Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par Lefteris le Lun 25 Fév 2013 - 15:37

@roxanne a écrit:
@lalilala a écrit:Oui enfin quand même, on a tout de même plus de vacances que les autres...et des gens qui bossent chez eux en dehors de leurs horaires, ça existe aussi hors enseignement.
merci Lalilala de le rappeler.Les vacances sont un de nos avantages -et non privilèges;C'est un fait.Je l'assume et je le reconnais quand on m'en parle, tout en rappelant le boulot à faire.Mais il est vrai que beaucoup de cadres par exemple bossent chez eux les we et même pendant leurs vacances.C'est aussi un fait.Ils sont mieux payés aussi, mais peuvent sauter à tous moments.Je ne joue pas "je suis la plus mal lotie".

Je dirais que ce n'est pas un privilège (nous ne sommes pas nés avec) , ni un avantage, mais une compensation. Il ne s'agit pas de jouer à nous sommes les plus mal lotis , mais il faut tout relativiser, ce que je pense être à même de faire , puisque j'étais dans la fonction publique d'Etat avant (Et pas 6 mois, presque deux décennies).
Les vacances : moins nombreuses, certes, mais 5 semaines + autant de RTT (un crédit de jours, pour l'encadrement dont on ne réduit pas la présence hebdomadaire) si je n voulais pas "racheter" mes jours + tous les ponts, plus les récupérations en cas de travail le samedi voire le dimanche. Donc a minima 55 jours. C'était à peu près pareil pour des collègues d'autres ministères. l'EN, c'est 70 à 80 jours, incluant les jours fériés, ce qui réduit considérablement le différentiel supposé.
L'inconvénient , ou ce qui le serait pour beaucoup d'enseignants, était plutôt de ne pas pouvoir prendre plus de 4 semaines d'affilée l'été, et de caser le reste selon les disponibilités, le plus souvent hors période scolaire. Très bien pour un célibataire, ou un couple sans enfants, moins bien pour une famille.
Mais au moins les congés existent.

En traitement en revanche , en tant que cadre A "type" niveau certifié -et je n'étais pas en bout de carrière, je percevais le traitement d'un agrégé jusqu'à la hors-classe ou d'un MCF , cadres A+ : échelons plus rapides, indemnités fixes intégrées + primes. Plus possibilité plus ouverte de changement de corps et d'"emplois hors-grille".

Pour la pression dans le travail : beaucoup plus conséquente que dans l'EN sur le plan hiérarchique, quoiqu'il y ait des motifs de mécontentement. On peut garder une relative liberté, si l'on sait dire "non" (c'st l'un des motifs majeurs de mon départ, pas les vacances, quoique tant qu'à faire, j'y tienne puisqu'on me paie moins). Un cadre de catégorie équivalente, sauf métiers techniques, se trouve souvent entre le marteau et l'enclume, dans une chaîne hiérarchique. Qui dit chaîne dit contraintes et conflits plus ou moins feutrés. En revanche, pour la fatigue, une heure n'est pas une heure de cours, surtout face à des élèves durs.

Avantage de l 'enseignement (je n'en profite pas car je ne peux pas pour diverses raisons) , c'est la relative facilité à muter sur le territoire national. Dans certaines administrations, les postes sont peu nombreux, uniquement dans les grands centres urbains, ça ne bouge pas beaucoup, et ce n'est pas 5 ou 6 ans en région parisienne ou dans le Nord, qu'il faut faire , mais beaucoup plus.

Il me semble donc que les vacances qui font tant fantasmer les jaloux ne sont pas ce qui doit être mis le plus dans la balance, mais vraiment un ensemble. Tout combiné, je ne pense pas que l'EN soit gagnante. Pur rester dans le domaine de la FP , je vois dans mon entourage des jeunes qui passent plus volontiers un concours de catégorie B après leur licence (contrôleur des impôts , gardien de la paix) qu'ils ne continuent les études pour devenir enseignant. La fonction publique territoriale a aussi la cote (on peut tenter de rester dans "sa" région), mais une certaine opacité dans les recrutements peut décourager.


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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par roxanne le Lun 25 Fév 2013 - 15:38

La FP c'est particulier aussi.Je pensais plus aux cadres du privé.

