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lilicheng
Sage

LA La mort des amants Baudelaire

par lilicheng le Mer 10 Oct 2012 - 19:19
Quelqu'un pourrait-il me dépanner ? veneration
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Palombella Rossa
Érudit

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par Palombella Rossa le Mer 10 Oct 2012 - 19:29
@lilicheng a écrit:Quelqu'un pourrait-il me dépanner ? veneration

Que voulez-vous exactement ? un commentaire linéaire, composé ? un tuyau sur tel ou tel vers ?
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lilicheng
Sage

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par lilicheng le Mer 10 Oct 2012 - 19:35
un simple plan, ce serait déjà bien !

Spoiler:
bon après je prends tout ce qu'on me donne, chuis polie moi Laughing
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lilicheng
Sage

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par lilicheng le Mer 10 Oct 2012 - 19:36
en fait c'est tout simplement pour gagner un peu de temps, je ne m'en sors pas en ce moment ....
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Al
Expert spécialisé

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par Al le Mer 10 Oct 2012 - 19:42
je comprends mais je ne pense pas que ce soit facile d' "entrer" dans le plan trouvé par quelqu'un d'autre...(moi je n'y arrive pas par exemple). par contre en lisant vite le texte et en cherchant juste deux axes principaux, du style l'essentiel du poème, ça ne vous aide pas ? ça dépend aussi de ce que vous avez envie de montrer à vos élèves à travers le poème.

_________________
"C’est le grand nuage des ambitions moroses qui étouffe la voix d’Éros."
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nuages
Doyen

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par nuages le Mer 10 Oct 2012 - 20:03
J'ai fait des LA complètes de poèmes de Baudelaire (vers et prose) prêtes sur mon ordinateur mais pas de ce texte. Tu ne veux pas en prendre un autre? La servante au grand coeur par exemple, sur la mort aussi mais plus sinistre!
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Robin
Neoprof expérimenté

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par Robin le Mer 10 Oct 2012 - 20:10
Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieu ;

Et plus tard un Ange, entrouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.

Charles Baudelaire, "Les Fleurs du Mal", éd. de 1857

Ce poème de Charles Baudelaire, extrait des "Fleurs du Mal", marque la dernière étape dans la recherche des "remèdes" contre le mal de vivre.

Voulant guérir son âme, le poète s'adonne à la poésie, à l'amour, aux voyages, au spectacle de la ville, à la communion avec ses semblables, aux paradis artificiels, au vice.

Le vice même ne se révélant pas comme un remède, la seule issue est dans la mort, vague attente "du nouveau", quelque part en des limbes mal déterminées, car chacun met dans l'idée de la mort le même rêve qui l'a aidé à vivre.

Ce poème, publié dès 1851, dit la façon dont la voient les amants. Nous verrons comment le poète associe et concilie deux thèmes antinomiques : l'amour et la mort, en quoi le monde "intermédiaire" évoqué par Baudelaire est semblable au monde sensible, en quoi il en diffère et en quoi le dernier tercet ouvre une perspective nouvelle.

Comme dans "L'invitation au voyage", le poète s'adresse à la femme aimée. On remarquera l'emploi du futur tout au long du sonnet : "Nous aurons", "nos deux cœurs seront", "qui réfléchiront", "nous échangerons, "un ange... viendra" : si le bonheur amoureux est envisagé au futur, c'est qu'il ne peut s'incarner au présent. Baudelaire ne croit pas en la possibilité de connaître le bonheur dans l'amour en cette vie ; le bonheur amoureux ne peut être envisagé que sous la forme d'une utopie onirique, dans un temps et un lieu indéterminés, hors du temps et de l'espace.

