Rue 89 : Comment on licencie un certifié

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par Lefteris le Jeu 4 Oct 2012 - 20:05

@grandesvacances a écrit:
Passacaille a écrit:Mon mari, professeur des écoles stagiaires, a été remercié au terme de son renouvellement de stage, et pour beaucoup moins que ça. Plein de mesquineries. Une inspection annoncée la veille au soir, un "Je vais m'opposer à la compétence Agir en fonctionnaire de l'Etat parce que tu ne manges jamais avec nous le midi", les conseils des uns contredisant les conseils des autres, une convocation au jury remise la veille pour le lendemain, et donc juste un demi-heure pour consulter les pièces du dossier et d'autres choses de ce genre...


A vue d'oeil, beaucoup de vices de procédure. Et de vice tout court. furieux


parce que tu ne manges jamais avec nous le midi Là c'est le pompon ! Evil or Very Mad
Ca fait belle lurette qu'on aurait dû me virer : depuis qu'on nous a imposé une coupure d'une heure et demi , je rentre tous les jours chez moi (j'habite à dix minutes) . Au pire , je mange à l'extérieur, au restau ... Je ne sais même plus où est la cantine Very Happy

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par histoireeternelle59 le Jeu 4 Oct 2012 - 20:18

Eh ben moi aussi j'évite de manger à la cantine dans l'un des établissements où je bosse, surtout depuis le sujet de conversation "le cri de la baleine à bosse"!! Un sujet pourtant trépidant! Oups

histoireeternelle59
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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par Lefteris le Jeu 4 Oct 2012 - 20:31

@histoireeternelle59 a écrit:Eh ben moi aussi j'évite de manger à la cantine dans l'un des établissements où je bosse, surtout depuis le sujet de conversation "le cri de la baleine à bosse"!! Un sujet pourtant trépidant! Oups
Manger dans le bruit des hurlements à côté, à la table d'interlocuteurs pas forcément choisis, avec un sujet de conversation pas plus choisi sur la 4ème 3 ou Megan Duchmol, il y a mieux pour se détendre... Very Happy Ca ne m'empêche pas de manger avec des collègues de temps à autre , mais dehors.

Pour revenir au sujet, je crois que l'administration se met très souvent en tort, est dans "l'abus de pouvoir" (au sens juridique du terme) et joue beaucoup sur l'ignorance des principes du droit, des procédures. Le fait que j'aie gagné une quarantaine de dossiers, allant du non-paiement d'une indemnité au licenciement , en passant par des réductions de sanctions démesurées , alors que je n'étais pas un spécialiste à la base le montre, et travaillant presque seul là-dessus dans mon syndicat . Des gens structurés, avec des moyens juridiques et financiers, pourraient lutter contre la machine à broyer de l'administration.

Récemment encore, pour mon reclassement quand je suis devenu enseignant, l'administration a tenté de ne pas me reclasser correctement, et joué l'inertie , toujours selon la même stratégie : avoir les gens à l'usure et leur faire perdre du temps et de l'énergie.
Comme j'avais bétonné les recours rejetés par silence de l'administration (valant rejet) , je les ai transmis au médiateur, en démontrant que j'étais certain de gagner au tribunal administratif, qu'il valait mieux pour tout le monde éviter une procédure , et j'ai eu gain de cause.

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par InvitéPas le Jeu 4 Oct 2012 - 20:42

Tribunal administratif, oui, c'est en en cours. Trois recours déposés. Déjà un de rejeté parce qu'il a quand même été informé, même tard. J'ai l'impression qu'on a tout fait pour le virer, et le virer proprement. Et pourtant il était un instit très méticuleux dans ses préparations, et très travailleur. Il a pris en charge une part du programme de sa binôme (il avait demandé un mi-temps avec un mi-congé parental) en plus du sien, et il a rattrapé le programme d'histoire de la collègue qui a eu la classe l'année d'avant.
Une collègue a trouvé le moyen de lui dire qu'il était si paresseux qu'il avait non pas un poil, mais une queue de vache dans les mains. C'était la fois où il avait demandé à placer une réunion un soir où il était sur place pour économiser un peu de temps, d'argent et d'énergie car son boulot était à une heure de route. A l'époque nous vivions juste sur son demi salaire, et du coup il restait là-bas la nuit pour faire ses deux jours d'affilée sur un seul aller-retour, et à cause de son intolérance aux ondes il devait dormir dans sa voiture en attendant l'ouverture du camping...Ca m'a fait mal qu'elle lui dise ça.
Tenez, vous savez ce qu'on lui a conseillé la première année ? Il avait choisi une histoire un peu documentaire sur les macareux (en Ce1). Ca n'allait pas pour la personne qui le visitait. On lui a dit : "Faites-leur plutôt lire des choses qu'ils voient à la télé, Titeuf, par exemple."

