"Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Aurélien RIEU le Ven 15 Nov 2013 - 19:38

Plusieurs remarques:

=> l'inflation "officielle" de l'INSEE n'a (à mon avis) pas de valeur pratique.
Je vous invite à calculer vous même votre inflation. Augmentation annuelle des postes de dépenses les plus
importants pondérés par leur pourcentage de répartition....Vous allez vous rendre compte c'est colossal!
=> le mystère des pourcentages: hypothèse, on suppose l'inflation annuelle de 4% sur les 10 dernières années.
1.04^10=1.48 donc augmentation du coût de la vie de près de 50%.

Reste à savoir si nos salaires ont augmenté eux de 50% en 10 ans?
Tout le monde détient la réponse....

Aurélien RIEU
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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par MUTIS le Ven 15 Nov 2013 - 19:49

réponse à PauvreYorick...
D'accord. Cela n'empêche nullement d'additionner les taux d'inflation annuelle qui donnent une idée relativement précise du coup de la vie. Si tu pars de 100 avec une inflation de 8,5 % sur 5 ans tu es à 109 plus qu'à 108,5. Ok ! Est-ce que cela empêche le calcul ? Et le différentiel avec un salaire qui augmente de 1,6% pendant la même période.
Dans les années 80 et 90 le point d'indice était indexé sur l'inflation. Depuis qu'il est désindexé la chute du pouvoir d'achat est spectaculaire. Voilà un constat indiscutable. Et en période d'inflation relativement forte comme ce fut le cas ces trois dernières années (1,5 en 2010 ; 2,1 en 2011 ; 2,00 en 2012) la dégringolade s'accélère si le salaire évolue de 0%...
Si vous voulez un tableau complet avec comme référence un indice 100 en 1995 : nous sommes à 133,31 pour l'indice des prix en 2012 ; alors que pendant la même période le point d'indice est à 114,42 avec une base 100 en 1995...
http://55.snuipp.fr/spip.php?article176

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"Heureux soient les fêlés car ils laissent passer la lumière" (Audiard)
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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Marie Laetitia le Ven 15 Nov 2013 - 21:36

@MUTIS a écrit:réponse à PauvreYorick...
D'accord. Cela n'empêche nullement d'additionner les taux d'inflation annuelle qui donnent une idée relativement précise du coup de la vie. Si tu pars de 100 avec une inflation de 8,5 % sur 5 ans tu es à 109 plus qu'à 108,5. Ok ! Est-ce que cela empêche le calcul ? Et le différentiel avec un salaire qui augmente de 1,6% pendant la même période.
Dans les années 80 et 90 le point d'indice était indexé sur l'inflation. Depuis qu'il est désindexé la chute du pouvoir d'achat est spectaculaire. Voilà un constat indiscutable. Et en période d'inflation relativement forte comme ce fut le cas ces trois dernières années (1,5 en 2010 ; 2,1 en 2011 ; 2,00 en 2012) la dégringolade s'accélère si le salaire évolue de 0%...
Si vous voulez un tableau complet avec comme référence un indice 100 en 1995 : nous sommes à 133,31 pour l'indice des prix en 2012 ; alors que pendant la même période le point d'indice est à 114,42 avec une base 100 en 1995...
http://55.snuipp.fr/spip.php?article176
Shocked Je sais que je ne suis pas bonne en maths, mais là quand même...

_________________
 
Si tu crois encore qu'il nous faut descendre dans le creux des rues pour monter au pouvoir, si tu crois encore au rêve du grand soir, et que nos ennemis, il faut aller les pendre... Aucun rêve, jamais, ne mérite une guerre. L'avenir dépend des révolutionnaires, mais se moque bien des petits révoltés. L'avenir ne veut ni feu ni sang ni guerre. Ne sois pas de ceux-là qui vont nous les donner (J. Brel, La Bastille)

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Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. (...) Elle pense qu'elle va mourir, qu'elle est jeune et qu'elle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais il n'y a rien à faire. elle s'appelle Antigone et il va falloir qu'elle joue son rôle jusqu'au bout...

