Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Dhaiphi le Jeu 3 Oct 2013 - 11:41

@dandelion a écrit:partir à la retraite à un âge où l'on pourrait encore en profiter.
Dans ce monde qui s'éteint et que tu évoques avec nostalgie, il me semble que l'espérance de vie était bien moindre. Cela ne fait pas tout et je sais qu'il faut compléter par "en bonne santé" mais les progrès de la médecine ne sont pas négligeables malgré le peu de crédits alloués à la recherche.

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par MrCailloux le Jeu 3 Oct 2013 - 12:04

oh oui j'envie ceux qui partent en retraite... Rolling Eyes 

ah mince...:
J'ai pas encore mon concours, et j'ai encore quelques millions d'années à cotiser...
Spoiler:
pas vrai je veux pas partir à la retraite, je m'ennuierais!!
 

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Lefteris le Jeu 3 Oct 2013 - 14:44

Je crois qu'ils  n'envient  pas le départ en retraite en lui-même,  et que personne ne rêve vraiment de vieillir, ce qui arrive suffisamment tôt,   mais c'est une occasion de manifester sa lassitude du présent, et le monde du travail, même hors enseignement, n'y échappe pas.

Si ça peut en consoler, j'ai vu d'anciens collègues (et des bons) compter les jours , partir en claquant la porte , sans même faire un pot (ou seulement entre amis) , tant les relations étaient tendues, le travail absurde et les conditions dégradées, les rivalités exacerbées, la pression croissante.

S'ajoute un sentiment d'absurdité : non seulement le présent est pénible , mais il se répètera jusqu'à un moment de plus en plus proche de la mort. Ce dessin vaut un long discours


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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par jilucorg le Jeu 3 Oct 2013 - 16:27

@Lefteris a écrit:Je crois qu'ils  n'envient  pas le départ en retraite en lui-même,  et que personne ne rêve vraiment de vieillir, ce qui arrive suffisamment tôt,   mais c'est une occasion de manifester sa lassitude du présent, et le monde du travail, même hors enseignement, n'y échappe pas.
C'est bien exactement mon propos, que j'axais seulement sur le cadre professionnel que je connais du plus près, et où il y a de bonnes raisons d'éprouver la lassitude du présent que tu dis, lassitude que je n'éprouvais ni n'observais voilà 15-20 ans dans ce milieu.

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Lefteris le Jeu 3 Oct 2013 - 17:04

@jilucorg a écrit:
@Lefteris a écrit:Je crois qu'ils  n'envient  pas le départ en retraite en lui-même,  et que personne ne rêve vraiment de vieillir, ce qui arrive suffisamment tôt,   mais c'est une occasion de manifester sa lassitude du présent, et le monde du travail, même hors enseignement, n'y échappe pas.
C'est bien exactement mon propos, que j'axais seulement sur le cadre professionnel que je connais du plus près, et où il y a de bonnes raisons d'éprouver la lassitude du présent que tu dis, lassitude que je n'éprouvais ni n'observais voilà 15-20 ans dans ce milieu.
Il me semble, quand j'observe ce que j'ai vécu , ce que je vois actuellement,  ce que je vois autour de moi , que le phénomène touche de plus en plus de milieux socio-professionnels pur diverses raisons qui se ressemblent :

On demande un investissement toujours plus grand , avec de moins en moins de moyens, et un discours qui paraît faux, dans le service public comme ailleurs : la notion d'intérêt général  est mise en avant par ceux qui dirigent, mais cela est perçu comme mensonger. Car d'une part onn sent que derrière le discours , d'autres intérêts sont visés (réduir des coûtes entre autres) : d'autre part on sent que les intérêts de ceux qui tiennent ces discours sont personnels et divergents (par exemple , octroi de primes énormes pour faire avaler des mesures très dures). Sentiment aussi que c'st si faux que la carotte et le bâton  sont sans cesse maniés, ainsi qu'un "management" qui  bâtit l'intérêt des uns au détriment des autres (tout en valorisant le travail collectif, autre  élément de schizophrénie)  

Les gens sont alors écartelés entre le désir de bien faire leur travail et une vision désabusée de celui-ci , le but réel  étant perdu de vue. Il faut aussi arriver à vivre dans le risque permanent de tensions, nées de la concurrence,  de conflits larvés toujours possibles , d'un management de plus en plus pesant, et faire vraiment son travail expose parfois à se mettre à dos du monde.

