Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par auléric le Ven 22 Jan 2016 - 19:18

non mais c'est sûr que je vais suivre aussi (même cas que toi , pas encore trop écoeurée mais je me demande vraiment si je tiendrais 20 ou 25 ans encore comme il le faudrait, surtout en voyant la dégradation à la vitesse grand V de nos conditions et du système)

auléric
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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Cécé le Ven 22 Jan 2016 - 20:47

Idem pour moi. La perspective de hanter les mêmes couloirs pendant encore 25 ans (dans le meilleur des cas) me déprime. Je rêve d'une vie plus simple, de chambre d'hôtes à la mer... bref, je rêve.

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Pierre_au_carré le Ven 22 Jan 2016 - 20:51

@ysabel a écrit:
@DH a écrit:oui c'est quinze ans pour y prétendre. j'en aurai douze.....
donc au final l'abandon de poste ne comporte pas de risques puisque je n'ai pas le droit au machin truc retraite because pas assez d'années de.cotiz. ?
c'est comme si je n'avais jamais bossé alors ? pas de cotiz retraite ? pfff



Ben si, tu as cotisé 12 ans ! Je crois que tu ne peux perdre tes droits à la retraite que s'il y a des trucs vraiment très graves (et encore je n'en suis pas certaine)

Si on n'a pas le droit à une retraite de fonctionnaire, les années de cotisation dans la fonction publique sont transférées dans le régime général (si c'est celui-là dont on dépend). Ce n'est jamais perdu !!

Pierre_au_carré
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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Caspar Goodwood le Ven 22 Jan 2016 - 20:51

@Cécé a écrit:Idem pour moi. La perspective de hanter les mêmes couloirs pendant encore 25 ans (dans le meilleur des cas) me déprime. Je rêve d'une vie plus simple, de chambre d'hôtes à la mer... bref, je rêve.

Des chambres d'hôtes je n'ai pas l'impression que ce soit spécialement simple. Autre chose oui, mais simple... scratch

Caspar Goodwood
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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Cécé le Ven 22 Jan 2016 - 21:00

Je suis toute prête à admettre que je suis naïve...

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par géohistoire le Ven 22 Jan 2016 - 21:15

@Caspar Goodwood a écrit:
@Cécé a écrit:Idem pour moi. La perspective de hanter les mêmes couloirs pendant encore 25 ans (dans le meilleur des cas) me déprime. Je rêve d'une vie plus simple, de chambre d'hôtes à la mer... bref, je rêve.

Des chambres d'hôtes je n'ai pas l'impression que ce soit spécialement simple. Autre chose oui, mais simple... scratch
C'est toujours plus simple que de gérer certaines classes.

géohistoire
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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par lavienrose le Ven 22 Jan 2016 - 21:51

c 'est clair , sûrement moins pénible nerveusement ...

lavienrose
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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Leodagan le Ven 22 Jan 2016 - 23:33

Pourquoi les professeurs veulent-ils tous se reconvertir dans
- les salons de thé
- les librairies
- les chambres d'hôtes

?

C'est une vraie question

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Malaca le Sam 23 Jan 2016 - 0:43

@géohistoire a écrit:
@Caspar Goodwood a écrit:
@Cécé a écrit:Idem pour moi. La perspective de hanter les mêmes couloirs pendant encore 25 ans (dans le meilleur des cas) me déprime. Je rêve d'une vie plus simple, de chambre d'hôtes à la mer... bref, je rêve.
Des chambres d'hôtes je n'ai pas l'impression que ce soit spécialement simple. Autre chose oui, mais simple... scratch
C'est toujours plus simple que de gérer certaines classes.

@lavienrose a écrit:c 'est clair , sûrement moins pénible nerveusement ...

Vraiment ? Suspect
Gérer les réservations, les coups de bourre le WE et pendant les vacances, et les périodes creuses sans rentrées d'argent, être là à l'arrivée, au départ, faire le ménage (tout au même moment souvent) le lavage du linge, préparer les ptits déj et parfois les repas, veiller à l'entretien et au bon fonctionnement, commander les produits d'accueil et les denrées alimentaires, faire sa pub, sa compta, veiller au respect des normes pour être répertorié dans les guides ... C'est quand même beaucoup d'investissement en matériel et en temps ... il faut arriver à en vivre.
Et puis il faut accepter de ne plus partir en vacances aux périodes de vacances Neutral

Tout paraît plus simple de l'extérieur ... pensez à ce que les gens disent du métier de prof

_________________
Ajouter de la vie aux années plutôt que des années à la vie ...

"Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité." A. de Saint-Exupéry

mes rêves, ma réalité ...

