Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Abraxas le Lun 2 Sep 2013 - 13:26

@Marcel Khrouchtchev a écrit:Je suis à la fois ravi et horrifié de voir que l'histoire reste la seule discipline dont les programmes suscitent autant d'avis passionnés, y compris (et surtout?) par des collègues qui ne l'ont jamais enseignée.
J'ai juste demandé… Laughing 

Abraxas
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par doctor who le Lun 2 Sep 2013 - 13:33

@cliohist a écrit:
Oserai-je parler des bases, élémentaires mais solides, que les élèves apportaient dans leurs bagages depuis l'École Primaire ?
La tentation de la nostalgie guette toujours, avec une survalorisation du passé. Naguère, tous les collégiens, tous les lycéens étaient-ils vraiment des historiens en puissance ?
Ce n'est tout de même pas le but, d'en faire des historiens en puissance, non ? Quant à la survalorisation du passé, on n'y répond pas en la taxant de "nostalgie" : des arguments !

@cliohist a écrit:Le public a évolué avec la massification.
Très contestable. La massification est en grande partie un mythe et sa corrélation avec le changement de public aussi.


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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Frisouille le Lun 2 Sep 2013 - 14:02

@Condorcet a écrit:
@JPhMM a écrit:Rhô que de souvenirs... I love you 

A mon époque, il y avait ça :



Ceux qui ont connu l'époque se souviendront. Very Happy 
topela 
Oh ! I love you 
Incarnation parfaite pour moi des notions d'effort, de mérite et de plaisir d'apprendre. Merci ! Smile 

Frisouille
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Marcel Khrouchtchev le Lun 2 Sep 2013 - 14:34

@Abraxas a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:Je suis à la fois ravi et horrifié de voir que l'histoire reste la seule discipline dont les programmes suscitent autant d'avis passionnés, y compris (et surtout?) par des collègues qui ne l'ont jamais enseignée.
J'ai juste demandé… Laughing 
Je ne pensais pas à vous Wink 
(il ne me semble pas avoir lu de message de votre part sur la façon dont on devrait enseigner l'histoire, alors que d'autres, bien qu'ayant visiblement des compétences limitées à ce sujet, ne se privent pas de donner des leçons, j'imagine que la personne concernée se reconnaîtra Very Happy )

Marcel Khrouchtchev
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Paratge le Lun 2 Sep 2013 - 14:41

On peut « faire » la guerre froide en 1 heure.
On peut terminer le programme de 2de, je l'ai fait l'an dernier (sachant que j'étais inspecté).

Mais qu'est-ce que les élèves ont compris et assimilé ?
Aujourd'hui c'est « terminer » les programmes et « mettre les zaprenans en activité » qui priment pour notre hiérarchie.
Le reste...

Paratge
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Condorcet le Lun 2 Sep 2013 - 14:51

@Marcel Khrouchtchev a écrit:
@Abraxas a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:Je suis à la fois ravi et horrifié de voir que l'histoire reste la seule discipline dont les programmes suscitent autant d'avis passionnés, y compris (et surtout?) par des collègues qui ne l'ont jamais enseignée.
J'ai juste demandé… Laughing 
Je ne pensais pas à vous Wink 
(il ne me semble pas avoir lu de message de votre part sur la façon dont on devrait enseigner l'histoire, alors que d'autres, bien qu'ayant visiblement des compétences limitées à ce sujet, ne se privent pas de donner des leçons, j'imagine que la personne concernée se reconnaîtra Very Happy )
MK, et si l'on dépassait l'argument d'autorité ?

