L'enseignement de l'histoire

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Aurore le Jeu 23 Aoû 2012 - 20:42

@kiwi a écrit:
@Aurore a écrit:
@kiwi a écrit:
Voilà, c'est ça qui me gonfle : qu'on nous impose une méthode, une démarche. Quand on sait qu'il ne s'agit que de mode et que dans 10ans, ça en sera une autre... Que certains enseignants proposent des choses c'est très bien. Que l'institution nous les fasse connaître aussi. En revanche, je veux être libre de faire ce qui fonctionne dans mon bahut, avec telle classe et même avec tel élève de telle classe, quitte à prendre des idées à droite et à gauche. Car on veut tous une chose me semble-t-il : la réussite d'un maximum d'élève (sous entendu pour moi, qu'à la sortie du collège, chaque élève ait une orientation choisie et non subie grâce à son travail).
Au vu de l'interpénétration de la bureaucratie manageriale grenellienne et de la mouvance pédago, et ce depuis plus de 30 ans, votre souhait (que je partage) est un vœu pieux.

Non pas un vœu pieux. Je fais ce qui me convient en classe. Les démarches hypothético-inductives ont le vent en poupe en HG. Qu'à cela ne tienne : si l'étude de cas fonctionne, ok, très bien. Si ça ne marche pas, je ferais passer les contenus et les savoir-faire autrement l'année d'après et surtout, selon les gamins que j'ai en face de moi. Je ne suis actionnaire d'aucun dogme. Et si ça ne plait pas à l'IPR, ben tant pis.
Sauf que l'autonomie des établissements et le CDE supérieur hiérarchique, c'est pour très bientôt. Et là, on en reparle...

Aurore
Esprit éclairé


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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Condorcet le Jeu 23 Aoû 2012 - 20:44

Cripure a écrit:
@kiwi a écrit:Quant aux remarques sur l'HG Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Elle émane de personnes qui manifestement n'ont pas bien lu les nouveaux programmes d'une part et la réforme du DNB d'autre part. Ces personnes devraient se réjouir au contraire. On passe du pas-de-connaissances au tout-connaissances. Lisez les BO avant de dire que l'HG est vérolée par les innovations pédago.
Je crois qu'il a été question des interventions sur l'histoire-géo dans ce forum.
Si votre discipline se souvient brutalement qu'il existe une chronologie et des faits, c'est peut-être un début de renouveau ?

Même réponse qu'Isis : entre ceux qui rédigent les IO et ceux qui les appliquent, il y a un monde ! Rolling Eyes J'ajouterai aussi que la chronologie est une antienne en histoire, témoin les philippiques d'Alain Decaux au début des années 1980 contre ce qui permettait à ses yeux l'abandon de la chronologie http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=16&rub=pistes&item=22


Dernière édition par condorcet le Jeu 23 Aoû 2012 - 20:49, édité 1 fois

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par kiwi le Jeu 23 Aoû 2012 - 20:46

Cripure a écrit: Et que dire de ce fourre-tout en 1re sur "la notion de guerre" ? Shocked Shocked

Oh grand dieu. Je parlais de ce que je connais, à savoir les programmes de collège et le dnb, non du lycée.
Allez, réjouissez-vous : le dnb questions pour un champion est là.

Pour le reste, j'aimerais beaucoup que vous arrêtiez de mettre tous les enseignants d'une matière dans le même panier. Cela devient lassant. Si tout le monde suivait le BO à la lettre, ça se saurait...

kiwi
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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Aurore le Jeu 23 Aoû 2012 - 20:48

@kiwi a écrit:

Parce qu'on nous rajoute toujours et toujours plus de trucs à enseigner, notamment cette fichue hda qui ne sert à rien. Une lubie de plus. Et parce qu'aussi, on va avoir intérêt à terminer le programme, vu que maintenant, ça va tomber sur tout et n'importe quoi. 3h sur la 2de GM et zou, on passe à la suite.
Allez dire ça aux membres des Cahiers Péda...

Aurore
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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par kiwi le Jeu 23 Aoû 2012 - 20:49

@Aurore a écrit:
@kiwi a écrit:

il me semble qu'en histoire en seconde, la chronologie est respectée mais bon...
Programme d'histoire-gruyère de seconde de l'année écoulée (cours et manuel) :

- préambule sur les migrations (étude de cas : famine en Irlande des années 1840)
- Être citoyen à Athènes et à Rome
- La féodalité dans l'Occident chrétien (XIe-XIIIe)
- Les grandes découvertes
- La Révolution française

La chronologie est (plus ou moins) respectée, mais à quel prix : on n'en est même plus au stade des miettes, et les trous l'emportent sur le fromage...