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par lene75 le Lun 25 Fév 2013 - 15:48

Vous avez de la chance d'avoir du temps, moi j'ai dû prendre un temps partiel pour avoir un peu de temps pour ma famille... après c'est vrai que je suis peut-être dans une situation particulière : prof en début de carrière, certifiée en lycée, matière à horaires assez faibles dans la plupart des sections (donc beaucoup de classes), pas ou peu de supports de cours, très large éventail des connaissances à maîtriser, nécessité de se tenir à jour dans ses connaissances, uniquement classes à examen et matière littéraire, donc corrections très lourdes et pression assez importante, mais n'empêche que je fais partie des profs et que quand je discute avec mes collègues d'autres disciplines, très nombreux sont ceux qui bossent aussi beaucoup.

Le temps n'est vraiment pas un avantage de ce métier que je mettrais en avant (contrairement à ce que je pensais en "signant" en connaissance de cause, pensais-je, puisque ma mère était prof, mais dans des conditions très différentes), en revanche, la possibilité de s'organiser en grande partie comme on veut (les années où on n'a pas un edt tout pourri...), la liberté assez grande dans sa manière de concevoir et de conduire ses cours (qu'on essaie de nous retirer de plus en plus), le fait de ne jamais cesser d'apprendre, la stimulation intellectuelle et l'immense intérêt de ce métier quand on a des classes à peu près correctes, même faibles, oui. C'est clairement un métier extrêmement enrichissant sur le plan intellectuel et personnel. Si on nous retire ça, plus rien ne me retiendra.

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par roxanne le Lun 25 Fév 2013 - 15:54

Mes dix années de trzriat où j'enchaînais les niveaux, les établissements, les kilomètres parfois me laissaient moins de temps, c'est sûr.

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par Olympias le Lun 25 Fév 2013 - 15:56

@lene75 a écrit: quand je discute avec mes collègues d'autres disciplines, très nombreux sont ceux qui bossent aussi beaucoup. Le temps n'est vraiment pas un avantage de ce métier que je mettrais en avant (contrairement à ce que je pensais en "signant" en connaissance de cause, pensais-je, puisque ma mère était prof, mais dans des conditions très différentes), en revanche, la possibilité de s'organiser en grande partie comme on veut (les années où on n'a pas un edt tout pourri...), la liberté assez grande dans sa manière de concevoir et de conduire ses cours (qu'on essaie de nous retirer de plus en plus), le fait de ne jamais cesser d'apprendre, la stimulation intellectuelle et l'immense intérêt de ce métier quand on a des classes à peu près correctes, même faibles, oui. C'est clairement un métier extrêmement enrichissant sur le plan intellectuel et personnel. Si on nous retire ça, plus rien ne me retiendra.

C'est très vrai...J'ai peur que notre liberté pédagogique qui fait le sel de notre métier, ne se réduise comme peau de chagrin...

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par Lefteris le Lun 25 Fév 2013 - 16:06

@roxanne a écrit:La FP c'est particulier aussi.Je pensais plus aux cadres du privé.
Il sera toujours difficile de comparer avec les cadres du privé, où le salaire se négocie, où la réussite (ou l'échec) de la boîte joue beaucoup. Ca peut être le meilleur comme le pire.
Le seul repère stable que nous pouvons avoir, c'est la FPE, qui forme les carrières sur des systèmes de correspondances indiciaires.

@lene75 a écrit:Vous avez de la chance d'avoir du temps, moi j'ai dû prendre un temps partiel pour avoir un peu de temps pour ma famille... après c'est vrai que je suis peut-être dans une situation particulière : prof en début de carrière, certifiée en lycée, matière à horaires assez faibles dans la plupart des sections (donc beaucoup de classes), pas ou peu de supports de cours, très large éventail des connaissances à maîtriser, nécessité de se tenir à jour dans ses connaissances, uniquement classes à examen et matière littéraire, donc corrections très lourdes et pression assez importante, mais n'empêche que je fais partie des profs et que quand je discute avec mes collègues d'autres disciplines, très nombreux sont ceux qui bossent aussi beaucoup.

