Les mathématiques en France et dans les sciences
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Re: Les mathématiques en France et dans les sciences
verdurin a écrit:Carabas a écrit:M'en suis pas rendue compte.
Pourtant, j'en ai inventé, des solutions, en additionnant avec le n° de la page, par exemple. Mais mon imagination n'a jamais été valorisée.
Quel malheur est le tien !
C'est un genre assez littéraire que de confondre l'imagination et le n'importe quoi.
En littérature ça donne, au mieux, des ouvrages instantanément oubliés.
En maths,ou plus généralement en sciences, on te dit directement que c'est nul.
Désolé pour la sentence, mais une partie du métier d'enseignant consiste à juger. Si tu esc'est pas ma faute, ni celle de tes profs.
On est vraiment obligé de tout prendre au sérieux?
J'ai toujours été une cruche en maths, je n'ai jamais su pourquoi, mais surtout, je n'ai jamais accusé les profs, la société ou la génétique!
Là, j'ai juste fait une plaisanterie, apparemment, ça ne marche pas!
Autant ma question sur l'imagination était sérieuse, autant l'histoire sur le numéro de la page, c'était une blague!
Et non, merci, je ne confonds pas l'imagination avec le n'importe quoi.
Dernière édition par Carabas le Dim 12 Fév 2012 - 14:53, édité 1 fois
Carabas- Grand sage
Re: Les mathématiques en France et dans les sciences
Certains, dans les sept nains, font double emploi : ils sont à la fois Prof et Grincheux.
Bye!
Bye!

Carabas- Grand sage
Re: Les mathématiques en France et dans les sciences
Amusant les forums
Un bel exo : partir du dernier message émis et tenter de découvrir quel pouvait être le premier message.
Un bel exo : partir du dernier message émis et tenter de découvrir quel pouvait être le premier message.

Aredius- Niveau 9
Re: Les mathématiques en France et dans les sciences
Je suis passé au collège et au lycée dans les années 80 et je n'ai guère eu l'impression de faire preuve d'imagination en mathématiques. Pour moi il s'agissait plutôt de retrouver les rapports avec un ou plusieurs exercices ou problèmes déjà traités auparavant et c'était donc davantage un travail de mémoire, d'assimilation et de construction de liens logiques et d'abstraction dans le sens de savoir s'affranchir du contexte pour reconnaître une structure/une méthode mathématique dans une autre situation.verdurin a écrit:Carabas a écrit:
Euh, je vous promets que je sors très vite, mais... les programmes de "dans le temps'' laissaient de la place à l'imagination?![]()
Oui, et surtout on valorisait cette imagination.
En général je ne regrette pas le mauvais vieux temps, mais, à partir de la quatrième, on demandait d'inventer des solutions.
Ce qui est certainement plus formateur que de réciter un cours. Même si l'invention est assez limitée.
Dans une certaine mesure ce que je viens de dire valait aussi jusqu'en licence ou en maîtrise ; je trouve que l'emploi du terme imagination prête à confusion et verse un peu trop dans le romantisme pédagogique.
Moonchild- Niveau 9
Re: Les mathématiques en France et dans les sciences
Carabas a écrit:verdurin a écrit:Carabas a écrit:M'en suis pas rendue compte.
Pourtant, j'en ai inventé, des solutions, en additionnant avec le n° de la page, par exemple. Mais mon imagination n'a jamais été valorisée.
Quel malheur est le tien !
C'est un genre assez littéraire que de confondre l'imagination et le n'importe quoi.
En littérature ça donne, au mieux, des ouvrages instantanément oubliés.
En maths,ou plus généralement en sciences, on te dit directement que c'est nul.
Désolé pour la sentence, mais une partie du métier d'enseignant consiste à juger. Si tu esc'est pas ma faute, ni celle de tes profs.
On est vraiment obligé de tout prendre au sérieux?
J'ai toujours été une cruche en maths, je n'ai jamais su pourquoi, mais surtout, je n'ai jamais accusé les profs, la société ou la génétique!
Là, j'ai juste fait une plaisanterie, apparemment, ça ne marche pas!
Autant ma question sur l'imagination était sérieuse, autant l'histoire sur le numéro de la page, c'était une blague!
Et non, merci, je ne confonds pas l'imagination avec le n'importe quoi.
Est ce qu'on est obligé de tout prendre au sérieux ?
Là, j'ai juste fait une plaisanterie, apparemment, ça ne marche pas!

verdurin- Niveau 6
Re: Les mathématiques en France et dans les sciences
On en doit décidément pas avoir le même humour.
C'était ça, qu'il fallait prendre au 2e degré?
verdurin a écrit:Désolé pour la sentence, mais une partie du métier d'enseignant consiste à juger. Si tu es c'est pas ma faute, ni celle de tes profs.
C'était ça, qu'il fallait prendre au 2e degré?