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par mathmax le Ven 15 Nov 2013 - 22:03

Mais quoi ?

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par InvitéF le Sam 16 Nov 2013 - 10:22

Au gel du point d'indice (il est gelé depuis quand au juste ? 2010 ?) il faut ajouter l'augmentation des cotisations retraite et l'allongement de la durée de cotisation. C'est bien simple, sans changement d'échelon, notre salaire net baisse !
En somme, et pour paraphraser un slogan bien connu, on travaille plus, plus longtemps, pour gagner moins. Et rien ne bouge... C'est une bonne raison de quitter le navire à mon avis.

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par MarieL le Sam 16 Nov 2013 - 12:57

Frater a écrit:Au gel du point d'indice (il est gelé depuis quand au juste ? 2010 ?) il faut ajouter l'augmentation des cotisations retraite et l'allongement de la durée de cotisation. C'est bien simple, sans changement d'échelon, notre salaire net baisse !
En somme, et pour paraphraser un slogan bien connu, on travaille plus, plus longtemps, pour gagner moins. Et rien ne bouge... C'est une bonne raison de quitter le navire à mon avis.
Et pourtant, en dehors de ce forum, je n'entends pas de plaintes. Au contraire même, j'ai entendu plusieurs fois de jeunes collègues estimer que nous n'étions pas à plaindre. Pourquoi se priver puisque ça passe.

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Marie Laetitia le Sam 16 Nov 2013 - 13:15

@mathmax a écrit:Mais quoi ?
Mais quoi... la phrase ne veut rien dire... Sur une base 100, une inflation de 8,5 % (par an? J'imagine...) ça fait 150, sauf erreur de calcul de ma part. Donc, certes, 109 c'est plus gros que 108,5, mais j'espère que ce n'était pas ce que Mutis voulait démontrer... Neutral 

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Yazilikaya le Sam 16 Nov 2013 - 13:33

@Leclochard a écrit:
@John a écrit:
Peillon s’est-il complètement coupé du monde enseignant, soutien traditionnel de la gauche ?

Non, il ne semble pas catalyser le mécontentement sur sa personne, comme cela avait pu être le cas pour Claude Allègre ou Ségolène Royal. On n’est pas dans une révolte généralisée. La preuve, c’est que pour la deuxième année consécutive, le point d’indice des enseignants est gelé, ce qui entraîne une baisse de pouvoir d’achat. Et pourtant, il n’y a pas de réaction. Le gouvernement exerce encore une influence sur les enseignants des écoles primaires. Ceux-ci sont plutôt contents de ne plus se voir imposer des programmes rétrogrades, comme ils l’avaient dénoncé sous la droite. Mais il y a un certain ras-le-bol quant à la façon dont leur métier est géré, notamment une pression hiérarchique importante et tatillonne. Dans le primaire, on fait ce métier pour l’enfant, pour le temps personnel, et pour l’autonomie professionnelle. Or, celle-ci est constamment réduite.
http://www.liberation.fr/societe/2013/11/14/peillon-a-sous-estime-la-complexite-de-la-reforme-des-rythmes-scolaires_946863

Il y a de l'argent pour financer la FCPE (150 000€, en plus des centaines de milliers d'euros qui lui sont déjà attribués), pour faire la réforme des rythmes (2 milliards d'euros selon JM Fourgous), pour Marseille (3 milliards d'euros), pour la Bretagne (1 milliard d'euros), pour financer les emplois d'avenir (des milliards d'euros), etc. Mais il n'y en a évidemment pas pour augmenter les enseignants : le ministre l'a juré, la main sur le coeur.
Sans vouloir justifier ces choix, dépenser ponctuellement une somme, ce n'est pas pareil que s'engager à dépenser de façon récurrente. Augmenter les enseignants, c'est accroître le budget pour longtemps et pas d'un peu si on touche au point d'indice comme beaucoup le réclament. cela concernerait tous les fonctionnaires.
Ce serait plus malin de demander une revalorisation des primes.
Et quand on n'a pas de primes?