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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Marcel Khrouchtchev le Lun 2 Sep 2013 - 14:58

@Condorcet a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:
@Abraxas a écrit:J'ai juste demandé… Laughing 
Je ne pensais pas à vous Wink 
(il ne me semble pas avoir lu de message de votre part sur la façon dont on devrait enseigner l'histoire, alors que d'autres, bien qu'ayant visiblement des compétences limitées à ce sujet, ne se privent pas de donner des leçons, j'imagine que la personne concernée se reconnaîtra Very Happy )
MK, et si l'on dépassait l'argument d'autorité ?
Tu auras remarqué qu'on peut discuter de quelque chose que l'on ne connaît pas sans pour autant essayer de donner des leçons à ceux dont c'est le métier. Je ne condamne que cette propension qu'ont certains à vouloir apprendre leur métier aux profs d'histoire sans pour autant en avoir les compétences. En fait tu as raison, c'est un argument d'autorité. Mais il ne me viendrait pas à l'idée de vouloir apprendre à mes collègues de musique, par exemple, comment enseigner aux élèves la façon de savoir jouer de la flûte à bec. Le problème avec l'histoire, c'est que tout le monde se croit capable d'en faire.

Marcel Khrouchtchev
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Condorcet le Lun 2 Sep 2013 - 16:06

@Marcel Khrouchtchev a écrit:
@Condorcet a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:Je ne pensais pas à vous Wink 
(il ne me semble pas avoir lu de message de votre part sur la façon dont on devrait enseigner l'histoire, alors que d'autres, bien qu'ayant visiblement des compétences limitées à ce sujet, ne se privent pas de donner des leçons, j'imagine que la personne concernée se reconnaîtra Very Happy )
MK, et si l'on dépassait l'argument d'autorité ?
Tu auras remarqué qu'on peut discuter de quelque chose que l'on ne connaît pas sans pour autant essayer de donner des leçons à ceux dont c'est le métier. Je ne condamne que cette propension qu'ont certains à vouloir apprendre leur métier aux profs d'histoire sans pour autant en avoir les compétences. En fait tu as raison, c'est un argument d'autorité. Mais il ne me viendrait pas à l'idée de vouloir apprendre à mes collègues de musique, par exemple, comment enseigner aux élèves la façon de savoir jouer de la flûte à bec. Le problème avec l'histoire, c'est que tout le monde se croit capable d'en faire.
N'est-ce pas sa beauté ?

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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Marcel Khrouchtchev le Lun 2 Sep 2013 - 16:07

@Condorcet a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:
@Condorcet a écrit:MK, et si l'on dépassait l'argument d'autorité ?
Tu auras remarqué qu'on peut discuter de quelque chose que l'on ne connaît pas sans pour autant essayer de donner des leçons à ceux dont c'est le métier. Je ne condamne que cette propension qu'ont certains à vouloir apprendre leur métier aux profs d'histoire sans pour autant en avoir les compétences. En fait tu as raison, c'est un argument d'autorité. Mais il ne me viendrait pas à l'idée de vouloir apprendre à mes collègues de musique, par exemple, comment enseigner aux élèves la façon de savoir jouer de la flûte à bec. Le problème avec l'histoire, c'est que tout le monde se croit capable d'en faire.
N'est-ce pas sa beauté ?
C'est exactement pour cela que j'écrivais au départ que j'étais tout à la fois ravi et horrifié. Wink 

Marcel Khrouchtchev
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Isis39 le Lun 2 Sep 2013 - 16:15

@Marcel Khrouchtchev a écrit:
@Abraxas a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:Je suis à la fois ravi et horrifié de voir que l'histoire reste la seule discipline dont les programmes suscitent autant d'avis passionnés, y compris (et surtout?) par des collègues qui ne l'ont jamais enseignée.
J'ai juste demandé… Laughing 
Je ne pensais pas à vous Wink 
(il ne me semble pas avoir lu de message de votre part sur la façon dont on devrait enseigner l'histoire, alors que d'autres, bien qu'ayant visiblement des compétences limitées à ce sujet, ne se privent pas de donner des leçons, j'imagine que la personne concernée se reconnaîtra Very Happy )
veneration 

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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par kiwi le Lun 2 Sep 2013 - 17:06

@Aurore a écrit:
Donc l'histoire serait la seule matière où le contenu des programmes n'aurait aucune, mais alors aucune incidence sur l'aisance de la progression ? Smile 

Mais tu ne sais pas faire la différence entre une progression et une programmation?! Là, la question posée est de savoir pourquoi on ne termine JAMAIS les programmes, pas de comprendre si le programme passe ou pas auprès des élèves et si les élèves en retiennent les fondamentaux.

