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oli54
Niveau 5

L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par oli54 le Sam 5 Oct 2013 - 8:48
L'urgence, ce n'est pas de modifier le temps mais de diminuer le nombre surtout en maternelle


Il faut faire pression sur les syndicats pour qu'ils proposent une réforme du nombre et pas du rythme

Les syndicats doivent arrêter de se battre sur le terrain glissant imposé par le ministre

Ce changement des rythmes est la dernière des priorités selon les professeurs (p24 enquête Harris pour le Snuipp)
Que disent les réponses au questionnaire SNUIPP Harris septembre 2012 ?
Page 24
lorsqu'on demande aux enseignant d'indiquer leurs priorités pour une réforme
1ère priorité : baisser le nombre d'élèves par classe
11ème et dernière priorité : réformer les rythmes scolaires


Il faut que les syndicats écoutent leur base.
Il faut faire entendre ce qui nous semble prioritaire : baisser la moyenne d'élèves par classe (enquête Harris pour le Snuipp) et arrêter de demander une autre réforme des rythmes

C'est quoi une bonne réforme ?
C'est une réforme qui s'attaque au principal problème et qui fait l'adhésion du plus grand nombre.


Une majorité d'enseignant ont identifié le problème : les sur-effectifs (p24 enquête Harris pour le Snuipp).
La bonne réforme, c'est la réforme qui trouvera des solutions pour baisser la moyenne d'élèves par classe.
Il ne faut pas une réforme qui touche à tout, sinon les efforts seront dilués.
Il ne faut pas une réforme dont les enseignants ne veulent pas, sinon ils mettront des bâtons dans les roues de la réforme.
Qui est contre baisser la moyenne des élèves par classe ?
Ni les profs, ni les parents (à condition que cela ne fasse pas mourir des villages), ni les enfants.

En janvier va se tenir des congrès de syndicats, c'est le moment où jamais de faire entendre votre voix... en téléphonant, en écrivant à la permanence

Et ce qui est bien c'est de donner son opinion sans être syndiqués...
J'ai fait le test et ça marche : j'ai téléphoné au Snuipp, en leur donnant mon opinion et ils ne sont pas sectaires, ils écoutent nos doléances sans demander d'abord si on est syndiqués...
L'idéal, c'est même de les menacer de ne pas renouveler son adhésion si le syndicat ne défend pas une autre réforme ! même si on n'est pas adhérent à leur syndicat...  [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] 

Allez un bon geste contre Peillon, téléphonez au syndicat du coin pour leur mettre la pression et faire entendre votre voix : on ne veut pas d'une autre réforme des rythmes, on veut une réforme qui travaille à une seule chose : la baisse de la moyenne d'élèves par classe
Bon si vous pensez que la priorité c'est la création de postes de Rased, eh ben faites vous plaisir !

Et pourquoi ne pas faire la même chose pour les fédération de parents d'élèves ?

Il faut insiter les parents à faire de même, voire à le faire soi même même si on est pas un parent !  Razz  :
le devoir de réserve ne vous interdit pas d'informer les parents sur votre opinion : il est interdit de divulguer des informations confidentielles. Il faut juste éviter les personnes hostiles et éviter tout écrit ! Car la mairie attaque même lorsque le devoir de réserve n'existe pas pour cela...
Selon vous, la bonne réforme, c'est la réforme des nombres et ce serait bien que les fédérations de parents d'élèves le comprennent...
En quoi dire cela au parent ne respecte pas le devoir de réserve ?



La réforme mise en place fait une confusion sur les besoins réels de l'école et se trompe sur les priorités. Elle se trompe sur ce qu'il y a d'urgent à faire. Le plus urgent, ce n'est pas de modifier les rythmes scolaires. L'urgence n'est pas de passer plus de temps à l'école, mais de bien passer son temps à l'école, voire d'y avoir du bon temps.
Parfois le plus est l'ennemi du mieux : demander à des enfants de venir plus dans des conditions exécrables ce n'est pas améliorer les choses, ça ne fait qu'empirer les choses.

 Le plus urgent c'est d'éviter d'avoir des classes supérieures à 25 élèves.

Or statistiquement, une classe sur 2 en maternelle est au delà des 25 élèves.

