Lecture-torture
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Re: Lecture-torture
Ulysse de Joyce... j'y arrive pas
et ça me rend triste...
et Le Pendule de Foucault, de Eco, mais là, ça ne me rend pas triste...
J'ai aussi de pénibles souvenirs de (tentatives de) lectures de Julia Kristeva, pendant mes années fac. Mais cette expérience m'a permis de mesurer à quel point je suis culturellement limitée : c'est un bon travail pour l'égo !
et Le Pendule de Foucault, de Eco, mais là, ça ne me rend pas triste...
J'ai aussi de pénibles souvenirs de (tentatives de) lectures de Julia Kristeva, pendant mes années fac. Mais cette expérience m'a permis de mesurer à quel point je suis culturellement limitée : c'est un bon travail pour l'égo !

carole17- Niveau 6
Re: Lecture-torture
Au risque de me faire lyncher: je n'ai jamais pu lire un Zola... J'en ai pourtant essayé plusieurs, à des âges différents... Rien à faire je n'y arrive pas!
Je garde aussi un horrible souvenir de Lorenzaccio... Allez savoir pourquoi, tout le monde aimait sauf moi... J'étais en secone.
Et finalement l'an dernier nous avions Manatthan Transfer au programme... Je ne l'ai même pas fini, et j'ai tellement détesté que je ne me rappelle même plus l'auteur...
Je garde aussi un horrible souvenir de Lorenzaccio... Allez savoir pourquoi, tout le monde aimait sauf moi... J'étais en secone.
Et finalement l'an dernier nous avions Manatthan Transfer au programme... Je ne l'ai même pas fini, et j'ai tellement détesté que je ne me rappelle même plus l'auteur...

Fofita- Niveau 2
Re: Lecture-torture
Très intéressant, ce post. Finalement, il y a ceux qui aiment se perdre dans le labyrinthe et ceux qui veulent lire à l'air libre
La Route des Flandres sur laquelle l'auteur du post s'enrage est un de mes livres de chevet, comme la Recherche, comme la Modification et, surtout de Butor, les Degrés et l'Emploi du temps. Mais alors, cette année, je reste coi devant Tous les matins du monde que je dois faire étudier en T L. Je l'ai lu onze fois depuis décembre, chaque lecture me prend moins de 20 minutes, et je m'y ennuie, mais à un point ! Rarement autant de vide a pesé aussi lourd.

Cripure- Bon génie
Re: Lecture-torture
Cripure a écrit:Très intéressant, ce post. Finalement, il y a ceux qui aiment se perdre dans le labyrinthe et ceux qui veulent lire à l'air libreLa Route des Flandres sur laquelle l'auteur du post s'enrage est un de mes livres de chevet, comme la Recherche, comme la Modification et, surtout de Butor, les Degrés et l'Emploi du temps. Mais alors, cette année, je reste coi devant Tous les matins du monde que je dois faire étudier en T L. Je l'ai lu onze fois depuis décembre, chaque lecture me prend moins de 20 minutes, et je m'y ennuie, mais à un point ! Rarement autant de vide a pesé aussi lourd.
Tiens, c'est exactement ce que dit ma fille qui est en T L ! Elle me dit qu'elle espère ne pas tomber dessus au bac, car c'est d'après elle un bouquin d'un néant abyssal.
Entre ça et De Gaulle... elle attend patiemment que ça se tire des pattes, mais vivement !

