Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

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Message par sand le Dim 13 Oct 2013 - 14:23

Mes enfants ont sûrement eu des PE ayant passé le concours dans des académies moins sélectives, je n'ai pas vu de différence.

sand
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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par tango le Dim 13 Oct 2013 - 14:27

@Raoul Volfoni a écrit:Je propose un bonus de 1500 points aux personnes originaires des académies les plus demandées pour qu'elles puissent y revenir professeur 
Ceci dit, je vais encore faire tintin pour muter, moi :roll:Comme il me semble loin, le Sud-Ouest !
j'accepte! parce qu'à ce rythme je ne reverrai jamais Bordeaux...

Edit: j'étais d'accord pour muter je savais que ça arriverait. cela dit, même si j'ai vu des coins sympas, ce n'est pas "chez moi". je suis d'accord pour y passer quelques temps à la condition de pouvoir revenir ensuite. mais il est parfois quasi impossible de revenir. ou alors en fin de carrière et j'aurai fait ma vie ailleurs d'ici là.

au moins qu'on nous paye le déménagement, c'est le 2ème en 2 ans j'ai encore moins d'argent que quand j'étais étudiantes tellement j'ai eu de frais!


Dernière édition par tango33 le Dim 13 Oct 2013 - 14:35, édité 3 fois

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par atrium le Dim 13 Oct 2013 - 14:28

C'est possible. De même qu'on ne voit pas nécessairement la différence entre un PLC titulaire et un contractuel.

Pour le recrutement académique, il induit aussi un fort recours aux contractuels dans le 1er degré, à Créteil ou en Guyane par exemple, alors qu'ils sont quasi inexistants dans les académies attractives, mais peut-être que ça n'a effectivement aucune influence sur le fonctionnement du service et les résultats des élèves.

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par sand le Dim 13 Oct 2013 - 14:29

@atrium a écrit:C'est possible. De même qu'on ne voit pas nécessairement la différence entre un PLC titulaire et un contractuel..
Oh que si !

sand
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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par atrium le Dim 13 Oct 2013 - 14:30

@sand a écrit:
@atrium a écrit:C'est possible. De même qu'on ne voit pas nécessairement la différence entre un PLC titulaire et un contractuel..
Oh que si !
Ah bon? Je suppose que mes enfants ont eu des contractuels mais je n'ai pas vu la différence.

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par philann le Dim 13 Oct 2013 - 14:32

John a écrit:
Moi je suis pour un recrutement académique, comme pour les PE. Mais ça mériterait une étude d'impact plus précise : y aurait-il plus de candidats si cette configuration était adoptée ? Je pense que oui.
Moi je suis totalement contre pour le coup!!! Et je suis très choquée par le recrutement actuel des PE. Parce que réussir un concours où il y a 50% de reçus et le même concours dans une académie où il n'y a que 20% curieusement je pense que cela ne donne pas les mêmes PE à la fin (en tout cas pas tous)

Pour répondre à Sand: clairement OUI!! Je ne doute pas qu'il y ait de très bons PE à Créteil...mais statistiquement moins que dans des académies plus exigeantes. On rajoute donc à Créteil des difficultés aux difficultés...

Comme Nita, je trouve très différent de partir à l'étranger volontairement... ET d'être envoyé à l'autre bout de la France dans un endroit pas forcément choisi, sans projet précis autre que d'être moyennement bien payé, de payer soi-même le déménagement etc...

Tout cela pour dire que je suis pour un recrutement national, mais pour une compensation financière à la hauteur des efforts quand on est envoyé loin de chez soi et un avantage en terme de points pour y retourner avant la retraite si on le désir!!

PAr ailleurs, je trouve le système de mut' actuel horrible! L'une de mes collègues attend la retraite pour rentrer dans sa région, car si elle l'obtient elle peut être nommée à 200 km de sa maison de famille et elle ne veut pas se payer un déménagement dans la région puis ap. un second au moment de la retraite dans SA maison!
Si l'ancien système existait encore elle pourrait postuler sur un groupement de communes ou un établissement et ne pas bouger jusqu'à l'obtenir!!


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2014-2015: poste fixe dans les Hauts de Seine Very Happy Very Happy Very Happy
2013-2014: certifiée stagiaire dans les Hauts de Seine cheers 
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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par Raoul Volfoni le Dim 13 Oct 2013 - 14:33

tango33 a écrit:
@Raoul Volfoni a écrit:Je propose un bonus de 1500 points aux personnes originaires des académies les plus demandées pour qu'elles puissent y revenir professeur 
Ceci dit, je vais encore faire tintin pour muter, moi :roll:Comme il me semble loin, le Sud-Ouest !
j'accepte! parce qu'à ce rythme je ne reverrai jamais Bordeaux...
J'ai cru rêver, l'été dernier, quand j'ai rencontré une ancienne copine de fac. Elle n'a jamais eu le CAPES, qu'elle a tenté plusieurs fois, mais elle est contractuelle, à plein temps, dans le 64 depuis plusieurs années. Quand elle m'a nommé les endroits où elle a exercé, j'étais verte ! "Et toi, toujours en banlieue parisienne ?"
C'est bien pour elle, mais ce n'est pas comme ça que je reverrai l'Aquitaine, moi non plus...

