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Zepo
Niveau 6

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par Zepo le Ven 21 Fév 2014 - 8:18
Bon on va les prendre dans l'ordre :

D'abord concernant benjy : j'ai commencé à lire ce post dès le premier message et j'avais particulièrement apprécié ton premier post :

"Ouais !!! Une vidéo qui dit que les hommes sont des gros porcs violents !!
Hourra !!
J'aime me faire régulièrement insulter, mais bon, c’est pour la bonne cause !
Et pourquoi dans la vidéo on ne montre pas des homes qui demandent la garde de leur enfant, avec un mère qui la demandent aussi mais qui pour une fois ne l'obtiendrait pas ?
Ah ben oui, je suis bête, on est aussi incapables de s'occuper d'enfants.
Merci pour cette superbe vidéo pour va aider à assainir les rapports hommes-femmes !"

Je me suis dit, à l'époque : en voilà un qui a vécu un divorce douloureux.

Ensuite, tu as continué dans le même ton :
"La démarche d'inverser les rôles est me semble-t-il catastrophique, elle cherche a culpabiliser les hommes en supposant qu'on ne se met pas à la place d'un femme agressée par exemple. On a pas besoin de cette vidéo pour savoir que certains hommes sont violents, on le sait déjà, on le regrette déjà, mais bordel, arrêtez de croire qu'on s'en fout et de sortir des vidéos à 2 balles en pensant qu'on a besoin d'inverser les rôles pour dénoncer les violences faites aux femmes !!!"

qui montre bien que tu n'as pas à cœur de dire autre chose que : "c'est pas moi, c'est les autres", assez caractéristique du comportement de 4ème dont tu me parles. Et pas du tout puéril, non, non, pas du tout. Le style léger et pas du tout agressif, pas violent du tout, est déjà ce qui va te caractériser tout au long des 25 pages de cette "discussion" où tes contradicteurs te présentent des arguments et où tu réponds invariablement : "t'es nul, tu comprends rien, c'est pas moi, tu mens, tu..." et où jamais tu ne réponds sur le fond.

toujours page une : "En même temps, quand je me sens insulté, je réponds, mais fais-tu partie de gens qui pensent que parce que je suis un homme je me dois de me taire ?"
après c'est l'accusation de troll (p1)
après le sous-entendu graveleux (le premier) sur les adolescents dénudés (p2)
après les accusations de mensonges à Marcel K. (p2)
après les citations d'un autre site (lequel ?)
après les accusations de complexe de supériorité à Sphinx (p3)


Après, j'ai un peu lâché le fil car je trouvais l'évolution moins intéressante. Mais pour revenir à ce que tu me disais : "avant que tu arrives on avait une discussion intéressante", je peux te dire que ta contribution aux 13 premières pages était une contribution agressive formée d'accusations, de récriminations et absolument pas d'éléments de discussion. Bref, le vide.

Quand tu reviens, page 17, c'est pour exprimer enfin ENFIN le fond de ta pensée : "Entièrement d'accord avec JPhMM : ras-le-bol d’être responsable pour ce qu'il s'est passé avant ma naissance !" Voilà, ce n'était pas difficile ! En fait, ce que tu n'aimes dans cette vidéo et dans les commentaires, c'est que TU te sens visé ; que tu as l'impression que c'est TOI qu'on accuse.

Mais non mon gars, rassure-toi, ce n'est pas TON procès, puisque l'on est tous sûrs que TU sais te conduire. La vidéo (maladroite j'en conviens) et les commentaires portent sur le fait que nous vivons dans une société où les femmes sont le plus souvent victimes des hommes. MAIS cela ne veut pas dire "victime de TON comportement". TU es innocent, tout va bien, TU peux partir libre !
Pour ma part c'est pareil, je ne me sens pas visé car je n'ai pas ce genre de comportement. Et puis, je considère que je n'ai pas à me présenter comme le représentant de TOUS les hommes et à monter sur mes grands chevaux dès que l'on ose avancer qu'il existe des hommes qui sont de vrais ***ards.
(non ce n'est pas canards)

Tu te sens mieux maintenant que je t'ai rassuré ?


