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phi
Expert spécialisé

"Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par phi le Mer 23 Oct 2013 - 15:25
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Catherine Huby a écrit:Par Catherine HUBY, Professeur des Ecoles, directrice de l’école primaire publique de Saint Pantaléon les Vignes, membre du CA du GRIP, syndiquée au Snudi-FO-Drôme.

Des journées trop longues

L’an dernier, quand on a commencé à nous expliquer que les élèves français avaient des journées trop longues et qu’il convenait d’étaler sur quatre journées et demie les heures de classe pour les faire finir plus tôt, nous, les instits, nous avons tiré une première fois la sonnette d’alarme.

Pour nous, il était évident que, même si on ne nous faisait plus faire que 2 h 22 min de classe par jour, réparties sur les 365 jours de l’année - j’ai compté, ça colle - nos élèves continueraient pour certains d’entre eux à vivre de 7 heures 30 le matin à 19 heures le soir en collectivité, dans les locaux scolaires ou ceux d’un centre de loisirs, tout simplement parce que leurs familles n’étaient pas disponibles pour les déposer plus tard et les récupérer plus tôt.

De mauvais pressentiments


Quand on nous a ajouté que ce n’était pas grave car les communes allaient organiser des ateliers ludico-artistico-sportifs qui délasseraient nos petits élèves du dur labeur intellectuel auquel nous les soumettions, nous avons encore été nombreux à protester.

Nous pressentions que nombreuses seraient les communes qui ne pourraient organiser ces ateliers, pour des raisons financières, organisationnelles ou tout simplement par impossibilité à recruter de la main-d’œuvre qualifiée dans un secteur proche de l’école pour des durées aussi limitées. Même si nous ressentions parfois dans nos écoles la fatigue de nos élèves en fin d’après-midi, nous ne voyions pas comment cet éparpillement des enfants dans des « clubs » ayant lieu dans leurs classes mêmes, mais avec un autre personnel, allait les détendre mieux et plus que les activités ludico-artistico-sportives que nous organisions nous-mêmes, avec nos propres élèves, dans nos propres classes, afin de satisfaire aux exigences des programmes scolaires.

Nous pressentions aussi que nos maires n’étaient pas tous des spécialistes de l’enfance et qu’ils auraient sans doute beaucoup de mal à sélectionner de vraies activités enrichissantes, prévues sur un rythme compatible avec les rythmes enfantins, avec du personnel formé à programmer sur le long terme un véritable projet pédagogique : 36 semaines de macramé, c’est très long… et je ne parle pas des 36 semaines de bénévolat auxquelles se sont inscrites des mamies amatrices de maquillage festif ! Sans compter les activités de repli à prévoir s’il pleut, s’il neige, s’il gèle à pierre fendre ou tout simplement si ce coquin de soleil éteint ses derniers feux vers 17 h, comme il a l’habitude de le faire tous les ans depuis ma naissance dans ma région entre le 1er décembre et le 31 janvier…

Nous pressentions aussi que, même si nos élèves sont pour la plupart très gentils et très bien élevés, leur faire une petite place dans nos classes en notre absence, sous la houlette d’un animateur qui ne les connaît pas, risquait parfois de poser quelques petits problèmes de cohabitation. Un cahier qui tombe d’un bureau, une peinture qui n’a pas fini de sécher à 15 h 15, un texte commencé au tableau à finir le lendemain, un affichage qui se décolle un peu, c’est tentant pour un groupe d’enfants, même très bien élevés et très bien encadrés… Sans compter que cela complique le travail du pauvre animateur qui lui aussi a besoin d’un espace consacré à son propre travail.