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par PauvreYorick le Sam 16 Nov 2013 - 13:42

@Marie Laetitia a écrit:
@mathmax a écrit:Mais quoi ?
Mais quoi... la phrase ne veut rien dire... Sur une base 100, une inflation de 8,5 % (par an? J'imagine...) ça fait 150, sauf erreur de calcul de ma part. Donc, certes, 109 c'est plus gros que 108,5, mais j'espère que ce n'était pas ce que Mutis voulait démontrer... Neutral 
Effectivement les calculs qu'esquisse MUTIS posent un léger problème (sur un indice 100, 8,5% d'inflation en 5 ans, on tombe évidemment sur 108,5 au bout de cinq ans, quoi d'autre?); on peut l'oublier ou juger que ça n'a pas une énorme importance, parce que ça ne modifie pas sensiblement la conclusion.


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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Olympias le Sam 16 Nov 2013 - 13:53

Les grèves sont inopérantes. Que faire ?

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Reine Margot le Sam 16 Nov 2013 - 13:56

Axel a écrit:
Frater a écrit:Au gel du point d'indice (il est gelé depuis quand au juste ? 2010 ?) il faut ajouter l'augmentation des cotisations retraite et l'allongement de la durée de cotisation. C'est bien simple, sans changement d'échelon, notre salaire net baisse !
En somme, et pour paraphraser un slogan bien connu, on travaille plus, plus longtemps, pour gagner moins. Et rien ne bouge... C'est une bonne raison de quitter le navire à mon avis.
Et pourtant, en dehors de ce forum, je n'entends pas de plaintes. Au contraire même, j'ai entendu plusieurs fois de jeunes collègues estimer que nous n'étions pas à plaindre. Pourquoi se priver puisque ça passe.
et aussi ceux qui disent qu'il y a aussi d'autres choses à réclamer que la revalorisation des salaires...

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1 enseignant molesté, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
2 enseignants molestés, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
150 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
151 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
………………………………
[la progression arithmétique se poursuit en série]
…………………………………..
156 879 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
156 880 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société. »

Reine Margot
Demi-dieu


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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Olympias le Sam 16 Nov 2013 - 14:05

Sauf que la revalorisation des salaires est urgente.

Olympias
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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par kero le Sam 16 Nov 2013 - 14:09

@Olympias a écrit:Les grèves sont inopérantes. Que faire ?
À vrai dire, il n'y a pas de grèves. Une demie-journée débrayée de temps en temps, par 25% des profs, ce n'est pas une grève.

Moi, je trouve qu'il y aurait beaucoup de choses à remettre à plat.

- Les revendications sont peu claires et s'accumulent pêle-mêle dans un fatra bordélique. Des revendications qui partent dans tous les sens, c'est la meilleure manière de noyer les revendications. Faudrait d'abord se mettre clairement d'accord sur un noyau dur de problèmes à régler. En particulier, faudrait que les syndicats, justement, se recentrent un peu. Comme déjà dit ailleurs, je ne les vois pas vraiment mettre en avant le problème salarial, ou au mieux, noyé au milieu de plein d'autres sujets. Par force des choses, dans ces conditions, ça ne passera jamais.
- Chaque année, on multiplie les mini-grèves (qui sont au pire de l'ordre de la légère perturbation). Il faudrait que cela cesse. Sauf que là on touche à la culture syndicaliste/revendicatrice française. On fait une petite grève tous les deux mois, histoire de se faire entendre, de se compter, de manger des saucisses sur les parvis. C'est devenu une tradition, pas un vrai moyen de lutte. Une grève ne devrait intervenir qu'à la suite de tentatives sérieuses de négociations autour d'axes clairs et bien définis. Pour ça, il faudrait déjà avoir des axes clairs et bien définis. Il faudrait que les syndicats sachent se réunir autour d'une table et aller clairement porter ces questions ensemble. En bref, le gouvernement n'est pas seul responsable de ce manque de négociations. Il profite du fait que la nébuleuse syndicale est complètement éclatée et n'est d'accord sur rien. Que l'on sache se mettre d'accord, au lieu de se perdre dans des débats idéologiques, et je suis sûr qu'il y a moyen de mettre une vraie pression sur les problèmes de fond. Le problème salarial devrait être au centre.