Malaca
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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par amour le Sam 23 Jan 2016 - 0:46

@Malaca a écrit:
@géohistoire a écrit:
@Caspar Goodwood a écrit:
@Cécé a écrit:Idem pour moi. La perspective de hanter les mêmes couloirs pendant encore 25 ans (dans le meilleur des cas) me déprime. Je rêve d'une vie plus simple, de chambre d'hôtes à la mer... bref, je rêve.
Des chambres d'hôtes je n'ai pas l'impression que ce soit spécialement simple. Autre chose oui, mais simple... scratch
C'est toujours plus simple que de gérer certaines classes.

@lavienrose a écrit:c 'est clair , sûrement moins pénible nerveusement ...

Vraiment ? Suspect
Gérer les réservations, les coups de bourre le WE et pendant les vacances, et les périodes creuses sans rentrées d'argent, être là à l'arrivée, au départ, faire le ménage (tout au même moment souvent) le lavage du linge, préparer les ptits déj et parfois les repas, veiller à l'entretien et au bon fonctionnement, commander les produits d'accueil et les denrées alimentaires, faire sa pub, sa compta, veiller au respect des normes pour être répertorié dans les guides ... C'est quand même beaucoup d'investissement en matériel et en temps ... il faut arriver à en vivre.
Et puis il faut accepter de ne plus partir en vacances au périodes de vacances Neutral

Tout paraît plus simple de l'extérieur ... pensez à ce que les gens disent du métier de prof

Exact. Il faut peut-être se renseigner sur le nombre de chambres d'hôtes qui ont vu le jour, puis on disparu ces dernières années avant de penser concrétiser un rêve. (Et aussi sur le capital dont disposent en général les personnes qui parviennent à tenir les premières années)

amour
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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par lisette83 le Sam 23 Jan 2016 - 6:00

Exactement, ce sont souvent des retraités assez aisés qui ont ainsi un complément de revenus (ou pas !) car ce n'est pas très rentable.

lisette83
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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Verdurette le Sam 23 Jan 2016 - 6:17

La chambre d'hôte peut être un appoint , n'oublions pas aussi qu'il faut la structure immobilière qui va avec. Il n'y a que dans les zones très touristiques que les chambres d'hôtes fonctionnent toute l'année, et encore, et dans les zones touristiques l'immobilier est cher.
De toute façon, dans le petit village où je projette d'aller, ce ne serait pas viable. Celles qui existent tournent quelques semaines par an, il y a un plan d'eau où la baignade a été interdite l'an passé, et la plage supprimée, du coup le (petit) camping est en vente ... et à quelques dizaines de km de là s'ouvrira bientôt un Center Parcs, donc ...

La librairie et le salon de thé ne m'ont jamais fait rêver.  Là aussi, soyons pragmatiques, parmi les quatre  commerces survivants il y a une boulangerie, une supérette, une pharmacie et un buraliste qui vend des journaux, des articles de pêche et qui a accepté les services de la Poste qu'on a fermée aussi.

Le plus marrant c'est qu'une onglerie s'était créée il y a un peu plus d'un an ... mais les vaches charolaises se font rarement faire des french manucures, donc elle a fermé aussi ...

Le projet de départ passe par plusieurs  questions (hors rêve) :

-  que puis-je faire qui me fasse vivre  correctement et qui finance les études de la petite dernière (je ne rêve pas de gagner des mille et des cents) dans ce contexte? Il y a des petites villes à 15/20 km, Le Creusot, Charolles, mais les grandes sont à 80 km (Chalons, Mâcon). Certes, on fait ces distances presque plus vite que je ne fais les 20 km qui me séparent de Paris aujourd'hui, mais je ne souhaite pas passer ma vie sur les routes.

- Je dois prendre en compte mon âge : j'ai 54 ans. Le paradoxe étant qu'on recule l'âge de la retraite mais qu'on n'embauche pas les seniors pour autant.

- Avant d 'être prof j'étais historienne d'entreprise et conférencière, je pourrais  envisager un reclassement dans le culturel, mais si c'est envisageable en région parisienne, ça ne l'est pas en campagne.  

- J'ai toujours détesté les tâches répétitives, et j'ai besoin de "travailler sur de l'humain".
Les recherches avaient toujours un sujet différent, les conférences, même si j'ai fait visiter le même lieu des centaines de fois, avaient chaque fois un public différent, et devenue prof j'ai changé souvent d'école, de classe, et même dans la seule école où je suis restée plusieurs années, j'avais toujours des projets différents (et on change d'élèves).