Après (p.19), c'est moonchild qui en prend pour son grade parce que (encore une fois) il a dit que tu avais dit et que c'était pas vrai ! Mais sur le fond, tu lui reproches d'oser sous-entendre (selon toi) que le désir d'enfant des femmes est plus grand que celui des hommes. Tu l'accuses de généraliser. Je peux le comprendre mais voilà ce que tu écris ensuite :

"...possible, mais cette pression vient en général des femmes, donc merci de fiche la paix aux hommes, je n'en ai jamais croisé un qui cherche à culpabiliser les femmes qui ne veulent pas d'enfant. En revanches, des femmes qui n'acceptent pas ça... ^^"

Alors dans l'ordre :
- en général des femmes : ce n'est pas une généralisation, du même genre que celle que tu reproches à la vidéo initiale ? Et à Moonchild ?
- je n'ai jamais croisé un qui cherche à culpabiliser les femmes : un exemple, une expérience personnelle qui a quelle valeur ? universelle ? ce n'est pas ce que tu reprochais à celles et ceux qui te donnaient des exemples d'inégalité homme/femme : un exemple n'a de valeur qu'en tant qu'exemple, pas en tant que loi universelle ?
- En revanche les femmes.. Et paf, encore dans la généralisation

C'est vraiment ta citation que je préfère  Very Happy 

Et ensuite tu n'es plus là, jusqu'au moment où j'interviens, pour faire de l'humour et visiblement te provoquer (vu ta réaction, j'imagine que tu l'as pris pour toi) et boum : le divorce qui revient.

Bref, ta participation à cette discussion intéressante (comme tu le soulignes) est intéressante elle-même. Elle est faite de propos qui reprochent la généralisation mais qui utilisent systématiquement la généralisation. Elle veut que les intervenants discutent sur le fond quand tu n'apportes rien au fond du débat puisque ton UNIQUE thèse est qu'il ne faut pas reprocher aux hommes une situation héritée du passé.

Et donc, je réitère : la société actuelle est inégalitaire et les hommes qui comme toi (je ne généralise pas à tous les hommes, tu as bien compris  Very Happy ) ne veulent pas l'admettre parce qu'ils se sentent visés et irresponsables (dans le sens non responsables) renforcent cette inégalité. Car ils rejettent toute critique sociale sous le prétexte que celle-ci est basée sur une opposition homme/femme qui n'a pas lieu d'être. Or il ne s'agit pas de cela. Mais pour le comprendre, il faut arrêter de se sentir visé en tant que représentant du sexe masculin et prouver que les neurones peuvent être asexués.

Allez, à toi  yesyes


Dernière édition par Zepo le Ven 21 Fév 2014 - 17:44, édité 1 fois
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Zepo
Niveau 6

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par Zepo le Ven 21 Fév 2014 - 8:32
Bel-ami, mon cher, tu remercies les féministes de t'avoir libéré de l'obligation de te marier (puisque dans la Creuse, cela semble être une pression véritable), et tu ne veux pas d'enfant (là aussi libéré le garçon). Dès lors, en dehors des différences biologiques, dont tu as bien compris qu'elles ne sont pas l'objet du film, pourquoi te sens-tu opprimé ? Dis-moi tout mon gars ! Parce que je vois bien que tu trouves la situation des hommes moins bonne aujourd'hui (vu ta fine correction de mon texte) qu'hier !  Dès lors je ne comprends pas comment tu peux remercier les féministes et, en même temps, trouver la situation des hommes moins bonne. La perte du leadership, c'est ça ? Tu es un winner qui regrette la tranquille supériorité du mâle ?
benjy_star
Fidèle du forum

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par benjy_star le Ven 21 Fév 2014 - 8:57
Zepo : bravo, je te laisse la victoire, tu as gagné non pas à la qualité mais à la quantité, j'ai la flemme de reprendre les absurdités que tu as écrites, entachées de mensonges et de mauvaise foi ! Very Happy

Il n'y avait pas que ça, mais expliquer tout ce que j'ai écrit, rectifier toutes tes erreurs, c'est lourd, inintéressant et ça n'a rien à faire sur un forum, à mon sens.
benjy_star
Fidèle du forum

