Re: Ils ont le moral les jeunes en master
C'est une honte ces conditions de travail !!
Le métier n'était déjà pas rose pour les débutants avec le stage à six heures par semaine (oui, moi c'était 4 à 6 heures, en gros une classe).
Là on atteint des sommets d'inhumanité ! Si on ajoute à tout cela le peu de soutien que l'on peut trouver en salle des profs (oui je sais je donne juste mon avis là dessus... ; j'espère que ce n'est pas le cas partout).
Personnellement, je trouve ce métier difficile nerveusement, épuisant parfois ; mais avec les années la charge de travail diminue et les conditions de travail s'améliorent (on est (re)connu dans son établissement, on se fait sa place, on se crée des habitudes, on a une mutation avantageuse dans le meilleur des cas...).
Bref, je pense que ça vaut le coup de s'accrocher !
Mais pas au prix de sa santé. Il faut s'arrêter avant de craquer.
Encore faut-il avoir quelques secondes pour sortir la tête de l'eau et reprendre sa respiration.
Courage à tous ceux qui sont concernés par ces affreux changements
et j'espère de toute cœur que la jeune collègue hospitalisée ira vite mieux !!
Le métier n'était déjà pas rose pour les débutants avec le stage à six heures par semaine (oui, moi c'était 4 à 6 heures, en gros une classe).
Là on atteint des sommets d'inhumanité ! Si on ajoute à tout cela le peu de soutien que l'on peut trouver en salle des profs (oui je sais je donne juste mon avis là dessus... ; j'espère que ce n'est pas le cas partout).
Personnellement, je trouve ce métier difficile nerveusement, épuisant parfois ; mais avec les années la charge de travail diminue et les conditions de travail s'améliorent (on est (re)connu dans son établissement, on se fait sa place, on se crée des habitudes, on a une mutation avantageuse dans le meilleur des cas...).
Bref, je pense que ça vaut le coup de s'accrocher !
Mais pas au prix de sa santé. Il faut s'arrêter avant de craquer.
Encore faut-il avoir quelques secondes pour sortir la tête de l'eau et reprendre sa respiration.
Courage à tous ceux qui sont concernés par ces affreux changements
et j'espère de toute cœur que la jeune collègue hospitalisée ira vite mieux !!
Plume- Niveau 6
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