La Suisse alémanique s'interroge sur la nécessité d'enseigner le français.

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La Suisse alémanique s'interroge sur la nécessité d'enseigner le français.

Message par John le Lun 6 Aoû 2012 - 0:22

http://www.hebdo.ch/la_fin_du_francais_162193_.html

ECOLES ALEMANIQUES
La fin du français

Par Tasha Rumley - Mis en ligne le 27.06.2012 à 11:09

La popularité du français ne cesse de reculer en Suisse alémanique, au point d’être menacé dans les cursus. Erigé en antithèse de l’anglais, il est perçu comme difficile et inutile. A l’inverse, les Romands se mettent à l’allemand. Contre-enquête sur les langues nationales.

Il semble loin, le temps de la francophilie en Suisse alémanique. En une génération, la langue est tombée en désamour auprès des élèves, des pédagogues et des politiques. Le canton de Zurich, déjà suivi par d’autres, souhaite par exemple supprimer son enseignement dans des classes d’écoliers en difficultés, afin qu’ils bûchent mieux leur allemand. La pratique du français semble désormais plus mal en point que ne l’a jamais été l’usage de l’allemand en Suisse romande. C’est dire. La menace à Zurich est réelle, d’autant que le canton n’en est pas à son coup d’essai, lui qui a déterré cette hache de guerre confédérale en 1999 déjà. A l’époque, il avait décidé d’inverser l’ordre d’apprentissage des langues, décrétant l’anglais prioritaire. Treize cantons alémaniques lui avaient emboîté le pas. Seuls les voisins de la Suisse romande ont maintenu le français comme première langue étrangère.

Cette désaffection des contrées romandes s’illustre aussi dans le séjour traditionnel des jeunes filles au pair. A Pro Filia, une des principales organisations, Heidi Konrad voit fondre le nombre d’Alémaniques attirés par la Suisse romande. «Depuis cinq ans, il y a une baisse de 10% par an.» Beaucoup préféreraient partir en Angleterre, mais il leur faut pour cela être majeurs.

01 Le français, en confrontation avec l’angais, est considéré comme trop difficile.

Visiblement, commencer le français après deux ans d’anglais, c’est trop demander. «Les élèves détestent!» lâchent la plupart des profs. «Cette langue n’appartient pas à la culture des jeunes, explique Verena Hiltbrunner, enseignante au secondaire dans l’Oberland zurichois. Ils sont confrontés à l’anglais à longueur de journée, que ce soit dans la musique, la pub ou sur l’internet.» Avec l’anglicisation de l’espace public et de la culture globalisée, c’est le lien avec la réalité francophone qui s’est effrité. «Lorsque j’étais enfant, il était normal d’aller faire un séjour linguistique en Welschland, se souvient Kathrin Frei, devenue prof de français à Zurich sur le tard. Cela se fait beaucoup moins aujourd’hui. Les élèves faibles ignorent que, à deux heures de train, on arrive à Delémont, dans un monde francophone.» Dans les projets bilingues menés à l’école, le même constat s’impose. Dans le Toggenbourg (SG) par exemple, l’école où enseigne Reto Hunkeler tâte les cours en immersion, comme la géographie ou l’histoire, dispensés en langue étrangère. Ce bilinguisme optionnel a été proposé aux élèves simultanément dans les deux langues. Mais la dizaine d’inscrits se sont d’abord focalisés sur la version anglaise. Reto Hunkeler espère l’éclosion de nouvelles vocations afin d’établir un équilibre entre les deux langues.

Un apprentissage frustrant. Alors que les élèves se réjouissent de commencer l’anglais, les intéresser au français requiert des stratégies. La clé, trouver un des rares points d’ancrage dans la culture des ados. «Stress et Stromae nous ont beaucoup aidés!», rigole Delphine Hagenbuch, qui étudie les textes de ces rappeurs ultra-populaires avec ses élèves, des apprentis zurichois.

En tant que Romande, la Montheysanne est mieux lotie que les enseignants alémaniques, au français parfois laborieux. Cette jeune femme pétillante, rieuse et bariolée, correspondrait au prototype du prof de français, selon le directeur de l’école. Auréolée d’exotisme, sa seule présence permet aux élèves de percevoir la réalité impalpable de la francophonie. Du coup, ils reconnaissent la beauté de la langue. «Mais elle est compliquée», se plaignent-ils. La conjugaison des verbes, les articles ou le sempiternel subjonctif, voilà leurs bêtes noires. «Ils sont frustrés parce qu’ils n’arrivent pas à s’exprimer, alors qu’en anglais, les progrès vont bien plus vite», comprend Delphine Hagenbuch.