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par benjy_star le Ven 21 Fév 2014 - 8:59
@Zepo a écrit:Bel-ami, mon cher, tu remercies les féministes de t'avoir libéré de l'obligation de te marier (puisque dans la Creuse, cela semble être une pression véritable), et tu ne veux pas d'enfant (là aussi libéré le garçon). Dès lors, en dehors des différences biologiques, dont tu as bien compris qu'elles ne sont pas l'objet du film, pourquoi te sens-tu opprimé ? Dis-moi tout mon gars ! Parce que je vois bien que tu trouves la situation des hommes moins bonne aujourd'hui (vu ta fine correction de mon texte) qu'hier !  Dès lors je ne comprends pas comment tu peux remercier les féministes et, en même temps, trouver la situation des hommes moins bonne. La perte du leadership, c'est ça ? Tu es un winner qui regrette la tranquille supériorité du mâle ?
Voilà pourquoi il est inintéressant de te répondre, tu te fous de la gu*** des gens, le débat encore une fois n'est pas sein avec toi, et tu supposes des choses sur les gens que tu lance comme des affirmations. C’est bien, tu te sens fort, mais ici, ce n'est pas un concours de coqs, mais un débat, quand vas-tu le comprendre ?
InviteeF
Grand Maître

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par InviteeF le Ven 21 Fév 2014 - 9:39
@benjy_star a écrit:
@Zepo a écrit:Bel-ami, mon cher, tu remercies les féministes de t'avoir libéré de l'obligation de te marier (puisque dans la Creuse, cela semble être une pression véritable), et tu ne veux pas d'enfant (là aussi libéré le garçon). Dès lors, en dehors des différences biologiques, dont tu as bien compris qu'elles ne sont pas l'objet du film, pourquoi te sens-tu opprimé ? Dis-moi tout mon gars ! Parce que je vois bien que tu trouves la situation des hommes moins bonne aujourd'hui (vu ta fine correction de mon texte) qu'hier !  Dès lors je ne comprends pas comment tu peux remercier les féministes et, en même temps, trouver la situation des hommes moins bonne. La perte du leadership, c'est ça ? Tu es un winner qui regrette la tranquille supériorité du mâle ?
Voilà pourquoi il est inintéressant de te répondre, tu te fous de la gu*** des gens, le débat encore une fois n'est pas sein avec toi, et tu supposes des choses sur les gens que tu lance comme des affirmations. C’est bien, tu te sens fort, mais ici, ce n'est pas un concours de coqs, mais un débat, quand vas-tu le comprendre ?
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JPhMM
Demi-dieu

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par JPhMM le Ven 21 Fév 2014 - 9:47
Voli vola a écrit:
@benjy_star a écrit:Voilà pourquoi il est inintéressant de te répondre, tu te fous de la gu*** des gens, le débat encore une fois n'est pas sein avec toi, et tu supposes des choses sur les gens que tu lance comme des affirmations. C’est bien, tu te sens fort, mais ici, ce n'est pas un concours de coqs, mais un débat, quand vas-tu le comprendre ?
Laughing
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Labyrinthe où l'admiration des ignorants et des idiots qui prennent pour savoir profond tout ce qu'ils n'entendent pas, les a retenus, bon gré malgré qu'ils en eussent. D'ailleurs, il n'y a point de meilleur moyen pour mettre en vogue ou pour défendre des doctrines étranges et absurdes, que de les munir d'une légion de mots obscurs, douteux , et indéterminés. Ce qui pourtant rend ces retraites bien plus semblables à des cavernes de brigands ou à des tanières de renards qu'à des forteresses de généreux guerriers. Que s'il est malaisé d'en chasser ceux qui s'y réfugient, ce n'est pas à cause de la force de ces lieux-là, mais à cause des ronces, des épines et de l'obscurité des buissons dont ils sont environnés. Car la fausseté étant par elle-même incompatible avec l'esprit de l'homme, il n'y a que l'obscurité qui puisse servir de défense à ce qui est absurde. — John Locke

Je crois que je ne crois en rien. Mais j'ai des doutes. — Jacques Goimard
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florestan
Grand sage

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par florestan le Ven 21 Fév 2014 - 9:56
@Zepo a écrit:, tu remercies les féministes de t'avoir libéré de l'obligation de te marier (puisque dans la Creuse, cela semble être une pression véritable), et tu ne veux pas d'enfant (là aussi libéré le garçon).

Libérons les creusois de l'oppression séculaire!!
benjy_star
Fidèle du forum

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par benjy_star le Ven 21 Fév 2014 - 9:58
Rha, je me suis pas relu !!

