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Al
Expert spécialisé

Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par Al le Mer 18 Sep 2013 - 19:10
Bonsoir,

Tout est dans le titre : je cherche une O.I. à faire en poésie qui sorte de l'ordinaire. Soit du Moyen Age - 16e siècle ou du 20-21e siècle puisque les programmes nous invitent à explorer ces périodes peu traitées en 2de. J'avais pensé aux Cahiers de Douai (Rimbaud) ou aux Calligrammes (Apollinaire) mais c'est précisément les auteurs beaucoup étudiés que j'aimerais éviter. J'aime bien Maulpoix, Jaccottet, Bonnefoy, mais à faire en O.I. avec des 1res S (faibles), je le sens pas. Je ne suis pas fermée à la poésie étrangère (j'avais pensé à Akhmatova également...), mais est-ce qu'on a le droit en O.I. ?

Des idées plizzzz Smile

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"C’est le grand nuage des ambitions moroses qui étouffe la voix d’Éros."
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InvitéBC
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Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par InvitéBC le Mer 18 Sep 2013 - 19:20
Je compte faire du Ponge (Le Parti pris des choses) pour mes 1ere ES...
c'est peut-être une erreur, car j'ai été obligée de leur imposer une liste de livres à acheter (liste tamponnée par la vie sco et le proviseur adjoint), mais je me rends compte que ça va être dur... cafe 

pour la poésie étrangère, ça peut être sympa, mais pas en O.I., plutôt en ouvrage/extraits complémentaires...
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Al
Expert spécialisé

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par Al le Mer 18 Sep 2013 - 20:01
Je n'aime pas trop Ponge, et c'est aussi beaucoup fait et bon... la poésie de l'objet... pas trop mon truc, mais merci de ta réponse ! Bon je viens de relire "Histoire de bleu" et je pense que je vais craquer... après j'ai des collègues qui font des pièces de Tchékhov en OI donc je vois pas pourquoi ce ne serait pas possible en poésie, mais j'attends d'autres suggestions Smile J'aimerais aussi leur donner une liste c'est pour ça que je dois fixer mon programme.

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InvitéBC
Fidèle du forum

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par InvitéBC le Mer 18 Sep 2013 - 20:12
Disons qu'en débarquant par surprise dans le lycée où je suis, j'ai été un peu obligée de m'aligner sur le programme des autres ES et S, paske y'a un projet commun. Mais c'est vrai, Ponge, c'est beaucoup fait.
User5899
Dieu de l'Olympe

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par User5899 le Mer 18 Sep 2013 - 21:33
Leçons de Jaccottet, c'est pas mal du tout comme recueil, je trouve.
Sinon, Le Parti pris des choses, mouais (je n'aime pas en intégralité) ; Fêtes galantes de Verlaine, Les Regrets de du Bellay, les Débarcadères de Supervielle, Alcools (mais dur en intégrale), Vents de Saint-John Perse.

En revanche, étudier un recueil de poésies en traduction, là... Je crois qu'on confine au non-sens, non ?
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Écusette de Noireuil
Neoprof expérimenté

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par Écusette de Noireuil le Mer 18 Sep 2013 - 21:58
Michaux marche assez bien apparemment. Mais bon c'est poésie en prose.
Sinon cette année je suis aussi tentée par Débarcadères de Supervielle (mais pour le moment je n'en connais que quelques poèmes) ou Les villes tentaculaires de Verhaern dont le thème peut plaire aussi.

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sinan
Niveau 6

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par sinan le Jeu 19 Sep 2013 - 9:09
La Prose du transsibérien de Cendrars, fait l'année dernière
(moi, j'ai aimé), mes 1es, je ne sais pas Very Happy 
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retraitée
Vénérable

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par retraitée le Jeu 19 Sep 2013 - 17:55
@sinan a écrit:La Prose du transsibérien de Cendrars, fait l'année dernière
(moi, j'ai aimé), mes 1es, je ne sais pas Very Happy 
Ou Pâques à New York, à comparer avec Zone d'Apollinaire.
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retraitée
Vénérable

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par retraitée le Jeu 19 Sep 2013 - 17:58

Seigneur, c’est aujourd’hui le jour de votre Nom,
J’ai lu dans un vieux livre la geste de votre Passion,

Et votre angoisse et vos efforts et vos bonnes paroles
Qui pleurent dans le livre, doucement monotones.