Un monde semblable au monde sensible :

Ce lieu n'est pourtant pas totalement différent du monde sensible : il est meublé de lits, de divans, orné de fleurs, de miroirs, éclairé par des flambeaux, on y voit les couleurs du ciel : le rose et le bleu des "ciels", au sens pictural du terme ("Les ciels" de Watteau ou de Poussin). Ces objets ont une dimension symbolique : les flambeaux par exemple représentent la vie (on rencontre parfois à l'entrée des cimetières des flambeaux éteints et retournés) et les miroirs font partie de la symbolique platonicienne et chrétienne : Le monde sensible est le reflet du monde intelligible et nous voyons la réalité suprême "comme dans un miroir".

La volupté n'en est pas non plus absente : "des lits pleins d'odeurs légères", "des divans profonds".

Un monde différent :

Le thème de la mort apparaît au deuxième vers du premier tercet : "Des divans profonds comme des tombeaux" (noter les assonances en an/on/eaux) : nous sommes en présence d'une comparaison, d'une métaphore explicite ("comme") entre un objet du monde sensible ("divans") et un autre objet qui appartient lui aussi au monde sensible mais qui constitue un intermédiaire symbolique entre le monde sensible et le monde suprasensible : le tombeau.

Ce monde est à la fois semblable au monde sensible et différent de lui : "étranges fleurs" ("étranges" = étrangères, inconnues) qui fait référence au titre du recueil "Les Fleurs du Mal", "cieux plus beaux", "bleu mystique".

L'amour n'en est pas absent non plus. Il se présente comme une entente parfaite entre les amants ; il n'y a plus de malentendus, d'incommunicabilité, de conflit (il s'agit bien d'une harmonie et non d'une fusion) :

"Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux."

Le poète ne dit pas que les amants "ne font qu'un", mais évoque une harmonie parfaite, une entente privilégiée, semblable à celle des jumeaux ; ce thème fait écho à celui de la sœur d'élection dans "L'invitation au voyage" : "Mon enfant, ma sœur..."

Les couleurs du monde sensible (l'innocente suavité du bleu et du rose) s'attardent dans le crépuscule (le temps existe donc toujours), mais l'épithète "mystique" suggère qu'il ne s'agit pas tout à fait de couleurs terrestres. On voit réapparaître le thème des correspondances symboliques entre le monde sensible et les réalités suprasensibles.

"Un soir" suggère l'idée d'un événement, d'un "hapax" exceptionnel et donc l'idée que nous sommes encore, d'une certaine façon dans la temporalité : les amants échangent un éclair unique avant de se dire adieu, de se séparer. Le monde des "limbes" n'est donc pas le séjour définitif des amants, mais un monde intermédiaire.

Au dernier quatrain apparaît le thème de l'Ange, médiateur entre le ciel et la Terre, entre Dieu et les hommes, l'Ange symbolise l'homme parfaitement réalisé. On le retrouve dans les trois religions du Livre : le judaïsme, le christianisme et l'islam. "Entrouvrant les portes" suggère l'idée, après le lieu intermédiaire indéfinissable (les limbes) d'un nouveau séjour qui serait définitivement soustrait à la temporalité, un séjour éternel : il s'agit des portes du paradis et Baudelaire songe certainement ici à Dante et à Béatrice dans "La Divine Comédie".

Le symbole de l'Ange apparaît chez d'autres poètes symbolistes, par exemple Stéphane Mallarmé, chez qui il symbolise un événement extraordinaire, merveilleux et inouï, par exemple l'instauration de la parole poétique dans "Le Tombeau d'Edgar Poe" :

"Eux, comme un vil sursaut d'hydre, oyant jadis l'Ange
Donner un sens plus pur aux mots de la tribu..."

Ou la rencontre amoureuse :

"La lune s'attristait.. Des séraphins en pleurs
Rêvant l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles.
- C'était le jour béni de ton premier baiser."

Le poème se clôt (on parle de "clausule" ou de "pointe") sur une note euphorique, après les notation dysphoriques du dernier quatrain : "Comme un long sanglot tout chargé d'adieux."