Reste l'aspect alimentaire du travail , qui nourrit de moins en moins bien les gens : il ne faut pas s'étonner si les plus déprimés sont les gens très "investis" (je hais ce terme, mais il est compris...) , qui ne voient ni réussite à hauteur de leur implication et des sacrifices que cela entraîne dans leur vie de tous les jours , ni même satisfaction matérielle quand ils commencent à prendre du recul. La seule idée est alors de partir le plus loin possible de tout ça.
D'où les réactions que tu entends autour de toi, mais que tu entendrais ailleurs.

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par jilucorg le Jeu 3 Oct 2013 - 18:15

Merci de cet éclairage.

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Lefteris le Jeu 3 Oct 2013 - 18:18

@jilucorg a écrit:Merci de cet éclairage.
Plutôt un angle de vue , avec un recul, que je n'ai pas toujours eu hélas... sans quoi je n'aurais pas été poussé à changer de métier  ... Rolling Eyes

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Nuits le Jeu 3 Oct 2013 - 20:11

@Lefteris a écrit:
@jilucorg a écrit:
@Lefteris a écrit:Je crois qu'ils  n'envient  pas le départ en retraite en lui-même,  et que personne ne rêve vraiment de vieillir, ce qui arrive suffisamment tôt,   mais c'est une occasion de manifester sa lassitude du présent, et le monde du travail, même hors enseignement, n'y échappe pas.
C'est bien exactement mon propos, que j'axais seulement sur le cadre professionnel que je connais du plus près, et où il y a de bonnes raisons d'éprouver la lassitude du présent que tu dis, lassitude que je n'éprouvais ni n'observais voilà 15-20 ans dans ce milieu.
Il me semble, quand j'observe ce que j'ai vécu , ce que je vois actuellement,  ce que je vois autour de moi , que le phénomène touche de plus en plus de milieux socio-professionnels pur diverses raisons qui se ressemblent :

On demande un investissement toujours plus grand , avec de moins en moins de moyens, et un discours qui paraît faux, dans le service public comme ailleurs : la notion d'intérêt général  est mise en avant par ceux qui dirigent, mais cela est perçu comme mensonger. Car d'une part onn sent que derrière le discours , d'autres intérêts sont visés (réduir des coûtes entre autres) : d'autre part on sent que les intérêts de ceux qui tiennent ces discours sont personnels et divergents (par exemple , octroi de primes énormes pour faire avaler des mesures très dures). Sentiment aussi que c'st si faux que la carotte et le bâton  sont sans cesse maniés, ainsi qu'un "management" qui  bâtit l'intérêt des uns au détriment des autres (tout en valorisant le travail collectif, autre  élément de schizophrénie)  

Les gens sont alors écartelés entre le désir de bien faire leur travail et une vision désabusée de celui-ci , le but réel  étant perdu de vue. Il faut aussi arriver à vivre dans le risque permanent de tensions, nées de la concurrence,  de conflits larvés toujours possibles , d'un management de plus en plus pesant, et faire vraiment son travail expose parfois à se mettre à dos du monde.

Reste l'aspect alimentaire du travail , qui nourrit de moins en moins bien les gens : il ne faut pas s'étonner si les plus déprimés sont les gens très "investis" (je hais ce terme, mais il est compris...) , qui ne voient ni réussite à hauteur de leur implication et des sacrifices que cela entraîne dans leur vie de tous les jours , ni même satisfaction matérielle quand ils commencent à prendre du recul. La seule idée est alors de partir le plus loin possible de tout ça.
D'où les réactions que tu entends autour de toi, mais que tu entendrais ailleurs.
C'est très exactement mon ressenti. Et pourtant, je commence tout juste ma carrière. Mon doux rêve est bien de fuir...

