Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Luigi_B le Sam 22 Fév - 16:44

Faut voir si l'Internet est bien toujours un adjuvant.  Laughing 

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Lefteris le Sam 22 Fév - 16:45

@retraitée a écrit:On peut aussi faire un schéma quinaire !

L'apprenant, en quête de savoir, ou plutôt de bonnes notes,  avec pour adjuvant le professeur (sans oublier les parents et internet), avec comme opposants sa paresse et son illettrisme ?
Ah non ! le professeur comme opposant à l'auto-construction et au bien-être. Pour la quête, seulement les bonnes notes, pas le savoir...  Ton schéma actanciel est déjà dépassé.

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par retraitée le Sam 22 Fév - 17:26

@Luigi_B a écrit:Faut voir si l'Internet est bien toujours un adjuvant.  Laughing 

C'est sûr, il faut savoir trier!

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par retraitée le Sam 22 Fév - 17:28

@Lefteris a écrit:
@retraitée a écrit:On peut aussi faire un schéma quinaire !

L'apprenant, en quête de savoir, ou plutôt de bonnes notes,  avec pour adjuvant le professeur (sans oublier les parents et internet), avec comme opposants sa paresse et son illettrisme ?
Ah  non ! le professeur comme opposant à l'auto-construction  et au bien-être. Pour la quête, seulement les bonnes notes, pas le savoir...  Ton schéma actanciel est déjà dépassé.

Enfer et damnation, tu as raison.

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Igniatius le Sam 22 Fév - 18:32

@iphigénie a écrit:Laughing 

En faisant mes courses, une évidence m'a soudainement frappée entre le rayon des yaourts et celui des cornichons:
l'école française est une école centrée sur l'incompétence:
chacun fonctionne dans un domaine dont il n'est pas spécialiste: les uns s'improvisent psy, tous, assistantes sociales, nounou à temps partiel , parfois garde-chiourme,éducateur, animateur, et  les enseignants sont invités à enseigner tout sauf ce qu'ils connaissent vraiment, en professionnels:
j'ai pensé tout de suite à la caricature que sont devenus les cours de langues anciennes, qui résument bien les failles du système:
quand on me demande de faire de l'histoire des arts, je suis un amateur qui ne dit que des banalités :je ne connais ni les techniques de la sculpture ni celle de la peinture, je n'ai pas de formation d'architecte. Le seul art que je maîtrise est la littérature: mais c'est pas assez "vaste"...
Quand je leur parle de la cuisine romaine, je n'ai pas les compétences qu'aurait un simple cuisinier, pour les sciences antiques, je n'ai aucune compétence ni scientifique ni sur l'histoire des sciences: je ne peux encore dire que des banalités (quand ce n'est pas une erreur!)

Ce que je sais faire, c'est identifier un COD et traduire des textes ou les commenter littérairement, les situer historiquement: mais ça on ne me le demande plus vraiment, en tout cas c'est loin d'être l'essentiel. On me demande d'initier les élèves au travail du traducteur, mais voilà, je ne suis pas un traducteur.

Et les Tice et les trucs absorbent une grande partie du temps dans des activités parallèles à un noyau qui est absent, inaccessible et finalement laissé de côté. Aboli bibelot d'inanité sonore...

Je me souviens de l'extase d'un simple menuisier, dans une visite touristique, devant une simple porte que tout le monde franchissait le nez en l'air: et qui nous a expliqué pourquoi le travail du bois sur cette porte était l'oeuvre d'un génie. L'oeil du professionnel.

Le système éducatif français est devenu un bazar où tout le monde est appelé à bricoler sans compétence réelle : à l'image de l'usine à gaz des certificats: C2i2e, Cles...tellement opérationnels qu'on ne sait plus comment les supprimer sans attirer l'attention sur leur inanité... Le transdisciplinaire, le statut de l'enseignant qui n'est pas qu'enseignant, etc etc.
Pas étonnant qu'il n'en sorte qu'une masse de branquignols. Ou d'aigris, ou d'inadaptés.