Programme de géo de l'année entière (!!!) : le développement durable (je passe sur la controverse idéologique autour de ce terme).

Sans commentaire... titanic

Il me semble que la chronologie est respectée non, ou aurais-je la berlue?? Jamais je n'ai vu quelqu'un faire la RF avant Athènes, mais bon...
Quitte à critiquer ce programme en revanche, je dirais plutôt qu'il est particulièrement redondant avec le collège et que les élèves doivent plus que s'ennuyer...

kiwi
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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par sandman le Jeu 23 Aoû 2012 - 20:50

@kiwi a écrit:
@Aurore a écrit:
@kiwi a écrit:

il me semble qu'en histoire en seconde, la chronologie est respectée mais bon...
Programme d'histoire-gruyère de seconde de l'année écoulée (cours et manuel) :

- préambule sur les migrations (étude de cas : famine en Irlande des années 1840)
- Être citoyen à Athènes et à Rome
- La féodalité dans l'Occident chrétien (XIe-XIIIe)
- Les grandes découvertes
- La Révolution française

La chronologie est (plus ou moins) respectée, mais à quel prix : on n'en est même plus au stade des miettes, et les trous l'emportent sur le fromage...

Programme de géo de l'année entière (!!!) : le développement durable (je passe sur la controverse idéologique autour de ce terme).

Sans commentaire... titanic

Il me semble que la chronologie est respectée non, ou aurais-je la berlue?? Jamais je n'ai vu quelqu'un faire la RF avant Athènes, mais bon...
Quitte à critiquer ce programme en revanche, je dirais plutôt qu'il est particulièrement redondant avec le collège et que les élèves doivent plus que s'ennuyer...
Non, car ils ont tout oublié. Twisted Evil

sandman
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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Condorcet le Jeu 23 Aoû 2012 - 20:52

C'est une série de bonds chronologiques Razz
Si on commence par la famine de la pomme de terre pour revenir à l'Antiquité grecque et romaine, la chronologie est quelque peu malmenée, non ?

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Aurore le Jeu 23 Aoû 2012 - 20:55

@condorcet a écrit:C'est une série de bonds chronologiques Razz
Si on commence par la famine de la pomme de terre pour revenir à l'Antiquité grecque et romaine, la chronologie est quelque peu malmenée, non ?
Pareil. Les citoyens athéniens seraient-ils postérieurs à 1840 ? Very Happy

Je constate que la discontinuité (doux euphémisme) de ce programme ne vous dérange pas plus que cela, ai-je bon ?
Comment ensuite faire des liens entre les événements, comme qui dirait ? Wink

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Aurore le Jeu 23 Aoû 2012 - 20:56

@sandman a écrit:
@kiwi a écrit:
@Aurore a écrit:
@kiwi a écrit:

il me semble qu'en histoire en seconde, la chronologie est respectée mais bon...
Programme d'histoire-gruyère de seconde de l'année écoulée (cours et manuel) :

- préambule sur les migrations (étude de cas : famine en Irlande des années 1840)
- Être citoyen à Athènes et à Rome
- La féodalité dans l'Occident chrétien (XIe-XIIIe)
- Les grandes découvertes
- La Révolution française

La chronologie est (plus ou moins) respectée, mais à quel prix : on n'en est même plus au stade des miettes, et les trous l'emportent sur le fromage...

Programme de géo de l'année entière (!!!) : le développement durable (je passe sur la controverse idéologique autour de ce terme).

Sans commentaire... titanic

Il me semble que la chronologie est respectée non, ou aurais-je la berlue?? Jamais je n'ai vu quelqu'un faire la RF avant Athènes, mais bon...
Quitte à critiquer ce programme en revanche, je dirais plutôt qu'il est particulièrement redondant avec le collège et que les élèves doivent plus que s'ennuyer...
Non, car ils ont tout oublié. Twisted Evil
Et avant même la fin de l'année précédente...