En ce qui me concerne, j'ai l'intention de parler davantage de ces problèmes salariaux aux représentants syndicaux que je connais. Et à mes collègues.

Ah, et j'en rajoute une couche concernant les rythmes. Même moi qui suis prof (certes, du secondaire), qui ai bien lu les arguments avancés ici et là contre cette réforme, je continue à penser que c'est un mauvais combat. On nous parle de fatigue des enfants ? J'ai fait toute ma scolarité élémentaire à 4,5 jours, je n'en suis jamais mort. Ça ne posait de problèmes à personne jusqu'en 2008, alors qu'on arrête de parler de fatigue des enfants. S'il y a fatigue des enfants en l'état actuel, les causes doivent logiquement en être cherchées ailleurs. Bref: sur ce thème aussi, faudrait que ça cesse de partir dans tous les sens et que l'on recentre les choses.
À ce que je comprends, les profs du primaire braillent parce que en 2008, il n'y a pas eu de réduction du temps de travail et que là, avec le retour au 4,5 jours ils y perdent ? Dans ce cas, qu'ils se battent pour une réduction de leurs heures de réunion (108, j'ai tout suivi ?), qu'ils se battent pour de meilleurs moyens. Pareil pour le péri-scolaire: si ça pose problème que les animateurs fassent leurs activités dans leurs salles de classe, qu'ils se battent pour que d'autres solutions soient trouvées. Mais se battre contre le principe même du retour à un rythme qui, quoi que certains en disent, est nettement plus sain, c'est une mauvaise approche.

Et ça a surtout pour conséquence de faire oublier tous les autres problèmes. Car cette grogne contre les rythme a pour effet paradoxal que toute autre revendication légitime est complètement noyée.

kero
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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Cath le Sam 16 Nov 2013 - 14:28

@kero a écrit:
Ah, et j'en rajoute une couche concernant les rythmes. Même moi qui suis prof, qui ai bien lu les arguments avancés ici et là contre cette réforme, je continue à penser que c'est un mauvais combat. On nous parle de fatigue des enfants ? J'ai fait toute ma scolarité élémentaire à 4,5 jours, je n'en suis jamais mort. Ça ne posait de problèmes à personne jusqu'en 2008, alors qu'on arrête de parler de fatigue des enfants. S'il y a fatigue des enfants en l'état actuel, les causes doivent logiquement en être cherchées ailleurs. Bref: sur ce thème aussi, faudrait que ça cesse de partir dans tous les sens et que l'on recentre les choses.
À ce que je comprends, les profs du primaire braillent parce que en 2008, il n'y a pas eu de réduction du temps de travail et que là, avec le retour au 4,5 jours ils y perdent ? Dans ce cas, qu'ils se battent pour une réduction de leurs heures de réunion (108, j'ai tout suivi ?), qu'ils se battent pour de meilleurs moyens. Pareil pour le péri-scolaire: si ça pose problème que les animateurs fassent leurs activités dans leurs salles de classe, qu'ils se battent pour que d'autres solutions soient trouvées. Mais se battre contre le principe même du retour à un rythme qui, quoi que certains en disent, est nettement plus sain, c'est une mauvaise approche.

Et ça a surtout pour conséquence de faire oublier tous les autres problèmes. Car cette grogne contre les rythme a pour effet paradoxal que toute autre revendication légitime est complètement noyée.
Parce que tu confonds.
Les 4.5 jours d'aujourd'hui ne sont pas les 4.5 jours que tu as connus.
Rien à voir.

(et dire que les PE "braillent", ce n'est pas très poli).

Cath
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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par kero le Sam 16 Nov 2013 - 14:31

@Cath a écrit:(et dire que les PE "braillent", ce n'est pas très poli).
Ok. Pardon.

@Cath a écrit:Parce que tu confonds.
Les 4.5 jours d'aujourd'hui ne sont pas les 4.5 jours que tu as connus.
Rien à voir.
Et en quoi sont-ils différents ? Dans tous les cas, s'il est avéré qu'il y a une différence de fond, dans ce cas, battez-vous pour qu'ils redeviennent ce qu'ils étaient en 2008 au lieu de, une fois encore, vous battre contre le principe même. Faut être cohérent.