Carabas- Grand sage
Re: Les mathématiques en France et dans les sciences
Moonchild a écrit:Je suis passé au collège et au lycée dans les années 80 et je n'ai guère eu l'impression de faire preuve d'imagination en mathématiques. Pour moi il s'agissait plutôt de retrouver les rapports avec un ou plusieurs exercices ou problèmes déjà traités auparavant et c'était donc davantage un travail de mémoire, d'assimilation et de construction de liens logiques et d'abstraction dans le sens de savoir s'affranchir du contexte pour reconnaître une structure/une méthode mathématique dans une autre situation.verdurin a écrit:Carabas a écrit:
Euh, je vous promets que je sors très vite, mais... les programmes de "dans le temps'' laissaient de la place à l'imagination?![]()
Oui, et surtout on valorisait cette imagination.
En général je ne regrette pas le mauvais vieux temps, mais, à partir de la quatrième, on demandait d'inventer des solutions.
Ce qui est certainement plus formateur que de réciter un cours. Même si l'invention est assez limitée.
Dans une certaine mesure ce que je viens de dire valait aussi jusqu'en licence ou en maîtrise ; je trouve que l'emploi du terme imagination prête à confusion et verse un peu trop dans le romantisme pédagogique.
C'est vrai.
Mais dans les années 80, j'étais prof, autant dire que je suis, très partiellement, mais quand même un peu, responsable de cette perte.
Mais en ce qui concerne les maths je trouve le terme imagination tout à fait pertinent.
Il est vraiment dommage que l'on ait chassé la géométrie élémentaire des programmes. Elle permettait justement l'exercice de l'imagination sans demander des tonnes de savoir.

verdurin- Niveau 6
Re: Les mathématiques en France et dans les sciences
Carabas, je ne vois pas pourquoi tu t'énerves : Verdurin te répondait sur la base du contenu et du ton du message que tu as posté au départ.
Rien de bien méchant dans son message, qui n'était pas au premier degré.
Je n'imagine pas que la phrase "mon imagination n'a jamais été valorisée" exprime un vrai regret, n'est-ce pas ? Alors pourquoi prends-tu la réponse au pied de la lettre ?
Rien de bien méchant dans son message, qui n'était pas au premier degré.
Je n'imagine pas que la phrase "mon imagination n'a jamais été valorisée" exprime un vrai regret, n'est-ce pas ? Alors pourquoi prends-tu la réponse au pied de la lettre ?
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John- Admin
Re: Les mathématiques en France et dans les sciences
Carabas a écrit:On en doit décidément pas avoir le même humour.verdurin a écrit:Désolé pour la sentence, mais une partie du métier d'enseignant consiste à juger. Si tu es c'est pas ma faute, ni celle de tes profs.
C'était ça, qu'il fallait prendre au 2e degré?
On a certainement pas le même humour.
Il faut tout prendre cum grano salis