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par tango le Dim 13 Oct 2013 - 14:36

@Raoul Volfoni a écrit:
tango33 a écrit:
@Raoul Volfoni a écrit:Je propose un bonus de 1500 points aux personnes originaires des académies les plus demandées pour qu'elles puissent y revenir professeur 
Ceci dit, je vais encore faire tintin pour muter, moi :roll:Comme il me semble loin, le Sud-Ouest !
j'accepte! parce qu'à ce rythme je ne reverrai jamais Bordeaux...
J'ai cru rêver, l'été dernier, quand j'ai rencontré une ancienne copine de fac. Elle n'a jamais eu le CAPES, qu'elle a tenté plusieurs fois, mais elle est contractuelle, à plein temps, dans le 64 depuis plusieurs années. Quand elle m'a nommé les endroits où elle a exercé, j'étais verte ! "Et toi, toujours en banlieue parisienne ?"
C'est bien pour elle, mais ce n'est pas comme ça que je reverrai l'Aquitaine, moi non plus...
j'en connais aussi des comme ça. c'est à se demander s'il ne valait mieux pas être contractuelle...

tango
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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par Daphné le Dim 13 Oct 2013 - 15:10

@lalilala a écrit:C'est la même chose pour les PE alors dans ce cas? Ceux de Créteil sont mauvais?
La situation n'est pas la même pour les PE, qui ont toujours eu un recrutement départemental;
Le problème viendrait du changement radical entre recrutement académique et national, cela perturberait l'équilibre.

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par philann le Dim 13 Oct 2013 - 15:14

C'est un des motifs pour lesquels certains contractuels ne passent pas le concours.
Si tu as un certain âge, un conjoint et deux enfants, c'est clair que tu vas réfléchir à deux fois avant de passer les concours!!

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par Daphné le Dim 13 Oct 2013 - 15:15

@Une passante a écrit:je suis favorable au retour de l'ancien système des mutations, on fait un vœu établissement, commune, voire département, on l'obtient ou pas, mais plus l'obligation de demander d'abord l'académie.
Ce système est vraiment ridicule, d'autant plus quand on se trouve dans un département limitrophe d'une autre académie...
Tout à fait d'accord : ce système faisait que les collègues osaient demander leur mutation, ils obtenaient satisfaction ou pas mais au moins ne prenaient ps de risque, et les postes  se libéraient et faisaient que le mouvement tournait.
Bon l'extension existait, mais uniquement pour la première mutation en tant que stagiaire, après c'était fini, on pouvait être plus exigeant et sélectif, ou au contraire faire des voeux très larges pour partir, mais c'était un choix.

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par atrium le Dim 13 Oct 2013 - 15:31

@Daphné a écrit:
@lalilala a écrit:C'est la même chose pour les PE alors dans ce cas? Ceux de Créteil sont mauvais?
La situation n'est pas la même pour les PE, qui ont toujours eu un recrutement départemental;
Le problème viendrait du changement radical entre recrutement académique et national, cela perturberait l'équilibre.
C'est un mélange entre un concours académique et un recrutement départemental.

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par InviteeF le Dim 13 Oct 2013 - 15:49

@mathmax a écrit:Voli, ta suggestion me gêne beaucoup car les enseignants seraient en quelque sorte "assignés à résidence" dans leur région d'origine heu  : tu es né à Créteil, restes-y, si tu voulais vivre dans une région plus agréable, fallait y penser avant de naître pale!
Je conçois aisément que la question que je soulève puisse "gêner beaucoup" mais j'ai du mal à voir en quoi cela assigne à résidence qui que ce soit. Exemple : le bonus existant (apparemment, merci Saphyr) pour les natifs des DOM TOM assigne-t-il les autres à résidence dans leur région d'origine ?

Je n'aime pas raconter MA vie (.com), mais puisque je suis nominativement citée comme contre-exemple, allons-y.