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par Lefteris le Jeu 4 Oct 2012 - 20:50

Passacaille a écrit:Tribunal administratif, oui, c'est en en cours. Trois recours déposés. Déjà un de rejeté parce qu'il a quand même été informé, même tard. J'ai l'impression qu'on a tout fait pour le virer, et le virer proprement. Et pourtant il était un instit très méticuleux dans ses préparations, et très travailleur. Il a pris en charge une part du programme de sa binôme (il avait demandé un mi-temps avec un mi-congé parental) et il a rattrapé le programme d'histoire de la collègue qui a eu la classe l'année d'avant.
Une collègue a trouvé le moyen de lui dire qu'il était si paresseux qu'il avait non pas un poil, mais une queue de vache dans les mains. C'était la fois où il avait demandé à placer une réunion un soir où il était sur place pour économiser un peu de temps, d'argent et d'énergie car son boulot était à une heure de route. A l'époque nous vivions juste sur son demi salaire, et du coup il restait là-bas la nuit pour faire ses deux jours d'affilée sur un seul aller-retour, et à cause de son intolérance aux ondes il devait dormir dans sa voiture en attendant l'ouverture du camping...Ca m'a fait mal qu'elle lui dise ça.
Tenez, vous savez ce qu'on lui a conseillé la première année ? Il avait choisi une histoire un peu documentaire sur les macareux (en Ce1). Ca n'allait pas pour la personne qui le visitait. On lui a dit : "Faites-leur plutôt lire des choses qu'ils voient à la télé, Titeuf, par exemple."

Eh oui, au TA, il y a des histoires de virgules. Et il n'y a plus d'appel possible dans beaucoup de cas individuels, alors que la >Cour administrative d'appel rejugeait le fond et donnait souvent tort à la 1ère instance. Une mesure passée en catimini sous Sarko , mais qui a de lourdes conséquences, car les 1ères instances hésitent moins à débouter , sachant qu'on ne va pas se pourvoir au Conseil d'Etat (le simple fait d'introduire un recours coûte autour de 2000€, même en ayant tout fait seul, mais l'avocat est obligatoire), qui ne rejugera que la forme et donc ne changera rien.
Ce qui se passe dans la fonction publique est très grave, et je pèse mes mots.Je sais que je crie dans le désert...
Après avoir failli y laisser la santé, pour les autres (puis pour moi en représailles), je me suis juré de ne plus y mettre le nez , mais des fois quand je lis ça , ça démange furieux
Et le coup de Titeuf me fait penser à une collègue de LV , passionnée par sa matière, et dans pouvoir la juger dansun domaine qui n'est pas le mien, très sérieuse, cherchant toujours le meilleur , malgré ses difficultés entres sdes bahuts (TZR) Inspectée avec des 1ères, elle leur donne un texte littéraire. L'inspecteur lui dit "ces élèves-là, il faut leur faire étudier un journal, quelque chose qui les concerne". Et il l'a saquée...

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par Ronin le Ven 5 Oct 2012 - 9:11

Le principal problème dans ce métier ce sont les inspecteurs. La peur qu'ils inspirent, les représailles qu'ils font vivre à ceux qui ne pensent pas comme eux sont une source de perte d'énergie absolument considérable.

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par linkus le Ven 5 Oct 2012 - 9:42

Alors qu'ils sont là "normalement" pour aider les professeurs dans leur pratique, chose que les anciens inspecteurs faisaient!

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J'entends souvent dire qu'avec l'agrégation, c'est travailler moins pour gagner plus. En réalité, avec le CAPES c'est travailler plus pour gagner moins. professeur

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par Ronin le Ven 5 Oct 2012 - 9:47

Il y a 20 ans, maintenant ce sont des cadres administratifs. Ni plus, ni moins.

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par linkus le Ven 5 Oct 2012 - 9:53

En fait, c'est un peu comme la police des polices.
Mais qui inspecte ces inspecteurs? Les IGs?

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par Sydney le Ven 5 Oct 2012 - 10:00

@Mike92 a écrit:La vraie question, c'est de savoir pourquoi ce malheureux collègue n'a pas compris ou n'a pas été informé plus tôt que ce métier n'était peut-être pas fait pour lui. Quand les élèves vous bouffent, c'est l'enfer. Autant faire autre chose.

Après cela dépend aussi des établissements, des classes, des années. On peut être en difficulté une année et pas l'année suivante en fonction du profil des classes.

