Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

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Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par neo le Mar 11 Fév 2014 - 20:05

Communiqué SNES-FSU,
11 février 2014

http://www.snes.edu/Langues-vivantes-quand-les.html

Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête !

Les épreuves orales du baccalauréat en langues vivantes ont déjà commencé dans les lycées. La réforme du lycée a mis en place une organisation locale : élèves évalués dans leur classe par leurs enseignants, à des dates choisies par leurs soins, sur des sujets « maison », pendant les heures de cours, donc aux détriments des apprentissages.
Attachés à des épreuves nationales, anonymes, terminales, les enseignants, avec le soutien du Snes-Fsu, ont le plus souvent réussi l’an dernier à fabriquer des sujets collectifs, à garantir l’anonymat des candidats, à faire passer les épreuves le plus tard possible pour que les élèves bénéficient d’un calendrier commun. Donc à limiter la casse. De son côté, le ministère a du bout des lèvres reconnu des difficultés. Il a acté la mise en place de banques de sujets académiques, et admet la possibilité d’organisation façon « épreuves du mois de juin » pour la session 2014.
C’était sans compter la fronde de certains recteurs d’académie et d’inspecteurs de langues vivantes, qui continuent de faire pression sur les collègues pour une organisation la plus locale possible au mépris du cadre national du baccalauréat, et qui les sollicitent pour inventer de nouveaux sujets, alors qu’ils en ont déjà proposé plusieurs l’an dernier dans chaque lycée.
Le Snes-Fsu demande des épreuves organisées dans le cadre national habituel du baccalauréat, avec les autres disciplines, en juin. Il dénonce une situation qui conduit les professeurs de langues vivantes à devoir s’opposer à leur hiérarchie pour essayer de faire convenablement leur travail. Il demande au ministère de faire appliquer ses décisions dans toutes les académies.

En outre, certains recteurs tentent d’imposer des expérimentations en collège. A Toulouse, par exemple, la rectrice a décidé d’instaurer un enseignement de langue vivante 2 dès la cinquième, en diminuant l’horaire de LV1 des élèves de 6ème. Ce faisant, et arguant de plus d’égalité, elle décide de s’affranchir des dispositions réglementaires nationales, pourtant seules garantes d’égalité entre les élèves sur l’ensemble du territoire. Le dispositif est par ailleurs pédagogiquement très largement contesté par la communauté éducative.

Le Ministère doit ouvrir le dossier des langues vivantes, tant au lycée qu’au collège. Langues enseignées, horaires, modalités d’enseignement, évaluation : il faut un pilotage national et non des bricolages locaux.

neo
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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par Jim Thompson le Mar 11 Fév 2014 - 20:16

@neo a écrit:Communiqué SNES-FSU,
11 février 2014

http://www.snes.edu/Langues-vivantes-quand-les.html

Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête !

Les épreuves orales du baccalauréat en langues vivantes ont déjà commencé dans les lycées. La réforme du lycée a mis en place une organisation locale : élèves évalués dans leur classe par leurs enseignants, à des dates choisies par leurs soins, sur des sujets « maison », pendant les heures de cours, donc aux détriments des apprentissages.
Attachés à des épreuves nationales, anonymes, terminales, les enseignants, avec le soutien du Snes-Fsu, ont le plus souvent réussi l’an dernier à fabriquer des sujets collectifs, à garantir l’anonymat des candidats, à faire passer les épreuves le plus tard possible pour que les élèves bénéficient d’un calendrier commun. Donc à limiter la casse. De son côté, le ministère a du bout des lèvres reconnu des difficultés. Il a acté la mise en place de banques de sujets académiques, et admet la possibilité d’organisation façon « épreuves du mois de juin » pour la session 2014.
C’était sans compter la fronde de certains recteurs d’académie et d’inspecteurs de langues vivantes, qui continuent de faire pression sur les collègues pour une organisation la plus locale possible au mépris du cadre national du baccalauréat, et qui les sollicitent pour inventer de nouveaux sujets, alors qu’ils en ont déjà proposé plusieurs l’an dernier dans chaque lycée.
Le Snes-Fsu demande des épreuves organisées dans le cadre national habituel du baccalauréat, avec les autres disciplines, en juin. Il dénonce une situation qui conduit les professeurs de langues vivantes à devoir s’opposer à leur hiérarchie pour essayer de faire convenablement leur travail. Il demande au ministère de faire appliquer ses décisions dans toutes les académies.