@Aletheia a écrit:Je sais que je vais me faire lyncher avec ce post Rolling Eyes 
J'avoue que je peine à comprendre comment quantifier le "sentiment d'appartenance à une région" et comment le traduire en termes de mutations. Voli tu dis toi même que tu es "originaire" du sud... par une mutation qui n'a si je comprends bien rien à voir avec "la filiation, le sentiment d'appartenance à un lieu, à une famille"...
Oui, une partie de mes ascendants (la branche qui est fonctionnaire depuis plus de 200 ans et a vadrouillé partout) n'est arrivée ici qu'il y a 40 ans. Ce qui fait que mon père y a fait son lycée, eu le bac, fait ses études, y a rencontré son épouse, s'est marié, puis j'y suis née, j'y ai grandi, j'y ai rencontré mon conjoint, obtenu le bac, fait mes études, m'y suis mariée, y ai enterré tous mes grands-parents.
Je me sens donc fortement attachée à ce coin. Je ne le vois pas comme un paradis, loin s'en faut, et j'en vois les limites, mais j'y suis attachée. Mais je ne l'ai compris qu'une fois partie...
Le fait que l'autre partie de mes ascendants (la branche ouvrière) ait vécu ici depuis au moins 1720 (mes recherches généalogiques n'ont pas pu me permettre de remonter plus tôt) te semble peut-être plus "légitime" pour que je me sente "originaire"? Quid de la famille de mon mari, lui aussi fonctionnaire, donc, venue d'Italie s'établir dans les parages au XIVe ?

Bon, ça, c'était juste pour répondre au "toi tu dis que alors que". Après, je suis d'accord avec toi sur le fait que c'est une question très délicate car difficilement quantifiable Smile et c'est probablement pour cela qu'une bonification de ce genre n'existera jamais.

@Aletheia a écrit: par ailleurs la famille, c'est celle que l'on fonde avec son conjoint, et en ce sens il y a des points en plus lors des mutations (je veux bien que le système soit imparfait, mais en tout cas quelque chose existe).
Euh là en revanche, j'ai bondi. Les collègues sans enfant (voire sans enfant ni conjoint), à mes yeux, ont eux aussi une famille... Mais je suis peut-être Vieille France...

@Aletheia a écrit: Qui travaille aujourd'hui près de papa-maman-grands parents ?!
 
On peut lancer un sondage sur Neoprofs : parmi ceux qui ont obtenu satisfaction à la mut' inter, combien sont retournés dans leur région d'origine ou dans la région d'origine de leur conjoint ?
Je parie (sincèrement) sur l'écrasante majorité.

@Aletheia a écrit: Par ailleurs, je suis comme tout le monde, si j'avais réellement eu "le sentiment d'appartenance filiale à une région" chevillé au corps, si je savais que j'aurais très mal vécu le fait de devoir en partir pour x raisons, je serais rentrée sans scrupules ni hésitations dans l'enseignement privé. Voire, j'aurais cherché à exercer un autre métier. Pas mal de mes amis après les mêmes études que moi sont dans cette situation, ils préfèrent passer des concours administratifs car la mutation est rédhibitoire pour eux. La logique du service public qui doit faire venir ses agents où il y a des besoins semble incompatible avec un fort enracinement local. Un métier c'est un ensemble, on ne peut pas séparer ses différentes composantes, les conditions d'exercice sont primordiales. On peut transmettre ses connaissances de mille et unes façons, toutes n'impliquent pas la séparation géographique (CNED, cours particuliers en auto entrepreneur ou dans un organisme type acadomia, concours privés, prof pour adultes, conférences, etc.).
Et bien je ne suis pas d'accord une fois encore. On peut être un prof avec vocation, connaître parfaitement la réalité du métier, l'avoir observée depuis l'enfance à travers son entourage, embrasser cette carrière avec passion et pour autant avoir hâte de rentrer chez soi et avoir un pincement au coeur à l'idée d'être loin.

Il y a un monde entre dire qu'on a hâte / qu'on aimerait rentrer chez soi / que l'on souffre d'être loin de ceux que l'on aime et affirmer qu'il est scandaleux d'être en poste ailleurs.

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par InviteeF le Dim 13 Oct 2013 - 15:55

@Caspar Goodwood a écrit:Je suis d'accord avec le post d'Aletheia.

Je suis toujours un peu surpris par les gens qui se cramponnent à une région, ça fait du bien de voir un peu de pays non?
"Se cramponner" est un terme extrêmement négatif qui, je trouve, est maladroitement employé ici.
Vouloir être à moins de 3h de transport de ses parents quand on sait que ceux-ci ont des soucis de santé qui sont très loin de les rendre immortels ne me semble pas revenir à "se cramponner".

Et être muté ailleurs pour dix ans, c'est selon moi davantage "vivre en exil pour un temps assez long" plutôt que "voir un peu de pays".