Nous pressentions, et ça, cela pourrait bien tourner à l’avantage de l’École et de sa véritable Refondation, que les parents ne seraient pas dupes bien longtemps. Même si certains, l’an dernier, s’étaient laissé charmer par les annonces mirobolantes où les cours de guitare à cheval sur un poney concurrençaient les sorties en Optimist dans le Vieux Port ou bien l’apprentissage accéléré du mandarin en six semaines chrono ! Ils se rendraient bien vite compte que non, finalement, la qualité n’était pas au rendez-vous. Ils en viendraient même à regretter les Professeurs des Écoles qui, même s’ils avaient leurs défauts, avaient aussi le mérite de remplir un cahier d’appel, de compter leurs ouailles avant de les faire monter dans le car et de prévoir qu’un jour de pluie, il ne convient pas de prolonger au-delà d’une certaine limite une récréation dans un préau bruyant au sol rendu glissant par 300 paires de pieds d’enfants surexcités !

Nous avons même été quelques-uns, et je faisais partie de ceux-là[1], à récriminer contre le « recentrage sur les fondamentaux » que préconisait notre Ministre. Nous étions maîtres et maîtresses d’école et nous tenions à garder toutes les matières inscrites aux programmes de l’Éducation Nationale ! Pas question de nous transformer en répétiteurs de français et de mathématiques cinq matinées par semaine et de n’avoir plus pour tout le reste que neuf heures réparties en quatre courts après-midis ! Nous voulions que nos leçons d’histoire, de géographie et de sciences mais aussi nos séances d’éducation physique et sportive, de musique et d’arts visuels restent au service les unes des autres et puissent aussi souvent que possible servir de liant pour faire prendre la mayonnaise des progrès de nos élèves en français et en mathématiques…

Et je crois même que nous avions supputé que pour nos tout-petits de maternelle, ceux qui passent encore une partie de l’après-midi à dormir, ceux qui ont besoin d’un référent unique qui les fasse passer à leur rythme de la « douce chaleur de la famille » au monde moins feutré de l’école, ce serait très difficile et sans doute très déstabilisant… Et encore une fois bingo !

État des lieux très mitigé après sept semaines d’expérimentation


Cette prémonition-là, je me serais bien passée de la voir se réaliser ! Je suis encore et toujours maîtresse d’école et même si le monde moins feutré que j’organise est aussi moins doux et moins chaud qu’une famille, il n’empêche que j’étais émue aux larmes quand j’ai vu ce reportage où un ASEM parisienne retirait les petites couvertures des lits d’enfants endormis pour que la sensation de fraîcheur les réveille ! Et je me suis encore émue lorsque ces petits bouts pleuraient, ne comprenant pas pourquoi « Maîtresse » les avait fait lever puisqu’ensuite elle les poussait hors du nid à la suite d’animatrices sans doute dévouées et chaleureuses, mais qui n’étaient pas « Maîtresse » !

Quant aux élèves de Grande Section qu’on voyait ensuite pratiquer le chant grâce à une animatrice et à son piano électronique, cela ne m’a en aucun cas bluffée comme le présentateur du JT ! J’ai bénéficié du même service, toutes les fins d’après-midis, en l’an de grâce 1962, lorsque j’étais enfant à l’école maternelle du Centre, à Saint Cloud (Seine et Oise) ! Le piano était juste remplacé par un guide-chant et l’animatrice par une institutrice titulaire formée à l’École Normale d’Institutrices de … Alors franchement, ne me faites pas rire ! Vos activités de fin de soirée, on sait bien qu’elles n’ont de ludico-artistico-sportifs que le chiffre que l’on inscrit à la fin du mois sur le bulletin de paie de leurs animateurs et le titre du bailleur de fonds qui les rémunère…

Un peu partout, des voix s’élèvent. Ce sont les voix des expérimentateurs eux-mêmes, des parents, des enfants, des animateurs, des maires, des directeurs d’école, des syndicats d’enseignants. La mise en place est difficile, les enfants n’y trouvent pas leur compte, les familles non plus. Les animateurs se désespèrent, ils reconnaissent leurs limites et demandent à ce qu’on les aide. Des maires reculent, d’autres demandent un nouveau report, d’autres enfin cherchent à savoir comment ils pourraient carrément se dispenser d’appliquer une réforme qui leur paraît mauvaise. Des directeurs d’école, embarqués dans le bateau plus ou moins de force, écrivent à leurs supérieurs pour leur faire un bilan sans appel de ce qui se passe chez eux, dans leurs écoles. Enfin, la plupart des syndicats appellent à remettre la copie sur la table et à tout suspendre.