Près de 1,3 millions d'enfants sont dans cette très mauvaise condition d'accueil.

On pourrait dire qu'il y a une maltraitance institutionnalisée pour ces enfants.

Pour améliorer les apprentissages et le bien être des élèves, il faut diminuer le nombre d'élèves par classe.

La réponse institutionnelle
Le système scolaire est bien conscient de ce problème : pour le résoudre, il a tout simplement institué un nombre en de ça duquel il y a fermeture de classe et au delà d'un certain nombre, il y a ouverture de classe. Ces normes sont fixées par département. Pour éviter d'avoir toujours à ouvrir et fermer une classe, ces nombres sont éloignées. Par exemple dans mon département, en dessous de 24 élèves par classe on ferme une classe et au delà de 33 on ouvre. On voit que la marge est grande. C'est très facile de perdre une classe (il peut y avoir une année creuse). C'est beaucoup trop dur pour en ouvrir une.

Pré supposé : un système fonctionne mieux avec un nombre optimal. En deça ou au delà de ce nombre, le fonctionnement est compromis.

Un constat : lors de reportage à la télé, lorsqu'on présente des classes qui fonctionnent bien, on remarque souvent qu'il y a 15 élèves dans la classe.
Tous les systèmes qui sont montrés en exemple fonctionnent-ils avec une faible moyenne d'élèves par classe ?
La France fait partie des pays où cette moyenne est la plus élevée en Europe, seuls le Royaume Uni et l'Irlande ont une moyenne plus élevée que nous.

Les chiffres (2013):
Nombre d'écoliers : 6 718 900 (dont 5 820 900 dans le public)
2 557 000 en préélémentaire (dont 2 244 000 dans le public)
4 161 900 en élémentaire (dont 3 577 000 dans le public)
25,8 élèves en moyenne par classe en maternelle (27,2 dans le privé) : 25,9 public et privé
22,8 élèves en moyenne par classe en élémentaire (23,3 dans le privé) : 22,9 public et privé
52 900 écoles publiques
182 469 classes élémentaires dans le public

Quel est le nombre idéal ?
D'après les enseignants français, 20 pour une classe « normale », 15 en ZEP.
« Au delà de 20, chaque enfant compte double »
La plupart des systèmes fonctionne avec une moyenne de 20.
En dessous de 20, les enseignants craignent trop de calme, moins de participation... Peut-être est-ce une erreur de jugement : à 15, voire 10, certains enfants discrets pourraient peut-être prendre de l'assurance et se mettre à parler, à participer... Des expériences sont à mener pour voir le seuil minimal à ne pas dépasser...

Pourquoi est-ce « meilleur » de travailler avec des effectifs limités ?


1) Plus on augmente le nombre d'individus dans un espace restreint, et plus on augmente les risques de frustrations pour ces individus :
- frustration de calme ( le temps d'être tranquille) : tout le monde a besoin par moment d'être au calme... le nombre de décibel augmente avec le nombre d'individus, tout le monde parle un peu plus fort pour se faire entendre (à noter au passage le danger pour les oreilles de l'exposition prolongée aux décibels, surtout pendant la récré). Etre au calme, ne rien faire, ne pas être sollicité, ne rien entendre... c'est important aussi de pouvoir vivre cela à l'école par moments, surtout pour des enfants qui vivent parfois à la maison avec la télé continuellement allumée. Pour apprendre, il vaut mieux être calme. Ramener le calme prend du temps, or le temps est compté, donc ce temps est alors pris sur le temps des autres apprentissages.
- frustration d'espace (le temps d'être seul à un endroit) : il faut de l'espace pour s'épanouir... plus on augmente le nombre d'individus et plus il y a de risque de se faire marcher dessus lors de l'habillage, d'être collé à l'autre en regroupement ou lorsqu'on écrit, les bras des autres risques de plus nous déranger, on se risque plus de se rentrer plus dedans lorsqu'on court à la récré...
- frustration de matériel (le temps de manipuler) :  il faut du matériel disponible pour s'épanouir... plus on augmente le nombre d'individus et plus il y a de risque que certains n'aient pas de vélo dans la cour, n'aient de place à l'ordinateur quand ils le souhaitent, il faudra attendre plus longtemps son tour  pour aller au wc car il n'y a que 4 pissotières pour 16 garçons...
- frustration d'activité (le temps de faire) : c'est en faisant des choses que l'on s'épanouit... plus on augmente le nombre d'individus et plus il faut attendre longtemps pour faire quelque chose lorsque cette chose ne peut être faite que de manière individuelle... ainsi la prise de parole, si importante en maternelle. Plus il y a d'enfants et moins chaque enfant a le temps de s'exprimer. Pour la motricité, plus ça bouchonne sur le parcours d'équilibre.
- frustration de rapport humain (le temps d'être avec l'autre) :  c'est en interagissant avec les autres que l'on s'épanouit... plus on augmente le nombre d'individus dans un groupe et moins chaque individu peut consacrer de temps à chaque individu du groupe. L'enfant interpelle souvent son professeur pour lui montrer qu'il a réussit ou y parce qu'il a besoin d'aide. Parfois un regard peu suffire mais l'aide demande du temps. En maternelle on travaille beaucoup les savoirs faire : comment tenir son crayon, comment colorier, dans quel sens écrire... La disponibilité de l'adulte est très importante surtout pour de jeunes enfants.
Bien entendu, les enfants doivent apprendre à gérer leurs frustrations : « on ne peut pas toujours avoir  tout ce qu'on veut dès qu'on le veut ». Mais il y a un moment où cela devient ingérable et pour les enfants et pour l'enseignant... Si l'on diminue le nombre on améliore la gestion.