Les deux langues entrent en confrontation directe, même si les pédagogues rechignent à le reconnaître. Dans l’opinion publique, Molière a été estampillé «difficile» et Shakespeare «facile», en partie grâce à sa proximité avec l’allemand. «Cette posture des élèves rend le travail des enseignants bien plus difficile», observe Reto Hunkeler, qui par ailleurs enseigne le français aux futurs profs de Saint-Gall.

La disgrâce du français se répercute sur eux: dans les écoles pédagogiques, les enseignants en formation sont bien plus nombreux à opter pour l’anglais. Cependant, l’espoir pointe: suite notamment à un changement de règlement à la HEP, le nombre d’étudiants à choisir le français s’est mis à croître. Idem à la prestigieuse HEC de Saint-Gall, où l’obligation de choisir une langue en plus de l’anglais a fait passer le nombre d’étudiants en français de 30 à 800 ces dix dernières années, révèle Vincent Kaufmann, en charge de cet enseignement.

02 Le français, inutile aux yeux des adolescents.

Non content d’être difficile, le français serait en plus inutile, renâclent les écoliers, qui pensent que l’anglais, au contraire, est indispensable. «Les adolescents sont devenus pragmatiques, utilitaristes même, observe Verena Hiltbrunner. Autrefois, l’idée de valeur d’une langue n’était pas si prégnante.» Cette impression que le français n’a aucune utilité pour leur avenir se renforce dans les régions rurales ou éloignées de Suisse romande. Selon Reto Hunkeler, les parents jouent un rôle primordial. Pour certains, seul l’anglais compte, ils ne voient donc pas l’intérêt pour leurs enfants d’acquérir le français.

S’il faut trancher entre l’anglais et le français, le choix semble tout fait. Personne n’oserait toucher à l’anglais, même pas les enseignants de français. C’est d’ailleurs l’un d’eux, à Zurich, qui a lancé l’idée de dispenser les élèves de ses propres cours. Verena Hiltbrunner et Kathrin Frei elles aussi se montrent réceptives à l’idée de libérer les enfants en difficulté afin qu’ils se consacrent à l’allemand. «Il ne faut pas que les élèves soient surchargés.»

Cette absence de mobilisation s’explique par le système alémanique, où les profs dispensent quatre matières différentes. Dès lors, aucun n’endosse le rôle «d’instit» propre à une branche. Les profs concernés restent donc les bras croisés devant la réforme qui se dessine. A Saint-Gall, l’attentisme – voire l’amateurisme – atteint des sommets: l’association des enseignants n’a pas souhaité discuter la question avec L’Hebdo et a en plus refusé de nous mettre en contact avec des profs, invoquant une ahurissante «protection des données». On se pince.

03 10% du PIB est dû aux bilingues.

Au-delà des questions pédagogiques, la pratique des langues constitue un pan cardinal de l’économie suisse: 50 milliards de francs, selon une recherche de François Grin, de l’Université de Genève. L’économiste a estimé la valeur ajoutée que leur maîtrise représente pour l’activité du pays. Car leur usage ne se limite pas aux sempiternels secteurs de marketing, de communication et de direction. S’exprimer dans plusieurs langues s’avère précieux dans la recherche de fournisseurs également, ce qui concerne les grandes firmes comme les PME. «Si tous les bilingues de Suisses se réveillaient monolingues un matin, le PIB chuterait de 10%! révèle François Grin. C’est plus qu’au Québec, où le PIB ne se contracterait que de 3 à 4%, vu qu’il n’y a là-bas que deux langues en jeu. Ne pas investir dans leur apprentissage est un non-sens économique.»


«CONSIDÉRER QUE L’ANGLAIS COMPTE PLUS SUR LE MARCHÉ DU TRAVAIL EST UN MYTHE.»
François Grin, économiste à l’Université de Genève



Quelle langue se révèle le plus utile sur le marché du travail? Est-ce vraiment l’anglais, comme le martèlent les Alémaniques? «C’est un mythe!» assène François Grin. Dans une autre étude, il a calculé à quelle augmentation de salaire menait leur maîtrise, comme l’allemand en Suisse romande et viceversa. Premier constat, une langue nationale rapporte 14% de salaire supplémentaire, dans les deux régions linguistiques.

Sur l’anglais, les résultats s’avèrent plus contrastés. En Suisse romande, il rapporte 10% de plus, alors que ce chiffre grimpe à 18% en Suisse alémanique, dépassant le français. Cela permet de mieux percevoir l’anglicisation du marché du travail, surtout dans le pôle économique qu’est Zurich.

Plus vite que la globalisation. Néanmoins, François Grin rappelle une précédente étude sur l’usage des langues, menée par des confrères alémaniques. Ils avaient interrogé des employés sur ce qu’ils utilisaient le plus dans leur travail, tous milieux confondus. Il s’est avéré qu’ils recouraient au français en Suisse alémanique et à l’allemand en Suisse romande nettement plus souvent qu’à l’anglais.