Saint ? Razz
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Murthe
Niveau 5

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par Murthe le Ven 21 Fév 2014 - 12:04
@Zepo a écrit:Bon on va les prendre dans l'ordre :
D'abord concernant benjy
[...]
Allez, à toi  yesyes
 veneration


Dernière édition par VVach le Ven 21 Fév 2014 - 14:15, édité 1 fois
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Invité-B
Habitué du forum

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par Invité-B le Ven 21 Fév 2014 - 20:00
@Zepo a écrit:Bel-ami, mon cher, tu remercies les féministes de t'avoir libéré de l'obligation de te marier (puisque dans la Creuse, cela semble être une pression véritable), et tu ne veux pas d'enfant (là aussi libéré le garçon). Dès lors, en dehors des différences biologiques, dont tu as bien compris qu'elles ne sont pas l'objet du film, pourquoi te sens-tu opprimé ? Dis-moi tout mon gars ! Parce que je vois bien que tu trouves la situation des hommes moins bonne aujourd'hui (vu ta fine correction de mon texte) qu'hier !  Dès lors je ne comprends pas comment tu peux remercier les féministes et, en même temps, trouver la situation des hommes moins bonne. La perte du leadership, c'est ça ? Tu es un winner qui regrette la tranquille supériorité du mâle ?

Zepo, il faut quand même que je te dise que ton utilisation de l'expression "mon gars" est absolument...disons que généralement, ceux qui utilisent cette expression la font précéder de "wesh" pour situer.
Tu confonds absolument tout : il peut y avoir avancée à titre personnel et recul à titre collectif. Ce sont deux choses qui n'ont rien à voir.
(Note bien que je préfère ne pas répondre à ton ironie assez médiocre et que puisque tu me laisses la tranquille supériorité du mâle, je te laisse la tranquille supériorité du keyboard warrior).
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Zepo
Niveau 6

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par Zepo le Ven 21 Fév 2014 - 21:25
Salut mon g... mon petit bonhomme. En règle générale, ceux qui utilisent cette expression sont bien sous tous rapports, non ?

Sérieusement, cher bel-ami, l'utilisation de "mon gars" ne te sied point et tu sous-entends que mes origines sociales pourraient être douteuses (du genre à être porté naturellement sur le "wesh") ?


D'un autre coté, cette remarque fine sur mes origines sociales supposées, qui me rassure sur ton jugement de médiocrité relatif à mon ironie, est assez conforme à ce que tu avançait un peu plus tôt (et pour lequel Tristana et BlackMail t'ont répondu très justement) :
"Si être féministe, c'est revendiquer une égalité absolue sur le plan du droit entre hommes et femmes, je suis féministe. Si être féministe, c'est vouloir se battre contre certains comportements machos, je suis féministe. Si être féministe, c'est ne plus vouloir que certains *** maltraitent leurs femmes et se comportent comme des porcs, je suis féministe. Mais si être féministe, c'est considérer les femmes comme des « opprimés » qui n'auraient dans la vie que des désavantages, je suis anti-féministe."
Bref, être féministe, c'est enfoncer les portes ouvertes. Pour le reste, on sera gentil(le) de ne pas exagérer ! Sur un autre post tu disais que les Femen cherchaient les ennuis, ce qui me confirme que tu ne dois pas aimer ce qui menace ta vision si "bel-ami" du monde.

Concernant tes avancées à titre personnel qui co-existent avec un recul à titre collectif, je verrais bien des choses à dire mais comme mon style un peu trop "wesh" et mon habitude de faire preuve d'ironie te gênent, j'en déduis qu'il n'est pas nécessaire de trop utiliser mon win-clavier.


Bonne nuit ma poule  yesyes 
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Cincinnata
Habitué du forum

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par Cincinnata le Ven 21 Fév 2014 - 21:33
Lefteris youhou, par ici !! Ceci n'est pas hors-sujet, puisque vous soutenez mordicus que l'homme vit uniquement en cherchant son intérêt, je laisse parler Dostoïevski, c'est un extrait des Carnets du Sous-sol :7

