comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Palombella Rossa le Jeu 17 Jan 2013 - 19:27



Si vous voulez un corrigé de commentaire composé sur Les Conquérants, demandez-le moi en MP

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Mareuil le Jeu 17 Jan 2013 - 19:40

@egomet a écrit:
@Palombella Rossa a écrit:
Les deux derniers vers du poème se terminent respectivement par « ciel ignoré » et « étoiles nouvelles »; l’image, d’autant qu’elle constituait la « pointe » du sonnet, mérite commentaire : sa spatialisation est absolument déroutante, puisqu’on a l’impression que les étoiles sortent des eaux pour « monter en un ciel ignoré ».
Heredia fait ici référence à quelque chose que nous avons oublié, c'est-à-dire la stupéfaction des premiers navigateurs en découvrant dans le ciel de l’hémisphère sud des constellations (la Croix du sud, l’Octant, l’Hydre mâle…) qu’ils ne connaissaient pas, ce que l’on voit dans le texte avec « ciel ignoré » et « étoiles nouvelles » en fin de vers. Ils ne savent plus lire dans le ciel – ce qui signifie également qu’ils ne peuvent plus s’orienter grâce aux astres et que, dans ce sens, ils ont perdu leurs derniers repères : ce Nouveau Monde est un monde à l’envers, vertigineux, qui tourne (tropiques, trophées…). Les voici, radicalement, dépaysés, défamiliarisés – expérience poétique s’il en est.

L'image est effectivement très belle. Et pour la préserver, on oubliera que Christophe Colomb n'est pas allé dans l'hémisphère sud.
Et que Duflot y est allée, elle :
http://www.youtube.com/watch?v=xntE9a8K2G8

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par egomet le Jeu 17 Jan 2013 - 21:51

@Mareuil a écrit:
@egomet a écrit:
@Palombella Rossa a écrit:
Les deux derniers vers du poème se terminent respectivement par « ciel ignoré » et « étoiles nouvelles »; l’image, d’autant qu’elle constituait la « pointe » du sonnet, mérite commentaire : sa spatialisation est absolument déroutante, puisqu’on a l’impression que les étoiles sortent des eaux pour « monter en un ciel ignoré ».
Heredia fait ici référence à quelque chose que nous avons oublié, c'est-à-dire la stupéfaction des premiers navigateurs en découvrant dans le ciel de l’hémisphère sud des constellations (la Croix du sud, l’Octant, l’Hydre mâle…) qu’ils ne connaissaient pas, ce que l’on voit dans le texte avec « ciel ignoré » et « étoiles nouvelles » en fin de vers. Ils ne savent plus lire dans le ciel – ce qui signifie également qu’ils ne peuvent plus s’orienter grâce aux astres et que, dans ce sens, ils ont perdu leurs derniers repères : ce Nouveau Monde est un monde à l’envers, vertigineux, qui tourne (tropiques, trophées…). Les voici, radicalement, dépaysés, défamiliarisés – expérience poétique s’il en est.

L'image est effectivement très belle. Et pour la préserver, on oubliera que Christophe Colomb n'est pas allé dans l'hémisphère sud.
Et que Duflot y est allée, elle :
http://www.youtube.com/watch?v=xntE9a8K2G8

mdr La France est foutue. Ce n'est pas un scoop, je sais. Mais pressons-nous d'en rire!

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par User5899 le Jeu 17 Jan 2013 - 21:52

@jilucorg a écrit:
@manious a écrit:J'ai bien vu le vocabulaire de la découverte et surtout la désillusion des conquérants. Mais est-ce tout? Les manuels évoquent souvent une opposition entre les quatrains et les tercets. Il y a l'enthousiasme d'abord puis la désillusion..
Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L’azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d’un mirage doré ;

Ou penchés à l’avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l’Océan des étoiles nouvelles.


Je n'aurais jamais même imaginé qu'on pouvait trouver là le commencement du début de l'expression d'une désillusion... Je serais curieux de lire l'analyse qui montrerait ça !
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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par User5899 le Jeu 17 Jan 2013 - 21:54

@iphigénie a écrit:
La désillusion est dans le fait que tout ce qu'ils saisissent de ce monde nouveau est justement dans le rêve, l'illusion ou le reflet: ici des étoiles dans la mer: ils rêvent d'ascension et vont peut-être vers l'engloutissement.
Ou pas.
Dès qu'il y a "peut-être", l'explication cède le pas.

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Celeborn le Jeu 17 Jan 2013 - 22:31

Je crois qu'il faut aussi bosser sur les gerfauts, dans ce poème. Certes, le côté oiseau du nord qui se retrouve loin de chez lui, i.e. dans un monde inconnu, mais aussi l'oiseau de proie. Ce vol de gerfauts avec son rêve brutal véhicule quand même bien l'idée d'une conquête héroïque qui ne va pas non plus se faire uniquement avec des bouquets de fleurs.

