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InviteeF
Grand Maître

Re: Suède, génération éducation enfant roi

par InviteeF le Dim 23 Fév 2014 - 15:29
Je suis assez d'accord avec ce qu'a dit The Educator: j'élève mon enfant comme je veux et le premier qui, chez moi, s'autorise un jugement de valeur comme s' il était une autorité suprême n'aura plus jamais l'occasion de me reparler.

En revanche, à l'extérieur, je fais de mon mieux pour épargner ceux qui n'ont pas choisi de fréquenter mon nouveau-né: je ne prends pas les transports en commun,  je ne fais les courses qu'au créneau où
- elle est calme
- mon mari est libre et l'un de nous peut sortir du magasin si elle pleure
sinon,  je fais un drive...
Quand je vais à la bibliothèque, j'écourte dès qu'elle commence à chouiner. Etc. Chez les autres, je n'y vais que si
1. Ils ont des jeunes enfants
2. Je sais que je pourrai m'isoler quelque part sans gêner

Ce qui est bien, c'est que cela a achevé de faire le tri dans mon entourage Laughing
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Nasopi
Bon génie

Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Nasopi le Dim 23 Fév 2014 - 18:08
J'ai eu plusieurs fois des remarques comme quoi mes enfants étaient mal élevés, etc., et c'était tellement douloureux que pendant des années je n'ai plus osé rien faire avec eux, même simplement me balader, et on restait claquemuré à la maison.
Quand ils sont rentrés à l'IME, j'ai vu que leurs éducateurs faisaient plein de trucs avec eux ; j'ai parlé de cette crainte continuelle que j'avais de déranger, à cause des réflexions que je me prenais à chaque fois que je les sortais. Ils m'ont répondu : "Mais nous aussi, on entend ce genre de réflexion. Tant pis pour les gens s'ils sont intolérants, à un moment il faut accepter aussi de vivre avec les autres".
Il m'a fallu faire tout un travail sur moi, mais depuis quelques temps j'ose de nouveau sortir avec mes enfants, les emmener au restaurant, au cinéma. Et j'essaie de ne pas écouter les remarques (c'est vrai aussi que j'en ai moins, parce que maintenant qu'ils sont plus grands, les gens comprennent plus vite que ce n'est pas une question d'éducation).
Voilà, juste pour rappeler que quelquefois, les enfants-rois-pourris-gâtés que vous pouvez croiser, ce sont simplement des enfants autistes, et que vos réflexions éventuelles peuvent faire très très mal.  Wink

_________________
"Donne-moi la sérénité nécessaire pour accepter telles qu’elles sont les choses qu’on ne peut pas changer, donne-moi le courage de changer celles qui doivent l’être ; donne-moi la sagesse qui permet de discerner les unes et les autres." (Marc-Aurèle)
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Kimberlite
Fidèle du forum

Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Kimberlite le Dim 23 Fév 2014 - 23:49
@philann a écrit:
@Dinosaura a écrit:Dans le domaine de l'éducation comme ailleurs, l'enfer est souvent pavé...

Jusques à quand on va devoir supporter ces idéologies pseudo-émancipatrices post-soixante-huitardes ?... (peut-être tant que la "gauche" ne le sera plus économiquement, je dis ça...)

Ah mais tu peux parfaitement être de droite et reac' et défendre quand même ce genre d'éducation...il suffit d'être né en Allemagne de l'ouest et de lutter contre "la pédagogie noire menant directement au nazisme" (sic).

Je me suis longtemps expliqué le faible taux de natalité des allemands par le caractère insupportable des enfants (et de leurs mères! furieux ). Ce qui m'étonne en Suède, c'est leur taux de natalité. Cela tendrait à prouver que celui-ci est vraiment lié à la capacité d'insertion professionnelle de la mère avant toute autre considération. Twisted Evil Laughing 
Euh... on ne connaît pas la même Allemagne!
Là où j'ai vécu (Franconie), j'ai vu des enfants dans l'ensemble bien mieux élevés qu'en France...
Des ados bien plus respectueux aussi (les gens parlaient de quelques problèmes dans la ville comme si  c'était la fin du monde :-D).

Je me souviens aussi des jeunes ados allemands quand j'étais allée en échange en Allemagne: ils étaient plus autonomes que les élèves de notre classe, mais aussi bien moins cons (plus de respect pour les profs, pas d'histoire d'habits de marque, etc...).

Et le respect est aussi plus développé dans l'ensemble de la société (cf. les voitures qui s'arrêtent pour les piétons, les relations dans les magasins, etc....

K
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Kimberlite
Fidèle du forum

Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Kimberlite le Lun 24 Fév 2014 - 0:04
@Carabas a écrit:Je dois être une chieuse, je fais partie des gens qui n'aiment pas les voitures qui roulent trop vite en ville, les supporters braillards, les mecs bourrés, les dragueurs lourds et les voisins bruyants...