"Mais ce sont là que des rêves dorés. Oh, dîtes moi qui a dit le premier, qui a énoncé le premier que si les hommes faisaient des saletés, c’est seulement qu’ils ne connaissaient pas leurs véritables intérêts? qu’il suffisait de les éclairer, de leur ouvrir les yeux sur ces intérêts véritables pour qu’ils arrêtent à l’instant de faire leurs saletés - que, s’ils sont éclairés sur leur véritable profit, s’ils le comprennent, ils deviendront honnêtes et bons en un clin d’œil et que c’est dans le bien qu’ils verront ce profit, car on sait bien que personne ne peut agir sciemment contre son intérêt, qu’ils feront donc le bien, pour ainsi dire, par nécessité. O pauvre enfant! O pur et innocent bébé! Mais, tout d’abord, quand donc avez-vous vu, dans tous les millénaires, que les hommes n’agissaient que dans leur intérêt? Que faites-vous de ces millions d’actions qui témoignent que les hommes, en toute conscience, c’est-à-dire dans la pleine compréhension de leur intérêt véritable, le laissent au deuxième plan pour se lancer sur un autre chemin, celui du risque, du hasard, sans y être forcés par rien ni par personne, comme si, justement, ils voulaient tout sauf une route balisée, et qu’ils s’en ouvrent une autre, avec obstination, sans aucune raison - une autre, absurde, plus pénible, dont c’est tout juste s’ils ne se l’ouvrent pas dans les ténèbres? Parce que, n’est-ce pas, c’est leur obstination et leur lubie qu’ils préfèrent à leur intérêt... Un intérêt... Qu’est-ce que c’est donc, un intérêt? Et puis, pouvez-vous prendre sur vous de définir à coup sûr ce qui est intéressant pour l’homme? Et que se passerait-il si cet intérêt, certaines fois, certaines fois, non seulement pouvait, mais devait consister, justement, à se souhaiter non pas ce qui est profitable, mais ce qui est le pire? Et s’il en est ainsi, si ce genre de situations peut se produire, alors, c’est toute votre loi qui tombe à l’eau. Qu’en dites-vous, ces situations existent? Vous riez; riez, messieurs, mais répondez; ce qui profite à l’homme peut-il toujours être établi sans un risque d’erreur? N’y a-t-il pas des cas qui, non seulement n’entrent pas, mais ne peuvent pas entrer dans une classification? Parce que, messieurs, autant que je le sache, votre grand registre de nos intérêts, vous l’avez pris dans la moyenne des chiffres statistiques et des formules des sciences de l’économie. Vos intérêts, qu’est-ce que c’est? Le bien-être, la richesse, la liberté, le calme, etc.; de sorte que les hommes, qui, par exemple, iraient délibérément à l’encontre de cette liste ne seraient, d’après vous, rien d’autre que des obscurantistes, ou carrément des fous, n’est-ce pas? Mais, une chose étonnante; comment se fait-il que toutes ces statistiques, ces sages, ces amis du genre humain, énumérant les intérêts des hommes en oublient toujours un? Ils ne le prennent même pas en compte au sens où il le faudrait, et c’est pourtant de cela que leur calcul dépend. Le malheur ne serait pas bien grand, si on le prenait, cet intérêt, pour l’inclure sur la liste. Mais là est toute la catastrophe, que cet intérêt si fameux n’apparaît dans aucune classification, ne trouve sa place dans aucune liste. Par exemple, j’ai un ami... D’ailleurs, messieurs, c’est votre ami à vous aussi; et de qui donc, oui, de qui donc n’est-il pas l’ami? En se mettant à faire quelque chose, ce monsieur-là vous expliquera tout de suite, d’une manière claire et pontifiante, comment il faut agir précisément selon les lois de la raison et de la vérité. Bien plus: c’est avec feu et émotion qu’il vous peindra les véritables intérêts de l’espèce humaine, ses intérêts normaux; il accusera d’un ton moqueur ces taupes imbéciles qui ne comprennent ni leurs intérêts ni la vraie signification de la vertu; et - un quart d’heure, à peine, plus tard, sans aucune raison impondérable ou extérieure, non - par on ne sait quelle raison tout à fait intérieure, bien plus puissante que tous ses intérêts, il vous sortira une chose exactement inverse, il se placera en contradiction flagrante avec ce qu’il vient de dire: contre les lois de la raison, contre ses propres intérêts, bref, contre tout... Je vous préviens que cet ami est un personnage collectif, c’est pourquoi il me semble délicat de l’accuser tout seul. Mais c’est ce que je dis, messieurs: n’existe-t-il pas réellement quelque chose qui est plus cher à presque tous les hommes que leurs intérêts les plus grands, ou bien (pour ne pas aller contre la logique), est-ce qu’il n’existe pas un intérêt qui est le plus intéressant (celui-là même que tout le monde omet, et dont je viens de parler), un intérêt primordial, plus intéressant que tous les autres intérêts et au nom duquel, si cela s’avère nécessaire, les hommes sont prêts à braver toutes les lois - parfaitement, à se dresser contre le bon sens, l’honneur, le calme, le bien-être - bref, à se dresser contre tout ce qui est utile et beau, dans le seul but d’atteindre cet intérêt premier, cet intérêt le plus intéressant et qui leur est plus cher que tout?