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Mareuil le Jeu 17 Jan 2013 - 22:35

@Celeborn a écrit:Je crois qu'il faut aussi bosser sur les gerfauts, dans ce poème. Certes, le côté oiseau du nord qui se retrouve loin de chez lui, i.e. dans un monde inconnu, mais aussi l'oiseau de proie. Ce vol de gerfauts avec son rêve brutal véhicule quand même bien l'idée d'une conquête héroïque qui ne va pas non plus se faire uniquement avec des bouquets de fleurs.
Oh, il y a des mots qui viennent, comme ça. Hérédia est un petit poète ; on ne va s'user les yeux sur ses "traces écrites".

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Celeborn le Jeu 17 Jan 2013 - 22:42

@Mareuil a écrit:
Oh, il y a des mots qui viennent, comme ça. Hérédia est un petit poète ; on ne va s'user les yeux sur ses "traces écrites".

Ce qui est pratique avec cette analyse, c'est qu'elle règle son compte à n'importe quel mot dans n'importe quel poème.

Même les petits poètes font parfois de grands poèmes, tu sais.

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Mareuil le Jeu 17 Jan 2013 - 22:50

@Celeborn a écrit:
@Mareuil a écrit:
Oh, il y a des mots qui viennent, comme ça. Hérédia est un petit poète ; on ne va s'user les yeux sur ses "traces écrites".

Ce qui est pratique avec cette analyse, c'est qu'elle règle son compte à n'importe quel mot dans n'importe quel poème.

Même les petits poètes font parfois de grands poèmes, tu sais.
Non. Ce genre de poésie m'a toujours emmerdé. De quoi ça cause ? De rien. Et ce n'est même pas du français.
Compare avec " Le long d'un clair ruisseau buvait une colombe..."
Allez, on va se coucher. On poursuivra demain.
Very Happy

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par User5899 le Jeu 17 Jan 2013 - 23:48

@Mareuil a écrit:
@Celeborn a écrit:
@Mareuil a écrit:
Oh, il y a des mots qui viennent, comme ça. Hérédia est un petit poète ; on ne va s'user les yeux sur ses "traces écrites".

Ce qui est pratique avec cette analyse, c'est qu'elle règle son compte à n'importe quel mot dans n'importe quel poème.

Même les petits poètes font parfois de grands poèmes, tu sais.
Non. Ce genre de poésie m'a toujours emmerdé. De quoi ça cause ? De rien. Et ce n'est même pas du français.
Compare avec " Le long d'un clair ruisseau buvait une colombe..."
Allez, on va se coucher. On poursuivra demain.
Very Happy
Je suis plutôt d'accord avec Celeborn sur cette question des poètes dits mineurs. Et d'ailleurs, quand bien même... Le lecteur a bien le droit d'avoir lui aussi quelque talent.

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Oudemia le Ven 18 Jan 2013 - 0:07

@egomet a écrit:
@Palombella Rossa a écrit:
Les deux derniers vers du poème se terminent respectivement par « ciel ignoré » et « étoiles nouvelles »; l’image, d’autant qu’elle constituait la « pointe » du sonnet, mérite commentaire : sa spatialisation est absolument déroutante, puisqu’on a l’impression que les étoiles sortent des eaux pour « monter en un ciel ignoré ».
Heredia fait ici référence à quelque chose que nous avons oublié, c'est-à-dire la stupéfaction des premiers navigateurs en découvrant dans le ciel de l’hémisphère sud des constellations (la Croix du sud, l’Octant, l’Hydre mâle…) qu’ils ne connaissaient pas, ce que l’on voit dans le texte avec « ciel ignoré » et « étoiles nouvelles » en fin de vers. Ils ne savent plus lire dans le ciel – ce qui signifie également qu’ils ne peuvent plus s’orienter grâce aux astres et que, dans ce sens, ils ont perdu leurs derniers repères : ce Nouveau Monde est un monde à l’envers, vertigineux, qui tourne (tropiques, trophées…). Les voici, radicalement, dépaysés, défamiliarisés – expérience poétique s’il en est.

L'image est effectivement très belle. Et pour la préserver, on oubliera que Christophe Colomb n'est pas allé dans l'hémisphère sud.
En effet, mais s'il n'a pas franchi la ligne de l'équateur, il s'en est approché suffisamment pour que les constellations changent notablement; pas plus certes que de notre côté de l'océan, ce qu'on oubliera...

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Palombella Rossa le Ven 18 Jan 2013 - 5:09

Dans ce poème l’Amérique du sud n’a rien de familier, même si son auteur y est né ; elle y est représentée comme quelque chose d’exotique et de radicalement mystérieux, un « Grand Autre » lié aux mythologies de l’Eldorado.
Le texte, lu au premier degré, se fait l’écho d’une aventure bien connue des lecteurs, celle de la soif de l’or et des grandes découvertes, plus précisément de l’Amérique avec la référence précise à Christophe Colomb. Mais la question est aussi de savoir quel est l’objet de la quête de ces conquérants : l’or, certes, mais très vite associé dans le texte à l’imaginaire, au mystère, à la rêverie, à l’inconnu, et à toute une isotopie de la merveille. Heredia donne ainsi à ses « conquérants » une aura de poètes sauvages.