Le temps n'est vraiment pas un avantage de ce métier que je mettrais en avant (contrairement à ce que je pensais en "signant" en connaissance de cause, pensais-je, puisque ma mère était prof, mais dans des conditions très différentes), en revanche, la possibilité de s'organiser en grande partie comme on veut (les années où on n'a pas un edt tout pourri...), la liberté assez grande dans sa manière de concevoir et de conduire ses cours (qu'on essaie de nous retirer de plus en plus), le fait de ne jamais cesser d'apprendre, la stimulation intellectuelle et l'immense intérêt de ce métier quand on a des classes à peu près correctes, même faibles, oui. C'est clairement un métier extrêmement enrichissant sur le plan intellectuel et personnel. Si on nous retire ça, plus rien ne me retiendra.
Tu es dans une matière particulièrement lourde en volume de lecture et de corrections, et peut-être aussi en fais-tu un peu trop aussi par conscience professionnelle. J'étais saturé aussi au début, surtout quand j'avais un emploi du temps étalé sur plus de trente heures, bourré de trous (on travaille moins vite et plus fatigué) , et je sur-préparais, sur-corrigeais, je n'avais pas de stock de cours, de documents. Je pense que je dépassais allègrement les cinquante heures pour 19 heures de cours, et je pourrissais presque toutes mes vacances. J'ai levé le pied, j'use moins le stylo rouge, je m'organise mieux pour les devoirs et en plus 3 heures de moins de cours mais beaucoup trous en moins, ça libère l''équivalent d'une bonne demi-journée. Je ne dépasse plus 35 heures de travail directement lié au boulot, mais je me suis remis à lire peu à peu, à bâtons rompus , dans mon domaine, ce que je ne pouvais plus faire (finalement c'est une sorte de préparation, je me sens plus à l'aise).

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par lalilala le Lun 25 Fév 2013 - 16:18

Ah mais je bosse aussi énormément, trop même (j'ai été arrêté pour surmenage en décembre). Mais pendant les vacances, non, je ne travaille pas tous les jours. Et parfois, je ne fiche absolument rien : en été par exemple, comme je ne sais jamais où je vais atterrir à la rentrée, je ne prépare absolument rien...et après par contre, je suis débordée, c'est sûr...je suis moi aussi débutante et je change de niveau régulièrement...

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par lovelyday le Lun 25 Fév 2013 - 16:38

@Olympias a écrit:Les enseignants sont loin d’être des nantis, et je ne crois pas en la légende auto-entretenue par les professeurs qu’ils auraient une image de fainéants. Les Français reconnaissent la difficulté de leur métier. En revanche, les enseignants ne se rendent pas compte des contraintes professionnelles des autres, qui ont des horaires fixes et un chef sur le dos tous les jours

C'est marrant, je pensais que lorsqu'on recevait l'emploi du temps le jour de la pré-rentrée, c'était pour venir comme on voulait, quand on voulait...Un EDT ce ne sont pas des horaires fixes peut-être ????

Dubet m'énerve
Peillon m'énerve...
Et si on venait à n'importe quelle heure ?????

Dubet et Peillon m'énervent

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par dandelion le Lun 25 Fév 2013 - 17:45

@lene75 a écrit:Vous avez de la chance d'avoir du temps, moi j'ai dû prendre un temps partiel pour avoir un peu de temps pour ma famille... après c'est vrai que je suis peut-être dans une situation particulière : prof en début de carrière, certifiée en lycée, matière à horaires assez faibles dans la plupart des sections (donc beaucoup de classes), pas ou peu de supports de cours, très large éventail des connaissances à maîtriser, nécessité de se tenir à jour dans ses connaissances, uniquement classes à examen et matière littéraire, donc corrections très lourdes et pression assez importante, mais n'empêche que je fais partie des profs et que quand je discute avec mes collègues d'autres disciplines, très nombreux sont ceux qui bossent aussi beaucoup.