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par User5899 le Jeu 23 Aoû 2012 - 21:34

@condorcet a écrit:
Cripure a écrit:
@kiwi a écrit:Quant aux remarques sur l'HG Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Elle émane de personnes qui manifestement n'ont pas bien lu les nouveaux programmes d'une part et la réforme du DNB d'autre part. Ces personnes devraient se réjouir au contraire. On passe du pas-de-connaissances au tout-connaissances. Lisez les BO avant de dire que l'HG est vérolée par les innovations pédago.
Je crois qu'il a été question des interventions sur l'histoire-géo dans ce forum.
Si votre discipline se souvient brutalement qu'il existe une chronologie et des faits, c'est peut-être un début de renouveau ?

Même réponse qu'Isis : entre ceux qui rédigent les IO et ceux qui les appliquent, il y a un monde ! Rolling Eyes J'ajouterai aussi que la chronologie est une antienne en histoire, témoin les philippiques d'Alain Decaux au début des années 1980 contre ce qui permettait à ses yeux l'abandon de la chronologie http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=16&rub=pistes&item=22
Ecoutez, Condorcet, moi, je veux bien entendre tout ce qu'on veut. Mais depuis que j'ai débuté, je me trouve constamment devant des élèves qui confondent systématiquement les deux Napoléon, qui ne savent pas ce qu'est la révolution industrielle, qui placent le siècle de Louis XIV à peu près partout sauf au XVIIe, et je ne parle même pas des horreurs que j'ai lues pendant les deux années où j'ai dû faire lire une partie des Mémoires de de Gaule, alors même que la période de la fin de la guerre est le début de leur programme de terminale. Alors je ne souhaite pas incriminer les collègues, mais visiblement, dans la manière de faire de l'histoire, il y a problème, exactement comme il y a problème dans l'enseignement de la littérature depuis les funestes objets d'étude de Monsieur Viala, que les épices douces de l'orient subtil lui brûlent le fond de la gorge pour encore trois générations.

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par John le Jeu 23 Aoû 2012 - 21:46

Oui oui, Cripure, et il y a aussi des élèves qui ne savent pas écrire deux mots sans faire trois fautes, alors que ce n'est pas forcément la faute du prof de français qu'ils ont eu l'année d'avant.
Alors ces considérations sont bien gentilles, mais ce n'est pas le sujet du topic, donc tu es prié d'en ouvrir un autre si tu souhaites vraiment n'aborder que ce thème-là.

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par *Fifi* le Jeu 23 Aoû 2012 - 22:02

Peut-être que le pb réside aussi dans le fait qu'on veut faire des réformes tous les x années sans vraiment faire d'étude d'expert pour voir les avantages et inconvénients ?

Pour ce qui est du programme de seconde, franchement, malgré les bons chronologiques, il me semble pas complètement stupide. En tout cas, je l'ai préféré à celui de première qui là est complètement thématique, et à mon avis, ne marche vraiment qu'avec de bons élèves. Le programme de 3ème ressemble fortement à celui de première.

Pour ce qui est du brevet, on ne peut pas dire qu'on ne demande pas de connaissances dans le nouveau !! Quand on fait l'addition : repères (et ils sont longs, tant en histoire qu'en géo) + programme très long et pointu, ca en fait des choses à retenir !!
Après, est-ce que les élèves retiennent tout ? Non bien sûr. Exactement comme dans les autres matières ... je ne vois pas en quoi l'HG serait une exception ... Suspect
Après, est-ce qu'il faut le re-réformer à nouveau, refaire les programmes. Je n'en sais rien, je n'ai pas cette expérience là. Mais j'ai l'impression que ca ne contentera jamais personne.

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Condorcet le Jeu 23 Aoû 2012 - 23:21

Cripure a écrit:
@condorcet a écrit:
Cripure a écrit:
@kiwi a écrit:Quant aux remarques sur l'HG Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Elle émane de personnes qui manifestement n'ont pas bien lu les nouveaux programmes d'une part et la réforme du DNB d'autre part. Ces personnes devraient se réjouir au contraire. On passe du pas-de-connaissances au tout-connaissances. Lisez les BO avant de dire que l'HG est vérolée par les innovations pédago.
Je crois qu'il a été question des interventions sur l'histoire-géo dans ce forum.
Si votre discipline se souvient brutalement qu'il existe une chronologie et des faits, c'est peut-être un début de renouveau ?