C'est aussi que si en ville chacun y va de son petit bruit, on ne dort plus, on ne vit plus. Il y a un "bruit de la vie" tolérable et normal, mais ensuite il y a une limite pour ne pas rendre dingues les autres. La musique à fond à pas d'heure, les bricolages du dimanche, les gosses qui courent toute la journée, les gens qui se croient tout seuls dans la rue (ou au ciné, ou en bibli, ou au supermarché) oui, je trouve ça chiant.
Moi aussi je suis une chieuse :-D.
Je râle contre le bruit des voisins s'ils passent leur tondeuse sans arrêt, font du bruit trop tard, ou me cassent les oreilles avec de la musique de merde trop forte.
Je râle contre ceux qui roulent trop vite (j'ai vu un gamin passer sous l'avant d'une bagnole... je ne sais pas ce qu'il est devenu, car il y a vite eu trop de monde et il y avait un toubib, mais ça reste dans les souvenirs).
Je râle contre les mecs ivres qui font chier le monde (pas le type juste gai qui chante et titube un peu...).
Je râle contre les connards qui draguent lourdement (pas le mec qui taquine un peu avec le sourire).
Je râle contre les supporters de foot qui hurlent leur joie et klaxonnent toute la nuit (j'ai habité dans le sud: en plus, quand tu entends une bande passer bruyamment dans une rue, un soir de match, tu as du mal à dormir car tu te demandes ce qui sera cassé le lendemain). Qu'ils fassent un peu de bruit durant une journée, je supporte (même si je n'apprécie pas plus que ça).
Ceci dit, je râle quand j'en parle, mais je dis rarement les choses directement aux fautifs: des comportements liés à un manque d'éducation, c'est malheureusement trop tard pour les changer. Et j'ai aussi l'expérience qu'on peut facilement se faire agresser pour presque rien, donc j'évite de chercher les problèmes.

Il y a des limites à tout: autant j'ai été choquée d'habiter dans une résidence où il n'y avait quasiment que des vieux, et où le syndic s'en était pris à la seule famille habitant sur place car "les jeux étaient interdits dans l'enceinte de la résidence" (des gamins adorables, qui n'embêtaient personne et étaient très calmes...), autant je pense que chacun devrait avoir un minimum d'éducation pour savoir réfléchir aux conséquences de ses actes, et changer de comportement si celui-ci peut agresser les autres.

K
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Lefteris
Empereur

Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Lefteris le Lun 24 Fév 2014 - 7:25
@Sphinx a écrit:
@Tristana a écrit:
@Lefteris a écrit:Un truc qui m'agace aet m'amuse en même temps  -j'aime bien observer autour de moi et railler, c'est pas charitable  - c'est leur rapport à la nourriture , chez nous, les sauvages , ou pire en Italie (en Grèce, je n'en parle même pas ,  quand ils voient la tambouille dans les fourneaux, parce que c'est le seul moyen de leur expliquer  Razz  ) : cet air mi-suspicieux /mi-dégoûté devant ce qu'ils ne connaissent pas (hors la pizza). Dès fois qu'on les empoisonnerait , hein ...

Oh c'est très français ça aussi, cet oeil méfiant face à tout ce qui ne ressemble pas à de la gastronomie française...

Et ces connaissances italiennes qui viennent à Paris, refusent de manger autre chose que des pâtes et se plaignent que ce n'est pas préparé correctement  Razz

Il y avait cette case dans Astérix aux Jeux Olympiques où les Gaulois disaient que l'agneau n'était pas mauvais, mais que ça ne valait pas celui de la maison, je crois que c'est un comportement universel en fait.

Et les enfants qui braillent dans le train, alors ?

J'observe aussi mes compatriotes et je vois souvent une différence : ils essayent plus systématiquement, ils goûtent, ils commentent. Quitte à en parler des jours et des jours, à se plaindre au besoin,  et n'avoir plus que ce sujet de conversation ...  Razz .

Quant aux chiards braillards , j'en veux surtout aux parents qui font comme si de rien n'était, qui ne s'excusent même pas. Il est normal que des gosses s'agitent, mais il est tout aussi normal que les adultes fassent leur boulot d'adultes.

_________________
"La réforme [...] c'est un ensemble de décrets qui s'emboîtent les uns dans les autres, qui ne prennent leur sens que quand on les voit tous ensemble".
(F. Robine , penseure moderne,  dans son cours sur sa réforme, expliquant comment le piège s'est progressivement mis en place depuis 2013, par la stratégie du puzzle).

« Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, le genre humain restera partagé en deux classes : celles des hommes qui raisonnent et celles des hommes qui croient, celle des maîtres et celle des esclaves ».Condorcet (autre penseur, mais ancien et périmé)
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philann
Doyen

Re: Suède, génération éducation enfant roi

par philann le Lun 24 Fév 2014 - 8:03
KinetteKinette a écrit:
@philann a écrit:
@Dinosaura a écrit:Dans le domaine de l'éducation comme ailleurs, l'enfer est souvent pavé...

