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retraitée
Vénérable

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par retraitée le Mer 4 Déc 2013 - 15:03
Chercheur (e) au CNRS
Bouboule
Esprit éclairé

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Bouboule le Mer 4 Déc 2013 - 15:28
@retraitée a écrit:Chercheur (e) au CNRS
Ah ouf, j'ai cru qu'on allait se lancer dans une psychanalyse. On reste donc juste sur une haine idéologique. Ou alors, elle est partie avec un prof de prépa ?
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Leclochard
Empereur

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Leclochard le Mer 4 Déc 2013 - 15:34
J'ai peur que l'argument des heures supp  soit un jour exploité pour enterrer nos horaires: si un tel est capable de faire 21 heures plutôt que 18, pourquoi ne mettrions-nous pas tout le monde à 21 heures ?(en échange d'une petite compensation équivalente à deux heures payées sur les trois qui sont faites, bien entendu..Twisted Evil

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Quelqu'un s'assoit à l'ombre aujourd'hui parce que quelqu'un d'autre a planté un arbre il y a longtemps. (W.B)
Bouboule
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Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Bouboule le Mer 4 Déc 2013 - 16:25
@Leclochard a écrit:J'ai peur que l'argument des heures supp  soit un jour exploité pour enterrer nos horaires: si un tel est capable de faire 21 heures plutôt que 18, pourquoi ne mettrions-nous pas tout le monde à 21 heures ?(en échange d'une petite compensation équivalente à deux heures payées sur les trois qui sont faites, bien entendu..Twisted Evil
Je viens d'écouter l'interview. Je comprends exactement la même chose.
Et quelqu'un l'avait dénoncé dans un autre fil : "ce n'est pas parce que quelques collègues arrivent à bosser 80h par semaine qu'il faut que tout le monde en soit capable."
Peillon n'a personne à mettre dans les CPGE pour faire ces fameuses HSA.
Je vais parler de ce que je connais (un peu).
L'essentiel des professeurs qui peuvent avoir beaucoup d'heures supplémentaires est constitué par des professeurs de maths, et on n'arrive plus à en recruter d'ailleurs.
Certains se font même débaucher pour le privé à des salaires 3 à 5 fois supérieurs.
Je crois qu'on ne se rend pas compte en France que quand on va au MIT ou à Oxbridge en venant d'Ulm département mathématiques, on vous regarde avec grand respect. Qu'on arrive à garder certain(e)s de ces étudiant(e)s dans l'EdNat pour tirer le système vers le haut est juste... étonnant.
Pour donner une idée, il a fallu revoir revoir l'attribution de l'agrégation de mathématiques parce qu'ils la passaient en dilletante et qu'avec 20 à chaque épreuve d'écrit, c'était fini même sans pédagogie. Attention, je ne dis pas qu'ils sont bons pédagogues, etc... mais ils sont brillants en maths, ça c'est sûr, et si en plus ils sont bons pédagogues (c'est l'inspection qui les nomme), ça ne leur prend pas beaucoup de temps de préparer des problèmes, comprendre leurs étudiants, etc... mais la compétence, ça se paie, et ce n'est pas qu'une question d'ORS.
On peut aussi arrêter de payer la compétence.
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grandesvacances
Érudit