Le temps n'est vraiment pas un avantage de ce métier que je mettrais en avant (contrairement à ce que je pensais en "signant" en connaissance de cause, pensais-je, puisque ma mère était prof, mais dans des conditions très différentes), en revanche, la possibilité de s'organiser en grande partie comme on veut (les années où on n'a pas un edt tout pourri...), la liberté assez grande dans sa manière de concevoir et de conduire ses cours (qu'on essaie de nous retirer de plus en plus), le fait de ne jamais cesser d'apprendre, la stimulation intellectuelle et l'immense intérêt de ce métier quand on a des classes à peu près correctes, même faibles, oui. C'est clairement un métier extrêmement enrichissant sur le plan intellectuel et personnel. Si on nous retire ça, plus rien ne me retiendra.
Tu es loin d'être la seule: beaucoup de femmes prof font ce choix quand elles ont des enfants en bas âge, d'autant plus que les débuts de carrière sont souvent longtemps précaires (Lefteris, dans certaines matières le temps 'd'attente' avant de se trouver dans une région ou un établissement proche de ses envies - ou juste un poste fixe- peut-être très long, dix ans, voire plus ne sont sans doute pas si rares). En moyenne j'ai toujours été au delà des 45 heures, mais j'ai beaucoup bougé No (cela dit, j'ai rarement eu plus d'une heure de trajet aller-retour, alors que pour certains cela va bien au delà). Donc le temps, ce n'est pas forcément un avantage très réel (enfin, je pouvais corriger, préparer le samedi et le dimanche et faire la popote et m'occuper de mes enfants le soir, donc ça permet de faire des économies: moins de garde d'enfant à payer, pas le temps de sortir le weekend!).
Je crois qu'il faut éviter de comparer notre situation avec celle de cadres travaillant dans de petites entreprises: il faut comparer avec les grandes entreprises (l'EN est une grosse structure tout de même), qui offrent un certain nombre d'avantages. Et dans lesquelles on ne vire pas les gens si facilement que ça quand même!

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par roxanne le Lun 25 Fév 2013 - 17:53

@dandelion a écrit:
@lene75 a écrit:Vous avez de la chance d'avoir du temps, moi j'ai dû prendre un temps partiel pour avoir un peu de temps pour ma famille... après c'est vrai que je suis peut-être dans une situation particulière : prof en début de carrière, certifiée en lycée, matière à horaires assez faibles dans la plupart des sections (donc beaucoup de classes), pas ou peu de supports de cours, très large éventail des connaissances à maîtriser, nécessité de se tenir à jour dans ses connaissances, uniquement classes à examen et matière littéraire, donc corrections très lourdes et pression assez importante, mais n'empêche que je fais partie des profs et que quand je discute avec mes collègues d'autres disciplines, très nombreux sont ceux qui bossent aussi beaucoup.

Le temps n'est vraiment pas un avantage de ce métier que je mettrais en avant (contrairement à ce que je pensais en "signant" en connaissance de cause, pensais-je, puisque ma mère était prof, mais dans des conditions très différentes), en revanche, la possibilité de s'organiser en grande partie comme on veut (les années où on n'a pas un edt tout pourri...), la liberté assez grande dans sa manière de concevoir et de conduire ses cours (qu'on essaie de nous retirer de plus en plus), le fait de ne jamais cesser d'apprendre, la stimulation intellectuelle et l'immense intérêt de ce métier quand on a des classes à peu près correctes, même faibles, oui. C'est clairement un métier extrêmement enrichissant sur le plan intellectuel et personnel. Si on nous retire ça, plus rien ne me retiendra.
Tu es loin d'être la seule: beaucoup de femmes prof font ce choix quand elles ont des enfants en bas âge, d'autant plus que les débuts de carrière sont souvent longtemps précaires (Lefteris, dans certaines matières le temps 'd'attente' avant de se trouver dans une région ou un établissement proche de ses envies - ou juste un poste fixe- peut-être très long, dix ans, voire plus ne sont sans doute pas si rares). En moyenne j'ai toujours été au delà des 45 heures, mais j'ai beaucoup bougé No (cela dit, j'ai rarement eu plus d'une heure de trajet aller-retour, alors que pour certains cela va bien au delà). Donc le temps, ce n'est pas forcément un avantage très réel (enfin, je pouvais corriger, préparer le samedi et le dimanche et faire la popote et m'occuper de mes enfants le soir, donc ça permet de faire des économies: moins de garde d'enfant à payer, pas le temps de sortir le weekend!).
Je crois qu'il faut éviter de comparer notre situation avec celle de cadres travaillant dans de petites entreprises: il faut comparer avec les grandes entreprises (l'EN est une grosse structure tout de même), qui offrent un certain nombre d'avantages. Et dans lesquelles on ne vire pas les gens si facilement que ça quand même!
Désolée, j'ai un problème pour citer..si, on viore les gens dans les grandes entreprises..