J'avais organisé mon commentaire autour de la double valeur de la conquête et de la recherche de l’or : celle des conquistadores, naturellement, avec toute une imagerie décadentiste, barbare, violente, fin de siècle, et typique des derniers Parnassiens, mais aussi la recherche de l’or poétique, à relier au motif de la navigation comme métaphore de la création.
On peut également s'interroger sur l’ambigüité de la position de Heredia par rapport à son texte : à la fois fasciné par la démarche des conquérants, il s’arrête juste « aux bords mystéri/eux » de la modernité, refusant de basculer dans l’inconnu des formes nouvelles, et demeurant sagement du côté formaliste, celui du du sonnet impeccable.

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Palombella Rossa le Ven 18 Jan 2013 - 6:08

Finalement, le plus simple, ce serait peut-être que je vous renvoie à mon corrigé... fleurs

https://filetea.me/t1sf7f7e

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Message par Abraxas le Ven 18 Jan 2013 - 6:08

@Palombella Rossa a écrit:
Dans ce poème l’Amérique du sud n’a rien de familier, même si son auteur y est né ; elle y est représentée comme quelque chose d’exotique et de radicalement mystérieux, un « Grand Autre » lié aux mythologies de l’Eldorado.
Le texte, lu au premier degré, se fait l’écho d’une aventure bien connue des lecteurs, celle de la soif de l’or et des grandes découvertes, plus précisément de l’Amérique avec la référence précise à Christophe Colomb. Mais la question est aussi de savoir quel est l’objet de la quête de ces conquérants : l’or, certes, mais très vite associé dans le texte à l’imaginaire, au mystère, à la rêverie, à l’inconnu, et à toute une isotopie de la merveille. Heredia donne ainsi à ses « conquérants » une aura de poètes sauvages.

J'avais organisé mon commentaire autour de la double valeur de la conquête et de la recherche de l’or : celle des conquistadores, naturellement, avec toute une imagerie décadentiste, barbare, violente, fin de siècle, et typique des derniers Parnassiens, mais aussi la recherche de l’or poétique, à relier au motif de la navigation comme métaphore de la création.
On peut également s'interroger sur l’ambigüité de la position de Heredia par rapport à son texte : à la fois fasciné par la démarche des conquérants, il s’arrête juste « aux bords mystéri/eux » de la modernité, refusant de basculer dans l’inconnu des formes nouvelles, et demeurant sagement du côté formaliste, celui du du sonnet impeccable.

Eh oui… topela

Abraxas
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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Mareuil le Ven 18 Jan 2013 - 14:35

@Celeborn a écrit:
@Mareuil a écrit:
Oh, il y a des mots qui viennent, comme ça. Hérédia est un petit poète ; on ne va s'user les yeux sur ses "traces écrites".

Ce qui est pratique avec cette analyse, c'est qu'elle règle son compte à n'importe quel mot dans n'importe quel poème.

Même les petits poètes font parfois de grands poèmes, tu sais.

Les grands en font parfois de petits. Encore que ...

Au Cabaret-vert

Depuis huit jours, j'avais déchiré mes bottines
Aux cailloux des chemins. J'entrais à Charleroi.
- Au Cabaret-Vert : je demandai des tartines
Du beurre et du jambon qui fût à moitié froid.

Bienheureux, j'allongeai les jambes sous la table
Verte : je contemplai les sujets très naïfs
De la tapisserie. - Et ce fut adorable,
Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,

- Celle-là, ce n'est pas un baiser qui l'épeure ! -
Rieuse, m'apporta des tartines de beurre,
Du jambon tiède, dans un plat colorié,

Du jambon rose et blanc parfumé d'une gousse
D'ail, - et m'emplit la chope immense, avec sa mousse
Que dorait un rayon de soleil arriéré.

Mareuil
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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par doctor who le Ven 18 Jan 2013 - 14:59

Je pense toujours à ça quand je lis ce poème :








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Mon blog sur Tintin (entre autres) : http://popanalyse.over-blog.com/
Blog pédagogique : http://pedagoj.eklablog.com

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Iphigénie le Ven 18 Jan 2013 - 15:24

Voui, un tableau Laughing
Jolie interprétation, Palombella, même si je me demande si ce n'est pas du Baudelaire plus que du Heredia...

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Mareuil le Ven 18 Jan 2013 - 18:20

@doctor who a écrit:Je pense toujours à ça quand je lis ce poème :








Oui, on pense à des chromos.

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Re: comprendre la fin du poème "Les conquérants" de Heredia

Message par Palombella Rossa le Ven 18 Jan 2013 - 18:33

@iphigénie a écrit: Jolie interprétation, Palombella, même si je me demande si ce n'est pas du Baudelaire plus que du Heredia...

Précisément. Heredia, "petit poète" comme dit Mareuil au sens où il manque quelque peu d'invention, convoque et recueille ce topos qui court depuis Baudelaire, effectivement.

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