Charge de travail, perception du métier : un rapport instructif de la DEPP sur les enseignants de langues en collège

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Charge de travail, perception du métier : un rapport instructif de la DEPP sur les enseignants de langues en collège

Message par neo le Mer 19 Fév 2014 - 20:08

Extraits du rapport : http://www.neoprofs.org/t72126p100-l-echec-de-la-reforme-des-langues-le-cafe-pedagogique#2403036
 
Les citations sont issues d'un rapport du Ministère (DEPP) qui vient d'être publié, sur "L’évolution des compétences en anglais, en espagnol et en allemand des élèves en fin de collège" ( http://cache.media.education.gouv.fr/file/204/95/7/DEPP_dossier_2014_204_300957.pdf )

- page 165 [allemand] : 8.2.4 La charge de travail
De manière générale, les professeurs d’allemand de l’échantillon évalué assurent d’avantage d’heures de cours en 2010 qu’en 2004. Au total ils effectuent 17 heures de cours d’allemand par semaine (16,3 en 2004).
Ils consacrent, par semaine, en moyenne 14,5 heures à la préparation de leurs cours d’allemand, soit 2 heures de plus qu’en 2004. Cette augmentation du temps de préparation pourrait être la conséquence du Plan de rénovation des langues, mettant en oeuvre d’autres modalités d’enseignement.

- page 165 [allemand] : 8.2.3 La perception du métier
Que ce soit par la société ou par les élèves, les enseignants d’allemand trouvent leur métier peu valorisé ; cette tendance s’aggrave en 2010. Ainsi, les trois quart d’entre eux (75,5 %) considéraient en 2004 que leur métier était très peu, voire pas du tout, valorisé par la société ; ils sont 81,4 % en 2010.

- page 112 [espagnol] :
Les professeurs d’espagnol assurent en moyenne 17,4 heures de cours d’espagnol par semaine (ils en assuraient en moyenne 16,5 en 2004). Ils consacrent 12,7 heures par semaine à la préparation de leurs cours (ils y consacraient en moyenne 10 heures en 2004).

- page 66 [anglais]: 8.2.3 Vocation
A l’instar de 2004, plus des trois quarts des professeurs (77 %), ont choisi leur cursus universitaire avec l’intention de devenir enseignant d’anglais mais ils sont plus nombreux qu’en 2004 (37,4 % en 2010 contre 26 %) à déclarer qu’ils quitteraient l’enseignement s’ils en avaient l’occasion.
Parallèlement, une évolution de l’estime du métier d’enseignant apparait en 2010 : plus de 7 enseignants sur 10 (6 sur 10 en 2004) pensent que leur profession est très peu valorisée par la société et près de la moitié jugent que leur travail est « très peu »valorisé par leurs élèves.
 
Voir aussi l'article du Café pédagogique, "Collège : L'échec de la réforme des langues" : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/02/19022014Article635283944511520710.aspx

neo
Grand sage


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