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par grandesvacances le Mer 4 Déc 2013 - 16:31
@C'est pas faux a écrit:
@dandelion a écrit:+1 Ce que je trouve indigne, c'est qu'il affirme sans émotion qu'il va diminuer des salaires de 5% (et oui il va s'attaquer aux autre si ce domino tombe). Et en même temps j'entends tout à l'heure une pub pour un forum de communicants publics dont le nombre m'a paru hallucinant (je ne parviens pas à le vérifier, j'écouterai mieux la prochaine fois). Si on doit mieux partager le gâteau, ne serait-il pas judicieux d'enlever le gras avant de s'attaquer aux organes vitaux?
Un gâteau au gras et aux organes vitaux ! affraid 
Ben oui, c'est le Christmas pudding ! Razz 
plotch
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Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par plotch le Mer 4 Déc 2013 - 16:34
@Bouboule a écrit:
@Leclochard a écrit:J'ai peur que l'argument des heures supp  soit un jour exploité pour enterrer nos horaires: si un tel est capable de faire 21 heures plutôt que 18, pourquoi ne mettrions-nous pas tout le monde à 21 heures ?(en échange d'une petite compensation équivalente à deux heures payées sur les trois qui sont faites, bien entendu..Twisted Evil
Je viens d'écouter l'interview. Je comprends exactement la même chose.
Et quelqu'un l'avait dénoncé dans un autre fil : "ce n'est pas parce que quelques collègues arrivent à bosser 80h par semaine qu'il faut que tout le monde en soit capable."
Peillon n'a personne à mettre dans les CPGE pour faire ces fameuses HSA.
Je vais parler de ce que je connais (un peu).
L'essentiel des professeurs qui peuvent avoir beaucoup d'heures supplémentaires est constitué par des professeurs de maths, et on n'arrive plus à en recruter d'ailleurs.
Certains se font même débaucher pour le privé à des salaires 3 à 5 fois supérieurs.
Je crois qu'on ne se rend pas compte en France que quand on va au MIT ou à Oxbridge en venant d'Ulm département mathématiques, on vous regarde avec grand respect. Qu'on arrive à garder certain(e)s de ces étudiant(e)s dans l'EdNat pour tirer le système vers le haut est juste... étonnant.
Pour donner une idée, il a fallu revoir revoir l'attribution de l'agrégation de mathématiques parce qu'ils la passaient en dilletante et qu'avec 20 à chaque épreuve d'écrit, c'était fini même sans pédagogie. Attention, je ne dis pas qu'ils sont bons pédagogues, etc... mais ils sont brillants en maths, ça c'est sûr, et si en plus ils sont bons pédagogues (c'est l'inspection qui les nomme), ça ne leur prend pas beaucoup de temps de préparer des problèmes, comprendre leurs étudiants, etc... mais la compétence, ça se paie, et ce n'est pas qu'une question d'ORS.
On peut aussi arrêter de payer la compétence.
Mince j'ai eu 20 à mes écrits de physique d'agreg, on va se dire que je n'ai pas besoin de beaucoup travailler pour faire mes cours et on va mettre mon ORS à 35H Sad
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If_Then_Else
Niveau 9

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par If_Then_Else le Mer 4 Déc 2013 - 16:37
J'ai entendu Peillon ce matin sur France Inter. Il n'a pas répondu aux questions qui le gênaient (sur les rythmes scolaires, notamment) et a été aussi condescendant qu'à l'accoutumée. Le billet d'humour de Nicole Ferroni était très bien par contre.
Il faut écouter avec prudence car on peut être amené à regretter Luc Chatel et réaliser qu'il n'y a vraiment plus d'avenir dans l'enseignement. Bon, en même temps, pour ceux qui préparent leur reconversion, ça peut être une motivation forte.

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« On n'enseigne pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir : on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est.  »
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Fraser
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Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Fraser le Mer 4 Déc 2013 - 16:47
Pourquoi montre t'elle Peillon en disant "un adulte qui dérive"? Twisted Evil 
Bouboule
Esprit éclairé

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Bouboule le Mer 4 Déc 2013 - 16:53
@plotch a écrit:
Mince j'ai eu 20 à mes écrits de physique d'agreg, on va se dire que je n'ai pas besoin de beaucoup travailler pour faire mes cours et on va mettre mon ORS à 35H Sad
Je n'ai pas parlé de préparation des cours ! Ni des mises au point des TPs que vous ne trouvez pas sur eduscol tout prêts.

Je pense qu'avec ton niveau en physique, tu lis un problème d'Ulm, c'est comme si les réponses défilaient dans ta tête au fur et à mesure (ou presque, il y a des questions tordues et mal posées).
Si un élève part mal en colle ou avec un raisonnement pas attendu, tu es capable de t'adapter sans y réfléchir 3h. Si on te pose une question en cours, tu sais y répondre sur l'instant ou presque. C'est ce que j'appelle des compétences.
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If_Then_Else
Niveau 9

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par If_Then_Else le Mer 4 Déc 2013 - 16:55
Il faut faire quelque chose!?