L'Ange "fidèle et joyeux" vient ranimer le miroirs ternis et les flammes mortes. Nous sommes ici en présence du thème de la "résurrection des morts". Dans la dialectique de la "double postulation" qui traverse "Les Fleurs du Mal" (le ciel et l'enfer), "La mort des amants" représente une postulation vers le ciel.

Nous avons donc dans le poème un mouvement en trois temps : fuite hors du monde dans un monde intermédiaire qui n'est pas le monde de l'art, mais que l'art préfigure, séparation des amants, retrouvailles dans un monde nouveau, ("plus tard"), qui n'est ni le monde terrestre, ni les "limbes", et qui n'est pas évoqué, contrairement au paradis de Dante, sans doute parce qu'il est indicible et parce que vouloir le "dire" en abîmerait le mystère et en ternirait l'éclat : "Ce qu'on ne peut dire, il faut le taire." (Wittgenstein), et sur lequel l'Ange "fidèle et joyeux" de la poésie ne peut qu'entrouvrir les portes. Baudelaire renoue ici avec le sonnet "marotique" de la Renaissance (par exemple chez Ronsard ou du Bellay) dont la pointe est un tableau vivant, une hypotypose allégorique qui parle vivement à l'imagination.
Virginie
Niveau 8

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par Virginie le Mer 10 Oct 2012 - 20:32
Je ne t'aide pas mais quel beau poème! Magnifique!
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lilicheng
Sage

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par lilicheng le Mer 10 Oct 2012 - 21:02
Merci Robin, j'avais vu votre analyse Wink et justement je voulais voir s'il y avait une autre entrée possible....
j'avais vu qu'on le proposait dans la perspective du mythe d'Orphée mais pour moi ce n'était pas flagrant, d'où ma demande.
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lilith888
Esprit éclairé

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par lilith888 le Jeu 11 Oct 2012 - 17:38
Selon moi, dans le 1er quatrain, il y a la description de la future cérémonie mortuaire à l'église.

"Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux
Et d'étranges fleurs sur des étagères"

A noter la comparaison inversée : ce sont les "tombeaux" qui sont comparés aux "divans profonds", qui sont eux-même une métaphore des tombeaux...
Baudelaire fait souvent ce genre de jeu d'entrecroisement de figures.

J'avoue que l'analyse proposée par Robin est un peu trop "thématique" et "biographique" pour moi.

Quand j'analyse un poème, j'essaie d'abord de voir en quoi il se différencie de la prose, et quels outils poétiques sont utilisés.

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Palombella Rossa
Érudit

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par Palombella Rossa le Jeu 11 Oct 2012 - 18:17
"Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieu",
= la mort, petite et grande.
N'oubliez pas la sensualité et l'érotisme (depuis le v. 1, d'ailleurs), quand même !
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lilith888
Esprit éclairé

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par lilith888 le Jeu 11 Oct 2012 - 18:30
"usant à l'envi leurs chaleurs dernières" Twisted Evil
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Palombella Rossa
Érudit

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par Palombella Rossa le Jeu 11 Oct 2012 - 18:36
@lilith888 a écrit:"usant à l'envi leurs chaleurs dernières" Twisted Evil

Entre autres... :aaa:
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lilicheng
Sage

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par lilicheng le Jeu 11 Oct 2012 - 19:38
Merci pour vos remarques !
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retraitée
Vénérable

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par retraitée le Ven 12 Oct 2012 - 14:40
J'avais fait autrefois un commentaire composé de ce poème, mais il est introuvable;
Une ou deux remarques : la mort se réduit au ; qui sépare les tercets (avant, l'éclair unique, puis l'Ange qui ranime)
Si on réfléchit à l'étymologie d'animer ( le souffle), c'est comme si, en soufflant sur les miroirs ternis, on les rendait clairs à nouveau , et qu'en soufflant sur les flammes mortes, on les faisait renaître; C'est paradoxal, non?
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dorémy
Esprit éclairé