2) Plus on augmente le nombre d'individus dans un espace restreint, et plus on augmente les risques de conflits entre ces individus : l'excitation et le stress augmente tout naturellement dès qu'un grand nombre d'individu est regroupé.
Il y a alors nécessité de prendre son temps pour diminuer ce stress. Ce temps utilisé pour gérer l'excitation est bien entendu pris sur le temps des apprentissages.
De plus pour résoudre les conflits, il faut du temps.
On pourra bien entendu résoudre rapidement : « tu as fait ça... c'est pas bien... t'es puni (ou alors  allez zou !) ». Mais pour plus d'humanité, on pourra d'abord tenter de savoir ce qui s'est réellement passé, pour comprendre ensuite pourquoi tel enfant a fait ça, demander aux enfants quelles sont les règles que nous avons établies et pourquoi... Si l'on veut être à l'écoute des besoins de l'enfant, il faut avoir le temps de l'écouter. Si l'on veut une gestion des conflits plus humaine, diminuons le nombre. Si l'on veut des rapports humains de qualité, il faut avoir du temps et par conséquent une diminution du nombre peut permettre une amélioration des rapports humains.

Comment modifier le facteur « nombre » ?
Soit on fait table rase du système, on remet tout à plat (révolution) soit on essaye de partir du système actuel et on le modifie (évolution).
Explorons l'évolution
Il faut davantage d'adultes pour s'occuper du même nombre d'élèves (environ 6 millions).
On pourrait embaucher des profs pour diminuer la moyenne des effectifs de classe et construire des classes car si on retire des enfants d'une classe, il convient de les mettre ailleurs.
Si on juge que cela coûte trop cher, on peut imaginer l'embauche niveau bac d' « aide » de professeur (donc moins cher à la collectivité), qui pourrait prendre un groupe pour diminuer temporairement l'effectif de la classe. Cet « aide » pourrait être commun à 2 classes ou à X classes si on a besoin de diminuer les coûts. Attention aux inconvénients du décloisonnement (un seul adulte référent...).
Si l'on construit des écoles nouvelles, on pourrait penser l'architecture en évitant les grandes salles de classe à l'acoustique inadaptée (conçue à l'origine pour entasser 40 élèves), en créant des salles spacieuses pour 20 élèves et des salles pour petits groupes de 6 élèves maximum.