Loin des écoles, dans le monde du travail helvétique, le français est loin d’avoir disparu. D’ailleurs, en brandissant l’anglais comme seul vecteur de l’emploi international, les politiques alémaniques vont vite en besogne. Au sein des organisations comme l’ONU, l’OTAN et l’OCDE, le français jouit comme l’anglais du statut de langue officielle. Plutôt que sur l’état du monde, l’oeillère anglophile des décideurs alémaniques en dit peut-être plus sur leur souci de tenir le rythme de la globalisation. Quitte à aller plus vite qu’elle.

PARCOURS
Le français, clé de l'Afrique

Quand Susanne Brezina entend ses compatriotes alémaniques rabâcher que le français est inutile, elle s’étrangle. «Toute ma carrière, je la dois à ma maîtrise de cette langue», tonne-t-elle. La carrière en question force le respect. Ces vingt dernières années, la dame a arpenté le continent africain sous la bannière des plus grandes organisations humanitaires, comme le CICR et l’ONU. A 46 ans, elle pose ses bagages à Zurich et se forme à la HEP, avec l’espoir de transmettre sa francophilie aux écoliers.

Passionnée de la première heure, Susanne Brezina a été exaltée par l’enseignement strict des années 70-80. «Rien à voir avec le laxisme d’aujourd’hui, glisse-t-elle, effarée par les stages passés à l’école. Le niveau est atroce, on ne corrige plus les fautes.» Son français à elle est ripoliné, nourri des grandes œuvres qu’elle engouffrait à l’adolescence, du Petit Nicolas aux Misérables. Malgré ses études de tchèque, c’est son français qui lui vaut son premier job, à Caritas, à Vienne, pour s’occuper du Moyen-Orient. Puis, l’organisation l’envoie au Rwanda lors du génocide, où la jeune femme côtoie le CICR et s’y fait engager. Quelques missions plus tard, l’ONU la récupère, avant qu’elle n’œuvre finalement pour l’aide au développement allemande. La liste des pays où elle a travaillé donne le tournis: RDC, Ghana, Nigeria, Kenya, Djibouti et tant d’autres. «Je n’aurais pas pu couvrir tous ces pays sans le français.» Elle évoque la rivalité entre francophones et anglophones sur le continent et insiste sur les portes qui s’ouvrent lorsqu’on maîtrise les deux.

A l’entendre, se contenter de l’anglais relèverait de l’illusion collective. «Lorsqu’ils chercheront un emploi, les jeunes Alémaniques se retrouveront en compétition avec des millions d’Allemands et d’Autrichiens qui parlent l’allemand et l’anglais bien mieux qu’eux. Sans l’atout du français, ils n’auront aucune chance sur le marché du travail international.» Pour éviter leur déconfiture, la future enseignante profite des stages en classe. «Ils détestent le français, mais je leur dis de se calmer. Parce que même s’ils se destinent à l’apprentissage, le français les rattrapera un jour.»

TENDANCE
Basculement vers l'allemand

A mesure que les Alémaniques se détournent du français, les Romands se mettent à l’allemand. Des chiffres exclusifs.

C’est un jeu de «suis-moi je te fuis, fuismoi je te suis». Alors que pendant des décennies, les ados alémaniques ont débarqué par centaines en francophonie, le vent tourne. «En 2011, pour la première fois de l’histoire, il y a eu plus de Romandes au pair à Zurich que l’inverse, révèle Heidi Konrad, de l’association Pro Filia. La demande des Romandes explose, alors que celle des Alémaniques baisse depuis plusieurs années.» A l’échelle nationale, la parité n’est pas loin: 260 germanophones sont venues en Suisse romande l’an dernier et 204 francophones se sont rendues en Suisse alémanique. Alors que, en 1996, les Alémaniques étaient quatre fois plus nombreuses à jouer les filles au pair.

A l’école, cette tendance se vérifie. Sur les quelque 9000 élèves partis en échange dans une autre région linguistique en 2011, 50% ont appris l’allemand, contre 44,5% pour le français et 5,5% pour l’italien, selon des chiffres non exhaustifs de la Fondation CH. Cette nouvelle prédominance des Romands dans l’immersion frappe encore plus lorsqu’on songe qu’ils ne constituent que 20% de la population suisse.

