Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Provence le Mer 20 Mar 2013 - 21:47

Morceaux choisis...

Dans le 1er degré vous faites actuellement 24h de présence par semaine devant la classe. Vous prétendez que cela se justifie car cela représenterait 42h de travail par semaine.
42h de travail pour 24h de présence... rien ne vous choque ? Nous, si !
On peut comprendre que la premiere année un enseignant ait besoin de préparer ses cours. On peut le comprendre si l'on part du principe qu'il n'a bien entendu aucun "collègue" qui lui communique les siens.

Donc 42h de travail pour 24h de présence disiez-vous ?
La première année pourquoi pas, nous vous l'accordons. Mais la seconde... L'enseignant brûle-t-il tous ses cours pendant les vacances d'été ? Ces grandes vacances sont-elles si longues qu'il ne se rappelle plus ce qui s'est passé l'année précédente ?

Donc 42h de travail pour 24h de présence... enfin 23 si l'on se doit de répondre à vosrevendications.
Alors vous allez nous dire "oui, mais nous n'avons pas toujours les mêmes niveaux scolaires,
il faut donc refaire nos cours l'année suivante". Là encore, nous vous l'accordons.
Mais il n'y a pas 40 niveaux scolaires ? Au bout de 3 ou 4 ans, on peut considérer que
l'expérience faisant, l'accumulation de cours, nous espérons qu'il ne faut pas toujours 42h de
travail pour préparer 24h de présence en classe ?
Ou alors il y a un problème d'autonomie et de méthode. C'est une notion, au passage, qui est
demandé à l'élève dès la 6ème il nous semble.
Mais bon… Allez, nous n'allons pas insiter : une nouvelle fois nous allons bien vouloir vous
croire, et nous allons même aller dans votre sens.
Que vous fassiez 42h de travail par semaine c'est tout bonnement scandaleux. D'autant que
cela vous contraint à ramener du travail à la maison, autre scandale pour nous et qu'à notre
grand étonnement nous ne vous avons jamais entendu soulever.
Alors, au regard des revendications syndicales que nous entendons depuis de nombreuses
années, nous demandons officiellement, aujourd'hui, que les enseignants ne fassent plus que
39h par semaine, et pour le respect du cadre privé nous demandons aussi qu'ils ne ramènent
plus de travail à la maison...
Oui.... vous l'avez compris.... nous demandons que vous fassiez 39h hebdomadaires de
présence dans l'école !

Le reste est tout aussi stupide et insultant.

http://www.rue89.com/sites/news/files/assets/document/2013/03/declaration_liminaire-lue__par_la_fcpe_au_cden_le_25_fevrier_2013_0.pdf

Provence
Bon génie


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par User5899 le Mer 20 Mar 2013 - 22:00

Qu'est-ce que c'est que cette bande de ? Allez-y, discutez avec eux, travaillez avec eux, ça les instruit... Et puis ça vous crache dessus.

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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Luigi_B le Mer 20 Mar 2013 - 23:09

Je m'étonne que le Sgen et le SE-Unsa n'aient pas contresigné ce communiqué, comme ils le font habituellement avec la FCPE. diable

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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Olympias le Mer 20 Mar 2013 - 23:21

Je viens de lire l'intégralité de ce "torchon", parce que c'en est un...La FCPE tolérerait-elle qu'un syndicat s'adresse à elle sur ce ton ????????????????????????? En lisant cela, la seule réaction ne devrait être que le refus systématique de toute discussion avec ces gens.

Olympias
Enchanteur


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par MrBrightside le Mer 20 Mar 2013 - 23:23

On va avoir la convention de Genève sur le dos...

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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Luigi_B le Mer 20 Mar 2013 - 23:23

Contrepoint intéressant dans l'actualité pour réfléchir au temps de travail de ceux qui n'ont pas d'élèves en face d'eux : "France: les salariés passent 1 h par jour sur internet à des fins personnelles"...