@Caspar Goodwood a écrit:On passe quelques années dans une autre académie et on rentre chez soi après. Il y a des tas de situations différentes, et des personnes qui n'ont pas envie de s'installer à côté de leurs parents.
Tandis que d'autres le souhaitent... Leur choix est-il nécessairement plus mauvais ou plus critiquable ? Personnellement, je dirais que non, nous avons tous nos raisons et nos préférences qui font que nos visions sont différentes...

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par mathmax le Dim 13 Oct 2013 - 16:06

Voli Vola a écrit:Je conçois aisément que la question que je soulève puisse "gêner beaucoup" mais j'ai du mal à voir en quoi cela assigne à résidence qui que ce soit. Exemple : le bonus existant (apparemment, merci Saphyr) pour les natifs des DOM TOM assigne-t-il les autres à résidence dans leur région d'origine ?
Et bien il me semble que c'est très simple : si chacun a un bonus pour sa région "d'origine", il devient difficile, voire impossible aux autres d'y entrer. En ce qui concerne les DOM TOM, je suppose que les barres d'entrée y sont beaucoup plus élevées que sans ce bonus, non ? (Je précise d'ailleurs que cela me semble normal pour ces régions, vraiment très éloignées de la métropole).

Ne vois-tu pas que si ta proposition était mise en œuvre, cela reviendrait quasiment à ne pouvoir enseigner à Toulouse que si on en est originaire ? D'ailleurs, puisque tu conçois que cela puisse "gêner beaucoup", tu as sans doute bien conscience que ce n'est pas une mesure très juste.

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par Pupuch76 le Dim 13 Oct 2013 - 16:09

Pour ceux/celles qui voudraient qu'il y ait une bonification pour pouvoir revenir dans l'académie d'origine, comme ce qui est fait pour les natifs des DOM/TOM, je ne vois pas trop en quoi ça changerait grand chose.

En regardant les résultats pour le capes de svt, pour chacun de ces dom ou tom, ils sont 2 à 4 à le passer, et 1 à 2 à être admis chaque année (je suppose que ça doit être à peu près la même chose dans les autres matières). Il y a très peu de postes pour revenir chez eux chaque année donc ça leur donne la chance de revenir chez eux rapidement, en passant avant les personnes en quête de dépaysement. Ils ne sont pas trop nombreux donc ça peut se gérer assez facilement (je n'ai pas dit que ça l'était pour autant).

Pour ce qui se passe dans les académies très demandées de métropole,  il y a beaucoup plus d'admis dans ces académies (car au départ plus d'inscrits), sans compter ceux qui sont partis sur Paris faire P6 ou P7 (en tout cas pour les svt, ce sont 2 super prépas pour le capes, et même l'agreg). Donc vu qu'il n'y a que quelques postes, vu le nombre de personnes qui rêvent de repartir dans le sud "pour raison familiale", ça accélèrera peut-être les choses, mais pas tant que ça je pense...

Mais je me trompe peut-être.

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par Al le Dim 13 Oct 2013 - 16:17

Pas déçue de voir à quel point mon propos a été mal compris (mais je m'y attendais).

Alors déjà je suis choquée de ce que dit Caspar Goodwood : tout le monde est en droit de choisir s'il veut voir "un peu de pays" ou non, on ne peut l'imposer comme une "vérité" valant pour chacun. La phrase est sans doute maladroite mais m'a parue pour le moins... désinvolte.

Je parle effectivement des tout jeunes profs : ce que je suis. Certains démissionnent durant leur stage ou pendant la T1 car ils ne supportent pas les conditions. Je parle du moment où on décide de faire ce boulot, je ne vois pas en quoi je serais illégitime, car c'est encore tout frais dans ma tête Laughing 

Je n'ai jamais dit que la famille n'avait pas à être importante ou qu'il était dément d'avoir envie de se rapprocher de son frère / sa tante / ses grands parents. affraid J'ai dit que ceux pour qui c'est le cas prennent le risque de souffrir à tel un point, quand ils s'engagent dans le public que personnellement, si j'avais été dans cette situation, j'aurais fait autre chose. Je trouve plus sain de se détourner d'un métier qui n'est qu'un métier parmi d'autres (mais j'ai l'impression que cette affirmation "bateau" est un gros mot ici), plutôt que de s'engager dans une voie dont on sait qu'elle sera au prix de souffrances incroyables. Je partage tout à fait l'avis des personnes qui disent ne pas vouloir sacrifier 1,2,3...5...10 ans de leur vie privée à l'EN ! ça m'est également inconcevable. On peut essayer, se tromper, voir que ça n'est plus possible, et il existe autre chose, selon ses priorités, on ne trouvera jamais le "boulot parfait" mais on n'est pas "obligés" de rester dans une situation professionnelle qui nous tue à petit feu, c'est tout ce que je dis. S'adapter me parait une meilleure solution que pester contre un système tellement lourd que de toute façon, le temps qu'il change, on sera déjà morts (ce qui ne revient pas à ne pas combattre, mais ce qui revient à dire "M..." quand la coupe est pleine).