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par A Tuin le Ven 5 Oct 2012 - 10:21

@Lefteris a écrit:
Passacaille a écrit:Mon mari, professeur des écoles stagiaires, a été remercié au terme de son renouvellement de stage, et pour beaucoup moins que ça. Plein de mesquineries. Une inspection annoncée la veille au soir, un "Je vais m'opposer à la compétence Agir en fonctionnaire de l'Etat parce que tu ne manges jamais avec nous le midi", les conseils des uns contredisant les conseils des autres, une convocation au jury remise la veille pour le lendemain, et donc juste un demi-heure pour consulter les pièces du dossier et d'autres choses de ce genre...

Tribunal administatif !
Ce que tu dis, je l'ai vu : on crée une multitude de précédents factices, selon le principe "qui veut noyer son chien l'accuse de la rage", parce qu'untel a déplu, on ne sait pas pourquoi : extérieur à une clique en place, divergence de vue, d'opinions politiques, etc. Et à la fin, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières , ça fait un drame. D'autant que celui qui est sous le feu se retrouve très vite isolé, chacun ayant peur que ça lui arrive. Et voilà, un licenciement, une révocation , un suicide...

Bah, le problème de ce milieu et on en parlait encore l'autre fois avec mon mari, c'est que tout marche à la gueule, tout le temps : j'avais déjà cette impression quand c'était le moment de passer les oraux de concours, et rien n'est fait pour ôter cette impression : une année tu tombes sur des gens corrects qui te jugent en fonction de ce que tu es, de ce que tu fais et de ce que tu vaux, et une autre année tu tombes sur des gens qui te jugent à la gueule, et qui vont te pourrir tant qu'ils peuvent. Cette incohérence se voit tout à fait même dans les inspections, ou même quand on peut changer d'établissement : une année on va te dire, merveille, miracle, c'est sublime et l'année suivante on peut te dire que ton boulot c'est de la m*** en boîte, que c'est nul, que tu ne sais pas faire etc. Sans même te connaître ni même parfois avoir vu ce que tu faisais, donc pour cela il n'y a pas d'autre qualificatif, c'est juste "à la gueule du client". Si tu passes bien à l'image pour un tel qui est au-dessus de toi ça passe, mais si tu ne conviens pas pour différentes raisons (comme par hasard d'ailleurs c'est toujours indicible et pas net), tu te fais plomber. C'est trop compartimenté et extrême : si les personnels étaient "jugés" exactement par rapport à leur activité, ce serait plus nuancé. On veut plomber une personne ? Hop, on retient des propos à charge, des mensonges même pourquoi pas, on lui pose des questions pièges, et on vient l'embêter pour toutes sortes de prétextes ignares. On veut valoriser le même ? Bah, il suffira de dire qu'il est merveilleux et que sa pratique de classe est miraculeuse, moult propos dithyrambiques à l'appui. Ce n'est pas normal et c'est selon moi une des choses qui décrédibilise et plombe complètement les fondations de ce métier.

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par gelsomina31 le Ven 5 Oct 2012 - 10:48

@A Tuin a écrit:(....)

Bah, le problème de ce milieu et on en parlait encore l'autre fois avec mon mari, c'est que tout marche à la gueule, tout le temps (...) On veut plomber une personne ? Hop, on retient des propos à charge, des mensonges même pourquoi pas, on lui pose des questions pièges, et on vient l'embêter pour toutes sortes de prétextes ignares. On veut valoriser le même ? Bah, il suffira de dire qu'il est merveilleux et que sa pratique de classe est miraculeuse, moult propos dithyrambiques à l'appui. Ce n'est pas normal et c'est selon moi une des choses qui décrédibilise et plombe complètement les fondations de ce métier.
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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par Lefteris le Ven 5 Oct 2012 - 13:24

@Ronin a écrit:Le principal problème dans ce métier ce sont les inspecteurs. La peur qu'ils inspirent, les représailles qu'ils font vivre à ceux qui ne pensent pas comme eux sont une source de perte d'énergie absolument considérable.
J'ai l'impression que dans le primaire, il y a encore plus de caporaux teigneux. Dans le second degré, c'est le loto, on tombe parfois sur des gens très bien (c'est mon cas, celui de quelques collègues que je connais ) comme sur des dogmatiques pénibles qui pensent détenir la vérité. Vérité qui au demeurant change avec chaque ministre, chaque nouveau programme... Rolling Eyes

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par Lefteris le Ven 5 Oct 2012 - 13:33

@A Tuin a écrit:
@Lefteris a écrit:
Passacaille a écrit:Mon mari, professeur des écoles stagiaires, a été remercié au terme de son renouvellement de stage, et pour beaucoup moins que ça. Plein de mesquineries. Une inspection annoncée la veille au soir, un "Je vais m'opposer à la compétence Agir en fonctionnaire de l'Etat parce que tu ne manges jamais avec nous le midi", les conseils des uns contredisant les conseils des autres, une convocation au jury remise la veille pour le lendemain, et donc juste un demi-heure pour consulter les pièces du dossier et d'autres choses de ce genre...