En outre, certains recteurs tentent d’imposer des expérimentations en collège. A Toulouse, par exemple, la rectrice a décidé d’instaurer un enseignement de langue vivante 2 dès la cinquième, en diminuant l’horaire de LV1 des élèves de 6ème. Ce faisant, et arguant de plus d’égalité, elle décide de s’affranchir des dispositions réglementaires nationales, pourtant seules garantes d’égalité entre les élèves sur l’ensemble du territoire. Le dispositif est par ailleurs pédagogiquement très largement contesté par la communauté éducative.

Le Ministère doit ouvrir le dossier des langues vivantes, tant au lycée qu’au collège. Langues enseignées, horaires, modalités d’enseignement, évaluation : il faut un pilotage national et non des bricolages locaux.
super
(tu m'as devancé!!!)

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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par Celeborn le Mar 11 Fév 2014 - 20:25

Apparemment, vous avez aimé notre communiqué de la veille Wink


10 février 2014

Langues vivantes : le coup de grâce ?


Le SNALC-FGAF exprime sa fureur face à la manière dont sont actuellement traitées les langues vivantes, quel que soit le niveau d'enseignement.


Le SNALC-FGAF estime que la note de service cadrant les épreuves du baccalauréat, qui a été « négociée » plus ou moins en urgence en décembre dernier, ne constitue pas une véritable amélioration des choses. Alors qu'on y promeut la mise en commun entre académies des sujets déjà existants pour la constitution de banques d'épreuves académiques, de nombreux rectorats demandent à nouveau aux collègues de fournir des sujets d'épreuve.

Le SNALC-FGAF invite les collègues à ne fournir aucun nouveau sujet, ou bien à fournir les sujets qu'ils ont déjà fournis l'année dernière : non au travail non payé !
Nous rappelons de nouveau que la situation dans de très nombreux établissements est extrêmement tendue, et demandons que ces épreuves « locales » soient supprimées et remplacées par de véritables épreuves terminales nationales.


Le SNALC-FGAF s'oppose d'autre part aux « expérimentations » au collège qui commencent à fleurir simultanément dans plusieurs académies, de façon étonnamment coordonnée. Hors des sections bilangues qui constituent une réelle amélioration de l'enseignement des langues, le SNALC-FGAF demande le respect des horaires nationaux, notamment pour la LV1 en classe de sixième. La mise en place de la LV2 dès la cinquième avec des horaires de deux heures par semaine sur les classes de cinquième et quatrième est une idée pédagogiquement stupide et globalement destructrice : elle impacterait, via la suppression des sections bilangues, le service de nombreux professeurs, et mettrait en danger l'option latin qui doit elle aussi être prise en cinquième.

Le SNALC-FGAF invite donc les collègues à voter et faire voter contre la mise en place de telles expérimentations dans les conseils d'administration.

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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par neo le Mar 11 Fév 2014 - 20:26

Voir aussi le courrier au Ministre au sujet des banques de sujets académiques, http://www.snes.edu/Courrier-au-Ministre-sur-les.html  
Certains recteurs et IPR en prennent pour leur grade : "Il n’est pas possible qu’ils se dédouanent ainsi de leurs responsabilités au mépris des consignes du ministère".
chevalier


Dernière édition par neo le Mar 11 Fév 2014 - 20:36, édité 1 fois

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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par Jim Thompson le Mar 11 Fév 2014 - 20:34

@Celeborn a écrit:Apparemment, vous avez aimé notre communiqué de la veille Wink


10 février 2014

Langues vivantes : le coup de grâce ?


Le SNALC-FGAF exprime sa fureur face à la manière dont sont actuellement traitées les langues vivantes, quel que soit le niveau d'enseignement.


Le SNALC-FGAF estime que la note de service cadrant les épreuves du baccalauréat, qui a été « négociée » plus ou moins en urgence en décembre dernier, ne constitue pas une véritable amélioration des choses. Alors qu'on y promeut la mise en commun entre académies des sujets déjà existants pour la constitution de banques d'épreuves académiques, de nombreux rectorats demandent à nouveau aux collègues de fournir des sujets d'épreuve.

Le SNALC-FGAF invite les collègues à ne fournir aucun nouveau sujet, ou bien à fournir les sujets qu'ils ont déjà fournis l'année dernière : non au travail non payé !
Nous rappelons de nouveau que la situation dans de très nombreux établissements est extrêmement tendue, et demandons que ces épreuves « locales » soient supprimées et remplacées par de véritables épreuves terminales nationales.