En conclusion, pour une éducation de qualité, il est nécessaire (mais pas suffisant) d'avoir des conditions de travail de qualité. Et la première des conditions n'est pas d'avoir plus de temps passé tous ensemble, mais d'avoir le temps de s'occuper des enfants. Pour cela, il faut qu'il n'y ait pas trop d'enfant.
Passer plus de temps ensemble ne veut pas dire que l'on va passer du temps de qualité ensemble.
Tout le monde sait que pour avoir de vrais amis, il faut leur consacrer du temps mais aussi qu'il ne faut pas trop en avoir car sinon on les néglige.
Si on veut une éducation plus explicative, plus à l'écoute des besoins de l'enfant, plus humaine, il convient de diminuer le nombre d'élèves par classe et/ou de systématiser le décloisonnement.

La première chose à faire pour une école du bien être et des apprentissages réussis, ce n'est pas de passer plus de temps ensemble dans de mauvaises conditions (le plus ici est l'ennemi du mieux), c'est d'être moins nombreux.

Sources

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Dernière édition par oli54 le Lun 16 Déc 2013 - 18:44, édité 5 fois
matvi
Niveau 1

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par matvi le Mer 30 Oct 2013 - 13:56
Je suis d'accord avec tout ce que vous dites...j'ai actuellement une classe de Grande Section à 34 élèves ..Peut-on parler encore de Maternelle??..pour moi non...
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atrium
Neoprof expérimenté

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par atrium le Mer 30 Oct 2013 - 14:05
Bien sûr mais ça suppose de recruter et ça ne se fera pas donc on continuera de parler de la priorité au langage... à 30!

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John Brunner, The Jagged Orbit
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Docteur OX
Grand sage

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par Docteur OX le Mer 30 Oct 2013 - 16:48
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Je suis d'accord avec tout ce que vous dites...j'ai actuellement une classe de GS à 34 élèves ..Peut-on parler encore de Maternelle??..pour moi non...

Suspect affraid affraid affraid affraid affraid affraid affraid 

.... c'est complétement dingue.
may68
Neoprof expérimenté

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par may68 le Jeu 31 Oct 2013 - 22:01
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Je suis d'accord avec tout ce que vous dites...j'ai actuellement une classe de GS à 34 élèves ..Peut-on parler encore de Maternelle??..pour moi non...
Suspect affraid affraid affraid affraid affraid affraid affraid 

.... c'est complétement dingue.

+1000

Du coup je me sens très légère avec mes 22 en ZEP ... année "creuse" ...
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Escargot Géant
Niveau 7

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par Escargot Géant le Jeu 31 Oct 2013 - 22:12
C'est vrai c'est dingue!
matvi
Niveau 1

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par matvi le Jeu 31 Oct 2013 - 22:40
c'est dingue...
et c'est décevant aussi surtout parce que je n'arrive souvent pas a faire tout ce que je prévois...les séances de phono sont laborieuses...je redoute le passage à l'écriture cursive

Surtout que parmi ces 34 , j'ai 4 enfants en grande difficulté (un qui a un trouble du comportement ,qui hurle le plus souvent et qui est parfois violent envers moi...et 3 autres petits qui ont un handicap)

J'ai 3 AVS(2 pour pour le même enfant qui se partage les 15h) ...et en attente d'une 4ème...
On pourrait penser(j'étais la première a le croire, ou a l'esperer?) que la présence d'adultes supplémentaires faciliterait la chose..ben non ça alourdit! car 2 adultes qui parlent ensemble en plus des élèves ben c'est ENERVANT!!

En plus c'est ma 1ère année de GS , je me mets une pression de dingue je ne fais que bosser:je rentre tard chez moi et je vais même à l'école le mercredi
ce qui me fait le plus mal c'est de rentrer chez moi irritable, énervée et de ne pas supporter les 2 miens...

Bon je fais que me plaindre désolée mais HEUREUSEMENT que j'adore mon métier!!
User5899
Dieu de l'Olympe

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par User5899 le Ven 1 Nov 2013 - 1:56
Si je ne me trompe pas, il a fallu attendre octobre 2013 pour lire enfin cette demande, pourtant, elle, si légitime !
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auléric
Neoprof expérimenté

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par auléric le Ven 1 Nov 2013 - 9:13
sur ce forum peut être Cripure, mais ailleurs (dans les messages de la partie forum du primaire, sur d'autres forums, dans les salles de maitres, dans les manifs contre le projet-devenu réalité- des rythmes, ...) c'est une demande qui remonte depuis bien longtemps , le début de la refondation.
Cela fait partie des raisons de l'opposition de beaucoup de PE à cette refondation , mais à l'époque, état et média préféraient dire que nous n'étions que de vilains corporatistes qui ne voulions pas se lever le mercredi matin Evil or Very Mad
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atrium
Neoprof expérimenté

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par atrium le Ven 1 Nov 2013 - 12:35
Il suffit de comparer les taux d'encadrement en crèche et en maternelle pour comprendre à quel point on se f... de la g... des PE, des parents et des élèves.

et +1 sur les AVS, du bricolage plus destiné à calmer les familles et à dégonfler les chiffres du chômage qu'à aider les élèves handicapés.