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par Reine Margot le Lun 25 Fév 2013 - 17:57

depuis que je suis administrative, je peux comparer: moitié moins de vacances -une semaine à toutes les vacances scolaires de l'année, et un mois en été- que quand j'étais prof mais beaucoup moins de stress, je commence à 8h, finis à 16h30 avec une pause de 3/4 d'heure, et je rentre à pied une demi-heure après chez moi.
aucun élève à gérer ni de conflits avec les gamins à ressasser, et pas de boulot en dehors du bureau!

si je reste dans ce poste, je n'aurai même pas besoin de prendre de temps partiel en cas d'enfant plus tard.

bref les gens qui ressortent les vacances des profs n'ont rien compris.

_________________
1 enseignant molesté, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
2 enseignants molestés, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
150 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
151 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
………………………………
[la progression arithmétique se poursuit en série]
…………………………………..
156 879 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
156 880 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société. »

Reine Margot
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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par almuixe le Lun 25 Fév 2013 - 18:20

@dandelion a écrit:
@lalilala a écrit:Oui enfin quand même, on a tout de même plus de vacances que les autres...et des gens qui bossent chez eux en dehors de leurs horaires, ça existe aussi hors enseignement.
Plus de vacances que les fonctionnaires, c'est déjà très douteux, surtout si on prend en compte la nécessité de travailler un peu pendant ses vacances. Si on est en lycée ou dans le supérieur, les vacances c'est mi-juillet, et pour moi la reprise se faisait deux semaines avant la rentrée quand j'étais prag, avec aussi moins de petites vacances.
Avec les rtt, mon mari avait aussi environ huit semaines je crois, sans compter la possibilité de poser un jour quand il le souhaitait en cas de besoin, la possibilité de travailler à la maison parfois, et, surtout, un bien plus gros salaire alors que je persiste mon concours et mes conditions d'étude ont été bien plus sélectives que les siens. Il ne m'a jamais d'ailleurs envié mes conditions de travail.

+1
J'ai eu tellement de travail cette année que mon compagnon qui ne pose ses vacances que quand je suis vraiment libérée s'est retrouvé avec un reliquat de 15 jours de vacances en fin d'année.

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par Lefteris le Lun 25 Fév 2013 - 18:36

@Reine Margot a écrit:depuis que je suis administrative, je peux comparer: moitié moins de vacances -une semaine à toutes les vacances scolaires de l'année, et un mois en été- que quand j'étais prof mais beaucoup moins de stress, je commence à 8h, finis à 16h30 avec une pause de 3/4 d'heure, et je rentre à pied une demi-heure après chez moi.
aucun élève à gérer ni de conflits avec les gamins à ressasser, et pas de boulot en dehors du bureau!

si je reste dans ce poste, je n'aurai même pas besoin de prendre de temps partiel en cas d'enfant plus tard.

bref les gens qui ressortent les vacances des profs n'ont rien compris.
Il est vrai que je me reposais plus mentalement en vacances. J'étais déjà exilé en RP et j'avais certes plus de mal à voir ma famille qui avait les vacances scolaires, mais avec mes onze ou douze semaines, si j'ajoutais aux congés les récupérations cumulées, je partais au pied levé quelque part, hors de toute affluence (en Grèce souvent) avec un billet parfois au quart du prix, et sans copies. Une vraie coupure, quoi. Bon il ne faut pas avoir de gosses, là, n'empêche ...

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par philann le Lun 25 Fév 2013 - 21:01

Je trouve que la meilleure réponse reste le manque de candidats pour venir faire ce métier alors même que le taux de chômage est important.