Un moine d’un vieux temps me parle de votre mort.
Il traçait votre histoire avec des lettres d’or

Dans un missel, posé sur ses genoux.
Il travaillait pieusement en s’inspirant de Vous.

À l’abri de l’autel, assis dans sa robe blanche,
il travaillait lentement du lundi au dimanche.

Les heures s’arrêtaient au seuil de son retrait.
Lui, s’oubliait, penché sur votre portrait.

À vêpres, quand les cloches psalmodiaient dans la tour,
Le bon frère ne savait si c’était son amour

Ou si c’était le Vôtre, Seigneur, ou votre Père
Qui battait à grands coups les portes du monastère.

Je suis comme ce bon moine, ce soir, je suis inquiet.
Dans la chambre à côté, un être triste et muet

Attend derrière la porte, attend que je l’appelle!
C’est Vous, c’est Dieu, c’est moi, — c’est l’Éternel.

Je ne Vous ai pas connu alors, — ni maintenant.
Je n’ai jamais prié quand j’étais un petit enfant.

Ce soir pourtant je pense à Vous avec effroi.
Mon âme est une veuve en deuil au pied de votre Croix;

Mon âme est une veuve en noir, — c’est votre Mère
Sans larme et sans espoir, comme l’a peinte Carrière.

Je connais tous les Christs qui pendent dans les musées;
Mais Vous marchez, Seigneur, ce soir à mes côtés.

Je descends à grands pas vers le bas de la ville,
Le dos voûté, le coeur ridé, l’esprit fébrile.

Votre flanc grand-ouvert est comme un grand soleil
Et vos mains tout autour palpitent d’étincelles.

Les vitres des maisons sont toutes pleines de sang
Et les femmes, derrière, sont comme des fleurs de sang,

D’étranges mauvaises fleurs flétries, des orchidées,
Calices renversés ouverts sous vos trois plaies.

Votre sang recueilli, elles ne l’ont jamais bu.
Elles ont du rouge aux lèvres et des dentelles au cul.

Les fleurs de la Passion sont blanches, comme des cierges,
Ce sont les plus douces fleurs au Jardin de la Bonne Vierge.

C’est à cette heure-ci, c’est vers la neuvième heure,
Que votre Tête, Seigneur, tomba sur votre Coeur.

Je suis assis au bord de l’océan
Et je me remémore un cantique allemand,

Où il est dit, avec des mots très doux, très simples, très purs,
La beauté de votre Face dans la torture.

Dans une église, à Sienne, dans un caveau,
J’ai vu la même Face, au mur, sous un rideau.

Et dans un ermitage, à Bourrié-Wladislasz,
Elle est bossuée d’or dans une châsse.

De troubles cabochons sont à la place des yeux
Et des paysans baisent à genoux Vos yeux.

Sur le mouchoir de Véronique Elle est empreinte
Et c’est pourquoi Sainte Véronique est Votre sainte.

C’est la meilleure relique promenée par les champs,
Elle guérit tous les malades, tous les méchants.

Elle fait encore mille et mille autres miracles,
Mais je n’ai jamais assisté à ce spectacle.

Peut-être que la foi me manque, Seigneur, et la bonté
Pour voir ce rayonnement de votre Beauté.

Pourtant, Seigneur, j’ai fait un périlleux voyage
Pour contempler dans un béryl l’intaille de votre image.

Faites, Seigneur, que mon visage appuyé dans les mains
Y laisse tomber le masque d’angoisse qui m’étreint.

Faites, Seigneur, que mes deux mains appuyées sur ma bouche
N’y lèchent pas l’écume d’un désespoir farouche.

Je suis triste et malade. Peut-être à cause de Vous,
Peut-être à cause d’un autre. Peut-être à cause de Vous.

Seigneur, la foule des pauvres pour qui vous fîtes le Sacrifice
Est ici, parquée, tassée, comme du bétail, dans les hospices.

D’immenses bateaux noirs viennent des horizons
Et les débarquent, pêle-mêle, sur les pontons.

Il y a des Italiens, des Grecs, des Espagnols,
Des Russes, des Bulgares, des Persans, des Mongols.

Ce sont des bêtes de cirque qui sautent les méridiens.
On leur jette un morceau de viande noire, comme à des chiens.