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plotch
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Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par plotch le Mer 4 Déc 2013 - 16:58
@Bouboule a écrit:
@plotch a écrit:
Mince j'ai eu 20 à mes écrits de physique d'agreg, on va se dire que je n'ai pas besoin de beaucoup travailler pour faire mes cours et on va mettre mon ORS à 35H Sad
Je n'ai pas parlé de préparation des cours ! Ni des mises au point des TPs que vous ne trouvez pas sur eduscol tout prêts.

Je pense qu'avec ton niveau en physique, tu lis un problème d'Ulm, c'est comme si les réponses défilaient dans ta tête au fur et à mesure (ou presque, il y a des questions tordues et mal posées).
Si un élève part mal en colle ou avec un raisonnement pas attendu, tu es capable de t'adapter sans y réfléchir 3h. Si on te pose une question en cours, tu sais y répondre sur l'instant ou presque. C'est ce que j'appelle des compétences.
Pour peillon on rétribue des heures de travail pas des compétences, c'est bien là que gît le problème ...
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Mike92
Niveau 10

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Mike92 le Mer 4 Déc 2013 - 17:02
Oui, enfin, les kholles, c'est quand même assez fatigant (j'étais en LV), on ne peut pas penser seulement à ce qu'on va manger le soir, il faut aussi écouter les élèves attentivement, et puis en langues, ils disent tellement de phrases fausses, c'est épuisant...

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Fais bon accueil aux étrangers, car toi aussi, tu seras un étranger. (Roger Ikor)
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manuels publiés : http://www.decitre.fr/auteur/141431/Michel+Luciani/
User17706
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Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par User17706 le Mer 4 Déc 2013 - 17:55
@Mike92 a écrit:C'est la goutte d'eau qui fait tache d'huile, et le grain de sable qui met le feu aux poudres...
Le char de l'État navigue sur un volcan professeur 

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'Tis a blushing, shamefaced spirit that mutinies in a man’s bosom. It fills a man full of obstacles. It made me once restore a purse of gold that by chance I found. It beggars any man that keeps it. It is turned out of towns and cities for a dangerous thing, and every man that means to live well endeavors to trust to himself and live without it.
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When everybody is swept away unthinkingly by what everybody else does and believes in, those who think are drawn out of hiding because their refusal to join is conspicuous and thereby becomes a kind of action.
User17706
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Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par User17706 le Mer 4 Déc 2013 - 17:59
@Bouboule a écrit:
@Leclochard a écrit:J'ai peur que l'argument des heures supp  soit un jour exploité pour enterrer nos horaires: si un tel est capable de faire 21 heures plutôt que 18, pourquoi ne mettrions-nous pas tout le monde à 21 heures ?(en échange d'une petite compensation équivalente à deux heures payées sur les trois qui sont faites, bien entendu..Twisted Evil
Je viens d'écouter l'interview. Je comprends exactement la même chose.
Et quelqu'un l'avait dénoncé dans un autre fil : "ce n'est pas parce que quelques collègues arrivent à bosser 80h par semaine qu'il faut que tout le monde en soit capable."
Peillon n'a personne à mettre dans les CPGE pour faire ces fameuses HSA.
Je vais parler de ce que je connais (un peu).
L'essentiel des professeurs qui peuvent avoir beaucoup d'heures supplémentaires est constitué par des professeurs de maths, et on n'arrive plus à en recruter d'ailleurs.
Certains se font même débaucher pour le privé à des salaires 3 à 5 fois supérieurs.
Je crois qu'on ne se rend pas compte en France que quand on va au MIT ou à Oxbridge en venant d'Ulm département mathématiques, on vous regarde avec grand respect. Qu'on arrive à garder certain(e)s de ces étudiant(e)s dans l'EdNat pour tirer le système vers le haut est juste... étonnant.
Les profs de prépa sont pris au piège de leur propre dévouement, qui explique en premier lieu pourquoi ils sont où ils sont, et qui permet de parier qu'ils n'en partiront pas même si on les maltraite.

Si on les maltraite une nouvelle fois, d'ailleurs. Dans la Marine, c'est un principe : pour qu'il y ait le moins de mécontents possible, il faut toujours taper sur les mêmes.