Même réponse qu'Isis : entre ceux qui rédigent les IO et ceux qui les appliquent, il y a un monde ! Rolling Eyes J'ajouterai aussi que la chronologie est une antienne en histoire, témoin les philippiques d'Alain Decaux au début des années 1980 contre ce qui permettait à ses yeux l'abandon de la chronologie http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=16&rub=pistes&item=22
Ecoutez, Condorcet, moi, je veux bien entendre tout ce qu'on veut. Mais depuis que j'ai débuté, je me trouve constamment devant des élèves qui confondent systématiquement les deux Napoléon, qui ne savent pas ce qu'est la révolution industrielle, qui placent le siècle de Louis XIV à peu près partout sauf au XVIIe, et je ne parle même pas des horreurs que j'ai lues pendant les deux années où j'ai dû faire lire une partie des Mémoires de de Gaulle, alors même que la période de la fin de la guerre est le début de leur programme de terminale. Alors je ne souhaite pas incriminer les collègues, mais visiblement, dans la manière de faire de l'histoire, il y a problème, exactement comme il y a problème dans l'enseignement de la littérature depuis les funestes objets d'étude de Monsieur Viala, que les épices douces de l'orient subtil lui brûlent le fond de la gorge pour encore trois générations.

Je pense aussi que la discipline historique revêt aux yeux de nos contemporains et a fortiori de leur progéniture une importance moindre. Je suis sensible à l'argument de Kiwi et d'Isis39 selon lequel on ne peut charger indéfiniment la barque des programmes. Les innovations procèdent de belles intentions dont la concrétisation dans les salles de classe me semble moins heureuse mais chacun a à coeur de limiter la casse et mieux, si affinités. La continuité chronologique, même avec un peu de thématiques croisées, me semble vraiment préférable à l'étude de cas en histoire et aux bonds chronologiques. Ne pas élaborer des programmes trop complexes à mettre en oeuvre mais privilégier la simplicité, source de clarté. Les professeurs d'H-G doivent bien travailler avec les programmes qui leur sont imposés et agir de leur mieux pour en contrecarrer les effets dévastateurs quand ils émergent. Ces programmes accordent, il est vrai, plus de place à la recherche historienne (l'école de Péronne - pour l'expérience combattante en 14-18, le travail de l'historien en option de terminale, les travaux de George Mosse et alii sur la naissance des régimes totalitaires) avec des réussites inégales (thème de terminale exécrable sur les médias et l'opinion). Ce n'est donc pas tant la manière de faire de l'histoire qui pose problème que la manière dont on - les pouvoirs publics - entend qu'elle soit faite. Avec moins de carcan et moins d'injonctions sociales, l'histoire y gagnera en sérénité et les élèves en sûreté d'apprentissage que l'opinion publique y perdra en capacité d'accabler sans cesse les mêmes.

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par boris vassiliev le Jeu 23 Aoû 2012 - 23:47

@condorcet a écrit:
Cripure a écrit:
@condorcet a écrit:
Cripure a écrit:
@kiwi a écrit:Quant aux remarques sur l'HG Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Elle émane de personnes qui manifestement n'ont pas bien lu les nouveaux programmes d'une part et la réforme du DNB d'autre part. Ces personnes devraient se réjouir au contraire. On passe du pas-de-connaissances au tout-connaissances. Lisez les BO avant de dire que l'HG est vérolée par les innovations pédago.
Je crois qu'il a été question des interventions sur l'histoire-géo dans ce forum.
Si votre discipline se souvient brutalement qu'il existe une chronologie et des faits, c'est peut-être un début de renouveau ?

Même réponse qu'Isis : entre ceux qui rédigent les IO et ceux qui les appliquent, il y a un monde ! Rolling Eyes J'ajouterai aussi que la chronologie est une antienne en histoire, témoin les philippiques d'Alain Decaux au début des années 1980 contre ce qui permettait à ses yeux l'abandon de la chronologie http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=16&rub=pistes&item=22
Ecoutez, Condorcet, moi, je veux bien entendre tout ce qu'on veut. Mais depuis que j'ai débuté, je me trouve constamment devant des élèves qui confondent systématiquement les deux Napoléon, qui ne savent pas ce qu'est la révolution industrielle, qui placent le siècle de Louis XIV à peu près partout sauf au XVIIe, et je ne parle même pas des horreurs que j'ai lues pendant les deux années où j'ai dû faire lire une partie des Mémoires de de Gaulle, alors même que la période de la fin de la guerre est le début de leur programme de terminale. Alors je ne souhaite pas incriminer les collègues, mais visiblement, dans la manière de faire de l'histoire, il y a problème, exactement comme il y a problème dans l'enseignement de la littérature depuis les funestes objets d'étude de Monsieur Viala, que les épices douces de l'orient subtil lui brûlent le fond de la gorge pour encore trois générations.