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Paratge le Jeu 3 Oct 2013 - 20:25

Comme Lefteris, je ne suis pas entré tout de suite dans l'Éduknat'.

Je vois les conditions de l'enseignement se dégrader tous les jours. Ce n'est plus le métier dans lequel je suis entré !

« Accueil et accompagnement », suspicion envers nous à tous les étages, bac de plus en plus bidon, conseils de classe où nous qui connaissons les élèves sur le plan scolaire, ne servons strictement à rien, réunionite, etc., le monde du faux semblant !

On me dirait que je peux m'en aller avec une pension correcte, je me casserais tout de suite !
Mais je suis pas assez vieux ! Very Happy 
J'aurais dû rester dans la finance. Very Happy

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Lefteris le Jeu 3 Oct 2013 - 20:30

@Nuits a écrit:
@Lefteris a écrit:
@jilucorg a écrit:C'est bien exactement mon propos, que j'axais seulement sur le cadre professionnel que je connais du plus près, et où il y a de bonnes raisons d'éprouver la lassitude du présent que tu dis, lassitude que je n'éprouvais ni n'observais voilà 15-20 ans dans ce milieu.
Il me semble, quand j'observe ce que j'ai vécu , ce que je vois actuellement,  ce que je vois autour de moi , que le phénomène touche de plus en plus de milieux socio-professionnels pur diverses raisons qui se ressemblent :

On demande un investissement toujours plus grand , avec de moins en moins de moyens, et un discours qui paraît faux, dans le service public comme ailleurs : la notion d'intérêt général  est mise en avant par ceux qui dirigent, mais cela est perçu comme mensonger. Car d'une part onn sent que derrière le discours , d'autres intérêts sont visés (réduir des coûtes entre autres) : d'autre part on sent que les intérêts de ceux qui tiennent ces discours sont personnels et divergents (par exemple , octroi de primes énormes pour faire avaler des mesures très dures). Sentiment aussi que c'st si faux que la carotte et le bâton  sont sans cesse maniés, ainsi qu'un "management" qui  bâtit l'intérêt des uns au détriment des autres (tout en valorisant le travail collectif, autre  élément de schizophrénie)  

Les gens sont alors écartelés entre le désir de bien faire leur travail et une vision désabusée de celui-ci , le but réel  étant perdu de vue. Il faut aussi arriver à vivre dans le risque permanent de tensions, nées de la concurrence,  de conflits larvés toujours possibles , d'un management de plus en plus pesant, et faire vraiment son travail expose parfois à se mettre à dos du monde.

Reste l'aspect alimentaire du travail , qui nourrit de moins en moins bien les gens : il ne faut pas s'étonner si les plus déprimés sont les gens très "investis" (je hais ce terme, mais il est compris...) , qui ne voient ni réussite à hauteur de leur implication et des sacrifices que cela entraîne dans leur vie de tous les jours , ni même satisfaction matérielle quand ils commencent à prendre du recul. La seule idée est alors de partir le plus loin possible de tout ça.
D'où les réactions que tu entends autour de toi, mais que tu entendrais ailleurs.
C'est très exactement mon ressenti. Et pourtant, je commence tout juste ma carrière. Mon doux rêve est bien de fuir...
Fuir certes, mais  où ? J'ai moi-même fui, d'une certaine manière , un métier qui me plaisait au départ, mais que j'ai vu se dégrader, ce qui m'a amené à m'opposer, à militer, pour finalement me faire écraser, y laisser ma carrière et presque ma peau... David contre Goliath, mais Goliath a gagné.  Ca m'a servi de leçon.
Il faut je crois ne pas se faire d'illusions non plus en devenant enseignant, faire ce qu'on peut tout en sachant qu'il n'y aura pas de miracle, et que notre action est limitée.  Et pour ne pas déprimer, ne pas y placer une part de soi-même , y consacrer tout son temps, donc se sacrifier et empiéter sur sa vie , ce qui inévitablement donne une sensation de gâchis. J'ai éprouvé ce sentiment de malaise quand je me suis aperçu que j'avais changé de boulot pour  gagner moins tout en  bossant de 45 heures à 50 heures  par semaine, et pour rien : les 3/4 des  trucs et des machins qu'on fait, sur des injonctions qui ne cessent de s'accumuler, et   ne sont utiles à personne , si ce n'est aux gens qui pondent ces injonctions et qui se font mousser.