Pour le statut d'auto entrepreneur en cours particuliers il y avait déjà eu des fils ouverts sur ce forum avec des témoignages de personnes qui en vivaient. Ce n'est qu'un exemple.

Merci pour mes amis mais ils n'ont jamais tenu de propos anti prof affraid, simplement oui, avoir le choix entre la peste ou le choléra en termes d'éloignement familial c'est ce qui attend beaucoup de jeunes aujourd'hui, --> Voli : je parlais de tout jeune actif qui débute, notamment dans le privé, pas des profs !!! sur mes 50 potes de lycée, 3 travaillent dans la région ! tous les autres sont "éclatés" à tous les coins de France et même à l'étranger, situations subies pour la majorité.

Je ne dis pas que c'est normal mais nous ne sommes pas les seuls, c'est tout. Et si nous essayons de nous réorienter, nous risquons effectivement de connaitre la même galère que tous ceux qui aujourd'hui cherchent à travailler (et là on est encore dans un autre débat).

La proximité familiale au sens large (on s'en fout de ma définition de la famille, le problème c'est qu'on ne pourra jamais accepter la définition personnelle de chacun, celui qui aime sa tatie + que tout et qui voudra la rejoindre, celui pour qui c'est les parents, celui qui au contraire se sent lié à un sol, à une région même si sa famille n'y vit plus... pourquoi une conception prévaudrait sur l'autre ? nous sommes dans le ressenti, dans le sentiment là... --> c'est ça que je voulais dire à Voli, je ne remets pas en question son ressenti, encore une fois chacun est légitime dans ses ressentis) est un critère important qui devrait conditionner le choix de la profession car sinon il occasionne trop de souffrance, c'est ce que je pense.

Là par contre effectivement il y a désaccord avec Voli parce que si on idéalise le métier tout en ayant envie de "rentrer chez soi", ça me parait compliqué. Exemple tout bête : je voulais à la base faire un tout autre métier que prof. Or je me suis rendue compte que ce métier me coutait trop de souffrances (j'étais déjà dans les études) : sacrifier sa vie privée, ses nuits, débuts trop difficiles physiquement et pour le mode de vie que j'aime. J'y ai renoncé et je trouve ça normal. Ca n'était pas fait pour moi, point, je ne vais pas dire que c'est le métier qui aurait dû changer pour moi ; au final j'ai des amis qui le font et je vois bien que ça leur correspond mieux parce qu'ils sont en mesure de bien vivre tout le "package". J'aurais fini par devenir nulle dans ce poste, quelle qu'ait été ma motivation initiale. Je n'ai aucun regret pourtant c'est toujours le métier de mes rêves de gamine.

Le fait de dire que nous ne sommes pas les seuls et que si déjà on se compare sur beaucoup de critères avec les autres bac+5, faudrait se comparer aussi sur ceux qui nous sont plutôt + favorables ne revient pas à dire qu'il ne faut pas que nous espérions une amélioration de la situation. Mais en attendant, c'est peut-être égoïste (?), c'est pas la peine que les personnes très attachées à un lieu précis en France s'engagent dans le public. Trop de souffrances, trop de gâchis. Surtout quand l'enseignement privé offre d'autres modalités. Je suis consciente d'avoir un discours opportuniste et pragmatique, trèèès loin de tout idéal, mais je ne comprends pas bien pourquoi, au nom de quel fidélité ou loyauté bizarre, on devrait s'engager dans le *beau service public* quoi qu'il en coute.

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par lalilala le Dim 13 Oct 2013 - 16:32

Quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi les corses ont (avaient?) un gros bonus pour pouvoir rentrer chez eux? Autant je comprends pour les dom tom, autant pour la Corse, je me pose des questions...

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par Al le Dim 13 Oct 2013 - 16:33

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par stephielucky le Dim 13 Oct 2013 - 16:41

Bonjour Aletheia

Je pense que dans quelques années ton discours sera un peu différent...