- Bah, ça reste un intérêt, répliquez-vous, m’interrompant. Attendez donc, messieurs, nous aurons le temps de nous expliquer, il ne s’agit pas de faire des calembours, mais de ceci: cet intérêt-là est d’autant plus remarquable qu’il détruit toutes nos classifications et qu’il démolit constamment tous les systèmes imaginés par les amis du genre humain pour le bonheur du genre humain; que, bref, il dérange tout le monde... Mais avant de vous le nommer, cet intérêt, je veux me compromettre personnellement et c’est pourquoi j’affirme, comme par défi, que tous ces beaux systèmes, ces théories pour expliquer à notre humanité ses intérêts réels et naturels afin que son nécessaire élan pour les atteindre, ces intérêts, l’emplisse immédiatement de bonté et de noblesse, que, tous donc, ils ne sont pour le moment, à mon avis, que de la fausse logique! Car enfin, ne serait-ce qu’affirmer cette théorie d’une régénération du genre humain dans son ensemble par un système fondé sur ses propres intérêts, c’est, d’après moi, ou peu s’en faut, la même chose... eh bien, qu’affirmer, par exemple, à la suite de Buckle, que l’homme s’adoucit avec la civilisation et que, par conséquent, il devient moins sanguinaire et moins capable de faire la guerre. La logique veut que ça paraisse vrai. Mais l’homme est à ce point esclave de son système et de ses conclusions abstraites qu’il est prêt, en toute conscience, à déformer la vérité, prêt à ne plus rien voir, à ne plus rien entendre, du moment qu’il justifie mieux cette logique. Voilà pourquoi je prends ça en exemple, c’est un exemple trop frappant. Regardez autour de vous: le sang coule à grands flots, et d’une façon tellement joyeuse, encore, on dirait du champagne. Et c’est cela, notre XIXe siècle dont Buckle fut le contemporain. Regardez Napoléon le Grand, et celui d’aujourd’hui. Regardez l’Amérique du Nord - cette union perpétuelle. Regardez, enfin, cette caricature qu’est le Schleswig-Holstein... Qu’est-ce donc qu’elle adoucit en nous, la civilisation? Tout ce fait la civilisation, c’est qu’elle amène à une plus grande complexité de sensations... absolument rien d’autre. Je parie même que, cette complexité se développant, elle peut aller jusqu’au point où elle nous fera découvrir des plaisirs jusque dans le sang. Cela s’est déjà produit. Avez-vous remarqué que les buveurs de sang les plus raffinés furent presque tous les hommes les plus civilisés qui soient, même si les Attila et les Stenka Razine ne leur arrivaient pas à la cheville, parfois, et que, s’ils sont peut-être moins visibles qu’Attila et les Stenka Razine, c’est simplement qu’ils sont devenus communs, trop ordinaires, qu’ils sont rentrés dans le rang? La civilisation, si elle n’a pas rendu les hommes plus sanguinaires, a conféré à cette cruauté quelque chose de plus sale, de plus odieux. Avant, les hommes voyaient dans le meurtre un acte de justice, ils étripaient donc qui ils devaient sans remords de conscience; maintenant, nous avons beau savoir que le meurtre est une saloperie, nous la pratiquons de plus belle, cette saloperie, et encore plus qu’avant. Qu’est-ce qui est pire? - A vous de décider. Il paraît que Cléopâtre (passez-moi cet exemple d’histoire romaine) aimait enfoncer des épingles dorées dans les seins de ses servantes et qu’elle trouvait une jouissance dans leurs tortillements et dans leurs cris. Vous me direz que cela se passait à une époque qu’on pourrait dire relativement barbare; que maintenant aussi, c’est une époque barbare parce que, maintenant aussi (toujours relativement parlant) on enfonce des épingles; que maintenant aussi, même si les hommes ont su apprendre quelquefois à se faire une vision plus claire qu’aux époques barbares, ils sont loin d’avoir appris à agir selon ce que leur dictent les sciences ou la raison. Et, néanmoins, vous êtes toujours persuadés qu’ils finiront