Jusques à quand on va devoir supporter ces idéologies pseudo-émancipatrices post-soixante-huitardes ?... (peut-être tant que la "gauche" ne le sera plus économiquement, je dis ça...)

Ah mais tu peux parfaitement être de droite et reac' et défendre quand même ce genre d'éducation...il suffit d'être né en Allemagne de l'ouest et de lutter contre "la pédagogie noire menant directement au nazisme" (sic).

Je me suis longtemps expliqué le faible taux de natalité des allemands par le caractère insupportable des enfants (et de leurs mères! furieux ). Ce qui m'étonne en Suède, c'est leur taux de natalité. Cela tendrait à prouver que celui-ci est vraiment lié à la capacité d'insertion professionnelle de la mère avant toute autre considération. Twisted Evil Laughing 
Euh... on ne connaît pas la même Allemagne!
Là où j'ai vécu (Franconie), j'ai vu des enfants dans l'ensemble bien mieux élevés qu'en France...
Des ados bien plus respectueux aussi (les gens parlaient de quelques problèmes dans la ville comme si  c'était la fin du monde :-D).

Je me souviens aussi des jeunes ados allemands quand j'étais allée en échange en Allemagne: ils étaient plus autonomes que les élèves de notre classe, mais aussi bien moins cons (plus de respect pour les profs, pas d'histoire d'habits de marque, etc...).

Et le respect est aussi plus développé dans l'ensemble de la société (cf. les voitures qui s'arrêtent pour les piétons, les relations dans les magasins, etc....

K

Pour ce qui est du respect des règles de l'ensemble de la société je suis d'accord! Mais pour ce qui est des enfants allemands, je les trouve beaucoup plus autonomes (ça c'est vrai, mais à partir d'un certain âge!) mais souvent "rois de la terre" chez eux, très irrespectueux en classe où tout le monde parle et mange pendant que le prof fait cours... Et les parents arrêtent de vivre, je pense notamment aux adultes qui sortent de repas en plein milieu pour aller jouer avec leur gamin scène pas du tout exceptionnelle.
Ce n'est pas une charge anti-allemands (surtout que l'on devient pareil), c'est un pays que j'adore, dont j'enseigne la langue et où j'ai vécu de nombreuses années (Berlin et Münster). J'y ai en prime de la famille (Mayence), mais je loue mon cousin tous les jours d'avoir épousé une femme d'Allemagne de l'Est dont les principes éducatifs ne sont pas du tout ceux que j'ai décrit.  Very Happy 

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Malaga
Modérateur

Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Malaga le Lun 24 Fév 2014 - 8:41
Mon mari et moi sommes d'accord sur un principe d'éducation : nos enfants n'ont pas à gêner les autres. C'est sûrement dû au fait que nous avons été élevés comme cela.
Ainsi, quand j'étais petite, nous jouions souvent dans la salle à manger. Mais quand mes parents avaient des invités, nous n'étions pas autorisés à y jouer afin de ne pas les gêner et nous allions dans nos chambres.

Je n'irai pas dans un restaurant "chic" avec mon fils car je sais qu'il dérangerait les personnes qui y viennent dîner (car ces personnes attendent du calme). En revanche, je ne comprendrais pas des personnes qui râlent parce que des enfants font du bruit dans des restos familiaux comme celui évoqué par Elyas ou à McDo par exemple.

De même, à la plage, les enfants crient, jouent, c'est normal. En revanche, ils n'ont pas à envoyer du sable sur les gens et si mes enfants le font, je leur demande de faire attention et je vais m'excuser.

Enfin, tout est une question d'âge. Plus un enfant est grand, moins il a d'excuses (et ses parents avec) de gêner les autres.

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J'utilise des satellites coûtant plusieurs millions de dollars pour chercher des boîtes Tupperware dans la forêt ; et toi, c'est quoi ton hobby ?
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philann
Doyen

Re: Suède, génération éducation enfant roi

par philann le Lun 24 Fév 2014 - 8:50
Malaga!  veneration 
t'as tout dit!!

Du reste, les enfants ne sont souvent que le reflet des adultes. Quand les adultes font attention aux autres, les enfants ont plus de chance de le faire et on ne peut pas attendre d'enfants qu'ils fassent ce que nombre d'adultes ne font pas (attention aux autres, excuses, silence relatif). Il n'empêche que lorsqu'on se salue, lorsque quelqu'un tient une porte; lorsqu'une voiture s'arrête pour laisser passer un piéton etc...ce sont des petits gestes que personnellement j'apprécie  Very Happy 

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Dinosaura
Habitué du forum

Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Dinosaura le Lun 24 Fév 2014 - 9:43
Malaga, Philann +1

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Dwarf
Grand Maître

Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Dwarf le Lun 24 Fév 2014 - 11:48
@Dinosaura a écrit:Malaga, Philann +1
Itou!