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Mike92
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Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Mike92 le Mer 4 Déc 2013 - 18:24
Les profs de prépa sont pris au piège de leur propre dévouement
je serais moins hagiographique dans la mesure où il y a adéquation entre le niveau requis, les facilités personnelles, la formation pointue et les attentes des élèves. On est donc heureux d'être là. Mais c'est sûr, il faut quand même avoir la santé.

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Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par User17706 le Mer 4 Déc 2013 - 18:30
C'est vrai, mike92. Je pensais aux fameux profs de maths qui concentrent apparemment (sans l'avoir voulu et sans que personne ne s'en rende réellement compte) les motifs de vindicte, vu qu'ils heuresuppent davantage. Si je parle de «dévouement», c'est parce que le choix d'enseigner qui est le leur est, très objectivement, un choix qui les rend utiles à l'État, au détriment de cette autre sorte d'utilité, individuelle pour le coup, qui leur donnerait un salaire bien supérieur s'ils allaient monnayer ailleurs leurs capacités. Que ça ne se généralise pas directement à tous les profs de prépa, je veux bien. Mais je ne trouve pas, quand je les vois s'éreinter à faire progresser leurs élèves, en mathématiques, en langues, en philosophie, ailleurs, que le terme de dévouement soit très excessif.

Et que ce dévouement même ne soit pas une abnégation, qu'ils en retirent satisfaction et plaisir, ne lui retire à mon sens rien. Allez, une fois ne fera pas coutume, je paraphrase un philosophe: la vraie vertu, elle se reconnaît aussi au plaisir qu'elle donne à celui qui l'exerce. Celui qui doit se forcer pour bien faire ne fait pas vraiment bien.

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Mike92
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Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Mike92 le Mer 4 Déc 2013 - 18:42
En tant qu'ancien prof de prépa (LV), je ne dirais pas que j'étais dévoué : s'occuper réellement des élèves est quand même le minimum, ça fait partie du contrat et sans doute du profil personnel, bref on est au bon endroit. Le vrai plaisir, c'est d'enseigner des subtilités comme si elles étaient évidentes, alors qu'on a mis 15 ans (au moins) à les maîtriser. Et le luxe de ne rendre compte qu'à soi.

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Marmadoc
Niveau 5

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Marmadoc le Mer 4 Déc 2013 - 19:43
Vincent Peillon a écrit:Comment vous pouvez dire à la fois "huit heures, je ne peux pas faire plus, je suis surchargé", et faire huit heures supplémentaires», a-t-il demandé.
«A ceux-là je dis : ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice: si on travaille beaucoup, on fait ses dix heures, neuf heures ou huit heures, mais on n’a pas au-delà de quatre, cinq ou six heures supplémentaires», a dit le ministre.
:shock: :shock: :shock: :shock: 
Mais il le fait exprès ? Est-il au courant du fonctionnement des CPGE ? Personne ne lui a expliqué ? Il raisonne comme si c'était la même problématique que dans le secondaire.

Il ne veut pas reculer ? Tant pis. Il se fera piétiner. chevalier
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Mike92
Niveau 10

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Mike92 le Mer 4 Déc 2013 - 19:46
..sans parler de la malhonnêteté à avancer des chiffres qui sont faux !
Il ne veut pas reculer ? Tant pis. Il se fera piétiner
J'espère bien !!

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celitian
Érudit

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par celitian le Mer 4 Déc 2013 - 19:59
Je suis tout à fait d'accord avec vous, j'ai signé la pétition.

Mais, le discours tenu en salle des profs ne va pas du tout dans ce sens.

Et, malheureusement je crois que Peillon a été très très malin en commençant par attaquer les profs "les plus hauts" tout en défendant les profs de ZEP.


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Jacq
Vénérable

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Jacq le Mer 4 Déc 2013 - 20:00
@Mike92 a écrit:C'est la goutte d'eau qui fait tache d'huile, et le grain de sable qui met le feu aux poudres...
C'est la goutte d'eau qui fait déborder quoi ? Nous cela fait des années qu'on se prend pas une goutte d'eau mais un océan de merde dans la gueule. Les prof de prépa ils ont bougé ? Ils ont manifesté ?

