Après les élections, on va encore plus travailler. Comment répliquer ?

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Re: Après les élections, on va encore plus travailler. Comment répliquer ?

Message par ysabel le Mer 8 Fév - 22:10

Karine B. a écrit:
V.Marchais a écrit:
neomath a écrit: 2) Si on veut vraiment bloquer cette évolution il faut s'inspirer des corporations qui sont arrivée dans le passé à faire reculer le gouvernement. Je n'en vois que deux : les paysans et les camionneurs. Moralité : pour se faire entendre il n'y a qu'une solution, que le bac 2012 n'ait pas lieu ("année blanche", pour ceux qui connaissent).

Autant dire que, connaissant la légendaire combativité enseignante, je suis bien content de ne pas être trop loin de la retraite.


Entièrement d'accord. C'est parce que les syndicats n'ont pas eu les couilles d'aller jusqu'au blocage des examens en 2003 que ce mouvement d'ampleur s'est terminé en la plus formidable eau de boudin qui fût jamais.


1) le SNES a appelé à la grève le jour du bac philo en 2003

2) des collègues à moi grévistes ont été réquisitionnés et ont été obligés de faire passer des épreuves

3) il suffit de très peu de monde pour faire passer le bac

4) mais on peut réécrire l'histoire


mais pour être réquisitionnés il faut être joignable... Twisted Evil

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Re: Après les élections, on va encore plus travailler. Comment répliquer ?

Message par Karine B. le Mer 8 Fév - 22:12

ysabel a écrit:
Karine B. a écrit:
V.Marchais a écrit:
neomath a écrit: 2) Si on veut vraiment bloquer cette évolution il faut s'inspirer des corporations qui sont arrivée dans le passé à faire reculer le gouvernement. Je n'en vois que deux : les paysans et les camionneurs. Moralité : pour se faire entendre il n'y a qu'une solution, que le bac 2012 n'ait pas lieu ("année blanche", pour ceux qui connaissent).

Autant dire que, connaissant la légendaire combativité enseignante, je suis bien content de ne pas être trop loin de la retraite.


Entièrement d'accord. C'est parce que les syndicats n'ont pas eu les couilles d'aller jusqu'au blocage des examens en 2003 que ce mouvement d'ampleur s'est terminé en la plus formidable eau de boudin qui fût jamais.


1) le SNES a appelé à la grève le jour du bac philo en 2003

2) des collègues à moi grévistes ont été réquisitionnés et ont été obligés de faire passer des épreuves

3) il suffit de très peu de monde pour faire passer le bac

4) mais on peut réécrire l'histoire


mais pour être réquisitionnés il faut être joignable... Twisted Evil


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Re: Après les élections, on va encore plus travailler. Comment répliquer ?

Message par Karine B. le Mer 8 Fév - 22:13

CGTLe SNES appelle à la grève le jour de la première épreuve du bac
LE MONDE | 07.06.03 | 13h51
Si le gouvernement ne retire pas son projet de décentralisation, le principal syndicat des
collèges et de lycées lance un mot d'ordre de "grève unitaire" le 12 juin, jour de l'écrit de
philosophie. Pour Luc Ferry, il est "inacceptable de prendre les élèves en otage et d'ajouter un
stress à une épreuve".
La menace sur le bac se précise. Vendredi 6 juin, à la sortie du ministère de l'éducation
nationale où se tenait la seconde série d'entretiens gouvernement-syndicats, le secrétaire
général de l'Union nationale des syndicats de l'éducation nationale (Unsen-CGT), Denis
Baudequin, a lancé un appel à une action, jeudi 12 juin, date de la première épreuve écrite du
baccalauréat. Même si le syndicat est très minoritaire (1 % des voix aux élections
professionnelles), son appel à durcir la mobilisation colle à la radicalisation des enseignants.
La veille, le conseil national du SNES, syndicat majoritaire dans le second degré (51,4 % aux
élections professionnelles), a demandé au ministre d'"annoncer des mesures susceptibles
d'amorcer un retour à la sérénité dans les établissements scolaires". Si "le gouvernement
persiste dans son refus de retirer ses projets", le SNES appelle à "une nouvelle action de grève
unitaire le 12 juin", jour de l'épreuve de philosophie. Cette proposition a été soumise à la FSU
et aux autres organisations syndicales de l'éducation nationale.
Denis Paget, secrétaire national du SNES, était peu favorable à un blocage du bac, qui n'est
pas "une bonne méthode". Ces derniers jours, il a tenté d'éviter toute escalade, conscient
qu'une grève le jour de l'épreuve de philosophie risquerait d'être fort impopulaire et de couper
le mouvement de l'opinion publique. "Le débat a été serré", reconnaît M. Paget, mais sur le
terrain, les professeurs semblent prêts à faire sauter le tabou. Le résultat du vote de la motion
présentée au conseil national jeudi a été sans équivoque : 60 délégués ont voté pour, 18 contre
tandis que 8 s'abstenaient. "Bloquer le bac n'est pas notre intention, nous souhaitons que le
bac puisse avoir lieu mais nous voulons montrer au gouvernement que si rien ne bouge le 10,
les personnels resteront mobilisés", assure M. Paget.
Voilà en effet quelques jours que le mouvement se radicalise dans les académies. Le collectif
d'Ile de France, l'"Assemblée générale des établissements en lutte", s'est prononcé pour une
grève le 12 juin. A Aix-Marseille, les professeurs sont appelés par le SNES à manifester le
jour de l'épreuve de philosophie dans le cadre d'une journée d'action interprofessionnelle
départementale. A Bastia, des enseignants et personnels administratifs réunis en assemblée
générale mercredi soir, ont voté le blocage des salles d'examen. Les idées d'actions ne
manquent pas sur le terrain : blocage des salles, refus de corriger les copies, rétention de
notes, notation d'office entre 15/20 et 20/20. Vendredi, la mobilisation a perduré avec la
multiplications d'actions symboliques et spectaculaires. Deux parlementaires UMP ont été
retenus deux heures dans un collège à Nantes par un groupe d'une cinquantaine de
professeurs. Au Mans (Sarthe) et à Nice (Alpes-Maritimes), des dizaines d'enseignants en
grève ont occupé vendredi les locaux de l'inspection académique. Un peu partout en France,
les enseignants se sont associés à des actions interprofessionnelles pour établir des barrages
filtrants sur les autoroutes.
Déterminé à éviter une telle épreuve de force, le ministre de l'éducation nationale, Luc Ferry,
a demandé aux syndicats, vendredi 6 juin, de "s'engager clairement" à ne pas perturber le
déroulement du bac. "Il est inacceptable de prendre les élèves en otages et d'ajouter un stress
supplémentaire à ce qui est déjà une épreuve", a-t-il souligné. "Empêcher la tenue d'examens
est contraire à l'éthique", a renchéri Jean-Paul Delvoye, ministre de la fonction publique.
PREMIÈRE DEPUIS 1968
En cas de blocages dans plusieurs centres d'examen, le ministère peut réorganiser une épreuve
en donnant des sujets différents. Si les professeurs sont en grève les jours de convocation à
l'examen, les rectorats peuvent faire appel à des personnels non enseignants (surveillants,
aide-éducateurs...) pour la surveillance des épreuves. Mais symboliquement, une grève du
bac, qui serait une première depuis 1968, pèserait lourd dans le conflit. La journée de mardi
10 juin sera donc déterminante. L'ensemble des syndicats appelle ce jour-là à leur onzième
mouvement national de grève. Ils sont rejoints dans l'enseignement supérieur par
l'intersyndicale (FSU, Unsa, CGT, FO, Unef) qui a appelé vendredi à une mobilisation
"massive" pour la journée du 10 juin et à la poursuite de l'action au-delà.