C’est leur bonheur à eux que cette sale pitance.
Seigneur, ayez pitié des peuples en souffrance.

Seigneur dans les ghettos grouille la tourbe des Juifs
Ils viennent de Pologne et sont tous fugitifs.

Je le sais bien, ils t’ont fait ton Procès;
Mais je t’assure, ils ne sont pas tout à fait mauvais.

Ils sont dans des boutiques sous des lampes de cuivre,
Vendent des vieux habits, des armes et des livres.

Rembrandt aimait beaucoup les peindre dans leurs défroques.
Moi, j’ai, ce soir, marchandé un microscope.

Hélas! Seigneur, Vous ne serez plus là, après Pâques!
Seigneur, ayez pitié des Juifs dans les baraques.

Seigneur, les humbles femmes qui vous accompagnèrent à Golgotha,
Se cachent. Au fond des bouges, sur d’immondes sophas,

Elles sont polluées par la misère des hommes.
Des chiens leur ont rongé les os, et dans le rhum

Elles cachent leur vice endurci qui s’écaille.
Seigneur, quand une de ces femmes me parle, je défaille.

Je voudrais être Vous pour aimer les prostituées.
Seigneur, ayez pitié des prostituées.

Seigneur, je suis dans le quartier des bons voleurs,
Des vagabonds, des va-nu-pieds, des recéleurs.

Je pense aux deux larrons qui étaient avec vous à la Potence,
Je sais que vous daignez sourire à leur malchance.

Seigneur, l’un voudrait une corde avec un noeud au bout,
Mais ça n’est pas gratis, la corde, ça coûte vingt sous.

Il raisonnait comme un philosophe, ce vieux bandit.
Je lui ai donné de l’opium pour qu’il aille plus vite en paradis.

Je pense aussi aux musiciens des rues,
Au violoniste aveugle, au manchot qui tourne l’orgue de Barbarie,

À la chanteuse au chapeau de paille avec des roses de papier;
Je sais que ce sont eux qui chantent durant l’éternité.

Seigneur, faites-leur l’aumône, autre que de la lueur des becs de gaz,
Seigneur, faites-leur l’aumône de gros sous ici-bas.

Seigneur, quand vous mourûtes, le rideau se fendit,
Ce que l’on vit derrière, personne ne l’a dit.

La rue est dans la nuit comme une déchirure,
Pleine d’or et de sang, de feu et d’épluchures.

Ceux que vous aviez chassés du temple avec votre fouet,
Flagellent les passants d’une poignée de méfaits.

L’Étoile qui disparut alors du tabernacle,
Brûle sur les murs dans la lumière crue des spectacles.

Seigneur, la Banque illuminée est comme un coffre-fort,
Où s’est coagulé le Sang de votre mort.

Les rues se font désertes et deviennent plus noires.
Je chancelle comme un homme ivre sur les trottoirs.

J’ai peur des grands pans d’ombre que les maisons projettent.
J’ai peur. Quelqu’un me suit. Je n’ose tourner la tête.

Un pas clopin-clopant saute de plus en plus près.
J’ai peur. J’ai le vertige. Et je m’arrête exprès.

Un effroyable drôle m’a jeté un regard
Aigu, puis a passé, mauvais, comme un poignard.

Seigneur, rien n’a changé depuis que n’êtes plus Roi.
Le Mal s’est fait une béquille de votre Croix.

Je descends les mauvaises marches d’un café
Et me voici, assis, devant un verre de thé.

Je suis chez des Chinois, qui comme avec le dos
Sourient, se penchent et sont polis comme des magots.

La boutique est petite, badigeonnée de rouge
Et de curieux chromos sont encadrés dans du bambou.

Ho-Kousaï a peint les cent aspects d’une montagne.
Que serait votre Face peinte par un Chinois ? ..

Cette dernière idée, Seigneur, m’a d’abord fait sourire.
Je vous voyais en raccourci dans votre martyre.

Mais le peintre, pourtant, aurait peint votre tourment
Avec plus de cruauté que nos peintres d’Occident.

Des lames contournées auraient scié vos chairs,
Des pinces et des peignes auraient strié vos nerfs,

On vous aurait passé le col dans un carcan,
On vous aurait arraché les ongles et les dents,

D’immenses dragons noirs se seraient jetés sur Vous,
Et vous auraient soufflé des flammes dans le cou,

On vous aurait arraché la langue et les yeux,
On vous aurait empalé sur un pieu.