J'ai appris à dire "non",  ou à ne rien dire et faire à ma manière,   me suis auto-contraint à réduire le boulot (et ça ne change rien) , et n'attends strictement plus rien , ce qui moralement me facilite la vie , me tourne vers d'autres choses. Et la lecture de ce forum m'a évité de commettre deux boulettes : demander un lycée  (quand je lis que maintenant des élèves bavardent aussi, qu'on flingue les LA, qu'on fait des projets et de l'AP) ou demander (en rampant, comme une faveur ) un poste de PRAG.
On ne peut rien attendre de causes extérieures sur lesquelles on n'a pas prise... Dans mon coin , je fais ce qui me semble moralement le mieux , par exemple ne pas capituler devant les injonctions idiotes, obliger les élèves à écrire, etc.


Dernière édition par Lefteris le Jeu 3 Oct 2013 - 20:32, édité 1 fois

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Paratge le Jeu 3 Oct 2013 - 20:32

Pour moi ce boulot est devenu de plus en plus alimentaire, hélas.

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Caspar Goodwood le Jeu 3 Oct 2013 - 20:39

Nous faisons avant tout un métier, nous gagnons notre vie, il n'y a aucune honte à considérer qu'enseigner est "alimentaire" et qu'on le fait pour gagner sa vie.

On peut bien faire son métier sans que ce soit un sacerdoce, sans être un saint laïc. Mais enseigner est censé être une vocation,une passion, "le plus beau métier du monde", j'en passe et des meilleures.

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Une passante le Jeu 3 Oct 2013 - 20:39

@Caspar Goodwood a écrit:Nous faisons avant tout un métier, nous gagnons notre vie, il n'y a aucune honte à considérer qu'enseigner est "alimentaire" et qu'on le fait pour gagner sa vie.  

On peut bien faire son métier sans que ce soit un sacerdoce, sans être un saint laïc. Mais enseigner est censé être une vocation,une passion, "le plus beau métier du monde", j'en passe et des meilleures.
+1000

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Lefteris le Jeu 3 Oct 2013 - 21:16

@Paratge a écrit:Pour moi ce boulot est devenu de plus en plus alimentaire, hélas.
@Caspar Goodwood a écrit:Nous faisons avant tout un métier, nous gagnons notre vie, il n'y a aucune honte à considérer qu'enseigner est "alimentaire" et qu'on le fait pour gagner sa vie.  

On peut bien faire son métier sans que ce soit un sacerdoce, sans être un saint laïc. Mais enseigner est censé être une vocation,une passion, "le plus beau métier du monde", j'en passe et des meilleures.
@Une passante a écrit:
@Caspar Goodwood a écrit:Nous faisons avant tout un métier, nous gagnons notre vie, il n'y a aucune honte à considérer qu'enseigner est "alimentaire" et qu'on le fait pour gagner sa vie.  

On peut bien faire son métier sans que ce soit un sacerdoce, sans être un saint laïc. Mais enseigner est censé être une vocation,une passion, "le plus beau métier du monde", j'en passe et des meilleures.
+1000
Ouf ! je me sens moins seul avec mon raisonnement d'hérétique Very Happy

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Zenxya le Jeu 3 Oct 2013 - 23:04

C'est pas un raisonnement d'hérétique, c'est du bon sens ! j'ose : salvateur !!

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Paratge le Jeu 3 Oct 2013 - 23:06

Je voulais dire aussi que ce métier ayant été dénaturé je ne peux plus le voir de la même façon : comme quelqu'un qui aurait engagé comme ingénieur et qui se retrouve avec ses collègues à coller des timbres tout le monde faisant semblant que rien n'a changé.