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Kimberlite
Fidèle du forum

Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Kimberlite le Lun 24 Fév 2014 - 12:24
@philann a écrit:
KinetteKinette a écrit:
@philann a écrit:

Ah mais tu peux parfaitement être de droite et reac' et défendre quand même ce genre d'éducation...il suffit d'être né en Allemagne de l'ouest et de lutter contre "la pédagogie noire menant directement au nazisme" (sic).

Je me suis longtemps expliqué le faible taux de natalité des allemands par le caractère insupportable des enfants (et de leurs mères! furieux ). Ce qui m'étonne en Suède, c'est leur taux de natalité. Cela tendrait à prouver que celui-ci est vraiment lié à la capacité d'insertion professionnelle de la mère avant toute autre considération. Twisted Evil Laughing 
Euh... on ne connaît pas la même Allemagne!
Là où j'ai vécu (Franconie), j'ai vu des enfants dans l'ensemble bien mieux élevés qu'en France...
Des ados bien plus respectueux aussi (les gens parlaient de quelques problèmes dans la ville comme si  c'était la fin du monde :-D).

Je me souviens aussi des jeunes ados allemands quand j'étais allée en échange en Allemagne: ils étaient plus autonomes que les élèves de notre classe, mais aussi bien moins cons (plus de respect pour les profs, pas d'histoire d'habits de marque, etc...).

Et le respect est aussi plus développé dans l'ensemble de la société (cf. les voitures qui s'arrêtent pour les piétons, les relations dans les magasins, etc....

K

Pour ce qui est du respect des règles de l'ensemble de la société je suis d'accord! Mais pour ce qui est des enfants allemands, je les trouve beaucoup plus autonomes (ça c'est vrai, mais à partir d'un certain âge!) mais souvent "rois de la terre" chez eux, très irrespectueux en classe où tout le monde parle et mange pendant que le prof fait cours... Et les parents arrêtent de vivre, je pense notamment aux adultes qui sortent de repas en plein milieu pour aller jouer avec leur gamin scène pas du tout exceptionnelle.
Ce n'est pas une charge anti-allemands (surtout que l'on devient pareil), c'est un pays que j'adore, dont j'enseigne la langue et où j'ai vécu de nombreuses années (Berlin et Münster). J'y ai en prime de la famille (Mayence), mais je loue mon cousin tous les jours d'avoir épousé une femme d'Allemagne de l'Est dont les principes éducatifs ne sont pas du tout ceux que j'ai décrit.  Very Happy 
Bof... en Bavière et en Franconie on ne voit pas ça. Je ne sais pas si c'est représentatif de toute l'Allemagne.
Les allemands ont un autre rapport à la nourriture (importance moindre des repas et du "rituel" qui va avec) mais dans les magasins, on ne voit pas des gamins faire des scènes comme en France, toucher à tout, etc...
Ceci dit, dans tous les restaurants où j'ai mis les pieds, je n'ai jamais vu de gamins mettre le bazar comme on peut parfois le voir en France (les allemands sont plus détendus au restaurant, mais savent se tenir en général. Je ne parle évidemment pas des moments  où la bière coule à flots, mais c'est une autre histoire).

Le fait de pouvoir manger en cours est tout simplement accepté (ça ne fait pas partie des interdits). Je l'ai vu faire quand j'étais collégienne, mais les élèves étaient par contre beaucoup plus respectueux du travail du prof (je n'ai pas vu d'élèves parler, il n'avaient pas de mépris de l'enseignant... et pourtant j'ai aussi vu de mauvais enseignants dans les cours auxquels j'ai pu assister).
Les allemands ont en fait à mon sens des repères beaucoup plus clairs de ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas, et leur rapport à l'autorité est  très différent. Je ne dis pas que la société est parfaite (j'ai même été agacée par certains aspects culturels), mais son fonctionnement global semble moins problématique que ce que l'on voit se généraliser en France.

K.
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philann
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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par philann le Lun 24 Fév 2014 - 12:32
Je suis contente que tu aies eu un autre vécu mais pour connaître 3 des 4 coins de l'Allemagne, je maintiens. Et entre la famille, le fait d'y avoir vécu, étudié et travaillé...je pense pouvoir généraliser aussi bien sur l'Allemagne que sur la France. (avec toutes les erreurs et approximations de la généralisation)

Même enfant, le comportement des élèves et des enfants me choquaient, et je passe sur le fait, que reprendre un enfant en public est difficile car il y a toujours quelqu'un pour te reprocher d'engueuler le gamin. Rolling Eyes 

En revanche, je me demande si le caractère traditionnel/conservateur de la Bavière n'a pas un aspect "positif" sur l'éducation des enfants! C'est une vraie question car je ne connais pas du tout la région!

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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Pseudo le Lun 24 Fév 2014 - 12:54
@Carabas a écrit:Sauf que les restaus où je vais ne sont pas spécialement adaptés. Ce sont les parents qui imposent leurs enfants (de 3 ans, pas couchés à 23h...)