Je voulais écrire quelque chose et puis je t'ai lue : je n'aurais pas mieux dit !

C'est bien ce côté approximatif et bricolé qui me déplaît le plus dans la réforme Châtel : tout le monde tente de faire des trucs pour lesquels il n'a aucune formation spécifique et, de ce fait, le fait mal.
Les profs de techno font de la méthodologie "générale" (mais qu'est-ce ? ) en AP ; les PP de seconde font de l'ECJS quelle que soit leur discipline (dans mon bahut, c'est folklo) en AP, ni maths ni français...

Et pendant ce temps-là, pas de cours...

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Luigi_B le Sam 22 Fév - 19:10

Pour notre bien à tous, iphigénie, ne fais plus de courses...

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Iphigénie le Sam 22 Fév - 20:06

@Luigi_B a écrit:Pour notre bien à tous, iphigénie, ne fais plus de courses...
 lol! lol! 

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Écusette de Noireuil le Dim 23 Fév - 15:58

Sainte Transversalité interdisciplinaire, priez pour nous aal ...

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par User5899 le Dim 23 Fév - 16:34

Iphigénie, vous avez bien raison. Mais ça fait lurette aussi qu'on demande aux professeurs de lettres de s'improviser compétents sur le cinéma, ce qui donne ces séquences pitoyables où l'on voit un film pour "en parler", le ramenant à un thème...

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par InvitéeD2 le Dim 23 Fév - 16:54

Quant à moi, pour rebondir sur ce que disait Iphigénie, je me demande encore pourquoi on a supprimé les heures de soutien de français et de maths, dispensées par des professeurs de la matière et réservées aux élèves en difficultés de chaque classe, pour les remplacer par des heures d'aide aux devoirs au cours desquelles n'importe quel professeur se doit d'aider des élèves qu'il ne connaît pas, dans toutes les matières qui le nécessitent.

C'est ainsi que je me retrouve à devoir aider des 4èmes à faire leurs devoirs de mathématiques ou d'anglais. C'est cohérent avec cette idée qu'un bon enseignant doit pouvoir enseigner n'importe quoi, indépendamment de tout savoir disciplinaire, mais il n'empêche que c'est complètement idiot. Ce n'est pas parce que je suis capable de résoudre leurs problèmes de mathématiques que je suis capable de leur enseigner une notion qu'ils n'auraient pas comprise. (Et encore, je ne vous parle pas de leurs questions concernant l'allemand, langue que je ne maîtrise pas !)

Et c'est ainsi que certains de mes élèves ont été surpris de la note obtenue à un devoir à la maison travaillé en ATP avec un professeur de technologie, et que certains parents se permettent de juger le contenu de nos cours, les devoirs donnés et les notes attribuées, au prétexte qu'ils sont plus âgés que leurs enfants et ont été scolarisés...

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par PauvreYorick le Dim 23 Fév - 17:13

En tout cas, je rends grâces aux yaourts et aux cornichons. Qui eût cru que ces rayons-là illuminaient?


Dernière édition par PauvreYorick le Dim 23 Fév - 19:05, édité 1 fois

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Balthazaard le Dim 23 Fév - 18:46

"aussi qu'on demande aux professeurs de lettres de s'improviser compétents sur le cinéma" et le pire c'est que certains croient l'être...en ayant la connaissance moyenne que l'homme de la rue a de la chose.

Certains le sont peut être réellement mais leur proportion n'a pas de raison d'être plus forte que chez les profs de physique ou de techno ou de n'importe quoi..

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par KinetteKinette le Dim 23 Fév - 22:55

@Luigi_B a écrit:Sur le triangle didactique, il y a aussi Pierre Mérot et un chapitre corrosif de Mammifères.