Ainsi, Seigneur, vous auriez souffert toute l’infamie,
Car il n’y a pas de plus cruelle posture.

Ensuite, on vous aurait forjeté aux pourceaux
Qui vous auraient rongé le ventre et les boyaux.

Je suis seul à présent, les autres sont sortis,
Je me suis étendu sur un banc contre le mur.

J’aurais voulu entrer, Seigneur, dans une église;
Mais il n’y a pas de cloches, Seigneur, dans cette ville.

Je pense aux cloches tues: — où sont les cloches anciennes?
Où sont les litanies et les douces antiennes?

Où sont les longs offices et où les beaux cantiques?
Où sont les liturgies et les musiques?

Où sont tes fiers prélats, Seigneur, où tes nonnains?
Où l’aube blanche, l’amict des Saintes et des Saints?

La joie du Paradis se noie dans la poussière,
Les feux mystiques ne rutilent plus dans les verrières.

L’aube tarde à venir, et dans le bouge étroit
Des ombres crucifiées agonisent aux parois.

C’est comme un Golgotha de nuit dans un miroir
Que l’on voit trembloter en rouge sur du noir.

La fumée, sous la lampe, est comme un linge déteint
Qui tourne, entortillé, tout autour de vos reins.

Par au-dessus, la lampe pâle est suspendue,
Comme votre Tête, triste et morte et exsangue.

Des reflets insolites palpitent sur les vitres…
J’ai peur, — et je suis triste, Seigneur, d’être si triste.

« Dic nobis, Maria, quid vidisti in via? »
– La lumière frissonner, humble dans le matin.

« Dic nobis, Maria, quid vidisti in via? »
– Des blancheurs éperdues palpiter comme des mains.

« Dic nobis, Maria, quid vidisti in via? »
– L’augure du printemps tressaillir dans mon sein.

Seigneur, l’aube a glissé froide comme un suaire
Et a mis tout à nu les gratte-ciel dans les airs.

Déjà un bruit immense retentit sur la ville.
Déjà les trains bondissent, grondent et défilent.

Les métropolitains roulent et tonnent sous terre.
Les ponts sont secoués par les chemins de fer.

La cité tremble. Des cris, du feu et des fumées,
Des sirènes à vapeur rauques comme des huées.

Une foule enfiévrée par les sueurs de l’or
Se bouscule et s’engouffre dans de longs corridors.

Trouble, dans le fouillis empanaché des toits,
Le soleil, c’est votre Face souillée par les crachats.

Seigneur, je rentre fatigué, seul et très morne …
Ma chambre est nue comme un tombeau …

Seigneur, je suis tout seul et j’ai la fièvre …
Mon lit est froid comme un cercueil …

Seigneur, je ferme les yeux et je claque des dents …
Je suis trop seul. J’ai froid. Je vous appelle …

Cent mille toupies tournoient devant mes yeux …
Non, cent mille femmes … Non, cent mille violoncelles …

Je pense, Seigneur, à mes heures malheureuses …
Je pense, Seigneur, à mes heures en allées …

Je ne pense plus à vous. Je ne pense plus à vous.
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nlm76
Esprit éclairé

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par nlm76 le Sam 21 Sep 2013 - 12:56
Villon, Le Testament. Ou alors toutes les ballades de ses œuvres complètes.
LLL, Œuvres, ou juste la partie Sonnets, ou juste la partie "Elégies", ou juste la deuxième partie "hommage à Louise Labé"
Du Bellay, Les antiquités de Rome ou Les Regrets, ou sa traduction du chant 4 de l'Enéide en décasyllabes.




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Oudemia
Empereur

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par Oudemia le Sam 21 Sep 2013 - 13:12
Cripure a écrit:En revanche, étudier un recueil de poésies en traduction, là... Je crois qu'on confine au non-sens, non ?
 
@retraitée a écrit:
Seigneur, c’est aujourd’hui (...) Je ne pense plus à vous.
veneration 
@nlm76 a écrit:Villon, Le Testament. Ou alors toutes les ballades de ses œuvres complètes.
LLL, Œuvres, ou juste la partie Sonnets, ou juste la partie "Elégies", ou juste la deuxième partie "hommage à Louise Labé"
Du Bellay, Les antiquités de Rome ou Les Regrets, ou sa traduction du chant 4 de l'Enéide en décasyllabes.
Ben voilà, du XVIe plus tellement connu maintenant; ça me plairait bien si j'avais cette classe.
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charlygp
Niveau 9

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par charlygp le Sam 21 Sep 2013 - 19:26
Les Sonnets de Louise Labé sont pas mal à étudier, pour le XVIè.