Ce que tu décris, c'est juste parfait, mais en région parisienne, je ne l'ai simplement jamais vu.

Et j'ai été élevée avec l'idée qu'en tant qu'enfant, je ne devais pas gêner les autres. Il est vrai que j'étais enfant unique (et pas pourrie gâtée comme le veut le cliché) et timide et discrète de caractère. Il est possible du coup que j'attende des enfants qu'ils ne gênent pas. Cela dit, je ne pense non plus être une revêche intolérante quand je dis que je n'aime pas les enfants qui braillent et qui courent dans un restau (ou un supermarché, ou une bibliothèque)... Mais quand on dit ça aujourd'hui, on est taxé d'intolérance...

Moi si. A Paris, j'ai tout vu.
Hier je suis allée dans une guinguette plutôt branchouille mais familiale. Il y avait bcp d'enfant, un peu de bruit mais c'était tout à fait supportable. J'y ai lu pendant plusieurs heures.
Mais j'ai connu aussi les morveux braillards et ultra pénible. Je pense à un autre lieu branchouille, où des gosses sont autorisés sous les regards amoureux de leurs parents à casser les oreilles et les pieds (au sens propre comme au sens figuré) du malheureux venu là prendre un verre. Ce que je trouve positivement insupportable.

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Pseudo
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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Pseudo le Lun 24 Fév 2014 - 13:06
Voli vola a écrit:Je suis assez d'accord avec ce qu'a dit The Educator: j'élève mon enfant comme je veux et le premier qui, chez moi, s'autorise un jugement de valeur comme s' il était une autorité suprême n'aura plus jamais l'occasion de me reparler.

Oh, je pense que peu de gens émettent un jugement de valeur à haute voix. En revanche, effectivement, il est probable que je ne mette plus les pieds chez quelqu'un chez qui j'ai passé un moment affreux à cause de ses gosses (ou d'autre chose d'ailleurs). Mon masochisme a des limites.
J'ai souvenir de deux expériences, particulièrement gratinées, où il était impossible d’avoir une conversation un tant soit peu suivi à cause des chiards de la maisonnée. Et je ne parle même pas de leurs réflexions déplacés voire désobligeante toujours excusées par leurs parents (mais c'est tellement drôle un enfant qui s'exprime...). Je me suis abstenue les fois suivante avec un ouf de satisfaction.
Dans un des cas, les parents avaient décidé d'enlever leur progéniture de l'école, parce que l'école refusait de s'adapter à leurs merveilles, et j'ai été soulagé pour les collègues.

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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par InviteeF le Lun 24 Fév 2014 - 13:13
@Pseudo a écrit:
Voli vola a écrit:Je suis assez d'accord avec ce qu'a dit The Educator: j'élève mon enfant comme je veux et le premier qui, chez moi, s'autorise un jugement de valeur comme s' il était une autorité suprême n'aura plus jamais l'occasion de me reparler.

Oh, je pense que peu de gens émettent un jugement de valeur à haute voix. En revanche, effectivement, il est probable que je ne mette plus les pieds chez quelqu'un chez qui j'ai passé un moment affreux à cause de ses gosses (ou d'autre chose d'ailleurs). Mon masochisme a des limites.
J'ai souvenir de deux expériences, particulièrement gratinées, où il était impossible d’avoir une conversation un tant soit peu suivi à cause des chiards de la maisonnée. Et je ne parle même pas de leurs réflexions déplacés voire désobligeante toujours excusées par leurs parents (mais c'est tellement drôle un enfant qui s'exprime...). Je me suis abstenue les fois suivante avec un ouf de satisfaction.
Dans un des cas, les parents avaient décidé d'enlever leur progéniture de l'école, parce que l'école refusait de s'adapter à leurs merveilles, et j'ai été soulagé pour les collègues.
Encore heureux, que peu émettent à voix haute, depuis quand va - t - on chez les gens et se permet - on des réflexions désagréables quand on peut s' occuper de ses propres oignons chez soi ? Smile
Je n'ai qu'un enfant très jeune et elle pleure peu, mais je refuse de la laisser parquée dans sa chambre à hurler ou de lui coller une tétine parce que ce serait "l'heure de la sieste". Si elle ne dort pas, je la garde avec moi, le plus souvent dans les bras. J'ai eu droit à deux réflexions du genre "oh ça sent les futurs caprices" et "il faut apprendre que quand c'est l'heure de la sieste, c'est l'heure de la sieste".
Bon. Si tu n'es pas capable de supporter la vue d'un bébé souriant et silencieux (ou gazouillant) dans mes bras ou dans un transat / une poussette / sur un tapis de jeu,  ne viens plus chez moi... et j'ajoute in petto seulement car je suis bien élevée "et enferme-toi chez toi, on ne sait jamais, des fois que tu croiserais dans la rue un autre individu que ceux sur qui tu acceptes de poser les yeux"

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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par InviteeF le Lun 24 Fév 2014 - 13:21
C'est simple : MA maison (ou MA voiture ou MA salle de classe) = MES règles.
Si elles ne conviennent pas, la porte de sortie est grande ouverte. 