Rikki- Doyen
Re: Lecture-torture
Dwarf a écrit:Nestya a écrit:Décidément, à voir le nombre de critiques négatives, le Nouveau Roman n'a vraiment pas beaucoup de succès.
Au contraire, c'est bon signe : cela montre que le bon sens est toujours la qualité la mieux partagée!
Dwarf a écrit:marquisedemerteuil a écrit:oui, je ne mettais pas Gracq dans le NR, j'évoquais la question de l'histoire. C'est le côté expérimental du NR qui me gêne en fait.
oui, d'autres avis!
Le problème du nouveau roman, c'est que l'écriture ne saurait se suffire à elle-même comme fin. Sauf sur un plan purement formel, mais cela reste expérimental et ne saurait donc, par conséquent, s'adresser à un public durable et devenir un classique. La preuve : la proportion ici-même de lecteurs avertis et éclairés qui n'y trouvent aucun intérêt.
lilith888 a écrit:Dwarf a écrit:
Le problème du nouveau roman, c'est que l'écriture ne saurait se suffire à elle-même comme fin. Sauf sur un plan purement formel, mais cela reste expérimental et ne saurait donc, par conséquent, s'adresser à un public durable et devenir un classique. La preuve : la proportion ici-même de lecteurs avertis et éclairés qui n'y trouvent aucun intérêt.
Ouah... quelle tolérance... J'en déduis donc que je ne fais pas partie de la sphère élitiste des "lecteurs avertis et éclairés"... Flute !
Tu te contredis toi même dans ton message. Oui, le NR est une expérience formelle. Et alors ? Où est le problème ? Je ne vois pas trop ce que tu veux dire. Quant au public durable et à la notion de classique... hum... comment dire, c'est le début de la fin, quoi.
Et le jour où la masse est un gage de qualité, tu me fais signe. Finalement, pas si mécontente que ça d'être hors de la sphère.
Quand je demandais des avis, je demandais des avis éclairés, des arguments, une discussion.... tout ça
Hé bé... Les posts ont plus de deux ans, je ne sais pas si leurs auteurs sont encore là, mais on touche au sublime

Cripure- Bon génie
Re: Lecture-torture
Abraxas a écrit:Dwarf a écrit:marquisedemerteuil a écrit:oui, je ne mettais pas Gracq dans le NR, j'évoquais la question de l'histoire. C'est le côté expérimental du NR qui me gêne en fait.
oui, d'autres avis!
Le problème du nouveau roman, c'est que l'écriture ne saurait se suffire à elle-même comme fin. Sauf sur un plan purement formel, mais cela reste expérimental et ne saurait donc, par conséquent, s'adresser à un public durable et devenir un classique. La preuve : la proportion ici-même de lecteurs avertis et éclairés qui n'y trouvent aucun intérêt.
1. Qu'appelez-vous "lecteurs avertis et éclairés" ? Des profs ? Mais nous ne valons rien en soi — nous ne valons quelque chose qu'en fonction de nos talents, de nos goûts, de nos lectures antérieures, de notre expérience, etc.
2. Franchement, j'ai un peu tendance à penser que l'intérêt de l'écriture, c'est l'écriture. Un texte ne raconte pas une histoire (mais je conçois très bien qu'on le prenne comme ça — après l'agrèg, pendant un an, je me suis désintoxiqué en ne lisant que des polars au premier degré — j'avais fini par devenir une machine à produire de l'explication de textes), mais met en scène sa fabrication. Quoi que ce soit — et c'est très aisé à démontrer. Les littératures qui prétendent dire quelque chose sont d'ailleurs soit d'une naïveté déroutante, soit d'une roublardise confondante.
3. L'intérêt du Nouveau roman (mais en fait de Flaubert, régulièrement invoqué par RG — dans Pour un nouveau roman, par exemple) tient justement à la levée de l'ambiguïté : on n'écrit pas pour être compris, ou incompris, on écrit pour soumettre de nouvelles formes — ou une nouvelle version d'une forme antérieure. Du moins tant qu'on parle de littérature. Le reste, c'est du divertissement, du commerce, de l'idéologie, tout ce que vous voulez, sauf de la littérature.
4. J'ai dit souven que je recrutais volontiers des auteurs nouveaux, pour telle ou telle maison d'édition. Mais il faut bien comprendre que cela ouvre deux pistes — et seulement deux : soit vous avez un témoignage à apporter — l'aspect "document" plus ou moins sur le vif —, soit vous avez une ambition esthétique. Ça ne se recoupe pas, d'ailleurs. On n'écrit pas pour se soulager — il y a d'excellens diarrhéiques pour ça —, on écrit parce qu'on tente de créer une œuvre d'art — et c'est justement en tentant cela qu'on transmet quelque chose, parce que dans toute forme pure le lecteur insérera d'innombrables "messages". Le Nouveau roman avait le culot de refuser l'idéologie, après deux décennies de "littérature engagée" — mais franchement prenez le meilleur de Sartre (les Mots, sans doute, ou la Nausée) et demandez-vous si son souci, en l'écrivant, fut le "message"… Idem pour Robbe-Grillet ou Sarraute — pour prendre deux auteurs aussi opposés que possible, mais qui l'un et l'autre avaient des choix esthétiques cohérents.
Qu'on aime ou non est une toute autre histoire. Ce que nous devons faire passer aux élèves, c'est l'intérêt de la forme. Parce que c'est la seule chose qui honnêtement fasse sens.
Ouf ! Un peu d'air frais !
Je vais me coucher apaisé