RE - fonder l’école vraiment


Si nos élèves ont besoin de quelque chose, c’est de temps construit, sous la houlette d’un référent qui les connaît, de temps riche et varié qui mettra les disciplines scolaires au service les unes des autres.

Et si cette réforme est mauvaise, c’est qu’elle n’a pas su rendre aux élèves le temps qui leur avait été volé cinq ans plus tôt. Jusque là, ils avaient 26 heures de classe par semaine. Ce temps était déjà un peu court et déjà désorganisé et « flottant » depuis qu’on leur avait volé une heure du samedi pour la donner à des instituteurs qui souvent ne la réclamaient pas. Cela les avait privés d’un samedi sur trois et avait rendu ces journées-là équivoques : temps scolaire ou temps de loisirs ?

Le ver était ainsi entré dans le fruit et avait conforté les familles dans l’idée que l’école était une garderie qu’il importait de conserver lorsqu’on en avait besoin mais qu’on pouvait oublier quand on avait mieux à faire.

Il aurait fallu RE - fonder l’École et on l’a DÉ - foncée un peu plus !

Il aurait fallu prendre à bras le corps le problème de ces enfants levés tôt et couchés tard, on a caché la poussière sous le tapis en les inscrivant au maquillage festif et au macramé !

Il aurait fallu prendre le temps de chercher pourquoi nos élèves étaient épuisés, pourquoi nos petits bouts de maternelle n’arrivaient pas, en trois à quatre années de classe, à parler, écouter, sentir, observer, manipuler objets et instruments scripteurs suffisamment bien pour entrer au CP confiants, pourquoi les méthodes qu’on nous propose obstinément depuis plus de trente ans n’avaient pas tenu les promesses que nous avaient faites leurs concepteurs, pourquoi ce temps enlevé avait précipité les plus fragiles d’entre eux dans un échec scolaire encore plus profond, malgré le cautère sur une jambe de bois que constituait l’Aide Personnalisée.

Il aurait fallu avoir le courage de ramer à contre-courant et d’avouer que cette réforme n’était en aucun cas guidée par un quelconque « intérêt de l’enfant » et que la preuve en était que, dès le début, on avait demandé aux spécialistes de l’enfance en collectivité, les professeurs des écoles, de se taire et de laisser parler ceux qui n’avaient jamais vécu ne serait-ce qu’une année scolaire dans une école. Les « spécialistes », c’étaient ceux qui n’avaient jamais été responsables d’une classe de vingt à trente enfants auxquels ils auraient dû fournir une éducation complète. Les « spécialistes » n’avaient jamais lu les programmes et faisaient semblant d’ignorer que la lecture y côtoyait l’écoute musicale, que le chant y voisinait avec les mathématiques, que les mathématiques y amenaient à la lecture de cartes, la lecture de cartes au dessin, le dessin à l’écriture et l’écriture à la lecture en passant par l’apprentissage de la vie en société et tout ce qui l’accompagne.

À défaut d’empêcher qu’on réveille des petits enfants de trois ans pour les envoyer jouer aux légos de force, cela aurait au moins eu le mérite d’être honnête !

Abrogation !


Quant à ce décret en lui-même dont la souplesse devait tout permettre, pour les petits de maternelle, pour leurs grands frères et grandes sœurs d’élémentaire, actuellement comme l’an dernier, le vrai courage serait de l’abroger.

Le deuxième courage serait d’arrêter d’annualiser une partie du temps des Professeurs des Écoles et de rendre les 108 heures volées aux élèves et à leur enseignement afin qu’ils bénéficient à nouveau de 27 heures de classe par semaine.

Et le troisième courage serait de revaloriser cette profession à la hauteur des services qu’elle rend au pays tout entier, tant en lui donnant des salaires décents (voir la place de la France dans l’échelle des rémunérations des enseignants du Primaire dans les pays développés) qu’en lui fournissant une formation professionnelle complète et dénuée de parti-pris.