Extrait:


Les sciences de l'éducation, comme on le voit, sont particulièrement subtiles et éclairantes. Ce n'est pas pour rien que les pédagogues qui les ont inventées les considèrent comme des sciences. L'oncle se grattait la tête. Il n'était pas le seul dans la salle. Certains même se grattaient sous les bras et poussaient de petits cris. D'un geste vif, le barbu, un professeur de français doté d'une culture pluridisciplinaire, traça avec extase ces formules éblouissantes : « E Enseignant », « E’ Enseigné », « S Savoir ». L'oncle, qui commençait à entrevoir le problème, se lança dans un brillant commentaire : « Si je vous comprends bien, fit-il, tout le monde est à égalité dans ce système : E n'est pas supérieur à E’ par rapport à S... » Le barbu le regarda avec des yeux brillants et reconnaissants : « Oui! C'est ça! C'est tout à fait ça! » L'oncle était passé maître dans l'art de la prostitution. Il poursuivit, candide et enthousiaste : « Il ne s'agit plus de transmettre un savoir. L'enseignant n'en sait pas plus que l'enseigné. » Décidément, le barbu trouvait l'oncle très sympathique. « Et d'ailleurs, risqua l'oncle, particulièrement inspiré ce jour-là, il est presque préférable que l'enseignant en sache moins que l'enseigné, si j'ose ce paradoxe... » Le barbu eut un hoquet de joie. Il tenait en la personne de l'oncle un disciple : « Oui! Oui! C'est ça! Oh oui!» L'oncle  maniait le barbu avec dextérité : « C'est un paradoxe, bien sûr... Nous n'irons pas jusque-là... Disons que E doit guider E’ dans l'appropriation de S... » Le barbu poussa de petits gémissements : « Oh oui! Ouuuiiiiii! L’enseigné devient l'acteur de sa propre formation! » L'oncle enflammé poursuivit son discours visionnaire. Il démontra finalement que S et E étaient obsolètes et disparaîtraient bientôt au profit de E’. Il s'empara du feutre turgescent du barbu, et traça génialement ce qui allait devenir le « rond pédagogique » :



Le barbu se mit à jouir bruyamment.
:-D
MERCI!
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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Luigi_B le Ven 25 Avr - 10:14

Attention, sur le triangle didactique, humour de pédagogiste. Bon, ce n'est pas du niveau de Pierre Mérot mais quand même !

http://complotpedagogiste.tumblr.com/

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Clarianz le Ven 25 Avr - 10:15

Pourquoi avoir fait remonter ce topic? Pour proposer un suicide collectif à la clef?

Moi, c'est plutôt l'exil loin et longtemps qui me tente...

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Luigi_B le Ven 25 Avr - 10:21

Tu ne serais pas un peu réactionnaire, toi ?  Twisted Evil 

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Nom d'utilisateur le Ven 25 Avr - 11:37

@liliepingouin a écrit:teaching?
learning?
Les mots français n'existent pas peut-être? Ah, mais c'est qu'ils ne font pas "in".Sans doute qu'utiliser des mots anglais donne l'impression que l'on manie de meilleurs concepts...  heu 

Peut-être pas meilleurs, mais des concepts, assurément. Parce que ce sont des substantifs ; or, en français en tout cas, les concepts impliquent des substantifs. Apprentissage et enseignement auront paru à l'auteur (collectif ?) de ces innovations trop chargés de connotations ; quant à la conversion VERBE=>NOM donnant l'apprendre et l'enseigner, elle fait tout autant ricaner.

On pourrait baptiser ça "les concepts en -ing" : noms qui ont vocation à désigner des concepts ou des pratiques avec la particularité de "sonner globish" ("bashing" a son entrée dans le segment breton de la Wikipedia). Ces mots s'emploient certes aussi dans une langue comme l'allemand dont la tradition philosophique possède pourtant un modèle simplissime de déverbaux par conversion.

La discussion de ce fil suggère que ces "concepts en -ing" constituent un homologue langagier aux triangles et autres figurations géométriques utilisées dans les présentations didactiques (les présentations d'allure algorithmique ont fait long feu, n'auront été qu'un bref épisode). Leur perception est en tout cas similaire : les uns y trouvent un semblant du frisson de l'abstraction, les autres rigolent sous cape lorsqu'ils ne sont pas purement et simplement irrités.