Dans le genre comparaison édifiante, voire aussi les taux d'encadrement du périscolaire à comparer avec les seuils d'ouverture et de fermeture de classes en élémentaire.

Et une petite anecdote pour la route: en tant qu'éducateur sportif un cadre de la FFBB m'avait demandé de trouver une deuxième personne pour encadrer... 12 petits basketteurs de 9-10 ans. Il estimait, à raison, que seul, je ne pouvais pas m'occuper correctement d'enfants aussi jeunes. Amusant, non?

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zeprof
Vénérable

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par zeprof le Ven 1 Nov 2013 - 14:02
problème qui se pose de plus en plus, l'un de mes enfants, ma dernière qui a 4 ans et demi et est en MS a 31 enfants dans sa classe, suite au départ en retraite non remplacé d'une des instits !
elle a un chouette maitre qui fait du mieux qu'il peut et qui, honnêtement, fait super bien son boulot mais les enfants sont fatigués, le bruit est permanent (même un chuchotement à 31 ça devient insupportable), ils n'ont pas la place réellement (les classes sont conçues pour 30 maxi, le mobilier aussi) et quand ma puce me parle d'enfants de sa classe est parfois incapable de les nommer !!! ce qui n'était jamais arrivé en PS...

c'est inadmissible...

visiblement à la DASEN ils n'ont jamais entendu parler de la courbe de Lafer.

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"La peur est le chemin vers le côté obscur: la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance."
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oli54
Niveau 5

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par oli54 le Mar 5 Nov 2013 - 20:50
Cripure a écrit:Si je ne me trompe pas, il a fallu attendre octobre 2013 pour lire enfin cette demande, pourtant, elle, si légitime !
dès que la réforme est sortie, j'ai tenté de redéfinir le problème en ce sens
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oli54
Niveau 5

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par oli54 le Mar 5 Nov 2013 - 20:52
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:sur ce forum peut être Cripure, mais ailleurs (dans les messages de la partie forum du primaire, sur d'autres forums, dans les salles de maitres, dans les manifs contre le projet-devenu réalité- des rythmes, ...) c'est une demande qui remonte depuis bien longtemps , le début de la refondation.
Cela fait partie des raisons de l'opposition de beaucoup de PE à cette refondation , mais à l'époque, état et média préféraient dire que nous n'étions que de vilains corporatistes qui ne voulions pas se lever le mercredi matin Evil or Very Mad
c'est intéressant de noter le revirement de certains medias comme france inter qui me semblaient faire l'impasse sur la critique de cette refondation a priori
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oli54
Niveau 5

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par oli54 le Mar 5 Nov 2013 - 20:56
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:problème qui se pose de plus en plus, l'un de mes enfants, ma dernière qui a 4 ans et demi et est en MS a 31 enfants dans sa classe, suite au départ en retraite non remplacé d'une des instits !
elle a un chouette maitre qui fait du mieux qu'il peut et qui, honnêtement, fait super bien son boulot mais les enfants sont fatigués, le bruit est permanent (même un chuchotement à 31 ça devient insupportable), ils n'ont pas la place réellement (les classes sont conçues pour 30 maxi, le mobilier aussi) et quand ma puce me parle d'enfants de sa classe est parfois incapable de les nommer !!! ce qui n'était jamais arrivé en PS...

c'est inadmissible...

visiblement à la DASEN ils n'ont jamais entendu parler de la courbe de Lafer.
courbe de Lafer : en quoi L'idée que « trop d'impôt tue l'impôt » est utile pour comprendre notre problème ? excuse moi mais je n'ai pas compris
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coindeparadis
Guide spirituel