Un quatrième tout petit courage serait d’ouvrir plus grand la porte des expérimentations, même mal perçues par les concepteurs des trente à quarante dernières années, de les aider à proposer des formations, de publier leurs résultats et d’oser prendre les décisions qui s’imposeraient d’elles-mêmes…

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pompom


Dernière édition par phi le Mer 23 Oct 2013 - 16:13, édité 2 fois
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arcenciel
Monarque

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par arcenciel le Mer 23 Oct 2013 - 15:31
Merci DC! Je fais circuler.
veneration  pompom pompom pompom veneration 
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Volubilys
Sage

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par Volubilys le Mer 23 Oct 2013 - 15:46
veneration veneration veneration 

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Je vous prie de m'excuser si mes messages contiennent des coquilles, je remercie les personnes qui me les signaleront par mp pour que je puisse les corriger.
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henriette
Médiateur

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par henriette le Mer 23 Oct 2013 - 15:49
Merci, DC ! Cela tombe tellement sous le coin du bon sens, tout ce que tu écris-là !
Puisses-tu être entendue !
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Fraser
Habitué du forum

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par Fraser le Mer 23 Oct 2013 - 15:50
Analyse parfaite et inattaquable.
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supersoso
Grand sage

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par supersoso le Mer 23 Oct 2013 - 16:56
Merci Phi de nous faire partager ce papier de DC. Dommage que vous ne veniez plus trop par ici fleurs2 
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Zenxya
Grand sage

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par Zenxya le Mer 23 Oct 2013 - 17:53
Que ça fait du bien de lire des choses pleines de bon sens. Merci fleurs2 fleurs2 

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Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres - La Boétie
La folie c’est faire toujours la même chose et s’attendre à un résultat différent - Albert Einstein
User17706
Enchanteur

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par User17706 le Mer 23 Oct 2013 - 18:12
Parfait, cet article. Nerveux, pertinent, convaincant. Bravo!

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'Tis a blushing, shamefaced spirit that mutinies in a man’s bosom. It fills a man full of obstacles. It made me once restore a purse of gold that by chance I found. It beggars any man that keeps it. It is turned out of towns and cities for a dangerous thing, and every man that means to live well endeavors to trust to himself and live without it.
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When everybody is swept away unthinkingly by what everybody else does and believes in, those who think are drawn out of hiding because their refusal to join is conspicuous and thereby becomes a kind of action.
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coquelicot
Niveau 9

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par coquelicot le Mer 23 Oct 2013 - 19:05
 
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Oudemia
Empereur

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par Oudemia le Mer 23 Oct 2013 - 19:14
Bien dit, maintenant on attend les réactions (hors du forum Smile ) !
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PabloPE
Érudit

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par PabloPE le Mer 23 Oct 2013 - 19:26
yesyes 

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"Et moi qui
me croyais tranquille pour un bout de temps avec mon chat brun."
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midjie
Niveau 8

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par midjie le Mer 23 Oct 2013 - 19:42
Chapeau DC... Tout est dit, clairement et posément !! Merci !

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Beautiful.....Your mind, body and soul, so perfectly designed for you.....
Beautiful.... I don't wanna let you go until I tell you that I love you...
S.MAHY
Tinsel
Expert

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par Tinsel le Mer 23 Oct 2013 - 21:26
 

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Koala + bassine
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doublecasquette
Prophète

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par doublecasquette le Mer 23 Oct 2013 - 21:59
Merci, tout le monde ! Embarassed Embarassed fleurs sunny 

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Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence
Et les mots inconsidérés,
Pour les phrases venant de lèvres inconnues
Qui vous touchent de loin comme balles perdues,
Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux.