Très difficile de comprendre si ces procédés permettent effectivement d'articuler quelque pensée qui ne le serait pas sans eux.

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Clarianz le Ven 25 Avr - 11:38

@Luigi_B a écrit:Tu ne serais pas un peu réactionnaire, toi ?  Twisted Evil 


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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par PauvreYorick le Ven 25 Avr - 11:49

@Nom d'utilisateur a écrit: en français en tout cas, les concepts impliquent des substantifs
Je trouve ça curieux, comme affirmation. Peut-être que je ne comprends pas exactement. S'agit-il juste de dire que le choix des noms abstraits « fait conceptuel » ? (J'ai l'impression que ça va plus loin.)

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par Nom d'utilisateur le Ven 25 Avr - 11:51

@PauvreYorick a écrit:
@Nom d'utilisateur a écrit: en français en tout cas, les concepts impliquent des substantifs
Je trouve ça curieux, comme affirmation. Peut-être que je ne comprends pas exactement. S'agit-il juste de dire que le choix des noms abstraits « fait conceptuel » ? (J'ai l'impression que ça va plus loin.)

En français, les dictionnaires philosophiques sont essentiellement des listes de substantifs.
(rien à voir avec abstrait versus concret)
edit : ne pas m'opposer a priori , amoral ou autre scientifique du Lalande, hein ! au demeurant isolés, et reformulés à grand renfort de substantifs dans le corps des articles correspondants. Quant au Dictionnaire Martin Heidegger, sans doute en rapport avec la philosophie dudit : t'fiou, rien que des substantifs (y compris "l'agir"). En chinois ou en indonésien, c'est très différent, forcément.

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par PauvreYorick le Ven 25 Avr - 12:52

Bon, il se confirme que je n'ai rien compris Very Happy (mais c'est HS dans le fil, donc pas grave, à remettre à plus tard).

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Re: Emmanuel Davidenkoff regrette que "l’école française [...] place résolument l’enseignant au cœur du système".

Message par User5899 le Ven 25 Avr - 15:24

@Nom d'utilisateur a écrit:
@liliepingouin a écrit:teaching?
learning?
Les mots français n'existent pas peut-être? Ah, mais c'est qu'ils ne font pas "in".Sans doute qu'utiliser des mots anglais donne l'impression que l'on manie de meilleurs concepts...  heu 

Peut-être pas meilleurs, mais des concepts, assurément. Parce que ce sont des substantifs ; or, en français en tout cas, les concepts impliquent des substantifs. Apprentissage et enseignement auront paru à l'auteur (collectif ?) de ces  innovations trop chargés de connotations ; quant à la conversion VERBE=>NOM donnant l'apprendre et l'enseigner, elle fait tout autant ricaner.

On pourrait baptiser ça "les concepts en -ing" : noms qui ont vocation à désigner des concepts ou des pratiques avec la particularité de "sonner globish" ("bashing" a son entrée dans le segment breton de la Wikipedia). Ces mots s'emploient certes aussi dans une langue comme l'allemand dont la tradition philosophique possède pourtant un modèle simplissime de déverbaux par conversion.

La discussion de ce fil suggère que ces "concepts en -ing" constituent un homologue langagier aux triangles et autres figurations géométriques utilisées dans les présentations didactiques (les présentations d'allure algorithmique ont fait long feu, n'auront été qu'un bref épisode). Leur perception est en tout cas similaire : les uns y trouvent un semblant du frisson de l'abstraction, les autres rigolent sous cape lorsqu'ils ne sont pas purement et simplement irrités.

Très difficile de comprendre si ces procédés permettent effectivement d'articuler quelque pensée qui ne le serait pas sans eux.
Petit hommage au grand Reiser :
"J'ai fait du jogging.
J'ai fait du karting.
J'ai fait du trecking.
Je m'emmerding toujours autant"

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