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par InviteeF le Dim 13 Oct 2013 - 16:50

@mathmax a écrit:
Voli Vola a écrit:Je conçois aisément que la question que je soulève puisse "gêner beaucoup" mais j'ai du mal à voir en quoi cela assigne à résidence qui que ce soit. Exemple : le bonus existant (apparemment, merci Saphyr) pour les natifs des DOM TOM assigne-t-il les autres à résidence dans leur région d'origine ?
Et bien il me semble que c'est très simple : si chacun a un bonus pour sa région "d'origine", il devient difficile, voire impossible aux autres d'y entrer. En ce qui concerne les DOM TOM, je suppose que les barres d'entrée y sont beaucoup plus élevées que sans ce bonus, non ? (Je précise d'ailleurs que cela me semble normal pour ces régions, vraiment très éloignées de la métropole).

Ne vois-tu pas que si ta proposition était mise en œuvre, cela reviendrait quasiment à ne pouvoir enseigner à Toulouse que si on en est originaire ? D'ailleurs, puisque tu conçois que cela puisse "gêner beaucoup", tu as sans doute bien conscience que ce n'est pas une mesure très juste.
Sauf que
1/ je n'ai rien proposé, je n'ai pas dit que je serais pour une mesure concrète, j'ai soulevé une question, simplement soulevé !
2/ je conçois que cela puisse gêner beaucoup, pas parce que ce serait injuste (parce que je rappelle que je ne fais que poser une question, hein....) mais parce que c'est une question à la fois difficile (comment définir la région d'origine, comment quantifier) et polémique.

Tu prends l'exemple de Toulouse en disant que seuls les natifs pourraient y retourner ?
Je pense que c'est un mauvais exemple car Toulouse est la plus grande académie de France (dans le sens "la plus vaste"). Et plusieurs de ses départements (les ruraux, bien entendus) sont ceux qui manquent le plus de professeurs dans le secondaire et qui recrutent le plus de contractuels.
(1) Si le système était mieux géré (je n'ai pas dit COMMENT il serait mieux géré), nombre de natifs ou pas natifs y seraient déjà retournés/arrivés.
(2) Comme c'est une académie avec énormément de postes, justement, cela ne serait pas une académie verrouillée pour les natifs uniquement, justement !

Mais c'est du détail, l'important n'est pas Toulouse mais le fond de ce que tu dis. Et je suis d'accord avec toi : une bonification qui empêcherait des personnes non originaires de cette zone d'y accéder serait injuste. Mais
1) je pense que faciliter l'accès aux uns (et donc rendre plus difficile aux autres, nous sommes d'accord) ne revient pas à EMPECHER d'y accéder. Car si on va par là, on considère que toutes les bonifications existantes pour X ou Y sont injustes pour Z car elles les privent de ses droits et du coup plus aucune bonification n'existe.
2) je suis personnellement beaucoup plus choquée par le fait qu'en cas d'égalité de points deux candidats à mutation soient départagés par l'âge (et pourtant j'ai passé le capes après mon doctorat et des années de contractuelle, donc je l'ai eu à presque 25 ans et je n'étais pas DU TOUT parmi les plus jeunes, je ne dis pas ça parce que je l'ai vécu) plutôt que par l'attachement à la région, par exemple. Je ne vois pas en quoi le fait que d'être né A TEL MOMENT puisse jouer en faveur est moins injuste que l'éventuelle prise en compte du fait d'être né A TEL ENDROIT.
3) je rappelle que je n'ai fait que soulever une question, pas proposer une mesure concrète
4) si mesure concrète il y avait, ou si cela était envisagé ou même suggéré (ne fut-ce qu'ici), tout dépend du type de mesure. Ex, pour les collègues célibataires, un rapprochement familial possible près de leurs parents (pas difficile à justifier avec un livret de famille, ça) sous les mêmes conditions qu'un rapprochement de conjoint (= activité professionnelle, etc.). Et pas forcément avec le même nombre de points que pour un rapprochement de conjoint, d'ailleurs. Et admettons, qui ne soit pas cumulable avec un rapprochement de conjoint, pour pouvoir uniquement donner un coup de pouce aux célibataires. Est-ce que cela ne compenserait pas une injustice actuelle ? (je précise que je suis mariée et que j'aurai bientôt un enfant, ce n'est donc pas MA situation personnelle qui me fait penser qu'il n'est pas juste que les célibataires passent après)

Je n'affirme rien, ne prétends pas détenir la science infuse, je ne fais que soulever humblement des questions que je me pose...

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par mathmax le Dim 13 Oct 2013 - 17:00

Je parlais de Toulouse même, pas l'académie, car, on est bien d'accord, être dans l'académie de Toulouse ne garantit pas en rien d'être près de Toulouse ! Mais je pense en effet qu'il ne faut pas multiplier les bonifications ; celle pour rejoindre son conjoint me paraît parfaitement justifiée, encore plus avec un enfant.

Le plus important, et je crois que nous sommes tous d'accord, est déjà de revenir sur cet infâme mouvement en deux temps.