Si les profs étaient à ce point privilégies, il y aurait plus de candidats, les gens conseilleraient à leurs enfants de rentrer dans l'enseignement. Il n'en est rien! Le reste n'est que bave de crapauds envieux...sans intérêt. Rolling Eyes

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2014-2015: poste fixe dans les Hauts de Seine Very Happy Very Happy Very Happy
2013-2014: certifiée stagiaire dans les Hauts de Seine cheers 
2011-2013: prof. contractuelle dans l'Essonne

philann
Doyen


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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par User5899 le Lun 25 Fév 2013 - 22:53

@Celadon a écrit:Tout le monde a 2 mois en été et 15 j x 3 ou presque ? J'ignorais.
x 4 professeur

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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par Ragnetrude le Lun 25 Fév 2013 - 22:58

Je pense que la quantité de travail est en fait très aléatoire, en fonction du nombre de niveaux, du fait d'être en lycée/en collège, d'arriver dans un établissement ou d'y être installé depuis un moment. En fonction de la matière enseignée aussi (il me semble qu'il y a beaucoup de boulot en lettres par exemple...). En fonction des périodes de l'année, enfin : période de conseils, semaines où l'on a multiplié les contrôles, etc.
Du côté des collègues je vois de tout aussi : des fous de boulot qui doivent effectivement faire leurs 50 heures par semaine et d'autres bien pépères qui ne font pas beaucoup plus que leurs 18 heures...
Alors au final dur de faire des généralités. J'ai l'impression que la grosse différence que nous avons avec les autres professions c'est que nous devons toujours nous justifier...
À ceux qui pensent qu'on ne bosse que 18h, je réponds que c'est toujours bien plus que le présentateur du journal télé qui ne bosse qu'une demi heure par jour !!!! Et pour un bien meilleur salaire !!

Ragnetrude
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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par Celadon le Mar 26 Fév 2013 - 0:21

Cripure a écrit:
@Celadon a écrit:Tout le monde a 2 mois en été et 15 j x 3 ou presque ? J'ignorais.
x 4 professeur
Vous chipotez, Cripure. 3, c'est presque 4 !

Celadon
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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par Zenxya le Mar 26 Fév 2013 - 0:39

@Reine Margot a écrit:depuis que je suis administrative, je peux comparer: moitié moins de vacances -une semaine à toutes les vacances scolaires de l'année, et un mois en été- que quand j'étais prof mais beaucoup moins de stress, je commence à 8h, finis à 16h30 avec une pause de 3/4 d'heure, et je rentre à pied une demi-heure après chez moi.
aucun élève à gérer ni de conflits avec les gamins à ressasser, et pas de boulot en dehors du bureau!

si je reste dans ce poste, je n'aurai même pas besoin de prendre de temps partiel en cas d'enfant plus tard.

bref les gens qui ressortent les vacances des profs n'ont rien compris.
idem pour moi, depuis que je suis de l'autre côté, je fais beaucoup plus d'heures au lycée et j'y vais aussi pendant les vacances mais le soir quand je pars c'est autre chose (c'est dingue les questions métaphysiques que je me pose maintenant (telle que : "il reste du pain pour ce soir" heu ). Ne plus avoir cette pression des élèves est très reposant.

Zenxya
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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par Daphné le Mar 26 Fév 2013 - 9:00

De toute façon inutile de s'énerver quand on nous jette à la figure nos avantages : il suffit d'abonder dans leur sens, en rajoutant quelques petits avantages qu'ils auraient oubliés - par pure provocation Laughing et de signaler calmement que les concours sont ouverts à tous, sans limite d'âge et dans certains cas sans exigence de diplôme ! Et en plus c'est facile en ce moment, on recrute Razz
En général ça calme vite.

Daphné
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Re: Les privilégiés que nous sommes... et Dubet

Message par doubledecker le Mar 26 Fév 2013 - 10:33

@Daphné a écrit:De toute façon inutile de s'énerver quand on nous jette à la figure nos avantages : il suffit d'abonder dans leur sens, en rajoutant quelques petits avantages qu'ils auraient oubliés - par pure provocation Laughing et de signaler calmement que les concours sont ouverts à tous, sans limite d'âge et dans certains cas sans exigence de diplôme ! Et en plus c'est facile en ce moment, on recrute Razz
En général ça calme vite.

voilà, ni plus, ni moins!
et j'ai pu lire quelques messages plus haut que nous devons sans cesse nous justifier...et puis quoi encore??? oui il y a des questions, oui j'y réponds (avec plus ou moins de provocation Twisted Evil ) mais jamais je me ne justifie!

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