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Papote aussi par là : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
et là : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Et puis par là : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
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carolette
Érudit

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par carolette le Mer 23 Oct 2013 - 22:12
Lu, approuvé et partagé !veneration 
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Volubilys
Sage

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par Volubilys le Mer 23 Oct 2013 - 22:12
Doublecasquette!!!!! yesyes yesyes yesyes yesyes yesyes yesyes yesyes yesyes yesyes yesyes 

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Je vous prie de m'excuser si mes messages contiennent des coquilles, je remercie les personnes qui me les signaleront par mp pour que je puisse les corriger.
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Zenxya
Grand sage

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par Zenxya le Mer 23 Oct 2013 - 22:18
DC puis-je vous posez une question ? Avez-vous déjà eu l'occasion d'exprimer vos idées avec certains pédagogues notoirement connus au ministère ? Quels étaient leurs arguments ?

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Lysimaque
Habitué du forum

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par Lysimaque le Mer 23 Oct 2013 - 22:21
Le deuxième courage serait d’arrêter d’annualiser une partie du temps des Professeurs des Écoles et de rendre les 108 heures volées aux élèves et à leur enseignement afin qu’ils bénéficient à nouveau de 27 heures de classe par semaine.
Si seulement !

Qu'on supprime toutes les réunions inutiles et toute la paperasse qui va avec.
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*Kati*
Fidèle du forum

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par *Kati* le Jeu 24 Oct 2013 - 10:17
DC, je ne suis pas toujours entièrement d'accord avec tes façons de faire la classe, même si les miennes y ressemblent quand même un peu...
Mais là...!!!!! veneration 
Tu écris précisément et clairement ce que devrait entendre le public qui interprète mal ce que disent les médias mal informés et aussi ce que devraient entendre nos "dirigeants" pas (in)formés du tout sur la pédagogie!

yesyes Vraiment, BRAVO! Il faudrait faire circuler cet article le plus possible...

_________________
Qui sème des fleurs,
récolte la tendresse...

 :aaz:
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*Kati*
Fidèle du forum

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par *Kati* le Jeu 24 Oct 2013 - 11:33
Bon j'ai partagé le lien sur une page publique de FB il y a 1h avec cette accroche:
<< C'est très long à lire, certes! Mais prenez le temps, ça vaut le coup...
Je trouve que c'est clair, net et précis, dit sans agressivité mais avec fermeté et que les arguments avancés sont juste bien ciblés...>>

Il y a déjà 131519 Like, 1 plusieurs commentaires dans le même sens et 1 partage... Smile


Dernière édition par *Kati* le Jeu 24 Oct 2013 - 12:01, édité 1 fois (Raison : Augmentation des témoignages favorables sur FB)

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Qui sème des fleurs,
récolte la tendresse...

 :aaz:
phi
Expert spécialisé

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par phi le Jeu 24 Oct 2013 - 11:41
C'est quelle page Kati ?
Hier je l'ai mise sur "rythmes scolaires, arrêtez le massacre" 15 like aussi, une quinzaine de commentaires, je ne sais pas combien de partages parce que je ne sais pas ou c'est indiqué, et beaucoup de retweets et de favoris sur touiteur...
Pourvu que ça continue Smile
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motherof3
Niveau 9

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par motherof3 le Jeu 24 Oct 2013 - 11:59
Bravo! Superbe article.

Hors sujet total: Saint Pantaléon les Vignes est un nom magnifique, qui me fait rêver!
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palomita
Érudit

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par palomita le Jeu 24 Oct 2013 - 12:07
Bravo pour cet article !veneration 

_________________
"La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit"
Oscar wilde.
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Loïse
Niveau 8

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par Loïse le Jeu 24 Oct 2013 - 12:15
Superbe texte veneration veneration 

_________________
Almost anything can be improved with the addition of bacon.
Jasper Fforde, Shades of Grey
En bon français : Tout peut être amélioré avec du bacon !
N'hésitez pas à me signaler mes fautes d'orthographe par mp !
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tournicoton
Niveau 7

Re: "Je suis toujours maîtresse d'école". Une réflexion sur la "refondation" , par Catherine Huby.

par tournicoton le Jeu 24 Oct 2013 - 13:34
Bravo pour ce texte si plein de vérités!et hop un lien sur FB
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