Sinon, les Feuillets d'Hypnos de René Char ne sont pas trop étudiés au lycée je crois...
Joseph Delteil est peu étudié aussi. Et il reste accessible !
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trompettemarine
Grand sage

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par trompettemarine le Sam 28 Sep 2013 - 23:53
Bonjour de mon côté
j'ai moi aussi étudié aussi en "partie substantielle" d'un recueil.
Les regrets de Du Bellay avec une classe (cela fait deux ans)
et Le testament de Villon avec une autre.
Il semble que cela leur plaise. (notamment l'aspect (certes trompeur) autobiographique.)
User5899
Dieu de l'Olympe

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par User5899 le Dim 29 Sep 2013 - 0:42
Merci pour la suggestion Joseph Delteil, que je ne connais pas du tout. je vais prospecter.
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JPhMM
Demi-dieu

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par JPhMM le Dim 29 Sep 2013 - 1:35
Vraie question : pardon mais c'est quoi une OI en poésie du XVIe siècle, par exemple ?

J'ai peur de ne pas être compréhensible. Je vais essayer d'expliciter.
Je comprends le concept d’œuvre complète dans le cas d'Amadis Jamyn ou de Louise Labé, je comprends aussi celui d’œuvres choisies, mais que signifie le concept d’œuvre intégrale dans leurs cas ?

Pardon pour la naïveté confondante de ma question. Embarassed

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Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

Je crois que je ne crois en rien. Mais j'ai des doutes. — Jacques Goimard
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MrBrightside
Esprit sacré

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par MrBrightside le Dim 29 Sep 2013 - 1:38
Cripure a écrit:
En revanche, étudier un recueil de poésies en traduction, là... Je crois qu'on confine au non-sens, non ?
veneration 

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User5899
Dieu de l'Olympe

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par User5899 le Dim 29 Sep 2013 - 1:47
JP, une oeuvre n'est pas forcément l'oeuvre de l'écrivain, non ? Vraie question, hein, si vous êtes surpris, c'est qu'il doit y avoir un flou.
Et quand il y a un flou, je vois le loup c'est qu'il y a un loup...
Dans la terminologie assomamment administrative, "OI" est une "oeuvre intégrale", c'est-à-dire un livre étudié dans son ensemble, par différenciation avec un "GT", un groupement de textes, vaste fourre-tout où se côtoient Homère et Céline sous prétexte kya la mer Rolling Eyes
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JPhMM
Demi-dieu

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par JPhMM le Dim 29 Sep 2013 - 1:53
Sans doute je n'ai pas été clair.
Quand un poète écrit à sa dulcinée des sonnets enflammés et à son roi des odes non moins enflammés, à quel moment un ensemble de ces œuvres-là devient-il une œuvre ?

Bon, c'est pas grave. Mon esprit doit être trop confus à cette heure.

Pour me faire pardonner :

DES ESPRITS ET DES MORTS

Les Ombres, les Esprits, les Idoles affreuses
Des Morts chargez d'offense errent durant la nuict :
Et pour monstrer la peine et le mal qui les fuit
Font gemir le silence en longues voix piteuses,

Pource qu'ils sont privez des delices heureuses
Que l'ame apres la mort en Paradis poursuit,
Comme bannis du jour en tenebre ils font bruit,
Implorant du secours à leurs peines honteuses.

Souvent tu peux ouir mon ame tout ainsi
Qui gemist, qui lamente, et pleure de souci
Pour n'estre au Paradis de ta belle pensee.

Deesse, pren pitié de son cruel tourment,
Qu'elle ne coure plus autour du monument
Comme une Ombre maudite errante et dechassee.