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par InviteeF le Dim 13 Oct 2013 - 17:10

@Aletheia a écrit:La proximité familiale au sens large (on s'en fout de ma définition de la famille, le problème c'est qu'on ne pourra jamais accepter la définition personnelle de chacun, celui qui aime sa tatie + que tout et qui voudra la rejoindre, celui pour qui c'est les parents, celui qui au contraire se sent lié à un sol, à une région même si sa famille n'y vit plus... pourquoi une conception prévaudrait sur l'autre ? nous sommes dans le ressenti, dans le sentiment là... --> c'est ça que je voulais dire à Voli, je ne remets pas en question son ressenti, encore une fois chacun est légitime dans ses ressentis)
Tout à fait. Et ça rend les choses sacrément compliquées !


@Aletheia a écrit: est un critère important qui devrait conditionner le choix de la profession car sinon il occasionne trop de souffrance, c'est ce que je pense.
@Aletheia a écrit:Là par contre effectivement il y a désaccord avec Voli parce que si on idéalise le métier tout en ayant envie de "rentrer chez soi", ça me parait compliqué. Exemple tout bête : je voulais à la base faire un tout autre métier que prof. Or je me suis rendue compte que ce métier me coutait trop de souffrances (j'étais déjà dans les études) : sacrifier sa vie privée, ses nuits, débuts trop difficiles physiquement et pour le mode de vie que j'aime. J'y ai renoncé et je trouve ça normal. Ca n'était pas fait pour moi, point, je ne vais pas dire que c'est le métier qui aurait dû changer pour moi ; au final j'ai des amis qui le font et je vois bien que ça leur correspond mieux parce qu'ils sont en mesure de bien vivre tout le "package". J'aurais fini par devenir nulle dans ce poste, quelle qu'ait été ma motivation initiale. Je n'ai aucun regret pourtant c'est toujours le métier de mes rêves de gamine.

Le fait de dire que nous ne sommes pas les seuls et que si déjà on se compare sur beaucoup de critères avec les autres bac+5, faudrait se comparer aussi sur ceux qui nous sont plutôt + favorables ne revient pas à dire qu'il ne faut pas que nous espérions une amélioration de la situation. Mais en attendant, c'est peut-être égoïste (?), c'est pas la peine que les personnes très attachées à un lieu précis en France s'engagent dans le public. Trop de souffrances, trop de gâchis. Surtout quand l'enseignement privé offre d'autres modalités. Je suis consciente d'avoir un discours opportuniste et pragmatique, trèèès loin de tout idéal, mais je ne comprends pas bien pourquoi, au nom de quel fidélité ou loyauté bizarre, on devrait s'engager dans le *beau service public* quoi qu'il en coute.
Là je ne suis pas d'accord avec toi. J'ai toujours su que je serais prof. Je pense être faite pour être prof. Je ne pourrais pas exercer un autre métier, j'en crèverais. Est-ce pour autant que je dois renoncer à toute lucidité sur ce métier, que je dois le trouver idéal, parfait, et ne pas voir les limites de ce qu'implique être prof aujourd'hui en France?

Je développe :
1. la mobilité et le système de mut' actuel est une chose, la nature du métier de prof en est une autre. Dans 10 ans, nous serons peut-être recrutés directement par les CDE dans un établissement donné comme dans une boîte privée (je ne l'espère pas). Auquel cas, cela changerait des choses, beaucoup de choses mais (même si je suis contre cette possibilité) selon moi l'essence du métier de prof resterait de transmettre, d'éduquer, d'accompagner, de former, de faire acquérir des compétences, etc.
Même si pour avoir (eu) des parents, grands-parents, arrière-grands parents, etc., profs et/ou instits, je n'ai jamais ignoré ni les détails (dont le revers de la médaille, les inconvénients, etc.) ni ce que j'appelle "les contours" de la profession d'enseignant, j'aime ce métier et je l'ai choisi.
Mais je vois d'une part l'essence du métier, le métier en lui-même et d'autre part les contours en question. Qui ensemble, forment un tout, certes. Mais je suis convaincue que les contours sont à géométrie bien plus variable que l'essence du métier.
exemple : dans l'établissement où j'ai fait mon stage, tout le monde était originaire du coin, sauf moi. Ils avaient fait leur année de stage à moins de 30 bornes de là pour la plupart, certains à l'autre bout de l'académie disaient clairement avoir souffert de cette année ou des quelques années à 1h30 ou 2h de chez leurs parents.
Je considère que nous faisions le même métier, mais que les contours étaient différents, très différents, parce que nous venions d'académies différentes.
Même chose après avec les disciplines.