Pourtant, tu as (parfaitement, du reste) répondu plus haut :

@kiwi a écrit:Oh ben plusieurs raisons évidentes :
-moins d'heures ;
-de l'EC à se taper + toutes les autres khônneries du style HDA, ASSR, préventions diverses et variées qui tombent sur nos heures.
-des élèves sans doute moins disciplinés aujourd'hui faisant perdre beaucoup de temps au professeur ;
-des programmes différents.
Oui, programmes différents dans le sens : peut-être plus denses au niveau du nombre de chapitres à traiter, pas des types de contenus à faire passer. C'est pourtant pas bien difficile à comprendre.
Wink

kiwi
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Condorcet le Lun 2 Sep 2013 - 20:30

@Marcel Khrouchtchev a écrit:
@Condorcet a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:Tu auras remarqué qu'on peut discuter de quelque chose que l'on ne connaît pas sans pour autant essayer de donner des leçons à ceux dont c'est le métier. Je ne condamne que cette propension qu'ont certains à vouloir apprendre leur métier aux profs d'histoire sans pour autant en avoir les compétences. En fait tu as raison, c'est un argument d'autorité. Mais il ne me viendrait pas à l'idée de vouloir apprendre à mes collègues de musique, par exemple, comment enseigner aux élèves la façon de savoir jouer de la flûte à bec. Le problème avec l'histoire, c'est que tout le monde se croit capable d'en faire.
N'est-ce pas sa beauté ?
C'est exactement pour cela que j'écrivais au départ que j'étais tout à la fois ravi et horrifié. Wink 
Mais pourquoi être horrifié de l'attrait exercé par l'histoire ? Le jour où elle n'intéresse plus qu'une kyrielle de spécialistes, le linceul de la déréliction s'abattra sur elle.

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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Marcel Khrouchtchev le Lun 2 Sep 2013 - 20:44

@Condorcet a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:
@Condorcet a écrit:N'est-ce pas sa beauté ?
C'est exactement pour cela que j'écrivais au départ que j'étais tout à la fois ravi et horrifié. Wink 
Mais pourquoi être horrifié de l'attrait exercé par l'histoire ? Le jour où elle n'intéresse plus qu'une kyrielle de spécialistes, le linceul de la déréliction s'abattra sur elle.
Non, horrifié par la propension qu'ont les passionnés à donner des leçons à ceux dont c'est le métier, c'est tout.

Marcel Khrouchtchev
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par kiwi le Lun 2 Sep 2013 - 20:49

@Condorcet a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:
@Condorcet a écrit:N'est-ce pas sa beauté ?
C'est exactement pour cela que j'écrivais au départ que j'étais tout à la fois ravi et horrifié. Wink 
Mais pourquoi être horrifié de l'attrait exercé par l'histoire ? Le jour où elle n'intéresse plus qu'une kyrielle de spécialistes, le linceul de la déréliction s'abattra sur elle.
Ce n'est pas être horrifié de l'attrait qu'exerce l'histoire. C'est plutôt être horrifié de voir que n'importe qui donne son avis sur les programmes enseignés et pire encore, donne des leçons sur comment on devrait faire cours et comment devraient être les programmes, sous prétexte que bon, c'était mieux de mon temps... Rolling Eyes  En dehors du fait que cet argument est plus que lassant, il émane de personnes qui n'enseignent pas notre matière, n'ont donc aucune idée des démarches vraiment mises en place par les enseignants d'HG quotidiennement, n'ont aucune idée des progressions des apprentissages mises en œuvre, ni même vraiment des contenus que l'on peut être amenés à aborder dans nos cours chaque jour. Sur quoi se basent-ils? Sur une lecture plus que superficielle des BO, les cahiers du neveu ou les "j'ai entendu mon collègue-super-pote dire que".
Certes nous sommes tous des pédagogues, mais il existe des pédagogies et des didactiques propres à chaque discipline. Que je sache, je ne vais pas donner des leçons aux collègues de lettres pour leur dire que leur façon de faire cours est erronée, que les contenus des programmes sont mauvais. Tout bonnement parce que, même si je parle français, j'ignore comme ils construisent leurs leçons, quels sont les attendus... Et c'est bien normal : chacun son travail.