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par coindeparadis le Mar 5 Nov 2013 - 21:23
Dans mon quartier : 29 en TPS.
Mon fils en PS se dit agacé par le bruit et les pleurs des autres enfants (il a pris des goûts de luxe car il sort d'une TPS à 18). Ils sont 28 dans une petite classe carrée : deux grandes tables et un coin regroupement. C'est tout. Ce n'est pas ainsi que je conçois la maternelle, ni que j'ai pu y travailler. Et il est certain qu'ajouter le mercredi matin n'arrangera rien. Mais là, notre ministre l'a expliqué non pas en fonction "des intérêts de l'enfant" mais par l'impossibilité de proposer le mercredi pour l'élémentaire et pas pour la maternelle. Les familles seraient désorganisées !!! Comment font les familles qui ont actuellement un élève au collège et l'autre en élémentaire ??? Bref je râle mais n'espère rien du gouvernement.

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oli54
Niveau 5

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par oli54 le Mer 6 Nov 2013 - 18:53
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit:Dans mon quartier : 29 en TPS.
Mon fils en PS se dit agacé par le bruit et les pleurs des autres enfants (il a pris des goûts de luxe car il sort d'une TPS à 18). Ils sont 28 dans une petite classe carrée : deux grandes tables et un coin regroupement. C'est tout. Ce n'est pas ainsi que je conçois la maternelle, ni que j'ai pu y travailler. Et il est certain qu'ajouter le mercredi matin n'arrangera rien. Mais là, notre ministre l'a expliqué non pas en fonction "des intérêts de l'enfant" mais par l'impossibilité de proposer le mercredi pour l'élémentaire et pas pour la maternelle. Les familles seraient désorganisées !!! Comment font les familles qui ont actuellement un élève au collège et l'autre en élémentaire ??? Bref je râle mais n'espère rien du gouvernement.
L'impossibilité de proposer le mercredi pour l'élémentaire et pas pour la maternelle est surtout d'ordre financier :
faudrait-il payer les profs de maternelle moins (un moindre mal pour les finances) ou les profs d'élémentaire plus (la cata pour les finances !) ?
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coindeparadis
Guide spirituel

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par coindeparadis le Mer 6 Nov 2013 - 19:43
Ce qui rejoint à dire que contrairement à ce qui est annoncé : ce ne sont pas les intérêts de l'enfant qui sont le moteur de cette réforme.

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Sphinx
Modérateur

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par Sphinx le Mer 6 Nov 2013 - 20:27
Quintilien, Institution Oratoire, I, 2, 11 a écrit:Mais, dira-t-on encore, avec tant d'élèves comment suffire à la correction et à l'explication qui précède la lecture de chacun d[es textes] ? (...) D'abord je n'entends pas qu'on envoie l'enfant dans une école où l'on croit qu'il sera négligé ; en second lieu, un bon maître ne se chargera jamais d'un nombre d'élèves au-dessus de ses forces.

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coindeparadis
Guide spirituel

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par coindeparadis le Mer 6 Nov 2013 - 20:36
Mais au Ier siècle, l'école était un tout petit peu élitiste ...Very Happy 

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Sphinx
Modérateur

Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par Sphinx le Mer 6 Nov 2013 - 20:40
Et elle était privée, et il y avait moins de maîtres. Ca n'empêche que depuis 2000 ans les enseignants semblent avoir les mêmes préoccupations pour leurs élèves !

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oli54
Niveau 5

Il ne faut pas se battre pour une autre réforme des rythmes

par oli54 le Ven 13 Déc 2013 - 23:32
Il ne faut pas se battre pour une autre réforme des rythmes
Il faut se battre pour une autre réforme tout court.
Cette réforme doit lutter contre le problème numéro 1 : comment diminuer le nombre d'élèves dans les classes ?

Quelle est la priorité pour une réforme ?