Tribunal administatif !
Ce que tu dis, je l'ai vu : on crée une multitude de précédents factices, selon le principe "qui veut noyer son chien l'accuse de la rage", parce qu'untel a déplu, on ne sait pas pourquoi : extérieur à une clique en place, divergence de vue, d'opinions politiques, etc. Et à la fin, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières , ça fait un drame. D'autant que celui qui est sous le feu se retrouve très vite isolé, chacun ayant peur que ça lui arrive. Et voilà, un licenciement, une révocation , un suicide...

Bah, le problème de ce milieu et on en parlait encore l'autre fois avec mon mari, c'est que tout marche à la gueule, tout le temps : j'avais déjà cette impression quand c'était le moment de passer les oraux de concours, et rien n'est fait pour ôter cette impression : une année tu tombes sur des gens corrects qui te jugent en fonction de ce que tu es, de ce que tu fais et de ce que tu vaux, et une autre année tu tombes sur des gens qui te jugent à la gueule, et qui vont te pourrir tant qu'ils peuvent. Cette incohérence se voit tout à fait même dans les inspections, ou même quand on peut changer d'établissement : une année on va te dire, merveille, miracle, c'est sublime et l'année suivante on peut te dire que ton boulot c'est de la m*** en boîte, que c'est nul, que tu ne sais pas faire etc. Sans même te connaître ni même parfois avoir vu ce que tu faisais, donc pour cela il n'y a pas d'autre qualificatif, c'est juste "à la gueule du client". Si tu passes bien à l'image pour un tel qui est au-dessus de toi ça passe, mais si tu ne conviens pas pour différentes raisons (comme par hasard d'ailleurs c'est toujours indicible et pas net), tu te fais plomber. C'est trop compartimenté et extrême : si les personnels étaient "jugés" exactement par rapport à leur activité, ce serait plus nuancé. On veut plomber une personne ? Hop, on retient des propos à charge, des mensonges même pourquoi pas, on lui pose des questions pièges, et on vient l'embêter pour toutes sortes de prétextes ignares. On veut valoriser le même ? Bah, il suffira de dire qu'il est merveilleux et que sa pratique de classe est miraculeuse, moult propos dithyrambiques à l'appui. Ce n'est pas normal et c'est selon moi une des choses qui décrédibilise et plombe complètement les fondations de ce métier.

Oui, il y a beaucoup de ça, et le blabla dans le dos fonctionne beaucoup , le ragot ... Et c'est pire dans d'autres secteurs, crois en un expert en la matière. Moi, j'ai justement payé mon activité syndicale, et chèrement , après des années de bons et loyaux services. C'est la raison pour laquelle j'ai débarqué dans l'EN en catastrophe.
Ce qui est certain, c'est qu'il faut avoir une bonne image dès le départ, image qui tient à pas grand-chose parfois: ton aspect extérieur , telle ou telle activité, une bonne inspection de départ qui crée un bon jugement, etc. Celui qui prend un faux départ se retrouve en mauvaise posture par la suite.
J'ai déjà entendu des trucs pas très délicats sur des collègues un peu âgés, fatigués , ayant des problèms de santé, et déjà de ce fait victime des élèves.
Ceux qui tiennent ce genre de propos devraient avoir à l'esprit une des sages maximes du temple d'Apollon à Delphes : "garde à l'esprit, alors que tu es jeune, que tu seras âgé un jour".

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Re: Rue 89 : Comment on licencie un certifié

Message par Bientôtlesud le Ven 5 Oct 2012 - 14:40

xphrog a écrit:
Pour les enseignants, donc, la pression sera plutôt liée à leur position de répresentant élu, et les sanctions/représailles éventuelles seraient (si j'ai bien compris) le fait de ne pas être réélu?

Dans mon syndicat, quand on "signe" pour être commissaire paritaire, on a déjà un peu fait une croix sur l'avancement au choix ou au grand choix (je sais que j'avancerai à l'ancienneté toute ma carrière) ainsi qu'aux postes à profil pour lesquels les IPR sont décisionnaires.
Quant au fait d'être réélu, sincèrement, on s'en contrefiche (cela me ferait chier que mon syndicat perde des sièges mais le mien en particulier non sincèrement...). Cela ne se bouscule pas particulièrement au portillon pour prendre ma place que je n'occupe plus par exemple. Être commissaire paritaire est un boulot militant assez ingrat pour tout dire.
Donc non, les enseignants ne subissent pas de pression lors de ces commissions (je pense que la journaliste parlait uniquement du côté "administration" de la commission) si ce n'est celle d'assister à des moments cruciaux dans la carrière des collègues, ce qui "remue" d'ailleurs assez souvent.

Bientôtlesud
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