Les sala­riés fran­çais passent près d'une heure par jour sur inter­net à des fins per­son­nelles, ce qui repré­sente 28,5 jours par an, selon une étude publiée mer­credi par l'éditeur de logi­ciels Olfeo.

En ana­ly­sant les connexions inter­net d'entreprises, l'éditeur a repéré que les sala­riés consa­craient 1h37 de leur temps chaque jour à navi­guer sur inter­net, dont 57 minutes (59%) sans motif pro­fes­sion­nel, soit cinq de plus qu'en 2011.

Selon Olfeo, sur la base d'une durée de tra­vail de 35 heures heb­do­ma­daires, cela repré­sente 4h45 par semaine et 28,5 jours par an, soit 5,7 semaines (avec cinq jours tra­vaillés). L'éditeur a cal­culé qu'en terme de salaire, ces excur­sions des sala­riés sur la toile coûtent 2,4 mois de salaire par an aux entre­prises pour chaque employé.

Pour un cadre per­ce­vant un salaire brut men­suel d'environ 5.300 euros, cette chute de pro­duc­ti­vité évaluée à 13,6% coû­te­rait ainsi quelque 13.000 euros, selon Olfeo.

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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Celadon le Jeu 21 Mar 2013 - 0:18

C'est inouï. Cette fédération ne se sent plus, ceux qui s'y sont donné rendez-vous devraient se maîtriser un peu.

Celadon
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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par John le Jeu 21 Mar 2013 - 0:27

Le ton de la fin est proprement hallucinant :

Vous constaterez, chers syndicats enseignants, que nous n'aurons pas été jusqu'à parler de votre revendication salariale. N'y voyez pas là un signe de désintéressement de notre part.
Mais plutôt une poire pour la soif au cas où vous n'auriez pas intégré le message que nous venons de passer aujourd'hui.
Car vous l'aurez compris, nous l'espérons, qu'il est dommage que dans vos revendications vous ayez à ce point oublié l'élève. [...]

Les parents et les enseignants sur le terrain sont d'accord :
− oui, il faut à minima rendre les 72 heures volées lors de la suppression du samedi,
− oui, il faut que le rythme scolaire soit sur 9 1/2 journées,
− oui, il faut réduire les vacances d'été.
Défendez ces propositions, et vous serez avec nous. Battez-vous contre ces propositions, et nous prendrons acte que vous êtes contre nous

La personne qui a écrit ce texte a vraiment un problème.

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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par LadyC le Jeu 21 Mar 2013 - 6:41

« Provocation », le nouveau président de la FCPE 77 ne rejette pas le mot :

« Oui, c’était une provocation, une caricature. Il est légitime que les enseignants se soient sentis malmenés et blessés. C’était de notre part un coup de gueule, ou plutôt un cri de colère. C’était verbal, nous ne souhaitions pas que cela prenne une telle ampleur. Nous préparons un autre texte, d’explication cette fois. Nous sommes maintenant dans une logique de reconstruction et de dialogue. »

Gné "On avait besoin de crier un bon coup, ça va, faites pas vos susceptibles" ? Je rêve ! "C'était verbal"... un texte écrit, c'est un petit mouvement d'humeur verbal qui n'est pas à prendre au sérieux ?
Quelle gaminerie, c'est stupéfiant.

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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Roumégueur Ier le Jeu 21 Mar 2013 - 7:33

La fin de l'article explique un peu les raisons de ce dérapage intolérable de la FCPE (qui oublie que les enseignants sont aussi accessoirement des parents d'élèves et que certains adhèrent même à la FCPE, on ne peut que leur conseiller de fuir) :

"L’affaire est gérée en coordination avec le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan, grand défenseur de la réforme des rythmes scolaires. En décembre, il avait appelé ses adhérents à sanctionner dans les urnes les maires « boudant la réforme »."