Il n'y a pas de honte à coller des timbres, ce qui est honteux ce sont les faux semblants. Rajoutez-y la gestion des personnels singée sur les pratiques les plus puantes du management "moderne".

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Fesseur Pro le Jeu 3 Oct 2013 - 23:09

@Caspar Goodwood a écrit:Nous faisons avant tout un métier, nous gagnons notre vie, il n'y a aucune honte à considérer qu'enseigner est "alimentaire" et qu'on le fait pour gagner sa vie.
J'ai déjà dit ici que je ne conçois pas mon métier comme un "bète" métier, contraint et forcé, alimentaire.
Je ne pourrais pas.
Je ne comprends pas comment vous faites pour tenir sans "la patate" et l'envie d'enseigner.
Mais bon, chacun fait comme il veut/peut œuf corse...

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Caspar Goodwood le Jeu 3 Oct 2013 - 23:12

Les autres métiers sont-ils donc "bêtes"? Pas très sympa pour eux... Je fais mon travail aussi bien que je peux, j'apprécie la plupart de mes élèves mais je ne suis pas Mère Térésa désolé.

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Fesseur Pro le Jeu 3 Oct 2013 - 23:16

@Caspar Goodwood a écrit:Les autres métiers sont-ils donc "bêtes"?
Beaucoup d'autres métiers sont purement alimentaires bien sûr.
Je ne souhaite pas relancer le débat, il y a déjà un topic pour ça mais le jour où j'aurai l'impression de faire mon métier non plus par envie mais par défaut, j'arrêterai.

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Paratge le Jeu 3 Oct 2013 - 23:18

Mais j'ai envie d'enseigner ! Very Happy
Pas de pisser dans un violon.

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Caspar Goodwood le Jeu 3 Oct 2013 - 23:20

Arrêter? Bon courage pour ta reconversion Fesseur Pro

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Fesseur Pro le Jeu 3 Oct 2013 - 23:22

@Caspar Goodwood a écrit:Arrêter? Bon courage pour ta reconversion Fesseur Pro
No soucy.
Je ferai un métier alimentaire en attendant la retraite.

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Fesseur Pro le Jeu 3 Oct 2013 - 23:23

@Paratge a écrit:Mais j'ai envie d'enseigner ! Very Happy
Pas de pisser dans un violon.
N'exagérons rien.
Il y a encore beaucoup de satisfactions dans notre métier, encore heureux.

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Lefteris le Jeu 3 Oct 2013 - 23:24

@Fesseur Pro a écrit:
@Caspar Goodwood a écrit:Les autres métiers sont-ils donc "bêtes"?  
Beaucoup d'autres métiers sont purement alimentaires bien sûr.
Je ne souhaite pas relancer le débat, il y a déjà un topic pour ça mais le jour où j'aurai l'impression de faire mon métier non plus par envie mais par défaut, j'arrêterai.
Si tu as de la fortune personnelle,  tant mieux.  Mais en ce qui concerne beaucoup des  nombreux enseignants qui souhaiteraient in abstracto se reconvertir,   il vaut mieux s'ennuyer prof à 3000 € en fin de carrière que caissier, femme de ménage ou livreur à 1000 € ,si ce n’est pas le RSA ... Les enseignants ne sont pas totalement stupides.Wink 


Dernière édition par Lefteris le Jeu 3 Oct 2013 - 23:26, édité 1 fois (Raison : rrière)

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Caspar Goodwood le Jeu 3 Oct 2013 - 23:27

Sans compter que le supermarché du coin n'embauchera certainement pas un prof démissionnaire.

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Re: Évolution du métier : le prof partant en retraite est devenu un objet d'envie, malgré son âge...

Message par Fesseur Pro le Jeu 3 Oct 2013 - 23:29

Je ne souhaite tout simplement pas m'ennuyer, même à 3000 euros.
Je comprends bien sûr ton argument mais c'est triste, pour l'enseignant et surtout pour ses élèves.

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