"Comment l’École est devenue une entreprise du Cac"

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"Comment l’École est devenue une entreprise du Cac"

Message par Employé oxymorique le Sam 23 Mar 2013 - 22:14

Je suis tombé là-dessus en cherchant des infos sur le socle commun :

Il est tout d’abord intéressant de noter que les termes employés par les différentes instances de l’Union nous parviennent directement du vocable d’entreprise : on ne parle plus de savoirs mais de « compétences-clés » qu’on définit en fonction des « besoins » des différents « marchés ». Ainsi, selon une directive du Conseil européen de mars 2000, « l’Union européenne s’est fixée un objectif stratégique pour 2010 : devenir l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde. » Cet objectif ainsi énoncé résume à lui seul la libéralisation qu’a subie l’École dans sa totalité.

Le lien école/entreprise est ici clairement mis en évidence. De même, le J.O. 290 du 4 décembre 2007 précisait la nécessité d’avoir « une éducation et une formation initiales et continues visant à acquérir des qualifications et des compétences qui soient de la plus haute qualité [...] afin de maintenir et de renforcer les capacités d’innovation [...] qui sont nécessaires pour accroître la compétitivité, la croissance et l’emploi. » Le lieu du savoir s’est transformé en lieu de la production où on forme les consommateurs de demain dès le plus jeune âge. Comment ne pas parler ici d’école productiviste ?

La suite de l'article : http://ragemag.fr/comment-lecole-est-devenue-une-entreprise-du-cac/

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Cymbale en chef au concert des immobiles.
« Il faudra résister à la dissolution programmée de l’enseignement, de la recherche scientifique, des classiques et des biens culturels. Car saboter la culture et l’instruction, c’est saboter le futur de l’humanité. Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de lire une phrase simple, mais pleine de sens, qui était inscrite sur un panneau signalétique dans une bibliothèque de manuscrits au milieu d’une oasis perdue du Sahara ; « La connaissance est une richesse qu’on peut donner sans s’appauvrir. » Seul le savoir peut perturber la logique dominante du profit en étant partagé sans appauvrir, et même, bien au contraire, en enrichissant à la fois celui qui le transmet et celui qui le reçoit.»
L’Utilité de l’Inutile. Manifeste, Nuccio Ordine, éditions des Belles-Lettres.

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