Précision: dans mon cas particulier, je ne les ai pas fait en France, mais en Suisse, d'où je viens. De mémoire, quelque chose comme : 8h30-12h, 13h45-16h30 tous les jours, sauf le mercredi, où on avait cours que le matin.

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Cath le Sam 16 Nov 2013 - 14:44

En France, c'était plutôt 8.30-11h30 et 13.30-16h30 lundi mardi jeudi vendredi et le samedi matin (sauf pour les écoles passées aux "4 jours").
C'était des heures d'enseignement.

On a ensuite simplement supprimé le samedi matin, sans reporter ces heures ailleurs pour les élèves.


Aujourd'hui, on étale les apprentissages en les entrecoupant d'activités décousues et plus ou moins bien ficelées qui rallongent les journées en n'étant d'aucun bénéfice pour les apprentissages scolaires.

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par kero le Sam 16 Nov 2013 - 14:49

@Cath a écrit:En France, c'était plutôt 8.30-11h30 et 13.30-16h30 lundi mardi jeudi vendredi et le samedi matin (sauf pour les écoles passées aux "4 jours").
C'était des heures d'enseignement.

On a ensuite simplement supprimé le samedi matin, sans reporter ces heures ailleurs pour les élèves.


Aujourd'hui, on étale les apprentissages en les entrecoupant d'activités décousues et plus ou moins bien ficelées qui rallongent les journées en n'étant d'aucun bénéfice pour les apprentissages scolaires.
Ok. Alors dans ce cas, une fois encore: pourquoi, au lieu de refuser sur le principe, ne pas plutôt demander à ce que les heures sur les jours "long", elles restent ce qu'elles étaient, tout en remettant le samedi ou mercredi matin ? En clair: pourquoi, au lieu du système complexe actuel, ne pas demander plutôt de revenir franchement au système de 2008 (en demandant la suppression des fameuses 108 heures) ? Là, ce serait cohérent. Le ministre aurait ses 4,5 heures, et les professeurs n'auraient pas à se plaindre de cet entrecoupage dont tu parles.

En clair: chercher un terrain d'entente, plutôt que faire un blocage de principe sur une réforme dont le principe n'est - n'en déplaise - pas criticable sur le fond.

Et là, ça permettrait d'avancer ... Et de passer à d'autres sujets.


Dernière édition par kero le Sam 16 Nov 2013 - 14:52, édité 1 fois

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Cath le Sam 16 Nov 2013 - 14:51

Parce que le ministre trouve que c'est très bien comme ça.


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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par kero le Sam 16 Nov 2013 - 14:54

@Cath a écrit:Parce que le ministre trouve que c'est très bien comme ça.
Attends, là c'est pas du tout cohérent, puisque par ailleurs, vous êtes bien prêts à aller contre lui sur le principe même de la réforme. Qu'on ne vienne pas me dire qu'on ne pourrait pas aller contre lui plutôt sur les modalités de la réforme.

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Cath le Sam 16 Nov 2013 - 14:56

Quant au refus de principe, il faut considérer que ces activités sont confiées à à peu près n'importe qui de mal payé (voire pas payé, le bénévolat, c'est mieux) et de non qualifié, qu'elles utilisent les locaux scolaires en évinçant les enseignants de leurs classes (qu'ils investissent davantage que les profs du secondaire) et qu'elles leurs renvoient des enfants surexcités/épuisés.
Je ne parle pas des intervenants qui utilisent les manuels de la maitresse (lui coupant l'herbe sous le pied), racontent avant elle la fin des histoires etc., des maires qui considèrent les PE comme "leur" personnel et des conditions de travail dégradées.

Tout ça les agace un tantinet.

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Cath le Sam 16 Nov 2013 - 14:57

@kero a écrit:
@Cath a écrit:Parce que le ministre trouve que c'est très bien comme ça.
Attends, là c'est pas du tout cohérent, puisque par ailleurs, vous êtes bien prêts à aller contre lui sur le principe même de la réforme. Qu'on ne vienne pas me dire qu'on ne pourrait pas aller contre lui plutôt sur les modalités de la réforme.
Il me semble que les Dasen sont plutôt opposés au retour du samedi matin.