J'ai entendu un représentant des classes prépa sur Europe 1 qui expliquait que c'était la première fois qu'il y avait un mouvement chez ces prof. OK. Alors qu'elle goutte d'eau ? Où étaient les profs (je parle d'un ensemble, pas d'un collègue ou d'un autre) lorsque tous les autres corps professionnels trinquaient à mort ? On nous parle de solidarité, moi je veux bien la solidarité. Mais lorsqu'on s'en prend plein la gueule pendant des années, qu'on parle de solidarité aux collègues ou "copains" (terme de syndiqué)  dont ceux de classes prépa et que ceux-ci ne bronchent pas d'un pouce parce qu'ils ne se sentent pas concernés, moi cela me fait mal au cul de voir ces mêmes prof venir nous parler maintenant de solidarité et dire qu'ils appartiennent au même monde de l'EN que moi. Si je prends la ville où j'habite (pas celle où j'enseigne), où étaient les prof de classe prépa lors des dernières grèves ? J'ai un ami qui travaille dans l'établissement où se trouvent les classes prépa de la ville, vous voulez connaître le taux de grévistes durant ces dernières années ? Pas besoin de vous le dire : 0% ! Un collègue de classe prépa qui me dit qu'il n'est pas concerné par le destin des classes de LP ! Et pendant ce temps nous on s'est pris dans la gueule toutes les réformes, les suppressions de classe, la suppression des heures de déboublement dans les classes, le doublement parfois du nombre d'élèves dans ces classes. Ils étaient où les collègues de classe prépa ? Ils étaient solidaires ? Et ils demandent le retour de cette solidarité. Et bien je la leur rend, avec autant de soutien qu'ils m'ont apporté !  Et ne venez pas me dire que c'est moi qui divise, que c'est moi qui ne suis pas solidaire. La solidarité elle ne se partage pas quand on est menacé personnellement, c'est tout le temps.
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Finrod
Expert

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Finrod le Mer 4 Déc 2013 - 20:03
PauvreYorick a écrit:C'est vrai, mike92. Je pensais aux fameux profs de maths qui concentrent apparemment (sans l'avoir voulu et sans que personne ne s'en rende réellement compte) les motifs de vindicte, vu qu'ils heuresuppent davantage. Si je parle de «dévouement», c'est parce que le choix d'enseigner qui est le leur est, très objectivement, un choix qui les rend utiles à l'État, au détriment de cette autre sorte d'utilité, individuelle pour le coup, qui leur donnerait un salaire bien supérieur s'ils allaient monnayer ailleurs leurs capacités. Que ça ne se généralise pas directement à tous les profs de prépa, je veux bien. Mais je ne trouve pas, quand je les vois s'éreinter à faire progresser leurs élèves, en mathématiques, en langues, en philosophie, ailleurs, que le terme de dévouement soit très excessif.

Et que ce dévouement même ne soit pas une abnégation, qu'ils en retirent satisfaction et plaisir, ne lui retire à mon sens rien. Allez, une fois ne fera pas coutume, je paraphrase un philosophe: la vraie vertu, elle se reconnaît aussi au plaisir qu'elle donne à celui qui l'exerce. Celui qui doit se forcer pour bien faire ne fait pas vraiment bien.
Uniquement ceux de MP et PC en fait. Elles leurs sont imposées, y compris des Heures d'info qu'ils n'ont pas demandé. On leur demande de rendre service et on les utilise comme excuse pour nous poignarder dans le dos. Ambiance.

User17706
Enchanteur

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par User17706 le Mer 4 Déc 2013 - 20:04
Il y a malheureusement du vrai dans ce que tu dis, Jacq. À titre personnel, je regrette également cet aspect. Mais je n'en tire pas la même conclusion que toi. J'espère que nous serons solidaires des professeurs de CPGE et qu'ils s'en souviendront.