Cripure- Bon génie
Re: Lecture-torture
Abraxas a écrit:Je crois même que l'idée vient après — c'est la forme qui l'enfante.
"Je n'ai pas voulu dire, mais voulu faire, et c'est ma volonté de faire qui a voulu ce que j'ai dit"...

Cripure- Bon génie
Re: Lecture-torture
Reine Margot a écrit:Quand j'étais en prépa, mon prof de lettres insitait tout le temps sur le fait de ne jamais dissocier fond et forme (ce qui vient avant, ou après), pour lui les deux étaient indissolublement liées, et 'jai tendance à le suivre là-dessus.
Seulement en prépa ? Quand j'ai commencé à bosser en 88, les instructions pour le commentaire composé au Bac étaient celles que j'avais connues en tant qu'élève : un commentaire qui sépare fond et forme mérite un zéro pointé. C'est la négation même du texte, de l'écriture, du sens.

Cripure- Bon génie
Re: Lecture-torture
en lycée aussi, bien sûr, mais mes 1ers commentaires un peu aboutis je les ai faits en prépa.

Reine Margot- Oracle
Re: Lecture-torture
Cripure a écrit:Abraxas a écrit:Je crois même que l'idée vient après — c'est la forme qui l'enfante.
"Je n'ai pas voulu dire, mais voulu faire, et c'est ma volonté de faire qui a voulu ce que j'ai dit"...Comment l'idée existerait-elle sans forme ? Quelle idée sans mots au préalable ?
Dans l'écriture d'une chanson, c'est plus évident.
A propos de musique, pour répondre au sujet, pour ma part ce sont les polars qui me font l'effet du rap.

Nielsen Rika Bell- Niveau 7
Re: Lecture-torture
Nielsen Rika Bell a écrit:Cripure a écrit:Abraxas a écrit:Je crois même que l'idée vient après — c'est la forme qui l'enfante.
"Je n'ai pas voulu dire, mais voulu faire, et c'est ma volonté de faire qui a voulu ce que j'ai dit"...Comment l'idée existerait-elle sans forme ? Quelle idée sans mots au préalable ?
Dans l'écriture d'une chanson, c'est plus évident.
A propos de musique, pour répondre au sujet, pour ma part ce sont les polars qui me font l'effet du rap.
"les polars", c'est un peu vaste. Il y a quand même un monde entre le dernier SAS et Fred Vargas, non ? Ou entre Lawrence Block et Agatha Christie...

Rikki- Doyen
Re: Lecture-torture
Ma lecture-torture : en fac de lettres L'Astrée d'H. d'Urfé

littlemary- Esprit éclairé
Re: Lecture-torture
Une nouvelle comparaison avec le rap n'est que trop tentante...

Nielsen Rika Bell- Niveau 7
Re: Lecture-torture
Fofita a écrit:Au risque de me faire lyncher: je n'ai jamais pu lire un Zola... J'en ai pourtant essayé plusieurs, à des âges différents... Rien à faire je n'y arrive pas!![]()
Je garde aussi un horrible souvenir de Lorenzaccio... Allez savoir pourquoi, tout le monde aimait sauf moi... J'étais en secone.
Et finalement l'an dernier nous avions Manatthan Transfer au programme... Je ne l'ai même pas fini, et j'ai tellement détesté que je ne me rappelle même plus l'auteur...![]()
Arf, on me l'avait prêté, j'ai essayé, j'ai abandonné. Je ne saurais même plus dire de quoi ça parle. Tout ce que je sais, c'est que j'ai dû péniblement en lire environ 70 pages en me forçant.

Hermione0908- Doyen
Re: Lecture-torture
Au lycée : La Métamorphose de Kafka...Insupportable. Peut-être pourrais-je tenter une nouvelle fois l'expérience mais l'envie n'est toujours pas là! Sur ce, bonne journée

carolo- Niveau 6
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