kiwi
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par doublecasquette le Lun 2 Sep 2013 - 20:50

@kiwi a écrit:
@doublecasquette a écrit:
@Anaxagore a écrit:Des programmes cohérents et progressifs...c'est à dire qui ne commencent pas par vouloir introduire des concepts et des démarches hors de portés avant d'avoir mis en place les connaissances élémentaires.

(Et aussi des horaires convenables évidemment, ce qui a été largement évoqué, ainsi que le problème des divers bibelots chronophages.)
.
Oserai-je parler des bases, élémentaires mais solides, que les élèves apportaient dans leurs bagages depuis l'École Primaire ?
Certes, mais je le répète : la question de départ n'est pas de savoir si les nouveaux programmes du secondaire passent bien auprès des élèves, mais de savoir pourquoi on ne peut pas les boucler. Avoir des bases très bien, tant mieux, mais cela ne contribue pas vraiment à le terminer ce fichu programme.
Bah si. Si les élèves ont des bases, ils acquièrent plus vite et de façon plus sûre les approfondissements. Le rythme est plus rapide et on va plus loin dans le programme.
Enfin, moi, c'est ce que je constate dans toutes les matières en Primaire...

_________________
Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence
Et les mots inconsidérés,
Pour les phrases venant de lèvres inconnues
Qui vous touchent de loin comme balles perdues,
Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux.



Papote aussi par là : http://salledesmaitres.forumactif.org/
et là : http://www.slecc.fr/forum_0910/index.php

Et puis par là : http://doublecasquette3.eklablog.com/

doublecasquette
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par kiwi le Lun 2 Sep 2013 - 20:56

@doublecasquette a écrit:
@kiwi a écrit:
@doublecasquette a écrit:Oserai-je parler des bases, élémentaires mais solides, que les élèves apportaient dans leurs bagages depuis l'École Primaire ?
Certes, mais je le répète : la question de départ n'est pas de savoir si les nouveaux programmes du secondaire passent bien auprès des élèves, mais de savoir pourquoi on ne peut pas les boucler. Avoir des bases très bien, tant mieux, mais cela ne contribue pas vraiment à le terminer ce fichu programme.
Bah si. Si les élèves ont des bases, ils acquièrent plus vite et de façon plus sûre les approfondissements. Le rythme est plus rapide et on va plus loin dans le programme.
Enfin, moi, c'est ce que je constate dans toutes les matières en Primaire...
L'an passé : deux classes de 4ème. Une excellente, une faible. J'en suis arrivée au même point avec les deux classes. C'est vrai que j'ai approfondi un peu plus dans ma classe composée d'élèves excellents. Toutefois, sans approfondir et en me contentant de donner exactement le même cours qu'à ma classe faible, je n'aurais pas terminé le programme. Peut-être un chapitre supplémentaire, guère plus.