verdurin- Niveau 6
Re: Les mathématiques en France et dans les sciences
verdurin a écrit:Moonchild a écrit:Je suis passé au collège et au lycée dans les années 80 et je n'ai guère eu l'impression de faire preuve d'imagination en mathématiques. Pour moi il s'agissait plutôt de retrouver les rapports avec un ou plusieurs exercices ou problèmes déjà traités auparavant et c'était donc davantage un travail de mémoire, d'assimilation et de construction de liens logiques et d'abstraction dans le sens de savoir s'affranchir du contexte pour reconnaître une structure/une méthode mathématique dans une autre situation.verdurin a écrit:Carabas a écrit:
Euh, je vous promets que je sors très vite, mais... les programmes de "dans le temps'' laissaient de la place à l'imagination?![]()
Oui, et surtout on valorisait cette imagination.
En général je ne regrette pas le mauvais vieux temps, mais, à partir de la quatrième, on demandait d'inventer des solutions.
Ce qui est certainement plus formateur que de réciter un cours. Même si l'invention est assez limitée.
Dans une certaine mesure ce que je viens de dire valait aussi jusqu'en licence ou en maîtrise ; je trouve que l'emploi du terme imagination prête à confusion et verse un peu trop dans le romantisme pédagogique.
C'est vrai.
Mais dans les années 80, j'étais prof, autant dire que je suis, très partiellement, mais quand même un peu, responsable de cette perte.![]()
Mais en ce qui concerne les maths je trouve le terme imagination tout à fait pertinent.
Il est vraiment dommage que l'on ait chassé la géométrie élémentaire des programmes. Elle permettait justement l'exercice de l'imagination sans demander des tonnes de savoir.
Personnellement, je ne me plains pas de la formation que j'ai reçue dans les années 80 ; mais évidemment je ne suis pas en mesure d'évaluer ce qui s'est perdu par rapport à l'enseignement prodigué auparavant.
Quant à la question de l'imagination, tout dépend de ce que l'on met derrière ce terme. En réalité, à moins de se situer au niveau de la recherche, j'ai l'impression que la non-nécessité de l'exercice de l'imagination est liée à la nature même des mathématiques sous leur forme moderne. Au lycée et dans les premières années du supérieur, on étudie des structures abstraites et on traite des problèmes qui relèvent de leur domaine de validité ; j'ai donc toujours plus ou moins perçu cette discipline comme une sorte de jeu de Lego mental où il fallait essentiellement être capable de sélectionner les bonnes pièces et de les imbriquer convenablement pour construire une démonstration. Que ce soit en analyse, en algèbre ou en probabilités, jusqu'à la fin de la licence au moins, il me semble que c'est surtout une bonne maîtrise des notions de bases avec du recul et une vision d'ensemble qui sont nécessaires pour trouver son chemin, bien plus que de l'imagination.
Quant à la géométrie élémentaire elle permet effectivement de proposer des situations assez riches en terme de réflexion avec un bagage théorique modeste, mais l'activité reste dans le domaine de la reconnaissance de situations de références et de la construction d'un enchaînement d'arguments pour aboutir à une démonstration ; je ne suis pas convaincu que l'on puisse appeler cela de l'imagination. En tous cas les autres domaines des mathématiques permettent aussi de pratiquer ce type d'activité - avec toutefois davantage de prérequis - et je crois que le véritable problème n'est pas la disparition de la géométrie élémentaire : une des grandes différences entre ce que j'ai connu en tant qu'élève et ce qui se fait maintenant est que désormais les démonstrations demandées sont entièrement décomposées en étapes simples et que le chemin est systématiquement balisé, les élèves n'ont plus à construire eux-même le raisonnement, il leur suffit de suivre le guide et à chaque étape ils auront tout au plus à assembler deux pièces du Lego qu'on leur aura ostensiblement désigné au préalable. Continuer à faire de la géométrie élémentaire dans un contexte où on doit se limiter à simplement reconnaître et appliquer le théorème de Thalès ou celui de Pythagore (mais jamais les deux ensemble) ne serait qu'une perte de temps.
Moonchild- Niveau 9
Re: Les mathématiques en France et dans les sciences
La vidéo de l'audition des médaillés Fields et Gauss à l'AN est de nouveau en ligne
http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html?media=1787
http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html?media=1787

Aredius- Niveau 9
Re: Les mathématiques en France et dans les sciences
Patissot a écrit:"Les enseignants ne donnent qu’un problème par trimestre, parce que la notion d’effort a disparu."![]()
C'est vrai que c'est drôle.
C'est un peu comme l'idée qu'on ne donnerait pas assez d'exercices. Avec les collègues, on trouve surtout souvent qu'on en donne trop (ça prend un temps fou à corriger...). Mais tout dépend des niveaux, c'est vrai. De nombreux sixièmes adorent ça, ils dévorent les exercices de mathématiques. Si tous pouvaient être comme ceux-là...

JPhMM- Empereur
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