bien par apprendre, quand on ne sait quelles ancestrales et détestables habitudes seront définitivement passées, que le bon sens et les sciences réunis les rééduqueront de fond en comble et dirigeront leur humaine nature vers sa voie naturelle. Vous êtes persuadés qu’alors, c’est d’eux-mêmes qu’ils cesseront de se tromper volontairement et que, pour ainsi dire, c’est malgré eux qu’ils ne chercheront plus à séparer leur liberté de leurs intérêts normaux. Bien plus: alors, dites-vous, c’est la science en tant que telle qui apprendra aux hommes (encore que là, ce soit même du luxe, à mon avis) qu’en fait, ils n’ont ni volontés ni caprices, qu’au fond, ils n’en n’ont jamais eu, et qu’ils ne sont eux-mêmes rien d’autre que des espèces de touches de piano, ou des goupilles d’orgue; et que, en plus de tout cela, il y a encore les lois de la nature; de sorte que tous les actes qu’ils font ne se font pas selon leur volonté, mais par eux-mêmes, d’après les lois de la nature. Il suffit donc de découvrir ces lois de la nature et l’homme pourra cesser de répondre de ses actes, ce qui simplifiera sa vie d’une façon considérable. Toutes les actions humaines seront d’elles-mêmes classées selon ces lois, mathématiquement, un peu comme des tables de logarithmes, jusqu’à 108000, elles seront inscrites à l’almanach; ou, mieux encore, on pourra voir paraître des éditions utiles du genre de nos dictionnaires encyclopédiques, où tout sera noté et codifié avec une telle exactitude qu’il n’y aura plus jamais d’actes ni d’aventures. - Alors - c’est toujours vous qui parlez - s’instaureront de nouvelles relations économiques, toutes prêtes à l’usage, calculées, elles aussi, avec une exactitude mathématique, de sorte qu’en un instant disparaîtront tous les problèmes possibles et imaginables, pour cette unique raison, en fait, qu’ils trouveront toutes les réponses possibles et imaginables. Alors, on verra se construire un palais de cristal. Alors... Bon, bref, c’est l’Oiseau bleu qui nous rendra visite. Evidemment, nul ne peut garantir d’aucune façon (c’est moi qui parle maintenant) qu’alors, disons, la vie ne sera pas mortellement ennuyeuse (parce que, à quoi sert de faire quoi que ce soit, si c’est déjà inscrit sur une tablette?), mais elle sera parfaitement raisonnable. Certes, que n’inventerait-on pas quand on s’ennuie! Car les épingles d’or, c’est aussi par ennui qu’on les enfonce - mais laissons ça. Ce qui est moche (c’est encore moi qui parle), c’est qu’on pourrait bien voir les hommes se réjouir de ces épingles d’or. Parce que l’homme est bête, phénoménalement bête. C’est-à-dire, il est loin d’être bête, mais il est tellement ingrat que rien au monde ne l’est plus que lui. Moi, par exemple, ça ne m’étonnerait pas du tout, de voir surgir, comme ça, sans prévenir, en plein milieu de cette raison régnante, un monsieur au physique ingrat, ou, pour mieux dire, rétrograde et sarcastique, qui se mettrait les deux mains sur les hanches et qui dirait: Dites-donc, messieurs, est-ce qu’on ne pourrait pas l’envoyer valdinguer, toute cette raison, d’un seul coup de pied, seulement pour envoyer ces logarithmes au diable, et pour vivre à nouveau selon notre liberté stupide? Ca, encore, ce n’est rien, mais le malheur, c’est qu’il trouvera obligatoirement des partisans: l’homme est ainsi fait. Et tout cela, pour cette raison tellement idiote qu’il serait malséant, sans doute de la mentionner: c’est que les hommes, partout et de tout temps, qui qu’ils puissent être, aiment agir comme ils le veulent, et non comme le leur dictent la raison et leur propre intérêt; vouloir contre son intérêt est non seulement possible, c’est quelquefois positivement obligatoire (cela, c’est déjà mon idée). Leur volonté particulière, libre, affranchie de contraintes, leur caprice individuel, fût-il le plus farouche, leur fantaisie, exacerbée parfois jusqu’à la folie même - c’est bien cela, cet intérêt omis, ce plus profitable de tous les profits, qui n’entre dans aucune classification et qui envoie perpétuellement au diable tous les systèmes et toutes les théories. Car quoi, où les savants ont-ils pu bien trouver que les hommes ont besoin de je ne sais quelle volonté naturelle, de je ne sais quelle volonté de vertu? Ce dont les hommes ont besoin - c’est seulement d’une volonté indépendante, quel que soit le prix de cette indépendance, et quelles que soient ses conséquences. Bon, et la volonté, le diable sait de quoi... "