Je pense aussi que la discipline historique revêt aux yeux de nos contemporains et a fortiori de leur progéniture une importance moindre. Je suis sensible à l'argument de Kiwi et d'Isis39 selon lequel on ne peut charger indéfiniment la barque des programmes. Les innovations procèdent de belles intentions dont la concrétisation dans les salles de classe me semble moins heureuse mais chacun a à coeur de limiter la casse et mieux, si affinités. La continuité chronologique, même avec un peu de thématiques croisées, me semble vraiment préférable à l'étude de cas en histoire et aux bonds chronologiques. Ne pas élaborer des programmes trop complexes à mettre en oeuvre mais privilégier la simplicité, source de clarté. Les professeurs d'H-G doivent bien travailler avec les programmes qui leur sont imposés et agir de leur mieux pour en contrecarrer les effets dévastateurs quand ils émergent. Ces programmes accordent, il est vrai, plus de place à la recherche historienne (l'école de Péronne - pour l'expérience combattante en 14-18, le travail de l'historien en option de terminale, les travaux de George Mosse et alii sur la naissance des régimes totalitaires) avec des réussites inégales (thème de terminale exécrable sur les médias et l'opinion). Ce n'est donc pas tant la manière de faire de l'histoire qui pose problème que la manière dont on - les pouvoirs publics - entend qu'elle soit faite. Avec moins de carcan et moins d'injonctions sociales, l'histoire y gagnera en sérénité et les élèves en sûreté d'apprentissage que l'opinion publique y perdra en capacité d'accabler sans cesse les mêmes.

J'avais l'intention d'abonder sur ce qui est en gras, mais M. Condorcet a tellement bien fait le travail qu'il ne me reste plus qu'à pussoyer Wink

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par John le Ven 24 Aoû 2012 - 0:15

Bon, si j'ouvre un sujet sur l'enseignement de l'histoire, vous pensez qu'on y parlera du brevet ? aaa

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Condorcet le Ven 24 Aoû 2012 - 0:18

John, pourrais-tu ouvrir un sujet consacré à l'enseignement de histoire à l'école et y mettre les contributions (dont les miennes Embarassed ) qui sont hors-sujet ici ? veneration

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L'enseignement de l'histoire

Message par boris vassiliev le Ven 24 Aoû 2012 - 0:20

Désolé, John, j'ai effectivement abondé dans le hors sujet... Smile

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Aurore le Ven 24 Aoû 2012 - 9:21

@Isis39 a écrit:
Cripure a écrit:
@kiwi a écrit:Quant aux remarques sur l'HG Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Elle émane de personnes qui manifestement n'ont pas bien lu les nouveaux programmes d'une part et la réforme du DNB d'autre part. Ces personnes devraient se réjouir au contraire. On passe du pas-de-connaissances au tout-connaissances. Lisez les BO avant de dire que l'HG est vérolée par les innovations pédago.
Je crois qu'il a été question des interventions sur l'histoire-géo dans ce forum.
Si votre discipline se souvient brutalement qu'il existe une chronologie et des faits, c'est peut-être un début de renouveau ?

Mais nous ne l'avons jamais oublié cher Cripure ! Ne confondez pas ceux qui font les programmes et ceux qui les appliquent !
Les programmes, y compris dans leurs pires travers, sont peu ou prou appliqués par une immense majorité d'enseignants. Certes, on bricole parfois, mais c'est surtout l'occasion de se donner bonne conscience, car le résultat demeure largement insuffisant.
Exemple : en musique, les programmes de collège sont indigents, déstructurés et d'une démagogie consternante. Pourtant, les professeurs qui les ignorent délibérément et qui élaborent une progression structurée d'histoire de la musique (terme délibérément interdit par les programmes !) sont une infime minorité.

Aurore
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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par philann le Ven 24 Aoû 2012 - 9:47

@Aurore a écrit:
Exemple : en musique, les programmes de collège sont indigents, déstructurés et d'une démagogie consternante. Pourtant, les professeurs qui les ignorent délibérément et qui élaborent une progression structurée d'histoire de la musique (terme délibérément interdit par les programmes !) sont une infime minorité.