Le SNALC-FGAF s'oppose d'autre part aux « expérimentations » au collège qui commencent à fleurir simultanément dans plusieurs académies, de façon étonnamment coordonnée. Hors des sections bilangues qui constituent une réelle amélioration de l'enseignement des langues, le SNALC-FGAF demande le respect des horaires nationaux, notamment pour la LV1 en classe de sixième. La mise en place de la LV2 dès la cinquième avec des horaires de deux heures par semaine sur les classes de cinquième et quatrième est une idée pédagogiquement stupide et globalement destructrice : elle impacterait, via la suppression des sections bilangues, le service de nombreux professeurs, et mettrait en danger l'option latin qui doit elle aussi être prise en cinquième.

Le SNALC-FGAF invite donc les collègues à voter et faire voter contre la mise en place de telles expérimentations dans les conseils d'administration.

Vers une intersyndicale de Défense du BAC LV? topela
Pour rappel vous pouvez toujours signer la pétition pour le retour à des épreuves nationales terminales et anonymes
http://lv-bac-urgence.net//?petition=3

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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par neo le Mar 11 Fév 2014 - 20:35

@Celeborn a écrit:Apparemment, vous avez aimé notre communiqué de la veille Wink
Euh, on reprend le contenu de noutre courrier au Ministre daté du 6 février, http://www.snes.edu/Courrier-au-Ministre-sur-les.html , et on parle aussi du non-respect des horaires nationaux à Toulouse, où le Snes académique a réagi et organisé des actions concrètes (rassemblement devant le rectorat...) depuis janvier : http://www.toulouse.snes.edu/spip/spip.php?article748

Mais enfin, si nous sommes d'accord sur le fond, tant mieux !
Needless to say, "le SGEN-CFDT et le SE-UNSA approuvent au contraire le principe de cette décision".

neo
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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par Gryphe le Mar 11 Fév 2014 - 20:38

@Celeborn a écrit:Apparemment, vous avez aimé notre communiqué de la veille Wink
I - Le Bac
II - Le collège et la classe de cinquième.

Le plan saute aux yeux de qui avait lu le communiqué d'hier.  Razz

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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par Jim Thompson le Mar 11 Fév 2014 - 20:41

Pour info la lettre au recteur du SNES -FSU de Lille le 10/2 (publiée le 9/2)
Lettre au recteur concernant le bac et les langues vivantes
SNES-FSU Lille a écrit:
lundi 10 février 2014


Monsieur le Recteur,

Nous nous adressons à vous concernant la circulaire académique régissant les épreuves orales de langues vivantes au baccalauréat qui nous fait problème sur plusieurs points que nous souhaitons voir réétudiés.

Tout d’abord nous ne comprenons pas que cette circulaire interdise l’anonymat des copies de compréhension orale alors même que la circulaire nationale du 23 janvier le rend possible. Ceci est une avancée obtenue par notre syndicat qui souhaite que les épreuves orales de LV se rapprochent le plus possible d’épreuves nationales classiques. Si des équipes pédagogiques préfèrent ne pas connaître les noms des élèves qu’elles évaluent, nous ne comprenons pas pour quoi la circulaire académique insiste pour que cela ne soit pas le cas. De fait, cette interdiction accroît les inégalités de traitement entre les élèves sur le territoire national et cela va contre l’idée que nous nous faisons du baccalauréat.

Le deuxième point qui nous interpelle est le choix des modalités de constitution de la banque de données académique. Là où d’autres académies ont demandé aux enseignants de LV de remonter les sujets de l’année dernière ; là où certaines ne demandent qu’un sujet par LV et donnent des délais plus importants, le rectorat de Lille exige deux nouveaux sujets par langue et par établissement dans un délai très court. Nous ne comprenons pas non plus pourquoi l’envoi des sujets est de la responsabilité des enseignants, dont l’un doit se connecter sur le site académique avec ses propres identifiants. Il nous semble que cette remontée devrait être assurée par les chefs d’établissement eux-mêmes.

En outre, l’intérêt d’une banque de données, que nous aurions préférée nationale, est de garantir à tous des sujets visés par l’inspection, afin d’éviter tant que faire se peut les contestations émanant d’élèves ou de parents. Cette protection serait d’autant plus garantie si vous confiiez la responsabilité de la commande du sujet au chef d’établissement après que les professeurs auront choisi la notion et le thème. Ainsi, les professeurs découvriront le support en même temps que leurs élèves et ne pourront être l’objet d’accusations malveillantes concernant une éventuelle « surpréparation ».