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" Je ne promettrai donc pas le plaisir, mais je donnerai comme fin la difficulté vaincue." Alain
" Ce n'est pas le mur que je trouerai avec mon front, si, réellement, je n'ai pas assez de force pour le trouer, mais le seul fait qu'il soit un mur de pierre et que je sois trop faible n'est pas une raison pour que je me soumette !" Les Carnets du sous-sol, Dostoïevski
Ceux qui pensent que c'est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient.
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Invité-B
Habitué du forum

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par Invité-B le Ven 21 Fév 2014 - 21:50
Ce qu'il y a d'absolument fantastique, c'est qu'il n'est nul besoin de répondre à tes propos pour les disqualifier. Gain considérable de temps.
Et puis, bon, tout le monde sait que les gens qui disent qu'ils auraient "bien des choses à dire" et ne les disent pas sont en général maîtres ès brassage de vent.
Pour information, on peut avoir des points de vue divergents avec des gens sans sombrer dans la vulgarité. Je ne partage pas l'avis de certaines membres du forum ayant posté dans ce topic mais j'accepte leur point de vue du moment qu'il est énoncé avec correction.
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Zepo
Niveau 6

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par Zepo le Ven 21 Fév 2014 - 21:54
Bon, tu fais aussi dans le dédain ?
Soit.

A bientôt  yesyes 
benjy_star
Fidèle du forum

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par benjy_star le Sam 22 Fév 2014 - 10:18
Don't feed the troll. ^^
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Tristana
Vénérable

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par Tristana le Lun 24 Fév 2014 - 19:07
Je me permets de mettre un lien vers cet article (en anglais), pour ceux que la question des célébrités féminines se déclarant féministes intéresse : http://jezebel.com/what-does-it-mean-for-feminism-if-feminism-becomes-tren-1501305340

So, in the immortal words of The Hunger Games: remember who the true enemy is. Celebrity feminists are not the enemy; those looking to profit off of a dumbed-down version of feminism that does nothing to challenge the status quo are. There's no need to hand-wring about the recent spate of "YES, I AM A FEMINIST!" pronouncements issuing forth from certain unlikely sources — it's a good thing that prominent role models and stars are starting to pay attention to gender inequality because it will encourage regular humans to do so as well. As my coworker Tracie put it, "Everything comes from celebrities. Kale, argon oil, feminism... who cares, as long as it's good for you."

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« C’est tout de même épatant, et pour le moins moderne, un dominant qui vient chialer que le dominé n’y met pas assez du sien. »
Virginie Despentes
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Cincinnata
Habitué du forum

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par Cincinnata le Lun 24 Fév 2014 - 19:31
Mouahaha le magasine Elle se déclare féministe  affraid  Et sur la couverture on trouve bien sûr les rubriques "makeup secrets !" "perfect hair" "the sexiest guys on tv" etc. Tout ce qu'il y a de plus féministe quoi  Rolling Eyes 

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" Je ne promettrai donc pas le plaisir, mais je donnerai comme fin la difficulté vaincue." Alain
" Ce n'est pas le mur que je trouerai avec mon front, si, réellement, je n'ai pas assez de force pour le trouer, mais le seul fait qu'il soit un mur de pierre et que je sois trop faible n'est pas une raison pour que je me soumette !" Les Carnets du sous-sol, Dostoïevski
Ceux qui pensent que c'est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient.
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Tristana
Vénérable

Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

par Tristana le Lun 24 Fév 2014 - 19:51
@Cincinnata a écrit:Mouahaha le magasine Elle se déclare féministe  affraid   Et sur la couverture on trouve bien sûr les rubriques "makeup secrets  !" "perfect hair" "the sexiest guys on tv" etc. Tout ce qu'il y a de plus féministe quoi  Rolling Eyes 

Pour la version US, je ne sais pas, mais la version française se déclare féministe depuis des années (c'est justifié par un petit reportage de temps en temps sur la condition des femmes dans le monde...).
L'article analyse bien le phénomène et a le mérite de ne pas tout mélanger (magazines qui nous dictent notre comportement versus personnalités qui ont le mérite de faire connaître et entendre le féminisme).
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Re: "Majorité opprimée", un court-métrage inversant les rôles hommes / femmes

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