Le fond du problème dans nos programmes actuels, c'est qu'il est impossible de respecter les horaires alloués à chaque chapitre si l'on veut que les élèves, même très bons, puissent digérer les connaissances apprises et apprendre à réaliser les exercices demandés. Comme déjà dit, la guerre froide en 3h, évaluation incluse, c'est impossible. Ou alors on ne fait pas notre boulot qui est de transmettre aux élèves.

kiwi
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par dandelion le Lun 2 Sep 2013 - 21:07

@doublecasquette a écrit:
@kiwi a écrit:
@doublecasquette a écrit:Oserai-je parler des bases, élémentaires mais solides, que les élèves apportaient dans leurs bagages depuis l'École Primaire ?
Certes, mais je le répète : la question de départ n'est pas de savoir si les nouveaux programmes du secondaire passent bien auprès des élèves, mais de savoir pourquoi on ne peut pas les boucler. Avoir des bases très bien, tant mieux, mais cela ne contribue pas vraiment à le terminer ce fichu programme.
Bah si. Si les élèves ont des bases, ils acquièrent plus vite et de façon plus sûre les approfondissements. Le rythme est plus rapide et on va plus loin dans le programme.
Enfin, moi, c'est ce que je constate dans toutes les matières en Primaire...
+1 D'autant que dans mon souvenir on avait tout de même pas mal de travail personnel à fournir, dont pas mal de lecture. Nos élèves maîtrisant souvent mal la lecture et manquant de vocabulaire, ils ont tout simplement du mal à accéder à l'information (qu'on leur dispense parfois il est vrai à l'aide d'acronymes hideux). Mais on ne finissait pas les programmes quand j'étais au collège à la fin des années 80 et au lycée on demandait énormément de travail personnel (le prof ne faisait pas tout le travail en gros). Et j'étais dans de bonnes voire très bonnes classes.
Marcel, en tant que prof d'anglais, je me permets de te signaler qu'on s'en prend quand même carrément plus la gueule que vous (les Français sont mauvais en langues, les Français sont mauvais en langues...) et pour les P.E., tout le monde a son avis sur la seule et unique bonne façon d'apprendre à lire. Et je n'aborde même pas le sujet de ces tordus de profs de maths qui traumatisent les zapprenants par leurs méthodes réactionnaires alors que Kevin a toujours été doué en maths (c'est juste un génie méconnu).

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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par User5899 le Lun 2 Sep 2013 - 21:21

@kiwi a écrit:Certes nous sommes tous des pédagogues, mais il existe des pédagogies et des didactiques propres à chaque discipline. Que je sache, je ne vais pas donner des leçons aux collègues de lettres pour leur dire que leur façon de faire cours est erronée, que les contenus des programmes sont mauvais. Tout bonnement parce que, même si je parle français, j'ignore comme ils construisent leurs leçons, quels sont les attendus... Et c'est bien normal : chacun son travail.
Certes. Mais les programmes sont aujourd'hui adoptés au parlement via les lois de programmation, et à ce titre, ils concernent tout le monde via la représentation nationale.
En outre, en tant que professeur de lettres, si mes programmes excluaient la littérature des XVe-XXe siècles, j'apprécierais que des collègues d'autres disciplines viennent à mon secours pour hurler notre désarroi.

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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Marcel Khrouchtchev le Lun 2 Sep 2013 - 21:22

Cripure a écrit:
@kiwi a écrit:Certes nous sommes tous des pédagogues, mais il existe des pédagogies et des didactiques propres à chaque discipline. Que je sache, je ne vais pas donner des leçons aux collègues de lettres pour leur dire que leur façon de faire cours est erronée, que les contenus des programmes sont mauvais. Tout bonnement parce que, même si je parle français, j'ignore comme ils construisent leurs leçons, quels sont les attendus... Et c'est bien normal : chacun son travail.
Certes. Mais les programmes sont aujourd'hui adoptés au parlement via les lois de programmation, et à ce titre, ils concernent tout le monde via la représentation nationale.
En outre, en tant que professeur de lettres, si mes programmes excluaient la littérature des XVe-XXe siècles, j'apprécierais que des collègues d'autres disciplines viennent à mon secours pour hurler notre désarroi.
Certes. Mais étrangement, nous sommes, en histoire, les seuls à "profiter" de l'intérêt et des "conseils" de toute la société.