Avec un tel 'chef', cette déclaration absolument indigne ne m'étonne absolument pas. La consigne c'est : 'Lâchez-vous, ce sont des ennemis...'
Désolant.

Roumégueur Ier
Érudit


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par InvitéeSS le Jeu 21 Mar 2013 - 8:07

Vous savez quoi ? Le pire c'est que souvent on se retrouve dans les écoles avec des parents d'élèves de ce type affraid
J'vais m'recoucher et profiter de ma dispo, môa !

InvitéeSS
Grand sage


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Palombella Rossa le Jeu 21 Mar 2013 - 8:14

@LadyC a écrit:Gné "On avait besoin de crier un bon coup, ça va, faites pas vos susceptibles" ? Je rêve ! "C'était verbal"... un texte écrit, c'est un petit mouvement d'humeur verbal qui n'est pas à prendre au sérieux ?
Quelle gaminerie, c'est stupéfiant.

Imaginez (c'est une pure hypothèse d'école, bien sûr) que l'on riposte sur le même ton, en les traitant (par exemple) de gros kho imbéciles merd brenneux, mais pas à prendre au sérieux naturellement. On pourrait même leur coller une bouffe, mais pas sérieuse non plus, enfin, de quoi se vexeraient-ils ? diable

Palombella Rossa
Érudit


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Roumégueur Ier le Jeu 21 Mar 2013 - 8:26

Du coup, toutes ces villes qui ne passent pas en 2013 sont des 'ennemies'?
Tous ces enseignants avec qui ils ont discuté pendant des années, qui se sont opposés en leur temps aux 4j et à la perte de 72h d'enseignement par an ont retourné leur veste par corporatisme?
Toutes ces communes qui sont à 4j depuis des lustres et qui fonctionnent bien, l'agglomération lilloise qui expérimente avec succès d'autres rythmes et se trouvent 'hors-la-loi' sont des 'opposants à l'intérêt de l'enfant'?
Ou CETTE réforme n'est pas la bonne?
Leur choix est fait.
Il me tarde de voir les prochaines élections à la FCPE, ça devrait valoir son pesant de cacahuètes... Tiens, c'est quand au fait?

Roumégueur Ier
Érudit


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Daphné le Jeu 21 Mar 2013 - 9:54

@John a écrit:Le ton de la fin est proprement hallucinant :

Vous constaterez, chers syndicats enseignants, que nous n'aurons pas été jusqu'à parler de votre revendication salariale. N'y voyez pas là un signe de désintéressement de notre part.
Mais plutôt une poire pour la soif au cas où vous n'auriez pas intégré le message que nous venons de passer aujourd'hui.
Car vous l'aurez compris, nous l'espérons, qu'il est dommage que dans vos revendications vous ayez à ce point oublié l'élève. [...]

Les parents et les enseignants sur le terrain sont d'accord :
− oui, il faut à minima rendre les 72 heures volées lors de la suppression du samedi,
− oui, il faut que le rythme scolaire soit sur 9 1/2 journées,
− oui, il faut réduire les vacances d'été.
Défendez ces propositions, et vous serez avec nous. Battez-vous contre ces propositions, et nous prendrons acte que vous êtes contre nous

La personne qui a écrit ce texte a vraiment un problème.

Je crois alors qu'il y a du monde qui a des problèmes ! Ce que j'entends régulièrement ou lis sur des forum est bien pire que ça !

Daphné
Demi-dieu


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Roumégueur Ier le Jeu 21 Mar 2013 - 12:48

@Daphné a écrit:
@John a écrit:Le ton de la fin est proprement hallucinant :

Vous constaterez, chers syndicats enseignants, que nous n'aurons pas été jusqu'à parler de votre revendication salariale. N'y voyez pas là un signe de désintéressement de notre part.
Mais plutôt une poire pour la soif au cas où vous n'auriez pas intégré le message que nous venons de passer aujourd'hui.
Car vous l'aurez compris, nous l'espérons, qu'il est dommage que dans vos revendications vous ayez à ce point oublié l'élève. [...]