Monsieur le Recteur, sachez que nous nous alarmons de la surcharge de travail des enseignants de LV depuis l’introduction dans le baccalauréat d’épreuves « en cours d’année ». Nous nous alarmons en outre de la pression mise sur ces mêmes enseignants pour assumer l’entière responsabilité de ces épreuves. Tout cela conduit à un stress et une angoisse permanents ainsi qu’à l’exposition des professeurs à diverses pressions locales et aux contestations des conditions d’examen par les candidats et les parents d’élèves.

En conclusion et pour aider les enseignants de langues vivantes à faire leur métier avec davantage de sérénité, nous vous demandons :

- de permettre l’anonymat des copies ; l’échange de candidats entre enseignants de l’établissement, la concertation pour la correction des copies ;

- de permettre la remontée des sujets de l’an dernier, un échange de sujets entre académies étant possible ;

- de ne pas laisser la responsabilité aux enseignants de remonter les sujets et de les télécharger, cette responsabilité relevant des chefs de centre après consultation des enseignants.

Pour faciliter les choses, nous souhaitons que les chefs d’établissement soient informés très vite de cet assouplissement de la circulaire tout à fait compatible avec la circulaire nationale.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Recteur, en l’expression de notre profond attachement au service public d’éducation.
http://www.lille.snes.edu/spip.php?article2718


Dernière édition par Jim Thompson le Sam 8 Mar 2014 - 18:05, édité 2 fois

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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par neo le Mar 11 Fév 2014 - 20:41

@Gryphe a écrit:
@Celeborn a écrit:Apparemment, vous avez aimé notre communiqué de la veille Wink
Le plan saute aux yeux de qui avait lu le communiqué d'hier.  Razz
 
Bon, si on y va par là...
Avez-vous écrit un courrier au Ministre le 6 février ?
Avez-vous organisé un rassemblement devant le rectorat de Toulouse le 5 février ?
Avez-vous mis en place une pétition pour des épreuves terminales et nationales en LV ?

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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par neo le Mar 11 Fév 2014 - 20:50

La rectrice de Toulouse semble dépasser les records...
Pour info, courrier du 10 février du SNES Espagne à l'Ambassade :

Objet : Dysfonctionnement concernant les épreuves de compréhension orale en langues vivantes au baccalauréat

Monsieur,
Les équipes de langues vivantes de certains établissements ont été destinataires de la
circulaire du rectorat de Toulouse datée du 30 janvier concernant l'organisation des épreuves de langues vivantes à la session 2014 du baccalauréat, d'autres établissements ne l'ont pas diffusée.

Cette circulaire de l'académie de Toulouse, que le service des examens de Madrid
demande d'appliquer dans les établissements du réseau Espagne, non seulement contredit une
circulaire de la Rectrice de Toulouse datée du 20 décembre, ce dont on peut s'étonner, mais
surtout entre en contradiction avec les dispositions réglementaires du Ministère de l'Education
Nationale publiées dans la note de service 2014-003 du 13-1-2014 parue au Bulletin Officiel du 23 janvier 2014.


Ces dispositions réglementaires ministérielles précisent en effet qu'à compter de la
session 2014 du baccalauréat, "s'agissant de la sous-partie compréhension de l'oral, les
enseignants qui le souhaitent auront la possibilité de recourir à une banque de sujets
académiques. L'organisation de cette banque et les modalités de mise à disposition des sujets
sont déterminés par chaque académie." Or, la circulaire académique de Toulouse interdit
explicitement de recourir à une banque de sujets académiques : "les supports disponibles sur lesite interlangues ne devront en aucun cas être utilisés pour l’évaluation des candidats lors de la session 2014". Le service des examens de Madrid, dans son message adressé aux chefs
d'établissement le 3 février, insiste d'ailleurs sur ce point : "Il s'agira d'une "banque" d'exemples
pouvant être utilisée pendant l'année. En aucun cas ces supports ne pourront être utilisés
pour l'examen".

Le SNES-FSU Espagne considère qu'il s'agit là d'une irrégularité dans l'organisation du
baccalauréat, puisque les dispositions réglementaires ministérielles ne sont pas respectées.

Un tel dysfonctionnement, rendu possible par un regrettable manque de cadrage
national déjà dénoncé l'an dernier, mais largement aggravé cette année, pénalise les collègues de terminales (à qui il est demandé de créer eux-mêmes des supports de baccalauréat sans aucune rémunération et ce alors que leur charge de travail s'est considérablement accrue depuis l'an dernier), mais aussi les élèves (qui seront évalués au baccalauréat sur un support conçu localement, sans aucune garantie d'équité par rapport aux élèves d'autres établissements pourtant candidats au même examen national). De fait, les élèves seront évalués au baccalauréat par les professeurs de leur propre établissement, sur des sujets conçus localement par ces mêmes professeurs et en l'absence totale de validation par les corps d'inspection, ce qui multiplie les risques de recours et met les professeurs sous pression.