Dans mon territoire, ce n'est pas une démocratie.
Quand je suis hors de ces espaces, je me plie aux règles fixées par autrui et je fais de mon mieux pour ne gêner personne et je ne me permets aucune réflexion
 J'attends la même politesse élémentaire chez moi. Sous peine d'expulsion immédiate dans le cas contraire.

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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par lilith888 le Lun 24 Fév 2014 - 13:25
punaise, ça donne envie...  :shock: 
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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Pseudo le Lun 24 Fév 2014 - 13:27
Voli vola a écrit:
@Pseudo a écrit:
Voli vola a écrit:Je suis assez d'accord avec ce qu'a dit The Educator: j'élève mon enfant comme je veux et le premier qui, chez moi, s'autorise un jugement de valeur comme s' il était une autorité suprême n'aura plus jamais l'occasion de me reparler.

Oh, je pense que peu de gens émettent un jugement de valeur à haute voix. En revanche, effectivement, il est probable que je ne mette plus les pieds chez quelqu'un chez qui j'ai passé un moment affreux à cause de ses gosses (ou d'autre chose d'ailleurs). Mon masochisme a des limites.
J'ai souvenir de deux expériences, particulièrement gratinées, où il était impossible d’avoir une conversation un tant soit peu suivi à cause des chiards de la maisonnée. Et je ne parle même pas de leurs réflexions déplacés voire désobligeante toujours excusées par leurs parents (mais c'est tellement drôle un enfant qui s'exprime...). Je me suis abstenue les fois suivante avec un ouf de satisfaction.
Dans un des cas, les parents avaient décidé d'enlever leur progéniture de l'école, parce que l'école refusait de s'adapter à leurs merveilles, et j'ai été soulagé pour les collègues.
Encore heureux, que peu émettent à voix haute, depuis quand va - t - on chez les gens et se permet - on des réflexions désagréables quand on peut s' occuper de ses propres oignons chez soi ? Smile
Je n'ai qu'un enfant très jeune et elle pleure peu, mais je refuse de la laisser parquée dans sa chambre à hurler ou de lui coller une tétine parce que ce serait "l'heure de la sieste". Si elle ne dort pas, je la garde avec moi, le plus souvent dans les bras. J'ai eu droit à deux réflexions du genre "oh ça sent les futurs caprices" et "il faut apprendre que quand c'est l'heure de la sieste, c'est l'heure de la sieste".
Bon. Si tu n'es pas capable de supporter la vue d'un bébé souriant et silencieux (ou gazouillant) dans mes bras ou dans un transat / une poussette / sur un tapis de jeu,  ne viens plus chez moi... et j'ajoute in petto seulement car je suis bien élevée "et enferme-toi chez toi, on ne sait jamais, des fois que tu croiserais dans la rue un autre individu que ceux sur qui tu acceptes de poser les yeux"

Quand un gamin me renverse sciemment son jus d'orange sur les pieds, j'ai pendant quelques secondes l'envie de dire ce que j'en pense. Pareil quand un autre me tire la manche en me disant "tais-toi" parce qu'il veut causer à sa mère. Mais il est vrai que je ne dis rien. Mais que je ne reviens pas.
Il ne me viendrais pas à l'idée de dire quoique ce soit tant que le morveux ne m'agresse pas. Il peut gazouiller où il veut, je m'en tamponne.

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InviteeF
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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par InviteeF le Lun 24 Fév 2014 - 13:31
@Pseudo a écrit:
Voli vola a écrit:
@Pseudo a écrit:

Oh, je pense que peu de gens émettent un jugement de valeur à haute voix. En revanche, effectivement, il est probable que je ne mette plus les pieds chez quelqu'un chez qui j'ai passé un moment affreux à cause de ses gosses (ou d'autre chose d'ailleurs). Mon masochisme a des limites.
J'ai souvenir de deux expériences, particulièrement gratinées, où il était impossible d’avoir une conversation un tant soit peu suivi à cause des chiards de la maisonnée. Et je ne parle même pas de leurs réflexions déplacés voire désobligeante toujours excusées par leurs parents (mais c'est tellement drôle un enfant qui s'exprime...). Je me suis abstenue les fois suivante avec un ouf de satisfaction.
Dans un des cas, les parents avaient décidé d'enlever leur progéniture de l'école, parce que l'école refusait de s'adapter à leurs merveilles, et j'ai été soulagé pour les collègues.
Encore heureux, que peu émettent à voix haute, depuis quand va - t - on chez les gens et se permet - on des réflexions désagréables quand on peut s' occuper de ses propres oignons chez soi ? Smile
Je n'ai qu'un enfant très jeune et elle pleure peu, mais je refuse de la laisser parquée dans sa chambre à hurler ou de lui coller une tétine parce que ce serait "l'heure de la sieste". Si elle ne dort pas, je la garde avec moi, le plus souvent dans les bras. J'ai eu droit à deux réflexions du genre "oh ça sent les futurs caprices" et "il faut apprendre que quand c'est l'heure de la sieste, c'est l'heure de la sieste".
Bon. Si tu n'es pas capable de supporter la vue d'un bébé souriant et silencieux (ou gazouillant) dans mes bras ou dans un transat / une poussette / sur un tapis de jeu,  ne viens plus chez moi... et j'ajoute in petto seulement car je suis bien élevée "et enferme-toi chez toi, on ne sait jamais, des fois que tu croiserais dans la rue un autre individu que ceux sur qui tu acceptes de poser les yeux"