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par dorémy le Ven 12 Oct 2012 - 20:21
Sais pas si ça peut t'aider. J'avais trouvé ce commentaire sur Internet quand je faisais mon stock de LA pour préparer le concours.
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lilicheng
Sage

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par lilicheng le Ven 12 Oct 2012 - 23:19
Merci Dorémy !
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Carniflow
Niveau 1

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par Carniflow le Sam 13 Oct 2012 - 13:39
Bonjour, j'arrive peut-être un peu tard, mais je voudrais attirer votre attention sur un point capital au sujet de ce poème admirable (l'un des plus beaux de Baudelaire à mon avis). Il s'agit de l'interprétation du dernier tercet.
Robin y voit l'évocation de "retrouvailles dans un monde nouveau", et "d'un nouveau séjour qui serait définitivement soustrait à la temporalité, un séjour éternel : il s'agit des portes du paradis et Baudelaire songe certainement ici à Dante et à Béatrice dans "La Divine Comédie".

Retrouvailles ? Nouveau séjour ? Pour moi le poème ne dit pas cela, bien au contraire.

Si vous observez le poème strophe après strophe, on a une sorte de compte à rebours :
§ 1 : pluriel généralisé (lits, divans, fleurs, étagères, cieux)
§ 2 : obsession du nombre 2 : 2 coeurs, 2 flambeaux, réfléchiront, double lumière, miroirs jumeaux (et même déjà "à l'envi" puisqu'il y a idée de rivalité)
§ 3 : marque du singulier : "un soir", "un éclair unique", "un long sanglot"

Très logiquement, le dernier tercet marque la disparition totale des amants. Je ne vois pas ici de résurrection, de vie après la mort.
Je rappelle le dispositif énonciatif de La Mort des amants : c'est une sorte de promesse que se font des amants, l'annonce d'une cérémonie des adieux, chargée en effet d'érotisme ("l'éclair unique" peut renvoyer à l'orgasme, la "décharge" comme dit Sade).

Alors d'accord, il y a l'Ange. Figure protectrice a priori, surtout qu'il est "fidèle et joyeux"... sauf que dans les Fleurs du Mal, l'ange est une figure ambivalente. Il suffit de chercher : figure maternelle dans Bénédiction (il parle de sa "tutelle invisible"), hybride dans la pièce XXVII ("où l'ange inviolé se mêle au sphinx antique"), sensuelle et spirituelle dans la pièce XLII ("Sa chair spirituelle a le parfum des anges"), démiurge dans le Flambeau vivant ("Ces yeux pleins de lumière / Qu'un Ange très savant a sans doute aimantés"). Ce n'est pas tout : dans Réversibilité, le poète semble plutôt s'adresser à une femme, figure toujours ambiguë chez Baudelaire : "Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse (...) Ange plein de bonté connaissez-vous la haine", etc.). Enfin, n'oublions pas l'ange déchu des Litanies à Satan, le poème qui précède La Mort des amants dans le recueil d'origine : "O toi, le plus savant et le plus beau des Anges (...) O Satan, prends pitié de ma longue misère !"
Donc, rien ne dit que l'Ange du dernier tercet désigne un chérubin, ça pourrait aussi bien être Thanatos... Au fait, que fait-il, cet Ange ? "ranimer les miroirs ternis et les flammes mortes" : pas la moindre allusion aux amants dont l'âme est, comme les flammes, mortes. En revanche, le lieu rafraîchi peut accueillir de nouveaux amants, et l'histoire se perpétuer avec d'autres si l'on veut à tout prix une note d'espoir final...

Tout ça pour dire que je trouve très contestable l'interprétation vaguement saint-sulpicienne, qui verrait dans ce poème le versant optimiste des Fleurs du Mal. Il y a bien une vision idéalisée des derniers instants, c'est une mort idéalisée telle que peuvent la rêver deux amants. Mais Baudelaire, ce pessimiste, ne pensait pas qu'on pouvait gagner contre la mort.