Le SNES-FSU Espagne déplore le caractère extrêmement tardif de la note de service
ministérielle modifiant les dispositions réglementaires du baccalauréat à compter de la session
2014 (publication au BO le 23 janvier alors que le déroulement des épreuves est prévu "à partir de février"), s'étonne du revirement de dernière minute du rectorat de Toulouse qui aboutit au non-respect des dispositions ministérielles sur le réseau Espagne, et s'inquiète vivement de la valeur accordée au diplôme dans ces conditions. Il continue à défendre le baccalauréat diplôme national et à demander des épreuves terminales, nationales et anonymes en langues vivantes.

Je vous prie de croire, Monsieur, en l'assurance de ma respectueuse considération

neo
Grand sage


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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par Celeborn le Mar 11 Fév 2014 - 23:38

@neo a écrit:
Mais enfin, si nous sommes d'accord sur le fond, tant mieux !

C'est bien entendu l'essentiel.  topela 

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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par Dr Raynal le Mer 12 Fév 2014 - 19:48

Pour être clair, dans mon collège, les cours d'anglais en sixième passent de 4h par semaine à trois. La rectrice "justifie" cela en disant "comme les enfants font de l'anglais dès le CM2, ils arrivent déjà locuteurs (sic!) et point n'est donc besoin de 4 h en sixième, puisqu'une partie du travail est fait" (je traduis sa pensée).
Dans les faits, on va taper dans les HSA et autres joyeusetés pour maintenir els 4h. Mais c'est un marché de dupes. Parce qu'à la fin, avec 3h "officielles", le boulot sera fait, et la rectrice, tout sourire, dira qu'elle a eu bien raison.

Je ne suis pas prof d'Anglais (mais traducteur de vielleriez Angloises, à mes heures) mais la rectrice doit sans doute savoir que les français, jeunes et moins jeunes, sont partout réputés pour leur aisance légendaire à manier la langue de Whitman (plus à la mode en ce moment que William S.).

Ne faudrait ils pas que les collègues de langues claironnent à tous els vents qu'ils ne feront que els ¾ du programme, vu que leur horaire est réduit d'autant, et advienne que pourra ? Parce que sinon, ces mauvaises manières rectorales ne tarderont pas, avec rectitude, à être appliquées dans d'autres matières... N'oubliez pas qu'il faut trouver 50 000 millions d'euros...

Dr Raynal
Niveau 10


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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par Jim Thompson le Sam 8 Mar 2014 - 18:04


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Re: Langues vivantes : quand les recteurs n’en font qu’à leur tête ! Communiqué SNES-FSU

Message par trompettemarine le Sam 8 Mar 2014 - 18:09

@Dr Raynal a écrit:Pour être clair, dans mon collège, les cours d'anglais en sixième passent de 4h par semaine à trois. La rectrice "justifie" cela en disant "comme les enfants font de l'anglais dès le CM2, ils arrivent déjà locuteurs (sic!) et point n'est donc besoin de 4 h en sixième, puisqu'une partie du travail est fait" (je traduis sa pensée).
Dans les faits, on va taper dans les HSA et autres joyeusetés pour maintenir els 4h. Mais c'est un marché de dupes. Parce qu'à la fin, avec 3h "officielles", le boulot sera fait, et la rectrice, tout sourire, dira qu'elle a eu bien raison.

Je ne suis pas prof d'Anglais (mais traducteur de vielleriez Angloises, à mes heures) mais la rectrice doit sans doute savoir que les français, jeunes et moins jeunes, sont partout réputés pour leur aisance légendaire à manier la langue de Whitman (plus à la mode en ce moment que William S.).

Ne faudrait ils pas que les collègues de langues claironnent à tous els vents qu'ils ne feront que els ¾ du programme, vu que leur horaire est réduit d'autant, et advienne que pourra ? Parce que sinon, ces mauvaises manières rectorales ne tarderont pas, avec rectitude, à être appliquées dans d'autres matières... N'oubliez pas qu'il faut trouver 50 000 millions d'euros...

Taper dans les HSA cela veut dire aussi taper dans l'horaire d'autres disciplines.

trompettemarine
Sage


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