Que disent les réponses au questionnaire SNUIPP Harris septembre 2012 ?
Page 24
lorsqu'on demande aux enseignant d'indiquer leurs priorités pour une réforme
1ère priorité : baisser le nombre d'élèves par classe
11ème et dernière priorité : réformer les rythmes scolaires


Page 29
81 % considèrent ne pas avoir assez de temps pour assurer la réussite des élèves
ce qui est cohérent avec les priorités si on interprète" il y a trop d'élèves donc je n'ai pas assez de temps pour assurer leur réussite"
Il y a une ambiguïté qui ne permet pas vraiment de savoir si les profs sont débordés par le nombre d'élèves ou s'ils désirent une matinée de plus par semaine ou moins de vacances.

La preuve que Peillon est bien à l'écoute de nos priorités...

Mais pire encore, que dire des syndicats qui persistent sur ce terrain glissant des rythmes qui n'est pas une priorité pour les profs ?
Le SNUIPP est pour une autre réforme des rythmes or cela ne correspond pas aux priorités des professeurs.

Les profs des écoles ont gagné une avancée sociale grâce à Sarkozy.
Les français ont eu les 35 heures. Les profs un samedi matin.
Cela compense leur faible salaire et les mauvaises conditions de travail.
Ce qui a été donné ne doit pas être repris.
Une réforme des rythmes provoquera forcément pour certains des déplacements supplémentaires par semaine, des pauses déjeuner allongées, des vacances en moins, un stress supplémentaire, des préparations supplémentaires, un temps de présence plus grand devant la classe. Or ces négociations  ne sont pas conditionnées par des compensations financières.

Se battre pour une autre réforme des rythmes est donc une erreur.

Il faut se battre pour une autre réforme tout court.
Les réformes qui marchent sont celles qui font consensus et qui se concentrent sur un problème primordial.
Ce problème a été identifié par les professeurs. Il correspond au bon sens commun : comment voulez vous bien vous occuper d'enfants lorsqu'il y en a trop ? Cela correspond aussi aux comparaisons internationales : la France est dans le peloton de fin en ce qui concerne les effectifs par classe.
26 enfants en moyenne par classe en maternelle c'est une aberration.
C'est cette urgence qu'il faut résoudre. Pas une autre.
Cette réforme doit lutter pour résoudre le problème numéro 1 : comment diminuer le nombre d'élèves dans les classes ?


« Comment ? » est un autre sujet.
Mettons nous d'abord d'accord sur le premier objectif d'une réforme efficace et consensuelle.

Autres Sources :
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L’enseignement primaire est très nettement sous doté en France
Notre pays consacre par an deux fois moins à un élève de primaire (6 600 dollars) que la Norvège (12 200)
La France est bonne dernière de la liste, notamment parce que les enseignants à ce niveau sont les plus mal payés des pays riches.
elena3
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Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par elena3 le Sam 14 Déc 2013 - 13:26
Tout à fait d'accord. Puis si vraiment, il veut "s'attaquer" aux rythmes, ben, il suffit de décréter que les apprentissages fondamentaux doivent se faire en matinée. C'est d'ailleurs ce que les instits ont toujours fait, mais chut, c'est un secret !  Laughing Parce que vous savez, à l'IUFM, ben on nous disait de ne pas faire comme ça ! lol! lol! lol! 
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nova32
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Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par nova32 le Sam 14 Déc 2013 - 13:29
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] a écrit: Tout à fait d'accord. Puis si vraiment, il veut "s'attaquer" aux rythmes, ben, il suffit de décréter que les apprentissages fondamentaux doivent se faire en matinée. C'est d'ailleurs ce que les instits ont toujours fait, mais chut, c'est un secret !  Laughing Parce que vous savez, à l'IUFM, ben on nous disait de ne pas faire comme ça ! lol! lol! lol! 

C'est ce que m'a reproché mon IEN a ma dernière inspection. Je ne respectais pas les rythmes de l'enfant en faisant des maths et du français le matin...
elena3
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Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par elena3 le Sam 14 Déc 2013 - 13:47
Eh oui ! C'est (c'était) le coup classique ! Bon, il va falloir qu'il trouve d'autres arguments maintenant...Puis tu lui laisseras expliquer aux parents pourquoi les élèves iront parfois à la piscine ou au stade le...mercredi matin avec les nouveaux rythmes! lol! lol! lol!
may68
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Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

par may68 le Sam 14 Déc 2013 - 16:24
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Re: L'urgence, c'est de faire pression sur les syndicats pour une réforme du nombre

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