Karine B.
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Re: Après les élections, on va encore plus travailler. Comment répliquer ?

Message par cunégonde le Mer 8 Fév - 23:26

Je ne comprends pas, Karine. Pour être mis en demeure, il faut être joignable. Où est-il dit qu'un gréviste doit être joignable? Prenons le cas d'un prof qui doit enseigner à 500 km de chez lui.. Lors d'une grève longue, comme c'était le cas en 2003, 2 mois pour beaucoup d'entre nous, qu'est-ce qui lui interdit de rentrer chez lui? Il n'est pas en arrêt de travail, il est en grève, non?

En outre, trahison de la FSU en 2003, certes hélas!, mais à ma connaissance, aucun membre éminent de la FSU n'a publiquement appelé à voter pour le président actuel en 2007, comme cela a été le cas au SNALC, par exemple. Et qui pense sérieusement que la gauche aurait jamais fait contre l'EN et contre le service public en général le dixième de ce que fait le gouvernement actuel? Même si vous ne connaissiez pas le personnage et ses troupes, il y avait eu, pour vous éclairer, l'épisode de la princesse de Clèves, ne dites pas que vous ne saviez pas. Comment peut-on avoir aussi peu d'instinct politique, être aussi naïf? Il n'y a pas de plus grande sottise et de pire trahison que d'avoir voté pour la droite en 2007.

cunégonde
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Re: Après les élections, on va encore plus travailler. Comment répliquer ?

Message par Karine B. le Mer 8 Fév - 23:32

cunégonde a écrit:Je ne comprends pas, Karine. Pour être mis en demeure, il faut être joignable. Où est-il dit qu'un gréviste doit être joignable? Prenons le cas d'un prof qui doit enseigner à 500 km de chez lui.. Lors d'une grève longue, comme c'était le cas en 2003, 2 mois pour beaucoup d'entre nous, qu'est-ce qui lui interdit de rentrer chez lui? Il n'est pas en arrêt de travail, il est en grève, non?



On est gréviste, mais aussi fonctionnaire et on peut être réquisitionné, et si on ne répond pas, on est en faute professionnelle

Karine B.
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Re: Après les élections, on va encore plus travailler. Comment répliquer ?

Message par neomath le Jeu 9 Fév - 11:08

Karine B. a écrit:
cunégonde a écrit:Je ne comprends pas, Karine. Pour être mis en demeure, il faut être joignable. Où est-il dit qu'un gréviste doit être joignable? Prenons le cas d'un prof qui doit enseigner à 500 km de chez lui.. Lors d'une grève longue, comme c'était le cas en 2003, 2 mois pour beaucoup d'entre nous, qu'est-ce qui lui interdit de rentrer chez lui? Il n'est pas en arrêt de travail, il est en grève, non?



On est gréviste, mais aussi fonctionnaire et on peut être réquisitionné, et si on ne répond pas, on est en faute professionnelle

On est réquisitionné, donc on se présente au centre d'examen mais ....
On ne peut pas entrer parce que les portes sont bloquées par d'autres grévistes.
Il y a toujours des solutions pour foutre le bazar plus ou moins légalement. Mais je ne crois pas que la question soit là.
Ce serait plutôt : quand le mécontentement généralisé face aux méfaits du libéralisme va-t-il provoquer une explosion ? Et quelle forme prendra-t-elle ?
Je vous rassure, je n'ai pas la réponse.

neomath
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