Dernière édition par JPhMM le Dim 29 Sep 2013 - 1:56, édité 1 fois

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User5899
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Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par User5899 le Dim 29 Sep 2013 - 1:55
@JPhMM a écrit:Sans doute je n'ai pas été clair.
Quand un poète écrit à sa dulcinée des sonnets enflammés et à son roi des odes non moins enflammés, à quel moment un ensemble de ces œuvres-là devient-il une œuvre ?
Au moment où il les rassemble dans un recueil auquel il donne un titre. Si je comprends bien votre question Smile
Mais je ne dois pas bien comprendre.
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JPhMM
Demi-dieu

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par JPhMM le Dim 29 Sep 2013 - 1:58
Cripure a écrit:
@JPhMM a écrit:Sans doute je n'ai pas été clair.
Quand un poète écrit à sa dulcinée des sonnets enflammés et à son roi des odes non moins enflammés, à quel moment un ensemble de ces œuvres-là devient-il une œuvre ?
Au moment où il les rassemble dans un recueil auquel il donne un titre. Si je comprends bien votre question Smile
Mais je ne dois pas bien comprendre.
Oui telle est ma question.

Est-ce Louise Labé qui a rassemblé ses sonnets dans un recueil ?
Il parait que peut-être Shakespeare n'est pas à l'origine de la réunion des siens dans un livre.

Merci pour la réponse.

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Je crois que je ne crois en rien. Mais j'ai des doutes. — Jacques Goimard
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Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par User5899 le Dim 29 Sep 2013 - 2:12
Juliette est en train de parler de l'organisation d'un recueil Razz

Même si on n'est pas sûr qu'un recueil ait été composé par son auteur, on peut en tant que lecteur réfléchir à une raison d'organiser ces textes, je pense. Après tout, les Pensées n'ont pas été rassemblées, pourtant, on les lit comme un vrai livre. Qu'en pensez-vous ?
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JPhMM
Demi-dieu

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par JPhMM le Dim 29 Sep 2013 - 2:21
Cripure a écrit:Juliette est en train de parler de l'organisation d'un recueil Razz

Même si on n'est pas sûr qu'un recueil ait été composé par son auteur, on peut en tant que lecteur réfléchir à une raison d'organiser ces textes, je pense. Après tout, les Pensées n'ont pas été rassemblées, pourtant, on les lit comme un vrai livre. Qu'en pensez-vous ?
Oui, je crois que vous avez raison.

Est-il possible qu'une anthologie soit considérée comme une OI ?

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Je crois que je ne crois en rien. Mais j'ai des doutes. — Jacques Goimard
User5899
Dieu de l'Olympe

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par User5899 le Dim 29 Sep 2013 - 2:26
Non, à cause de la pluralité affichée des auteurs.
Mais si on en fabriquait une à qui l'on donnât un nom d'auteur fantaisiste, on pourrait s'amuser pendant quelques heures à gloser sur l'unité du style mdr
La lecture crée des liens. C'est pour ça que je suis plus lecteur qu'historien de la littérature.
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JPhMM
Demi-dieu

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par JPhMM le Dim 29 Sep 2013 - 2:33
Cripure a écrit:Non, à cause de la pluralité affichée des auteurs.
Mais si on en fabriquait une à qui l'on donnât un nom d'auteur fantaisiste, on pourrait s'amuser pendant quelques heures à gloser sur l'unité du style mdr
Exactement.  lol! 

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Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

Je crois que je ne crois en rien. Mais j'ai des doutes. — Jacques Goimard
User5899
Dieu de l'Olympe

Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

par User5899 le Dim 29 Sep 2013 - 2:37
@JPhMM a écrit:
Cripure a écrit:Non, à cause de la pluralité affichée des auteurs.
Mais si on en fabriquait une à qui l'on donnât un nom d'auteur fantaisiste, on pourrait s'amuser pendant quelques heures à gloser sur l'unité du style mdr
Exactement.  
Ceci dit, en musique, j'avais le sentiment au début que j'en écoutais que les différentes parties d'une sonate, d'un concerto, d'une symphonie étaient placées au pif et que le compositeur avait juste enchaîné trois ou quatre parties sans lien. Ce n'est qu'après avoir travaillé certains morceaux avec le texte écrit sous les yeux que j'ai vu le retour de cellules rythmiques, d'intervalles, etc., et l'unité que je pensais factice à la seule écoute, il est vrai souvent superficielle, m'est apparue bien plus tard comme profonde.

Beau sujet pour la rue d'Ulm ou pour le capes Razz
"Qu'est-ce qui fait l'unité d'une oeuvre ?"
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Re: Quelle O.I. pour ma séquence poésie en 1re S ?

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