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retraitée
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Re: LA La mort des amants Baudelaire

par retraitée le Sam 13 Oct 2012 - 14:15
Le titre lui aussi est à la 3e personne.
Ce n'est pas "notre mort".
Ce qui est ranimé par l'Ange, ce sont les miroirs et les flambeaux, métaphores des esprits et des coeurs. Les corps ne sont pas ressuscités.
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ysabel
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Re: LA La mort des amants Baudelaire

par ysabel le Sam 13 Oct 2012 - 17:06
j'ai une étude linéaire qui traîne dans un de mes DD... faut que je recherche.

enfin très rapidement je vois la structure du poème ainsi :

Q1. Glissement du charnel vers le spirituel
Q2. Glissement de la mort vers l'éternel.
T1/T2. Glissement vers l'unité. Mort des amants = naissance de la poésie.

_________________
« vous qui entrez, laissez toute espérance ». Dante

« Il vaut mieux n’avoir rien promis que promettre sans accomplir » (L’Ecclésiaste)
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lilicheng
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Re: LA La mort des amants Baudelaire

par lilicheng le Dim 14 Oct 2012 - 12:31
@ysabel a écrit:j'ai une étude linéaire qui traîne dans un de mes DD... faut que je recherche.

enfin très rapidement je vois la structure du poème ainsi :

Q1. Glissement du charnel vers le spirituel
Q2. Glissement de la mort vers l'éternel.
T1/T2. Glissement vers l'unité. Mort des amants = naissance de la poésie.

Merci ! c'est le point qui m'intéressait le plus !

si tu la retouves à l'occas je veux bien...
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Carniflow
Niveau 1

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par Carniflow le Dim 14 Oct 2012 - 13:19
Ah oui, alors ma proposition de plan :
I)Une mise en scène élaborée
a)énonciation (le "nous" & marques temporelles : futur, "un soir", "et plus tard")
b)structure du poème (du pluriel à l'absence)
c)un étrange décor (mobilier symbolique, en particulier miroirs)
II)Un amour idéalisé
a)sensation & sensualité (érotisme latent...)
b)un amour désincarné (aspect platonicien, surtout 2e quatrain)
c)Eros & Thanatos (pulsion de vie et de mort du plaisir)
III)La vision de la mort
a)Couleurs et lumière (crépuscule vs lumières des amants)
b)un moment mystique (rite mortuaire, aspect métaphysique...)
c)espoir ou désespoir ? (surtout dernier tercet, rôle de l'ange)
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lilicheng
Sage

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par lilicheng le Dim 14 Oct 2012 - 14:13
Merci à tous, vus êtes extra ! I love you
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ysabel
Devin

Re: LA La mort des amants Baudelaire

par ysabel le Dim 14 Oct 2012 - 17:43
@lilicheng a écrit:
@ysabel a écrit:j'ai une étude linéaire qui traîne dans un de mes DD... faut que je recherche.

enfin très rapidement je vois la structure du poème ainsi :

Q1. Glissement du charnel vers le spirituel
Q2. Glissement de la mort vers l'éternel.
T1/T2. Glissement vers l'unité. Mort des amants = naissance de la poésie.

Merci ! c'est le point qui m'intéressait le plus !

si tu la retouves à l'occas je veux bien...

j'ai recherché et j'ai trouvé Rolling Eyes ça permet de faire du tri remarque !

bon, je retirerai le doc dans la soirée. à adapter pour des élèves...


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lilicheng
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Re: LA La mort des amants Baudelaire

par lilicheng le Dim 14 Oct 2012 - 18:17
merci Ysa, bon là je viens de passer une partie de l'aprem dessus mais je regarderai avec intérêt ton travail !
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Re: LA La mort des amants Baudelaire

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