J'avoue qu'une discussion avec une collègue prof de musique a été horrible!!! pale De mon point de vue, on interdit purement et simplement aux profs de musique d'enseigner la musique et c'est à peine si on le dit pas explicitement. Puis cette matière a l'air aussi d'être un formidable terrain d'expérimentation des pédagodélires (classe sans tables, interdiction d'écrire, etc... évidemment lire une partition, juste la clé de sol on oublie.)

Je rale toujours pour l'allemand, mais ma collègue me faisait presque de la peine quand je voyais ce qu'on osait lui demander... Sad Elle n'applique pas le programme, ne retire pas les tables etc...Mais sa jeune collègue si! Formée comme ça, elle applique ce qu'on lui a appris)

philann
Doyen


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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Aurore le Ven 24 Aoû 2012 - 9:57

@*Fifi* a écrit:Peut-être que le pb réside aussi dans le fait qu'on veut faire des réformes tous les x années sans vraiment faire d'étude d'expert pour voir les avantages et inconvénients ?
En français, on a fait appel à l'expert Viala, avec le résultat que l'on sait. Comme quoi...

@*Fifi* a écrit:Pour ce qui est du programme de seconde, franchement, malgré les bons chronologiques, il me semble pas complètement stupide. En tout cas, je l'ai préféré à celui de première qui là est complètement thématique, et à mon avis, ne marche vraiment qu'avec de bons élèves. Le programme de 3ème ressemble fortement à celui de première.
J'ose à peine imaginer la catastrophe de ces programmes de 1e et de 3e... titanic

Pour ce qui est du programme de seconde que j'ai cité plus haut, je suis extrêmement étonnée par votre indulgence à son égard. Pour ma part, bien que n'étant pas prof d'histoire (mais passionnée depuis toujours par la discipline), je le trouve d'un amateurisme pédagogique consternant. Ne traiter qu'un quart - et encore ! - des contenus que les élèves (moi compris) étudiaient il y a 15-20 ans, le tout truffé d'études de cas à foison et assaisonné à la sauce constructiviste, ne conduit qu'à déléguer aux parents qui disposent du temps et de l'envie nécessaires - et tant pis pour tous les autres ! - l'essentiel du travail. Après, quand les pédagogistes parlent de "gommer les déterminismes sociaux", cela me fait bien rire (jaune).

Un bon (!!!) élève de ma connaissance, qui plus est issu d'un grand lycée parisien (!), est ainsi parfaitement incapable de se sortir tout seul de ce programme gruyère : de fait, on ne peut raisonnablement demander à un élève de lycée de rétablir de manière autonome la continuité chronologique, les causalités entre les différents événements, leurs incidences dans le temps et dans l'espace, etc. Résultat, il planche actuellement sur des bouquins de primaire des années 1950 dénichés dans un grenier, et avec le plus grand profit. Et, à ce compte-là - histoire d'enfoncer le clou du cercueil ! - il aurait été largement plus efficace de le dispenser du cours et de le laisser ainsi travailler sur des vieux manuels (quitte à l'aiguiller ensuite vers deux ou trois références bibliographiques), plutôt que de lui faire suivre un cours lacunaire qui lui fait perdre son temps et qui finit par générer de la confusion plus qu'autre chose.

Quant à passer toute une année de seconde (!) en géo avec pour fil conducteur la niaiserie "citoyenne" qu'est le "développement durable", je m’abstiendrai de vous dire tout le bien que j'en pense. furieux

A quand l'école à la maison ???

Aurore
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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Aurore le Ven 24 Aoû 2012 - 10:10

@philann a écrit:
J'avoue qu'une discussion avec une collègue prof de musique a été horrible!!! pale De mon point de vue, on interdit purement et simplement aux profs de musique d'enseigner la musique et c'est à peine si on le dit pas explicitement. Puis cette matière a l'air aussi d'être un formidable terrain d'expérimentation des pédagodélires (classe sans tables, interdiction d'écrire, etc... évidemment lire une partition, juste la clé de sol on oublie.)

Je rale toujours pour l'allemand, mais ma collègue me faisait presque de la peine quand je voyais ce qu'on osait lui demander... Sad Elle n'applique pas le programme, ne retire pas les tables etc...Mais sa jeune collègue si! Formée comme ça, elle applique ce qu'on lui a appris)
Si, si, je vous assure : on vous le dit. On ne peut plus explicitement. Et on ne se gêne même pas.
Merci en tout cas de ce témoignage.
Spoiler:
Mais là, nous nous dirigeons à nouveau tout droit vers le HS... Razz

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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Carnyx le Ven 24 Aoû 2012 - 10:16

philann :« Mais sa jeune collègue si! déFormée comme ça, elle applique ce qu'on lui a appris). »


C'est bien là une des pires conneries divagations des pédagos, avoir détruit tout un tas de "ficelles du métier" qui laissent les collègues errer dans le n'importe quoi.

