les spécificités de la lecture jeunesse française

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Re: les spécificités de la lecture jeunesse française

Message par Saloum le Ven 19 Juin 2015 - 11:13

Tiens, oui ! C'est intéressant. Je l'avais remarqué déjà, mais je constate aussi l'inverse : une progressive contamination par la tendance aseptisée ou humoristique (voire crétine Rolling Eyes ). J'ai eu plusieurs discussions à ce sujet avec une prof doc alors que je fustigeais l'humour à tous crins dans les livres jeunesse.
Et je me rappelle avec quels délices je tombais dans les univers étranges et inquiétants des livres de mon enfance.

Au passage, je déterre ce topic sur lequel je suis tombée par hasard.
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Re: les spécificités de la lecture jeunesse française

Message par Hermione0908 le Ven 19 Juin 2015 - 11:22

Merci d'avoir déterré ce topic, l'article est très intéressant.

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Re: les spécificités de la lecture jeunesse française

Message par bernardo le Dim 22 Oct 2017 - 9:16

Je ne réagis pas à l'article en question ici mais j'en profite pour dire que j'ai relu dans la bibliothèque verte une série de mon adolescence : "Les conquérants de l'impossible" du belge Philippe Ebly. Et je suis frappé par la qualité du style de cet auteur. Cette série, comme d'autres, a joué pour beaucoup un grand rôle dans leur formation de lecteur. Il y aurait un vrai débat à avoir sur les générations de lecteurs (donc d'écrivains-élèves) formés par une certaine littérature de jeunesse, qui emploie systématiquement le présent (de narration) au lieu du passé simple, les débuts "in medias res" et la première personne, en supposant que les enfants sont trop bêtes pour comprendre le passé simple, pour attendre avant qu'il y ait "de l'action", et pour s'identifier aux personnages dans un récit à la 3e personne.

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Re: les spécificités de la lecture jeunesse française

Message par RogerMartin le Dim 22 Oct 2017 - 10:18

Philippe Ebly fait partie des très bons. I love you

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Re: les spécificités de la lecture jeunesse française

Message par bernardo le Dim 22 Oct 2017 - 10:26

Oui, c'est fou qu'on ne le réédite pas. Un éditeur l'a fait (Degliame, coll. "Le cadran bleu") ... mais il n'a existé que de 2000 à 2004.
Je pense que c'est parce qu'il écrit trop bien !

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Re: les spécificités de la lecture jeunesse française

Message par Caspar le Dim 22 Oct 2017 - 11:11

@RogerMartin a écrit:Philippe Ebly fait partie des très bons. I love you

On fonde un fan club ?
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Re: les spécificités de la lecture jeunesse française

Message par Jenny le Dim 22 Oct 2017 - 11:24

Merci pour l'article (et pour avoir remonté le sujet), c'est très intéressant.
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Re: les spécificités de la lecture jeunesse française

Message par Rendash le Dim 22 Oct 2017 - 11:29

@RogerMartin a écrit:Philippe Ebly fait partie des très bons. I love you

Ho que oui yesyes

J'ai découvert ça avec Le Naufragé des Etoiles en CM1, et je ne m'en suis jamais lassé I love you

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"Ce serait un bien bel homme s’il n’était pas laid ; il est grand, bâti en Hercule, mais a un teint africain ; des yeux vifs, pleins d’esprit à la vérité, mais qui annoncent toujours la susceptibilité, l’inquiétude ou la rancune, lui donnent un peu l’air féroce, plus facile à être mis en colère qu’en gaieté. Il rit peu, mais il fait rire. [...] Il est sensible et reconnaissant ; mais pour peu qu’on lui déplaise, il est méchant, hargneux et détestable."
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Re: les spécificités de la lecture jeunesse française

Message par Blan6ine le Dim 22 Oct 2017 - 11:37

@Jenny a écrit:Merci pour l'article (et pour avoir remonté le sujet), c'est très intéressant.
+1 !
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Re: les spécificités de la lecture jeunesse française

Message par nitescence le Dim 22 Oct 2017 - 12:34

@bernardo a écrit:Je ne réagis pas à l'article en question ici mais j'en profite pour dire que j'ai relu dans la bibliothèque verte une série de mon adolescence : "Les conquérants de l'impossible" du belge Philippe Ebly. Et je suis frappé par la qualité du style de cet auteur. Cette série, comme d'autres, a joué pour beaucoup un grand rôle dans leur formation de lecteur. Il y aurait un vrai débat à avoir sur les générations de lecteurs (donc d'écrivains-élèves) formés par une certaine littérature de jeunesse, qui emploie systématiquement le présent (de narration) au lieu du passé simple, les débuts "in medias res" et la première personne, en supposant que les enfants sont trop bêtes pour comprendre le passé simple, pour attendre avant qu'il y ait "de l'action", et pour s'identifier aux personnages dans un récit à la 3e personne.

Ce qui m’affole, c'est la réécriture de la bibliothèque verte au présent : le club des cinq de ma jeunesse était écrit au passé simple, et il a été réécrit au présent. Quelle misère ! Les jeunes lecteurs ne comprennent plus le passé simple ? Évidemment, s'ils n'en rencontrent plus... Quelle ambition : s'abaisser au niveau du lecteur au lieu de chercher à l'élever !

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