Quand un gamin me renverse sciemment son jus d'orange sur les pieds, j'ai pendant quelques secondes l'envie de dire ce que j'en pense. Pareil quand un autre me tire la manche en me disant "tais-toi" parce qu'il veut causer à sa mère. Mais il est vrai que je ne dis rien. Mais que je ne reviens pas.
Il ne me viendrais pas à l'idée de dire quoique ce soit tant que le morveux ne m'agresse pas. Il peut gazouiller où il veut, je m'en tamponne.
Je t'admire sincèrement.
Dans une situation similaire, devant l'absence de réaction des parents, j'aurais pris mes clics et mes clacs "et bien merci beaucoup, excusez-moi, j'ai une crêpe au fromage qui m'appelle" et hop direction la porte.
Sans attendre.

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Pseudo
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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Pseudo le Lun 24 Fév 2014 - 13:34
Voli vola a écrit:
@Pseudo a écrit:
Voli vola a écrit:
Encore heureux, que peu émettent à voix haute, depuis quand va - t - on chez les gens et se permet - on des réflexions désagréables quand on peut s' occuper de ses propres oignons chez soi ? Smile
Je n'ai qu'un enfant très jeune et elle pleure peu, mais je refuse de la laisser parquée dans sa chambre à hurler ou de lui coller une tétine parce que ce serait "l'heure de la sieste". Si elle ne dort pas, je la garde avec moi, le plus souvent dans les bras. J'ai eu droit à deux réflexions du genre "oh ça sent les futurs caprices" et "il faut apprendre que quand c'est l'heure de la sieste, c'est l'heure de la sieste".
Bon. Si tu n'es pas capable de supporter la vue d'un bébé souriant et silencieux (ou gazouillant) dans mes bras ou dans un transat / une poussette / sur un tapis de jeu,  ne viens plus chez moi... et j'ajoute in petto seulement car je suis bien élevée "et enferme-toi chez toi, on ne sait jamais, des fois que tu croiserais dans la rue un autre individu que ceux sur qui tu acceptes de poser les yeux"

Quand un gamin me renverse sciemment son jus d'orange sur les pieds, j'ai pendant quelques secondes l'envie de dire ce que j'en pense. Pareil quand un autre me tire la manche en me disant "tais-toi" parce qu'il veut causer à sa mère. Mais il est vrai que je ne dis rien. Mais que je ne reviens pas.
Il ne me viendrais pas à l'idée de dire quoique ce soit tant que le morveux ne m'agresse pas. Il peut gazouiller où il veut, je m'en tamponne.
Je t'admire sincèrement.
Dans une situation similaire, devant l'absence de réaction des parents, j'aurais pris mes clics et mes clacs "et bien merci beaucoup, excusez-moi, j'ai une crêpe au fromage qui m'appelle" et hop direction la porte.
Sans attendre.

J'ai été élevée à une autre époque. Et c'est parfois un peu compliqué de partir sans froisser les autres convives. Enfin, je suppose. Il est vrai qu'avec l'age je pars plus facilement des endroits où on me les brise, mais les habitudes sont tenaces.

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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par InviteeF le Lun 24 Fév 2014 - 13:42
Il m'est arrivé de partir d'un coup à cause d'un boulet vraiment insupportable invité le même soir que nous. J'ai présenté mes plus plates excuses le lendemain en expliquant sans critique et avec des mots posés que, la fatigue n'aidant pas, avec l'incompatibilité de valeurs et de caractères,  j'avais préféré partir que pourrir la soirée en étant la rabat - joie de service.

Ce n'est arrivé qu'une fois.

Notre règle d'or, c'est de toujours avoir notre bagnole si on va quelque part sans transports en commun très proches et circulant aux horaires où on y est.  Pour pouvoir mettre les voiles si besoin. Mon mari considère que lui comme moi supportons assez de gens désagréables dans nos boulots pour le faire gratuitement sur notre temps libre. Nous avons fait une fois la bêtise de nous retrouver coincés. Pas deux... Cela n'apporterait rien de bon de rester, selon nous, de toutes façons...