Quand on leur bourre le crâne avec l'évangile de l'autoconstruction des savoirs, c'est sûr qu'on les laisse bien démunis dans la pratique. Et dire que ces olibrius se prétendent pédagogues...
Ça me rappelle l'IUFM où chaque fois qu'un stagiaire posait une question précise, pratique (comment faire ceci ou cela), les "formateurs" répondaient : « Y a pas de recettes. »

J"espère qu'on ne répond pas la même chose aux apprentis conducteurs de camions-citernes ou aux pilotes d'avions... Very Happy



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Of all tyrannies, a tyranny sincerely exercised for the good of its victims may be the most oppressive. It would be better to live under robber barons than under omnipotent moral busybodies. The robber baron’s cruelty may sometimes sleep, his cupidity may at some point be satiated; but those who torment us for our own good will torment us without end for they do so with the approval of their own conscience.

Carnyx
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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par sandman le Ven 24 Aoû 2012 - 10:16

@Aurore a écrit:
@*Fifi* a écrit:Peut-être que le pb réside aussi dans le fait qu'on veut faire des réformes tous les x années sans vraiment faire d'étude d'expert pour voir les avantages et inconvénients ?
En français, on a fait appel à l'expert Viala, avec le résultat que l'on sait. Comme quoi...

@*Fifi* a écrit:Pour ce qui est du programme de seconde, franchement, malgré les bons chronologiques, il me semble pas complètement stupide. En tout cas, je l'ai préféré à celui de première qui là est complètement thématique, et à mon avis, ne marche vraiment qu'avec de bons élèves. Le programme de 3ème ressemble fortement à celui de première.
J'ose à peine imaginer la catastrophe de ces programmes de 1e et de 3e... titanic

Pour ce qui est du programme de seconde que j'ai cité plus haut, je suis extrêmement étonnée par votre indulgence à son égard. Pour ma part, bien que n'étant pas prof d'histoire (mais passionnée depuis toujours par la discipline), je le trouve d'un amateurisme pédagogique consternant. Ne traiter qu'un quart - et encore ! - des contenus que les élèves (moi compris) étudiaient il y a 15-20 ans, le tout truffé d'études de cas à foison et assaisonné à la sauce constructiviste, ne conduit qu'à déléguer aux parents qui disposent du temps et de l'envie nécessaires - et tant pis pour tous les autres ! - l'essentiel du travail. Après, quand les pédagogistes parlent de "gommer les déterminismes sociaux", cela me fait bien rire (jaune).

Un bon (!!!) élève de ma connaissance, qui plus est issu d'un grand lycée parisien (!), est ainsi parfaitement incapable de se sortir tout seul de ce programme gruyère : de fait, on ne peut raisonnablement demander à un élève de lycée de rétablir de manière autonome la continuité chronologique, les causalités entre les différents événements, leurs incidences dans le temps et dans l'espace, etc. Résultat, il planche actuellement sur des bouquins de primaire des années 1950 dénichés dans un grenier, et avec le plus grand profit. Et, à ce compte-là - histoire d'enfoncer le clou du cercueil ! - il aurait été largement plus efficace de le dispenser du cours et de le laisser ainsi travailler sur des vieux manuels (quitte à l'aiguiller ensuite vers deux ou trois références bibliographiques), plutôt que de lui faire suivre un cours lacunaire qui lui fait perdre son temps et qui finit par générer de la confusion plus qu'autre chose.

Quant à passer toute une année de seconde (!) en géo avec pour fil conducteur la niaiserie "citoyenne" qu'est le "développement durable", je m’abstiendrai de vous dire tout le bien que j'en pense. furieux

A quand l'école à la maison ???
En ce qui concerne le développement durable, il est également le thème central du programme de 5e.
Sinon je vous trouve sévère avec le programme de 3e qui n'a pas encore été testé. On ne peut pas dire qu'il n'est pas chronologique, puisque le XXe s. est balayé trois fois et ce, de manière thématique.
Je cite le BO :
"Il (le programme) dégage les grandes lignes de force de l’histoire du monde depuis 1914 :
- la première partie du programme présente les grandes mutations scientifiques, technologiques, économiques et sociales qui ont bouleversé la vie des hommes ;
- le cadre géopolitique général, d’ abord centré sur l’ Europe au temps des guerres et des régimes totalitaires s’inscrit depuis 1945, dans une dimension mondiale.
- La troisième partie du programme est centrée sur l’histoire politique de la France."