- Ce que je ne supporte plus aujourd'hui c'est le discours "on doit faire de l'enseignement adapté" "on doit accueillir tous les élèves en leur donnant les mêmes chances de réussite", mais sans les moyens nécessaires, et surtout sans rien faire dès que les parents bloquent.  L'IEN qui perd une heure à te "rappeler à la loi"  parce que tu as eu un mot plus haut que l'autre à propos d'un élève, mais qui t'ignore superbement quand tu te fais agresser par des parents (une de mes collègues), quand tu t'écroules de fatigue (moi, littéralement) dans ta classe où il y a trois "barges" violents  qui relèvent de l'ITEP, je ne peux plus ... Ce système hypocrite et injuste me mine.

-  Mieux vaut que j'évite désormais les enfants qui sont vraiment de plus en plus mal élevés.  Ceux qui sont PE en maternelle et cycle 2 ne me contrediront pas, je pense... collègues du secondaire, je vous plains quand ils vont vous arriver au collège d'ici qq années.
Ou alors c'est que je les supporte moins bien.
Dans tous les cas, mieux vaut que je cherche en relation avec des adultes.

- Télétravail ?
- Services à la personne ? avec une idée originale... ???
- Fonction publique territoriale ?

Voila de quoi faire tourner ma moulinette cérébrale à plein régime. Ce qui explique qu'à 6 h 16  je sois réveillée depuis deux heures un samedi matin sans cours ...







-

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par lisette83 le Sam 23 Jan 2016 - 6:25

Pas trop d'idées mais il faut faire attention aux frais de route car les km aller-retour au-delà du temps constituent un budget conséquent et en campagne il ne faut pas compter sur les transports en commun. Pour le reste, à voir avec le marché du travail localement.

lisette83
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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par roxanne le Sam 23 Jan 2016 - 8:44

@Malaca a écrit:
@géohistoire a écrit:
@Caspar Goodwood a écrit:
@Cécé a écrit:Idem pour moi. La perspective de hanter les mêmes couloirs pendant encore 25 ans (dans le meilleur des cas) me déprime. Je rêve d'une vie plus simple, de chambre d'hôtes à la mer... bref, je rêve.
Des chambres d'hôtes je n'ai pas l'impression que ce soit spécialement simple. Autre chose oui, mais simple... scratch
C'est toujours plus simple que de gérer certaines classes.

@lavienrose a écrit:c 'est clair , sûrement moins pénible nerveusement ...

Vraiment ? Suspect
Gérer les réservations, les coups de bourre le WE et pendant les vacances, et les périodes creuses sans rentrées d'argent, être là à l'arrivée, au départ, faire le ménage (tout au même moment souvent) le lavage du linge, préparer les ptits déj et parfois les repas, veiller à l'entretien et au bon fonctionnement, commander les produits d'accueil et les denrées alimentaires, faire sa pub, sa compta, veiller au respect des normes pour être répertorié dans les guides ... C'est quand même beaucoup d'investissement en matériel et en temps ... il faut arriver à en vivre.
Et puis il faut accepter de ne plus partir en vacances aux périodes de vacances Neutral

Tout paraît plus simple de l'extérieur ... pensez à ce que les gens disent du métier de prof
Tiens,  à ce sujet, hier copain de l'homme, chef de secteur (  qui va de Strasbourg à la Corse) qui bosse 60 heures, jamais chez lui m'a sorti sa tirade habituelle sur les profs qui ont vraiment une vie cool, qui ne savent pas ce qu'est que la vraie vie , mais bon tant mieux pour eux...

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Verdurette le Sam 23 Jan 2016 - 9:20

Tout le monde sait que les profs ne foutent rien et passent leur temps en vacances , en arrêt maladie et en grève ... Rolling Eyes
Parfois, même ils ne font rien de l'année et se prélassent dans une chambre luxueuse à la Verrière, célèbre lieu de villégiature plein d'agrément. heu furieux

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par thrasybule le Sam 23 Jan 2016 - 9:27

@Malaca a écrit:
@géohistoire a écrit:
@Caspar Goodwood a écrit:
@Cécé a écrit:Idem pour moi. La perspective de hanter les mêmes couloirs pendant encore 25 ans (dans le meilleur des cas) me déprime. Je rêve d'une vie plus simple, de chambre d'hôtes à la mer... bref, je rêve.
Des chambres d'hôtes je n'ai pas l'impression que ce soit spécialement simple. Autre chose oui, mais simple... scratch
C'est toujours plus simple que de gérer certaines classes.

@lavienrose a écrit:c 'est clair , sûrement moins pénible nerveusement ...