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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par InviteeF le Lun 24 Fév 2014 - 13:51
@lilith888 a écrit:punaise, ça donne envie...  :shock: 
Je n'ai pas beaucoup de règles mais je ne transige pas.
(personne ne doit se déchausser et mettre de patins, hein  Laughing  ou réciter le bénédicité avant de passer à table, mais je ne supporte plus les offenses sous mon toit depuis qu'un tourneur fraiseur n'ayant pas le brevet m'a dit que je faisais un sous métier furieux , ou que j'ai eu droit à toute la panoplie de blagues racistes et homophobes pale )

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retraitée
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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par retraitée le Lun 24 Fév 2014 - 14:00
http://blog.causeur.fr/bonnetdane/le-chenapan-au-centre,00445

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philann
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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par philann le Lun 24 Fév 2014 - 14:48
Oui mais effectivement Pseudo et Voli vous parliez de deux choses différentes.
Pseudo parlait des gamins mal élevés auxquels les parents ne disent rien (et un enfant qui parle est suffisamment grand pour comprendre un NON bien sonore et définitif)

Voli, tu parlais d'un bébé, le tien, qui a des besoins de bébé et d'une personne qui vient chez toi parfaitement impolie!  :shock:  Du reste si tous les bébés qui ne peuvent pas dormir étaient capricieux..ça en ferait!  Very Happy 

J'étais l'autre fois chez une amie qui a une fille de 1an 1/2 et avec une autre amie qui avait son bébé de 5 mois. C'était bien évident que les mamans allaient parler couches, allaitement, garde-d'enfant etc... et que les bébés allaient devoir être nourris, changés etc... Si je ne supporte pas, à moi de ne pas venir! En revanche, quand un adulte me fait profiter de sa musique ou de sa conversation téléphonique ou bien lorsqu'un gamin casse les pieds de tout un wagon sous le sourire attendri ou l'indifférence la plus complète des parents...c'est vrai que j'ai de fortes envies de  

@retraitée:  veneration 

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2014-2015: poste fixe dans les Hauts de Seine Very Happy Very Happy Very Happy
2013-2014: certifiée stagiaire dans les Hauts de Seine cheers 
2011-2013: prof. contractuelle dans l'Essonne
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Dwarf
Grand Maître

Re: Suède, génération éducation enfant roi

par Dwarf le Lun 24 Fév 2014 - 22:14
@philann a écrit:Je suis contente que tu aies eu un autre vécu mais pour connaître 3 des 4 coins de l'Allemagne, je maintiens. Et entre la famille, le fait d'y avoir vécu, étudié et travaillé...je pense pouvoir généraliser aussi bien sur l'Allemagne que sur la France. (avec toutes les erreurs et approximations de la généralisation)

Même enfant, le comportement des élèves et des enfants me choquaient, et je passe sur le fait, que reprendre un enfant en public est difficile car il y a toujours quelqu'un pour te reprocher d'engueuler le gamin. Rolling Eyes 

En revanche, je me demande si le caractère traditionnel/conservateur de la Bavière n'a pas un aspect "positif" sur l'éducation des enfants! C'est une vraie question car je ne connais pas du tout la région!
Je puis témoigner que les correspondants teutons nordico-rhénano-westphaliens de nos élèves qui arrivent chaque année depuis dix ans se montrent d'une discipline, d'une politesse, d'un calme, d'une tenue et d'un calme qui font chaque année notre admiration et nous rendent envieux.  Razz 

En revanche, je me garderais bien de généraliser cette expérience particulière à un cadre plus large que je ne connais que très partiellement.

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NOM CACHE "[...] Mais fondent les eaux dures, déborde la vie, vienne le torrent dévastateur plutôt que la Connaissance !" Victor Segalen, Stèles

"La laïcité n'est pas aménageable : elle est, ou elle n'est pas. Toute concession est un anéantissement. Encore un effort, et elle ne sera plus." J-P Brighelli

"La difficulté est une monnaie que les savants emploient comme les joueurs de passe-passe pour ne découvrir l’inanité de leur art." Montaigne

"C’est dans le gouvernement républicain qu’on a besoin de toute la puissance de l’éducation." Montesquieu
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retraitée
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Re: Suède, génération éducation enfant roi

par retraitée le Mar 25 Fév 2014 - 11:07
Je me souviens avoir viré de mon cours les correspondants allemands de mes élèves de seconde, il y a bien 15 ans au bas mot. En ce temps -là, mes élèves se tenaient correctement, ce qui n'était pas le cas des petits teutons! Écouteurs sur les oreilles, bavardage à voix haute, salle de classe confondue avec une cafétéria. Mes collègues, pour certains en tout cas, avaient agi de même.
Depuis, les choses ont changé en France, et peut-être les élèves allemands ont-ils changé aussi !
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Re: Suède, génération éducation enfant roi

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