Les parents et les enseignants sur le terrain sont d'accord :
− oui, il faut à minima rendre les 72 heures volées lors de la suppression du samedi,
− oui, il faut que le rythme scolaire soit sur 9 1/2 journées,
− oui, il faut réduire les vacances d'été.
Défendez ces propositions, et vous serez avec nous. Battez-vous contre ces propositions, et nous prendrons acte que vous êtes contre nous

La personne qui a écrit ce texte a vraiment un problème.

Je crois alors qu'il y a du monde qui a des problèmes ! Ce que j'entends régulièrement ou lis sur des forum est bien pire que ça !

Oui, le terreau est très fertile en ce moment, l'ensemencement a été de qualité ces dernières années...

Roumégueur Ier
Érudit


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Olympias le Jeu 21 Mar 2013 - 21:12

@Roumégueur Ier a écrit:La fin de l'article explique un peu les raisons de ce dérapage intolérable de la FCPE (qui oublie que les enseignants sont aussi accessoirement des parents d'élèves et que certains adhèrent même à la FCPE, on ne peut que leur conseiller de fuir) :

"L’affaire est gérée en coordination avec le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan, grand défenseur de la réforme des rythmes scolaires. En décembre, il avait appelé ses adhérents à sanctionner dans les urnes les maires « boudant la réforme »."

Avec un tel 'chef', cette déclaration absolument indigne ne m'étonne absolument pas. La consigne c'est : 'Lâchez-vous, ce sont des ennemis...'
Désolant.

C'est bien pour cela qu'il faut lui interdire le redoublement à la tête de la FCPE...Mais peuvent-ils en élire un pire que lui ??

Olympias
Enchanteur


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Olympias le Jeu 21 Mar 2013 - 21:14

Nous devons refuser toute discussion avec ces gens y compris lors de CA et conseils de classe

Olympias
Enchanteur


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par benjy_star le Jeu 21 Mar 2013 - 22:02

La lettre est affichée en salle des profs. Wink

benjy_star
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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Olympias le Jeu 21 Mar 2013 - 22:05

Je ferai pareil demain. Même au lycée, les collègues ont le droit de savoir...
Une seule réponse : boycott !

Olympias
Enchanteur


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par C'est pas faux le Jeu 21 Mar 2013 - 22:30

@Olympias a écrit:
@Roumégueur Ier a écrit:La fin de l'article explique un peu les raisons de ce dérapage intolérable de la FCPE (qui oublie que les enseignants sont aussi accessoirement des parents d'élèves et que certains adhèrent même à la FCPE, on ne peut que leur conseiller de fuir) :

"L’affaire est gérée en coordination avec le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan, grand défenseur de la réforme des rythmes scolaires. En décembre, il avait appelé ses adhérents à sanctionner dans les urnes les maires « boudant la réforme »."

Avec un tel 'chef', cette déclaration absolument indigne ne m'étonne absolument pas. La consigne c'est : 'Lâchez-vous, ce sont des ennemis...'
Désolant.

C'est bien pour cela qu'il faut lui interdire le redoublement à la tête de la FCPE...Mais peuvent-ils en élire un pire que lui ??
Razz aau

C'est pas faux
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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Olympias le Ven 22 Mar 2013 - 12:15

J'affiche ce torchon en salle des profs...

Olympias
Enchanteur


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par retraitée le Ven 22 Mar 2013 - 12:18

Et s'il y en a encore qui sont adhérents de la FCPE, qu'ils partent!
Moi, je suis partie au bout d'un an, parce que je me donnais la peine de lire leur revue (Pour l'enfant, vers l'homme, si mes souvenirs sont bons), et que cela me hérissait. Cela fait plus de 35 ans de cela, c'est tout dire!