Tout paraît plus simple de l'extérieur ... pensez à ce que les gens disent du métier de prof
Précisément, de plus en plus ne voudraient pour rien au monde faire notre métier

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Orlanda le Sam 23 Jan 2016 - 9:38

C'est ce qui fait tout le sel de notre merveilleuse fonction. Les gens n'ont pas assez de ressources d'envie en eux pour baver sur nos mirifiques avantages, mais prennent la mine de qui on vient de cracher dans l'assiette quand on leur dit: "Mais si c'est si peinard, que ne nous rejoins-tu?"

Ben non, voyez-vous, ils ont un peu de dignité, ils ne sont pas des ratés, eux...

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par thrasybule le Sam 23 Jan 2016 - 9:44

Ce que disait ma mère, instit à la retraite: "L'Education Nationale vous tend les bras"

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Orlanda le Sam 23 Jan 2016 - 10:07

@thrasybule a écrit:Ce que disait ma mère, instit à la retraite: "L'Education Nationale vous tend les bras"
" />

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Lefteris le Sam 23 Jan 2016 - 10:24

@Verdurette a écrit:La chambre d'hôte peut être un appoint , n'oublions pas aussi qu'il faut la structure immobilière qui va avec. Il n'y a que dans les zones très touristiques que les chambres d'hôtes fonctionnent toute l'année, et encore, et dans les zones touristiques l'immobilier est cher.
De toute façon, dans le petit village où je projette d'aller, ce ne serait pas viable. Celles qui existent tournent quelques semaines par an, il y a un plan d'eau où la baignade a été interdite l'an passé, et la plage supprimée, du coup le (petit) camping est en vente ... et à quelques dizaines de km de là s'ouvrira bientôt un Center Parcs, donc ...

La librairie et le salon de thé ne m'ont jamais fait rêver.  Là aussi, soyons pragmatiques, parmi les quatre  commerces survivants il y a une boulangerie, une supérette, une pharmacie et un buraliste qui vend des journaux, des articles de pêche et qui a accepté les services de la Poste qu'on a fermée aussi.

Le plus marrant c'est qu'une onglerie s'était créée il y a un peu plus d'un an ... mais les vaches charolaises se font rarement faire des french manucures, donc elle a fermé aussi ...

Le projet de départ passe par plusieurs  questions (hors rêve) :

-  que puis-je faire qui me fasse vivre  correctement et qui finance les études de la petite dernière (je ne rêve pas de gagner des mille et des cents) dans ce contexte? Il y a des petites villes à 15/20 km, Le Creusot, Charolles, mais les grandes sont à 80 km (Chalons, Mâcon). Certes, on fait ces distances presque plus vite que je ne fais les 20 km qui me séparent de Paris aujourd'hui, mais je ne souhaite pas passer ma vie sur les routes.

- Je dois prendre en compte mon âge : j'ai 54 ans. Le paradoxe étant qu'on recule l'âge de la retraite mais qu'on n'embauche pas les seniors pour autant.

- Avant d 'être prof j'étais historienne d'entreprise et conférencière, je pourrais  envisager un reclassement dans le culturel, mais si c'est envisageable en région parisienne, ça ne l'est pas en campagne.  

- J'ai toujours détesté les tâches répétitives, et j'ai besoin de "travailler sur de l'humain".
Les recherches avaient toujours un sujet différent, les conférences, même si j'ai fait visiter le même lieu des centaines de fois, avaient chaque fois un public différent, et devenue prof j'ai changé souvent d'école, de classe, et même dans la seule école où je suis restée plusieurs années, j'avais toujours des projets différents (et on change d'élèves).

- Ce que je ne supporte plus aujourd'hui c'est le discours "on doit faire de l'enseignement adapté" "on doit accueillir tous les élèves en leur donnant les mêmes chances de réussite", mais sans les moyens nécessaires, et surtout sans rien faire dès que les parents bloquent.  L'IEN qui perd une heure à te "rappeler à la loi"  parce que tu as eu un mot plus haut que l'autre à propos d'un élève, mais qui t'ignore superbement quand tu te fais agresser par des parents (une de mes collègues), quand tu t'écroules de fatigue (moi, littéralement) dans ta classe où il y a trois "barges" violents  qui relèvent de l'ITEP, je ne peux plus ... Ce système hypocrite et injuste me mine.

-  Mieux vaut que j'évite désormais les enfants qui sont vraiment de plus en plus mal élevés.  Ceux qui sont PE en maternelle et cycle 2 ne me contrediront pas, je pense... collègues du secondaire, je vous plains quand ils vont vous arriver au collège d'ici qq années.
Ou alors c'est que je les supporte moins bien.
Dans tous les cas, mieux vaut que je cherche en relation avec des adultes.