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Ingeborg B.
Sage

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Ingeborg B. le Mer 4 Déc 2013 - 20:06
@Jacq a écrit:
@Mike92 a écrit:C'est la goutte d'eau qui fait tache d'huile, et le grain de sable qui met le feu aux poudres...
C'est la goutte d'eau qui fait déborder quoi ? Nous cela fait des années qu'on se prend pas une goutte d'eau mais un océan de merde dans la gueule. Les prof de prépa ils ont bougé ? Ils ont manifesté ?

J'ai entendu un représentant des classes prépa sur Europe 1 qui expliquait que c'était la première fois qu'il y avait un mouvement chez ces prof. OK. Alors qu'elle goutte d'eau ? Où étaient les profs (je parle d'un ensemble, pas d'un collègue ou d'un autre) lorsque tous les autres corps professionnels trinquaient à mort ? On nous parle de solidarité, moi je veux bien la solidarité. Mais lorsqu'on s'en prend plein la gueule pendant des années, qu'on parle de solidarité aux collègues ou "copains" (terme de syndiqué)  dont ceux de classes prépa et que ceux-ci ne bronchent pas d'un pouce parce qu'ils ne se sentent pas concernés, moi cela me fait mal au cul de voir ces mêmes prof venir nous parler maintenant de solidarité et dire qu'ils appartiennent au même monde de l'EN que moi. Si je prends la ville où j'habite (pas celle où j'enseigne), où étaient les prof de classe prépa lors des dernières grèves ? J'ai un ami qui travaille dans l'établissement où se trouvent les classes prépa de la ville, vous voulez connaître le taux de grévistes durant ces dernières années ? Pas besoin de vous le dire : 0% ! Un collègue de classe prépa qui me dit qu'il n'est pas concerné par le destin des classes de LP ! Et pendant ce temps nous on s'est pris dans la gueule toutes les réformes, les suppressions de classe, la suppression des heures de déboublement dans les classes, le doublement parfois du nombre d'élèves dans ces classes. Ils étaient où les collègues de classe prépa ? Ils étaient solidaires ? Et ils demandent le retour de cette solidarité. Et bien je la leur rend, avec autant de soutien qu'ils m'ont apporté !  Et ne venez pas me dire que c'est moi qui divise, que c'est moi qui ne suis pas solidaire. La solidarité elle ne se partage pas quand on est menacé personnellement, c'est tout le temps.
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Finrod
Expert

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par Finrod le Mer 4 Déc 2013 - 20:08
Jacq, j'ai pensé dès mes premiers jours dans l'EN (secondaire) que les profs de CPGE ne se sentait pas assez concernés et que cela venait vers eux.

Aujourd'hui, le décret Peillon touche tous les enseignants, même s'il semble cibler les CPGE en priorité : on à la un trompe l'œil habile pour diviser et détourner l'attention, qui fonctionne à merveille.

Pour le reste, il est quasi-impossible de faire grève en CPGE car il est totalement impossible par la suite de rattraper le retard pris et car celui-ci est lourd de conséquences. Le jeux de la concurrence entre établissement, très fort, finit de paralyser les collègues. Ce qui se passe en ce moment en termes de mobilisation est tout a fait exceptionnel.

User17706
Enchanteur

Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

par User17706 le Mer 4 Déc 2013 - 20:18
@Finrod a écrit: Aujourd'hui, le décret Peillon touche tous les enseignants, même s'il semble cibler les CPGE en priorité : on à la un trompe l'œil habile pour diviser et détourner l'attention, qui fonctionne à merveille.
Oui. Ce serait idiot de se tirer une balle dans le pied juste pour pouvoir dire qu'au moins on ne les a pas soutenus.

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'Tis a blushing, shamefaced spirit that mutinies in a man’s bosom. It fills a man full of obstacles. It made me once restore a purse of gold that by chance I found. It beggars any man that keeps it. It is turned out of towns and cities for a dangerous thing, and every man that means to live well endeavors to trust to himself and live without it.
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When everybody is swept away unthinkingly by what everybody else does and believes in, those who think are drawn out of hiding because their refusal to join is conspicuous and thereby becomes a kind of action.
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Re: Vincent Peillon aux enseignants de classes prépas : "Ce n’est pas la peine de penser que je vais reculer. Il y a des principes de justice".

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