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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par dandelion le Lun 2 Sep 2013 - 21:34

@Marcel Khrouchtchev a écrit:
Cripure a écrit:
@kiwi a écrit:Certes nous sommes tous des pédagogues, mais il existe des pédagogies et des didactiques propres à chaque discipline. Que je sache, je ne vais pas donner des leçons aux collègues de lettres pour leur dire que leur façon de faire cours est erronée, que les contenus des programmes sont mauvais. Tout bonnement parce que, même si je parle français, j'ignore comme ils construisent leurs leçons, quels sont les attendus... Et c'est bien normal : chacun son travail.
Certes. Mais les programmes sont aujourd'hui adoptés au parlement via les lois de programmation, et à ce titre, ils concernent tout le monde via la représentation nationale.
En outre, en tant que professeur de lettres, si mes programmes excluaient la littérature des XVe-XXe siècles, j'apprécierais que des collègues d'autres disciplines viennent à mon secours pour hurler notre désarroi.
Certes. Mais étrangement, nous sommes, en histoire, les seuls à "profiter" de l'intérêt et des "conseils" de toute la société.
Non, pas les seuls.

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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Marcel Khrouchtchev le Lun 2 Sep 2013 - 21:36

@dandelion a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:
Cripure a écrit:Certes. Mais les programmes sont aujourd'hui adoptés au parlement via les lois de programmation, et à ce titre, ils concernent tout le monde via la représentation nationale.
En outre, en tant que professeur de lettres, si mes programmes excluaient la littérature des XVe-XXe siècles, j'apprécierais que des collègues d'autres disciplines viennent à mon secours pour hurler notre désarroi.
Certes. Mais étrangement, nous sommes, en histoire, les seuls à "profiter" de l'intérêt et des "conseils" de toute la société.
Non, pas les seuls.
Ah. Je ne connais pas d'autre discipline dont l'enseignement secondaire soulève autant de polémiques, occupe autant de place dans les médias et déclenche une telle avalanche d'avis divers et variés. Il y a quand même moins de gens qui se pensent autorisés à donner des conseils aux profs de langues, de sciences ou même d'EPS sur la façon de faire leur travail.

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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par Isis39 le Lun 2 Sep 2013 - 21:41

@Marcel Khrouchtchev a écrit:
@dandelion a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:Certes. Mais étrangement, nous sommes, en histoire, les seuls à "profiter" de l'intérêt et des "conseils" de toute la société.
Non, pas les seuls.
Ah. Je ne connais pas d'autre discipline dont l'enseignement secondaire soulève autant de polémiques, occupe autant de place dans les médias et déclenche une telle avalanche d'avis divers et variés. Il y a quand même moins de gens qui se pensent autorisés à donner des conseils aux profs de langues, de sciences ou même d'EPS sur la façon de faire leur travail.
Il n'y a qu'à voir ici le nombre de collègues d'autres matières qui interviennent. L'inverse n'est pas vrai.

Isis39
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par JPhMM le Lun 2 Sep 2013 - 21:43

@cliohist a écrit:La tentation de la nostalgie guette toujours, avec une survalorisation du passé. Naguère, tous les collégiens, tous les lycéens étaient-ils vraiment des historiens en puissance ?
Affirmer l'inverse demande au minimum à être justifié, pour naguère comme pour aujourd'hui. Si vous affirmez qu'un lycéen lambda (hors caractère pathologique, donc) peut ne pas être un historien en puissance, cela signifie qu'il manque d'une potentialité qui serait nécessaire à la qualité de futur historien et qui lui serait définitivement refusée.

D'où ma question : quand avez-vous découvert que vous étiez un Élu pour l'Histoire ?