Quant aux demandes des PE, elles ont moins de poids que celle de tous les autres "acteurs" de cette réforme.

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Cath le Sam 16 Nov 2013 - 14:58

@kero a écrit:
@Cath a écrit:Parce que le ministre trouve que c'est très bien comme ça.
Attends, là c'est pas du tout cohérent, puisque par ailleurs, vous êtes bien prêts à aller contre lui sur le principe même de la réforme. Qu'on ne vienne pas me dire qu'on ne pourrait pas aller contre lui plutôt sur les modalités de la réforme.
Au passage, est-ce le rôle de l'école que de s'occuper de l'extra-scolaire ?

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par kero le Sam 16 Nov 2013 - 14:58

@Cath a écrit:Au passage, est-ce le rôle de l'école que de s'occuper de l'extra-scolaire ?
Non. Justement. Mais si on revient à des journée de type 2008, ce serait aussi l'occasion de supprimer ces activités.

@Cath a écrit:Quant au refus de principe, il faut considérer que ces activités sont confiées à à peu près n'importe qui de mal payé (voire pas payé, le bénévolat, c'est mieux) et de non qualifié, qu'elles utilisent les locaux scolaires en évinçant les enseignants de leurs classes (qu'ils investissent davantage que les profs du secondaire) et qu'elles leurs renvoient des enfants surexcités/épuisés.
Je ne parle pas des intervenants qui utilisent les manuels de la maitresse (lui coupant l'herbe sous le pied), racontent avant elle la fin des histoires etc., des maires qui considèrent les PE comme "leur" personnel et des conditions de travail dégradées.

Tout ça les agace un tantinet.
On tourne en rond là.

Une fois encore, tous les problèmes évoqués ne mettent pas en cause le principe du changement vers 4,5. Cette réforme est mal appliquée ? Battez-vous pour que l'on redresse la barre, plutôt que sur le principe.

De la cohérence.


Dernière édition par kero le Sam 16 Nov 2013 - 15:03, édité 1 fois

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Cath le Sam 16 Nov 2013 - 15:00

Si c'est 4.5 jours d'école, ok.
Si c'est 4.5 jours d'école+prérisco, quel intérêt ?


Dernière édition par Cath le Sam 16 Nov 2013 - 15:00, édité 1 fois

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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Cath le Sam 16 Nov 2013 - 15:00

Au passage, je suis PLP, pas PE.

Cath
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Re: "Pour la deuxième année consécutive, le point d'indice des enseignants est gelé... et pourtant il n'y a pas de réaction."

Message par Duplay le Sam 16 Nov 2013 - 15:03

@kero a écrit:Ok. Alors dans ce cas, une fois encore: pourquoi, au lieu de refuser sur le principe, ne pas plutôt demander à ce que les heures sur les jours "long", elles restent ce qu'elles étaient, tout en remettant le samedi ou mercredi matin ? En clair: pourquoi, au lieu du système complexe actuel, ne pas demander plutôt de revenir franchement au système de 2008 (en demandant la suppression des fameuses 108 heures) ? Là, ce serait cohérent. Le ministre aurait ses 4,5 heures, et les professeurs n'auraient pas à se plaindre de cet entrecoupage dont tu parles.

En clair: chercher un terrain d'entente, plutôt que faire un blocage de principe sur une réforme dont le principe n'est - n'en déplaise - pas criticable sur le fond.

Et là, ça permettrait d'avancer ... Et de passer à d'autres sujets.
La proposition de revenir à 4,5 jours par semaine avec 26 heures d'enseignement ne permet pas :
- d'instaurer la confusion scolaire/périscolaire
- de faire définitivement disjoncter l'école publique
- de territorialiser l'école publique
- d'éjecter à terme les PE de la fonction publique d'Etat
- de favoriser le développement de l'école privée.

Elle est donc contraire aux objectifs de cette réforme et pas négociable pour le gouvernement.

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