Oui, il est possible que les élèves se sentent perdus si nous les laissons naviguer seuls, alors notre devoir est de bien travailler en amont sur une frise et d'y revenir sans cesse à chaque nouveau grand thème, à chaque nouveau chapitre.
Je pense que la logique de ce programme n'est pas inintéressante et qu'il serait peut-être plus utile de réfléchir à sa conception "en classe" et de faire des critiques constructives que de démonter en bloc chaque nouveauté sans jamais l'avoir essayé.

sandman
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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par kiwi le Ven 24 Aoû 2012 - 10:27

@sandman a écrit:
En ce qui concerne le développement durable, il est également le thème central du programme de 5e.

Suis-je la seule à enseigner davantage le développement tout court et les inégalités de partage que le développement durable en 5ème? Suspect

Sinon, bien d'accord avec toi : avant de critiquer en bloc, on teste. Si le programme de 3ème est vraiment infaisable, il sera allégé, comme d'autres l'ont été avant. On criait au scandale concernant les programmes de 4ème : infaisables, la mondialisation c'est une utopie en 4ème. Or, ce programme est plutôt bien passé l'année dernière. Celui de 5ème depuis deux ans que je le fais passe aussi très très bien.

A mon avis, les programmes qui posent vraiment problème sont ceux du lycée : faits à la va-vite, sans concertation véritable avec les enseignants, pour répondre à une réforme elle aussi pondue à la dernière minute. Il en ressort des programmes infaisables, largement thématiques et archi pointus, avec de moins en moins de temps pour faire de la méthodologie... Celui de Seconde est très redondant par rapport au collège. C'est pas compliqué : c'est la même chose. L'ancien de Seconde, faisant pourtant de grands bons dans le temps, passait en revanche super bien et était apprécié non seulement des élèves mais aussi des profs. J'en ai toujours entendu que du bien de ce programme.


kiwi
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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par Carnyx le Ven 24 Aoû 2012 - 10:28

Le "hors sujet" est forcément au rendez-vous puisque toutes les matières sont touchées par le délire de la vulgate socio-constructiviste.

À mon humble avis, les partisans de ces réformes sont des faux culs quand ils racontent que peu de collègues appliquent leurs méthodes, et blablabla qu'on ne saurait leur faire porter une quelconque responsabilité. Les pédagos ont détruit les programmes, les contenus à enseigner, les ficelles du métier, les horaires (rappelons-nous les deux ans de français disparus), etc.

Ainsi les programmes de 2de d'histoire sont tels que les avait voulus Allègre (conseillé par Meirieu) quand ils disait que "les élèves n'avaient besoin que de flashes". En maths, il y a des calculettes donc pas besoin d'apprendre des tables ou des opérations affraid

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Carnyx
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Re: L'enseignement de l'histoire

Message par sandman le Ven 24 Aoû 2012 - 10:46

@kiwi a écrit:
@sandman a écrit:
En ce qui concerne le développement durable, il est également le thème central du programme de 5e.

Suis-je la seule à enseigner davantage le développement tout court et les inégalités de partage que le développement durable en 5ème? Suspect
Oui, en 5e, le développement tend à succéder au développement durable dans une grande majorité des chapitres (le développement durable n'est abordé en lui-même qu'au cours du premier chapitre qui présente les trois enjeux).

Sinon, je suis d'accord avec toi concernant le programme 4e : je l'ai trouvé très plaisant et il est très bien passé avec les élèves (surtout la géo et le XIXe s. en histoire). Seul bémol, les temps forts de la Révolution qui sont particulièrement thématiques au détriment d'une chronologie précise qui permettrait de rattacher les évènements et leurs acteurs.
Je cite le BO :
L’accent est mis sur trois moments:
1789-1791 : l’affirmation de la souveraineté populaire, de l’égalité juridique et des libertés individuelles ;
1792-1794 : la République, la guerre et la Terreur ;
1799-1804 : du Consulat à l’Empire.

Enfin autre aberration : en 5e : L'émergence du roi absolu arrive en toute fin de programme (et donc d'année).

sandman
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