- Télétravail ?
- Services à la personne ? avec une idée originale... ???
- Fonction publique territoriale ?

Voila de quoi faire tourner ma moulinette cérébrale à plein régime. Ce qui explique qu'à 6 h 16  je sois réveillée depuis deux heures un samedi matin sans cours ...

-
Comme je comprends Rolling Eyes . Hors rêve,  il  faut chercher l'opportunité partout, et accepter des sacrifices, notamment la mobilité géographique. Se brancher sur la BIEP, sur certains  réseaux sociaux si l'on  vise le privé, et se lancer. Il y a des opportunités dans les collectivités territoriales,  comme j'ai vu récemment, avec des emplois de vrai encadrement, de rédacteur en chef catégorie A, de formation  continue, des contrats.
Peser le pour et le contre: ce qu'on perd, ce qu'on gagne. Pour ma part, j'ai une vie de coq en pâte (hormis le boulot) , travail à proximité, grade sommital mais je fais la démarche de tenter un dernier départ (je suis déjà "reconverti" ,, enseignant depuis quelques années),  parce que le coeur de mon métier  disparaît, parce que les orientations de l'école OCDE ne me conviennent pas etc. Je prends le risque  de m'exiler,  sans doute de me loger loin de chez moi pour la semaine , mais je joue. Mon premier dossier est parti ...

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Daphné le Sam 23 Jan 2016 - 12:09

@Malaca a écrit:Et puis il faut accepter de ne plus partir en vacances aux périodes de vacances Neutral

Alors ça vraiment pour moi ce serait LE côté vraiment positif de la chose !
Quel plaisir de partir hors période scolaire, sans tout le monde sur la route en même temps, à des prix nettement plus compétitifs, vraiment c'est le top !

Daphné
Demi-dieu


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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Lefteris le Sam 23 Jan 2016 - 12:41

@Daphné a écrit:
@Malaca a écrit:Et puis il faut accepter de ne plus partir en vacances aux périodes de vacances Neutral

Alors ça vraiment pour moi ce serait LE côté vraiment positif de la chose !
Quel plaisir de partir hors période scolaire, sans tout le monde sur la route en même temps, à des prix nettement plus compétitifs, vraiment c'est le top !
J'acquiesce. Le tout est de ne pas avoir de gosses d'âge scolaire. J'avais des récupérations, des RTT à gérer avec les collègues et les besoins. Je prenais donc des congés presque au pied levé en fonction des nécessités, et on trouve aussi facilement de billets deux ou trois fois moins cher, des logements sur place (C'est comme ça que je connais si bien la Grèce araignée ). C'est vrai que les deux mois d'été sont longs après, en effectif réduit avec autant de travail, mais bon, tout bien pesé...

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Leclochard le Sam 23 Jan 2016 - 15:19

@lisette83 a écrit:Exactement, ce sont souvent des retraités assez aisés qui ont ainsi un complément de revenus (ou pas !) car ce n'est pas très rentable.

De ce que j'ai compris, on en vit correctement si la maison est payée (c'est à dire sans crédit). Cela dit, c'est un vrai boulot , comme quelqu'un l'a rappelé, avec ses contraintes horaires et ses impératifs logistiques et comptables. ça ne me fait pas du tout rêver personnellement.

Quant à la libraire, étant donné la concurrence d'Internet et la baisse du nombre de (grands) lecteurs, c'est de l'inconscience d'en ouvrir une de nos jours

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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Rabelais le Sam 23 Jan 2016 - 17:49

Franchement, à part gagner au loto, je ne vois pas.(je sais, avec la réforme me viennent des  rêves de kssoss).


_________________
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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par Nasopi le Sam 23 Jan 2016 - 19:15

lol!

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"Donne-moi la sérénité nécessaire pour accepter telles qu’elles sont les choses qu’on ne peut pas changer, donne-moi le courage de changer celles qui doivent l’être ; donne-moi la sagesse qui permet de discerner les unes et les autres." (Marc-Aurèle)

Nasopi
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Re: Quitter l'éducation nationale : changer de métier.

Message par menerve le Sam 23 Jan 2016 - 20:58

@Rabelais a écrit:Franchement, à part gagner au loto, je ne vois pas.(je sais, avec la réforme me viennent des  rêves de kssoss).


C'est pour ça qu'on joue entre collègues.... on mise 1 euro entre chaque période de vacances...pour l'instant rien mais on l'aura un jour notre démission collective!!!

menerve
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