Ces variations ne s’expliquent pas que par un phénomène de mode. «En Suisse romande, il y a une volonté politique de favoriser les langues nationales, qui ne se retrouve pas en Suisse alémanique, observe Silvia Mitteregger, de la Fondation CH. Zurich s’y met maintenant, en créant un gymnase bilingue français, alors qu’il n’en existait qu’en anglais jusqu’à présent.» Si on compare le nombre d’élèves envoyés en immersion, les cantons romands dominent clairement: le Valais – qui, par son bilinguisme, peut échanger ses propres écoliers – suivi de Vaud, Neuchâtel, Fribourg, Genève. Ensuite seulement viennent Argovie, Berne ou Zurich. Qu’ils soient au pair ou à l’école, la tradition des échanges en Suisse souffre aussi de l’explosion de l’offre en séjours à l’étranger. Cela répond au désir des ados d’acquérir plutôt l’anglais et d’échapper aux corvées ménagères dans les familles d’accueil. Et tant pis si l’aventure coûte des milliers de francs, alors que le séjour au pair se limite aux coûts administratifs minimes. Tant que les parents paient…

INTERVIEW
"Le français a perdu son statut de première langue de communication en Suisse"

Maître de conférence, Clément Zürn dirige l’enseignement du français à la HEP de Zurich, où il observe les goûts linguistiques des futurs enseignants. Mais aussi la perception du français dans la société alémanique.


Vous formez les futurs enseignants à Zurich. Ont-ils encore le goût du français?

Seul un tiers le choisit, alors que deux tiers prennent l’anglais. Cependant, le français est un choix de conviction. Les étudiants sont très motivés, ils cultivent un véritable amour de la langue.

D’ailleurs, ils seront récompensés sur le marché du travail?

Oui, la pénurie d’enseignants est encore plus aiguë en français. C’est un argument pour les encourager.

Autrefois, le français était largement populaire?

Le français fonctionnait comme première langue nationale de communication. Lorsqu’un Alémanique et un Romand se rencontraient, c’est dans cette langue qu’ils échangeaient. Systématiquement, les Alémaniques commençaient la discussion par s’excuser pour leur «mauvais français», avant de le parler presque parfaitement!

Cela a-t-il complètement disparu?

Dans les zones frontières, à Berne ou à Bâle, cela perdure. Mais à Zurich, où cette tradition a longtemps existé, et au-delà, l’anglais a supplanté le français.

Les écoliers le voient même comme une branche fardeau.

Sa dimension «obligatoire» l’a modelé. C’est devenu une mode de ne pas l’aimer, comme l’allemand en Suisse romande. Alors qu’en Allemagne, où j’ai vécu, son côté facultatif a permis l’éclosion de véritables francophiles.

En Suisse, l’enseignement fait-il défaut?

On a tendance à rabâcher la grammaire aux élèves, à accentuer les fautes. On oublie de valoriser les compétences orales. C’est justement là que les enfants immigrés auraient des facilités, vu qu’ils ont déjà l’expérience d’avoir appris l’allemand. Mais ils ne sont pas conscients de leurs atouts et se sentent nuls.

Que faire?

Les enseignants doivent cesser de «vendre» l’anglais comme facile et le français comme difficile. Et sortir de l’idée de suprématie de l’anglais, ce n’est pas une réalité. L’Europe est plurilingue: l’anglais ne suffit pas.



PROFIL - CLEMENT ZURN

En poste depuis cinq ans à la HEP Zurich, le Genevois (45 ans) dirige ad interim les langues étrangères du secondaire I. Il a étudié à l’Université de Berlin.

Article complémentaire du Temps.ch :
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e34db654-dd62-11e1-822a-5d67c4be1e08/Fronde_des_enseignants_al%C3%A9maniques_contre_le_fran%C3%A7ais

Suisse & Régions 4 août 2012
Fronde des enseignants alémaniques contre le français
Les élèves de primaire sont dépassés par l’enseignement de deux langues. Des enseignants de Zurich, Saint-Gall, Thurgovie, Schwyz, Glaris et Appenzell Rhodes-Intérieures veulent que l’enseignement de la langue de Molière soit repoussé à la septième année. Leurs chances d’être entendus sont minces

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Re: La Suisse alémanique s'interroge sur la nécessité d'enseigner le français.

Message par Mike92 le Lun 6 Aoû 2012 - 9:00

Un prof suisse enseigne 4 matières ? comment fait-il ? plus fort que nos anciens PEGC à 2 matières...

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Re: La Suisse alémanique s'interroge sur la nécessité d'enseigner le français.

Message par John le Lun 6 Aoû 2012 - 9:22

@Mike92 a écrit:Un prof suisse enseigne 4 matières ? comment fait-il ? plus fort que nos anciens PEGC à 2 matières...
J'ai l'impression que cette remarque concerne le primaire. Nos instits à nous font plus de quatre matières...

la pénurie d’enseignants est encore plus aiguë en français
Tiens, on manque d'enseignants de français en Suisse... Shocked

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