C'est MON point de vue, et je respecte le tien qui est différent, mais voilà, du coup, selon moi, PARCE QUE je pense ça, je ne vois pas d'incompatibilité entre avoir toujours rêvé d'être prof et remercier le ciel chaque jour d'exercer ce que je pense sincèrement être le plus chouette métier du monde (je suis cucu, je sais, conditionnée par des générations de tradition familiale, je sais, mais je n'y peux rien, j'ai ce métier dans les tripes depuis toujours, je le savais avant de commencer comme contractuelle et la vie n'a fait que me le confirmer) et regretter d'être loin de chez soi, espérer pouvoir vite se rapprocher et pouvoir rapidement, quand la santé de nos parents l'exige, être sur place en 4 ou 5 heures.
Je me fiche d'être en collège, en lycée, à la campagne, en ville, loin de tout, dans un établissement très difficile... J'aimerais seulement être en-dessous de la ligne La Rochelle - Bourges - Dijon - Belfort. N'importe où.
Mes collègues du Nord, eux, exigeaient d'être dans TEL COIN de l'académie. Sauf qu'eux, c'était faisable en moins de trois ans. Le fait que ce désir soit compatible avec la réalité du système les rendait-il plus "dignes" que moi du service public (et ce alors que leur exigence était beaucoup beaucoup beaucoup plus précise) ?

2. Je pense qu'on peut connaître ce métier sous toutes ses facettes, le choisir en connaissance de cause tout en voyant et dénonçant les limites. Disons qu'on le peut tout comme dans une relation amoureuse, on peut aimer quelqu'un tout en ayant conscience qu'il n'est pas "parfait", en ayant dépassé la phase dite de cristallisation selon Stendhal.

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par InvitéA2 le Dim 13 Oct 2013 - 18:22

@philann a écrit:C'est un des motifs pour lesquels certains contractuels ne passent pas le concours.
Si tu as un certain âge, un conjoint et deux enfants, c'est clair que tu vas réfléchir à deux fois avant de passer les concours!!
Exactement Smile Je n'ai jamais tenté le concours pour pouvoir suivre mon mari au gré de ses mutations qui ont lieu tous les 2 à 4 ans selon le cas. Et lui n'a aucun choix quant à ses affectations...

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Re: Enseignants : Rennes, Bordeaux, Toulouse, et Montpellier sont prisées ; Créteil, Amiens et Versailles n'attirent pas.

Message par Al le Dim 13 Oct 2013 - 19:30

Ben Voli, je vois pas où ton message contredit le mien... tu adores ton métier, tu critiques certains aspects, on est d'accord... quand j'ai rédigé mon message, je pensais plutôt à des personnes de ma connaissance qui n'ont pas supporté les mutations, des stagiaires qui ont démissionné l'année du stage ou des gens qui se sont réorientés plus tard, y en a sur ce forum également. On lit énormément de messages de détresse ici (bien différents de "j'aime ce métier, je n'en changerai pour rien au monde, mais l'éloignement me pèse") et au bout d'un moment j'avoue que j'ai du mal à concevoir qu'on laisse une des composantes du métier (un contour comme tu dis) causer autant de souffrance sur sa propre personne, comme si on avait pas le droit de penser à une alternative professionnelle. Et souvent j'ai l'impression que c'est en partie parce que l'on ne considère pas ce boulot comme "un parmi d'autres possibles". En ce sens la phrase "J'ai toujours su que je serais prof. Je pense être faite pour être prof. Je ne pourrais pas exercer un autre métier, j'en crèverais." je la trouve extrêmement problématique. Ce n'est peut-être qu'une façon de parler mais c'est bien ce que je dénonce : crever pour un métier, aussi merveilleux soit-il, heu... Suspect est-ce nous qui sommes "faits pour un métier" ou le métier qui "est fait pour nous" ? (ou pas ?). Tant que j'ai l'impression que le métier me correspond (et pas l'inverse), je le fais, quand ça ne sera plus le cas, je ne souffrirai pas de me diriger vers d'autres choses. Mais c'est peut-être uniquement mon cas personnel. Après sur les muts, évidemment revenir à 1 tour. Mais ça règlera pas les ptits jeunes qui doivent partir loin pour leur stage/T1... et 6 mois vécus de manière horrible peuvent suffire à dégouter totalement d'un métier. De toute façon c'est aussi une histoire de revaloriser entièrement le métier (peut-être qu'on vit mieux l'éloignement quand on est bien payé, qu'on a des élèves respectueux, déjà pour une raison évidente : argent et moins de fatigue = + de possibilité de faire les trajets pour rentrer...), mais là c'est un autre débat.


Dernière édition par Aletheia le Dim 13 Oct 2013 - 19:34, édité 1 fois

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