Le théorème du lampadaire

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Le théorème du lampadaire

Message par Delim le Dim 24 Fév 2013 - 22:36

Le théorème du lampadaire, de Jean-Paul FITOUSSI. Un livre intéressant à paraître:

http://www.editionslesliensquiliberent.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=66



Présentation par l'éditeur:
" L’économie aujourd’hui se réduit à ce qu’elle est capable de rationnaliser et donc d’éclairer. Elle n’est donc pas apte à prendre en compte ce qui la dépasse ou plus exactement ce qu’elle ne peut mathématiquement mettre en lumière : les approches sociales, humaines, environnementales. Prisonnière du théorème du lampadaire, concept inventé par l’auteur, elle va de crise en crise. Trente ans de politiques économiques et autant d’échecs : chômage, crises à répétition, croissance défaillante, inégalités grandissantes... Comment la plupart des économistes et des responsables politiques peuvent-ils se tromper à ce point ? Selon quels ressorts appliquent-ils toujours les solutions qui ont échoué auparavant ? Pourquoi sont-ils esclaves d’un modèle délabré ? Pourquoi cette incapacité à penser autrement ?... Et que donc faudrait-il faire aujourd’hui ? Quel nouvel imaginaire économique est-il vital de mettre en musique pour affronter toutes les crises dans leur ensemble : financière, sociale, environnementale ?... Par l’un de nos économistes les plus prestigieux, président de l’OFCE, auteur de livres décisifs comme Politique de l’impuissance (Arléa, 2004), voici un opus décapant, une remarquable analyse à la fois économique, psychologique et politique de notre monde.
Le monde va. Et un grand malaise s’empare des populations. C’est qu’il va trop mal pour certains et trop bien pour d’autres, au point que ceux pour qui les dés de la destinée ont été extraordinairement favorables, proposent de renoncer à certains de leurs privilèges, craignant que l’ordre existant ne soit insoutenable. Notre intelligence du monde semble se réduire comme peau de chagrin. Nous n’observons les faits qu’au travers la loupe déformante de la doctrine. Nous ne comprenons plus la société et la société ne comprend plus ses gouvernements faute de se reconnaître au miroir de la statistique publique. Nous résumons aujourd’hui la complexité du monde, et singulièrement en Europe, par un problème : celui des dettes publiques. Oubliant le passé, pourtant très récent, de la crise financière en même temps que le futur de la croissance, nous nous acharnons à le résoudre pour complaire aux agences de notation. Comme si l’austérité n’avait d’effet que sur le chiffre du déficit public, et aucun sur les inégalités, l’emploi, le chômage et l’investissement, c'est-à-dire sur la construction du futur. Alors que l’environnement, l’éducation, l’économie de la connaissance, le bien-être des populations sont de tous les discours, comment peut-on se résigner à de si faibles espérances ? Et pourtant, tous les partis politiques « sérieux » de la zone euro, de gauche comme de droite, s’accordent sur cette stratégie. On ne peut qu’en rester perplexe. Comment peut-on après la crise financière tenir les mêmes discours qu’avant ? Ce livre tente d’expliquer pourquoi on en est arrivé là et quelles sont les clés d’un meilleur avenir. L’emprise de la doctrine qui nous conduit à un tel déni de réalité, est un premier élément de réponse. La constitution européenne, qui prend eau de toute part, en est un second. La lente régression de la démocratie qui nous a fait consentir à une croissance des inégalités pendant plus d’un quart de siècle en même temps qu’à l’installation d’un chômage de masse, explique aussi l’impasse dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. "

Delim
Niveau 5


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