_________________
Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

JPhMM
Demi-dieu


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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par kiwi le Lun 2 Sep 2013 - 21:46

@Marcel Khrouchtchev a écrit:
@dandelion a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:Certes. Mais étrangement, nous sommes, en histoire, les seuls à "profiter" de l'intérêt et des "conseils" de toute la société.
Non, pas les seuls.
Ah. Je ne connais pas d'autre discipline dont l'enseignement secondaire soulève autant de polémiques, occupe autant de place dans les médias et déclenche une telle avalanche d'avis divers et variés. Il y a quand même moins de gens qui se pensent autorisés à donner des conseils aux profs de langues, de sciences ou même d'EPS sur la façon de faire leur travail.
Il suffit de regarder sur ce forum : est-ce que beaucoup de fils purement scolaires sont à ce point polémiques sur la partie langue ou sciences?! Et s'il y en a, la polémique provient-elle des profs de langues eux-mêmes, ou bien de Monsieur tout le monde? Sur la partie HG, c'est tous les mois ou presque...



kiwi
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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par JPhMM le Lun 2 Sep 2013 - 21:49

@Marcel Khrouchtchev a écrit:Tu auras remarqué qu'on peut discuter de quelque chose que l'on ne connaît pas sans pour autant essayer de donner des leçons à ceux dont c'est le métier. Je ne condamne que cette propension qu'ont certains à vouloir apprendre leur métier aux profs d'histoire sans pour autant en avoir les compétences. En fait tu as raison, c'est un argument d'autorité. Mais il ne me viendrait pas à l'idée de vouloir apprendre à mes collègues de musique, par exemple, comment enseigner aux élèves la façon de savoir jouer de la flûte à bec. Le problème avec l'histoire, c'est que tout le monde se croit capable d'en faire.
Il faut croire que l'histoire appartient autant à ceux qui l'étudient qu'à ceux qui la vivent, et à ceux qui la font. Je veux dire, si nous ne sommes pas tous dans la flûte à bec, nous sommes par contre tous dans l'histoire. J'ai donc toujours trouvé étonnant que certains se l'approprient comme s'ils en étaient dépositaires. Tous les citoyens sont concernés par l'histoire et son enseignement. Tous les êtres humains aussi.

PS : et avant que tu ne fasses la remarque, oui, je pense la même chose des mathématiques et de leur enseignement.

_________________
Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

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Re: Histoire-géographie : comment arrivait-on auparavant à traiter des programmes ambitieux en un an ?

Message par dandelion le Lun 2 Sep 2013 - 21:51

@Marcel Khrouchtchev a écrit:
@dandelion a écrit:
@Marcel Khrouchtchev a écrit:Certes. Mais étrangement, nous sommes, en histoire, les seuls à "profiter" de l'intérêt et des "conseils" de toute la société.
Non, pas les seuls.
Ah. Je ne connais pas d'autre discipline dont l'enseignement secondaire soulève autant de polémiques, occupe autant de place dans les médias et déclenche une telle avalanche d'avis divers et variés. Il y a quand même moins de gens qui se pensent autorisés à donner des conseils aux profs de langues, de sciences ou même d'EPS sur la façon de faire leur travail.
J'aurais dit exactement la même chose en remplaçant 'langues' par 'histoire-géo' : je crois qu'on écoute d'une oreille plus attentive quand il s'agit d'un sujet qui nous intéresse directement. J'avoue que je ne partage pas par ailleurs ton opinion: il me semble que la culture est un bien commun et que chacun est fondé à s'interroger sur le bien fondé de l'enseignement de tel ou tel thème. Je me souviens que du haut de mes dix-sept ans j'étais tout à fait capable de voir que la liste d'oeuvres suggérée par le prof de français de seconde de mon frère était de la daube. Je fais partie aussi des parents qui s'interrogent sur les méthodes d'apprentissage de la lecture (et pas que). Il y a une différence entre discuter des contenus et discuter de la valeur professionnelle des enseignants.
Isis, je trouve au contraire que sur le forum nous sommes nombreux à nous intéresser un peu à tous les sujets (je suis déjà intervenue sur le fil de maths, c'est dire).
JP, tu confirmes la cruauté des profs de maths thereby proving my earlier point.


Dernière édition par dandelion le Lun 2 Sep 2013 - 21:52, édité 1 fois

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