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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par Roumégueur Ier le Dim 24 Mar 2013 - 9:24

Et les explications du nouveau président de la Fcpe 77 :
http://www.fcpe77.asso.fr/site/index.php?option=com_content&view=article&id=131:cden-du-25-02-13&catid=3:actulalite

"Déclaration en CDEN du 25 février ; quelques explications

Certains d'entre vous ‑ peut-être vous-même ‑, ont sans doute vu passer le texte d'une déclaration liminaire de la FCPE77 en CDEN du 25 février. Ce texte a suscité de nombreuses réactions dans une palette qui va de l'indignation, au plus profond désarroi mais avec un point commun, l'incompréhension. Précisons d'abord que ce texte n'est qu'un brouillon de la version écrite à annexer au PV du CDEN, d'une déclaration effectivement lue en séance par un de nos représentants. Il n'avait pas vocation à être diffusé ; sa circulation sur internet n'est pas de notre fait, nous ne l'avons pas fait circuler, nous ne l'avons pas affiché. Quelqu'un s'en est chargé et il a été relayé précisément par les personnes et organisations à qui il était destiné. Il n'en demeure pas moins que ce texte émane de notre CDPE et qu'à ce titre nous devions quelques explications.
En effet, nous comprenons la consternation générée chez les enseignants, mais aussi chez les adhérents de la FCPE à la lecture de cette déclaration. Nous avons reçu de nombreux courriers, et répondu à de nombreux appels téléphoniques depuis la diffusion de ce texte. Parmi ceux-ci, des lettres d'insultes ‑ nous n'y répondrons évidemment pas ‑ mais aussi des témoignages d'indignation, y compris de nos propres adhérents, et surtout des réactions de nombreux enseignants véritablement blessés par ces propos, touchés dans leur dignité par ce qui a été perçu comme une remise en cause de leur professionnalisme. Tel n'était pas notre but ; telle n'est pas notre façon de voir les choses. Nous sommes en relation étroite, souvent personnelle, avec les enseignants. Nous connaissons leurs difficultés, nous savons les efforts, le temps et l'énergie qu'une large majorité d'entre eux consacre à leur métier. Certains d'entre eux m'ont suggéré de faire des excuses publiques. Et bien soit, je les présente bien volontiers auprès de ces enseignants impliqués au quotidien qui donnent tout pour le bien de nos élèves.
Pour autant, nous ne renierons pas l'expression de notre colère vis-à-vis de certains propos entendus autour de la journée du 12 février dernier. Nous nous sommes sentis trahis par les revendications de plusieurs syndicats qui ont demandé l'abrogation du décret sur les rythmes scolaires alors que depuis quatre ans ils sollicitent la FCPE pour dénoncer à leur coté la semaine de 4 jours. Non, nous ne nous excuserons pas auprès de ceux qui ont refusé de nous entendre, qui ont refusé de nous répondre. Les habitudes de coopération avec les représentants d'enseignants, qui ont toujours prévalu à la FCPE, ne sont pas une façade mais une construction commune dans le respect des aspirations de chacun, c'est-à-dire dans une écoute mutuelle. Nous en sommes loin effectivement aujourd'hui ; reste à savoir comment cet éloignement s'est produit. Toujours est-il que nous avons amèrement constaté dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires que ces syndicats ont tourné le dos à des revendications que nous pensions communes.
Nous avons entendu leurs doutes et leurs revendications ; peuvent-ils comprendre à leur tour que nous puissions ne pas les partager en totalité ? Peuvent-ils entendre que certaines de leurs revendications puissent paraître abusives, voire puissent choquer certains parents ? Peuvent-ils supporter que nous ne les suivions pas systématiquement et que nous, représentants de parents, avons le droit d'avoir un avis différent du leur ?
