Fabliau "la vieille qui graissa la patte": texte changé en classe, avez-vous cette version?

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Fabliau "la vieille qui graissa la patte": texte changé en classe, avez-vous cette version?

Message par Oudemia le Mer 29 Mai 2013 - 10:45

J'ai eu du mal à choisir le titre.
Les élèves avaient un contrôle largement inspiré de leur manuel Livre unique 5e (Hélène Potelet- Hatier); j'avais repris une question "récrire les lignes 21 à 28 en utilisant au mieux imparfait et passé simple". Or dans une copie je trouve des changements non seulement de verbes mais aussi de texte, par ex. "elle est décidée/elle prit la décision; elle prend un bon morceau de lard/elle sortit de son placard un beau morceau de lard bien graisseux; elle s'approche doucement sans se faire voir/elle se faufila dans la foule; et lui graisse largement les paumes/ discrètement lui graissa soigneusement les mains".
Qu'elle ait compris qu'il fallait faire une réécriture complète, admettons, mais "devant sa grande maison" qui devient "la grande et belle propriété du chevalier " et "qui pérore avec ses courtisans/arriver enfin avec toute sa cour" cela me parait beaucoup (mais elle écrit bien et facilement, c'est vrai). scratch
Alors je me demande si elle n'avait pas un recueil où il y a cette version qu'elle aurait purement et simplement recopiée.
Je ne la vois pas dans ceux que j'ai ici, mais je ne les ai pas tous (et pourtant "un beau morceau de lard bien graisseux" ça me dit quelque chose) et je n'aimerais du tout, du tout, me faire avoir pale

J'avais espacé certains pour qu'ils ne copient pas les uns sur les autres, sans plus surveiller. Elle était seule à sa table, loin de moi et aurait parfaitement pu feuilleter quelque chose. Embarassed


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Re: Fabliau "la vieille qui graissa la patte": texte changé en classe, avez-vous cette version?

Message par Derborence le Mer 29 Mai 2013 - 14:27

L'élève n'aurait-elle pas plutôt mal compris la consigne ? Elle aurait confondu rédaction (à partir d'un modèle) et réécriture (ex d'orthographe).

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"La volonté permet de grimper sur les cimes ; sans volonté on reste au pied de la montagne."
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"Derborence, le mot chante triste et doux dans la tête pendant qu’on se penche sur le vide, où il n’y a plus rien, et on voit qu’il n’y a plus rien."
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Re: Fabliau "la vieille qui graissa la patte": texte changé en classe, avez-vous cette version?

Message par Oudemia le Mer 29 Mai 2013 - 15:25

Peut-être.
Mais ce qui m'intrigue c'est la qualité du texte (et le souvenir d'avoir déjà lu "un morceau de lard bien graisseux"), j'ai du mal à croire que c'est d'elle.

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Re: Fabliau "la vieille qui graissa la patte": texte changé en classe, avez-vous cette version?

Message par Derborence le Mer 29 Mai 2013 - 15:28

J'ai cette version :

La vieille qui graissa la patte au chevalier

Une vieille paysanne possédait pour toute richesse deux vaches. Ce n’était certes pas beaucoup, mais c’était là tout son bien. Elle vendait leur lait pour trouver de quoi survivre.
Un matin, les deux bêtes, sans doute mal gardées, fuirent leur enclos et se trouvèrent, à vagabonder sur la route. Le prévôt, passant par là, les vit toutes deux et, les jugeant égarées, il les emmena avec lui.
La malheureuse femme découvrit bientôt que ses deux bêtes avait disparu. Ses voisins la renseignèrent : le prévôt les avait recueillies mais il ne voulait pas les rendre. La malheureuse s’en alla trouver l’homme, elle le supplia de lui restituer son unique bien, elle accepta même de payer une amende pour prix de sa coupable négligence. Mais elle ne pouvait prouver que les vaches lui appartenaient, le prévôt fit la sourde oreille.
La paysanne s’en revint chez elle, désemparée. La voyant en grande peine, sa voisine lui dit :
« Le prévôt est un homme cupide. Si tu pouvais graisser la patte au chevalier, il interviendrait sûrement auprès de ce coquin et le convaincrait de te rendre tes deux vaches. »
Voilà la vieille toute rassurée. Elle décrocha un épais morceau de lard suspendu aux poutres de sa cuisine et s’en alla attendre le chevalier. Quand celui-ci parut au loin, elle courut à sa rencontre : elle s’empara de ses paumes et y appliqua plusieurs fois le morceau de gras. L’homme ne dissimula pas sa surprise :
« Que fais-tu donc là ?
La pauvre femme lui répondit :
- Beau sire, je graisse votre patte car je ne souhaite rien de plus au monde que de récupérer les deux vaches que vôtre prévôt m’a injustement prises.
Le noble personnage éclata de rire et prit les courtisans de sa suite à témoins.
- Tu n’as pas compris, brave femme. Mais cela est égal, je te rendrai sur le champ tes bêtes ! »
Ainsi s’achève cette histoire. Mais ne l’avez-vous pas justement remarqué : le pauvre est celui qui paye, toujours, même quand il est dans son bon droit ! »

Je ne t'aide pas, donc. Désolée.

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