Certes, nous n'avions pas encore pris position sur cette réforme. Cela nécessite un peu de recul, de débats, de concertation au sein de notre organisation qui comporte de nombreux parents et un large éventail de positions par rapport à ce dossier complexe. Nous avons besoin du temps pour la réflexion. Nous avons, nous aussi, de nombreuses réserves sur cette réforme et des débats internes riches. Pour autant, nous y voyons d'abord le retour à la semaine de 9 demi-journées qui est une première étape que nous souhaitons valider. Cela n'empêche en rien de continuer à revendiquer bien d'autres points que nous attendons toujours. En revanche, nous avons entendu dans leurs revendications des demandes qui n'ont rien à voir avec les rythmes scolaires mais posées comme préalable à la mise en place de cette réforme, quitte à la reporter sine die. Certains d'entre nous, au CDPE77, ont le sentiment ‑ mais ce n'est peut-être qu'un sentiment ‑ que cette réforme, et par conséquent les élèves qui subissent ces rythmes, sont pris en otage pour obtenir des avantages catégoriels. D'où notre colère et le ton outrageusement provocateur de cette déclaration.
Là où notre position diverge, c'est sur l'acceptation dès à présent des 9 demi-journées qui constituent pour nous une avancée importante pour le bien des élèves. A ce titre nous tenons à valider sa mise en place sans risquer de la compromettre par un rejet de ce décret. Très clairement, notre crainte, en repoussant la réforme actuelle, serait de laisser pérenniser cette semaine de 4 jours dans l'attente d'une réforme d'un système idéal qui ne viendra jamais.
Non ce décret n'est pas parfait, loin de là. Non, nous ne le soutenons pas inconditionnellement. Oui, il y a matière à discussion et réflexion commune entre enseignants et parents, avec sans aucun doute, de nombreux points de convergence pour tendre vers le changement que nous attendons pour l'école. Car cette réforme est pour nous bien au dessous de la réforme ambitieuse que nous attendons. On regrette seulement que ce ne soit pas ce qui ait été mis le plus en avant dans les revendications entendues autour de la journée d'action du 12 février ; cela aurait sûrement évité cette déclaration trempée dans l'encre acide de la colère.
Cette déclaration liminaire, n'était ni une déclaration de guerre, ni de l'anti-syndicalisme. Son but n'était pas de provoquer une rupture, avec les enseignants, ni même avec les syndicats d'enseignants. Seulement une rupture avec cette façon dont certains de leurs syndicats ‑ en particulier ceux qui ont pris l'initiative de faire circuler et d'afficher ce texte ‑, impliquent pour ne pas dire utilisent, les parents, pour servir leurs propres revendications sans prendre réellement en compte leur avis.
Nous ne souhaitons pas davantage jeter l'anathème sur les enseignants. Au contraire, nous demandons d'intensifier les échanges, mais nous entendons par échanges, une écoute mutuelle. Or nous avons depuis quelques mois le sentiment de ne plus être écoutés. Ne voyez dans le ton caricatural et provocateur de cette déclaration, non un simple "coup de gueule", mais l'expression d'un véritable cri de colère. Colère de ne pas être entendus, colère de ne pas être considérés, colère parfois même de nous sentir manipulés.
Ce que nous souhaitions par là n'était pas une rupture, mais au contraire une reconstruction d'un véritable dialogue entre parents et enseignants ; d'un dialogue où l'avis des 300 000 parents adhérents à la FCPE nationale serait réellement entendu ; d'un dialogue dans lequel l'on puisse aussi envisager que sur certains points nos positions puissent diverger.
Après l'onde de choc engendrée par ce texte, nous travaillons activement avec tous les membres du CDPE77 afin de favoriser les échanges pour un dialogue plus constructif entre parents et enseignants.
Pour la FCPE77



Joël HARTMANN
(Président du CDPE)"

Roumégueur Ier
Érudit


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Re: Le torchon brûle entre la FCPE et les syndicats dans le 77

Message par auléric le Dim 24 Mar 2013 - 9:48

et bien bon courage pour la "reconstruction d'un véritable dialogue" .... parce que les mots de cette diatribe anti-enseignants vont laisser des traces .

auléric
Neoprof expérimenté


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