Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par Condorcet le Dim 23 Fév 2014 - 17:58

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par étudiant bordelais le Ven 4 Avr 2014 - 0:05

Bonsoir, voici les nouvelles depuis.

A lire dans Rue89 Bordeaux : Université de Bordeaux : le burn-out après la fusion ?

Extrait :
Le paiement des copies corrigées depuis octobre par les doctorants, notamment, interviendra tardivement, et sans garantie pour les années à venir . Les chargés de travaux dirigés - ATV (agents temporaires vacataires) et CEV (chargés d’enseignement vacataires) – ne seront payés qu’en mai, alors que leur travail a commencé depuis septembre ou octobre.

http://rue89bordeaux.com/2014/04/universite-bordeaux-apres-fusion-burn-out/


Dernière édition par étudiant bordelais le Ven 4 Avr 2014 - 1:04, édité 2 fois (Raison : Ajout d'un extrait)

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par John le Ven 4 Avr 2014 - 0:08

Merci pour ces nouvelles (peu rassurantes).

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par John le Mar 15 Avr 2014 - 22:47


Les étudiants de la faculté de droit et d’économie sont en colère. Certains thésards ont décidé de suspendre leurs cours. Au moins jusqu’au 16 avril. Ils protestent contre des retards de paiement et dénoncent des problèmes d’organisation liés au passage à l’université unique.[...]Ils menacent de poursuivre leur grève pendant la période des examens, durant le mois de mai.
http://aquitaine.france3.fr/2014/04/11/bordeaux-greve-des-doctorants-sur-le-campus-universitaire-457571.html

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par barèges le Mar 22 Avr 2014 - 10:07

Les mouvements de personnels précaires sont recensés ici :
http://www.sauvonsluniversite.com/
Sciences Po, Toulouse, Tours, Bordeaux et Caen pour l'instant.

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par e-Wanderer le Mar 22 Avr 2014 - 20:58

@damanhour a écrit:
Le truc c'est que les EC ne se rendent pas compte je trouve que le vivier de doctorants, de post-doc s'amenuise. Il n'y a qu'à voir la baisse d'inscrits en thèse à Normale sup...Maintenant passer l'ENA ou HEC devient très courant. (Il y a 10 ans ce n'était pas à ce point)
Et personnellement je ne conseille pas à mes jeunes camarades d'école de faire une thèse (ou alors s'ils ont un espoir d'enseigner en prépa)
Détrompe-toi, on le sait parfaitement bien, et on en souffre beaucoup : il n'y a rien de plus déprimant pour un enseignant et un chercheur que de ne pas transmettre et d'avoir le sentiment très dérangeant d'être le dernier… À moins de 45 ans et avec encore 25 ans de carrière devant soi, ça laisse un goût très amer ! Il y a un sentiment d'énorme gâchis car les jeunes MCF qu'on recrute n'ont jamais été aussi forts, mais on n'a malheureusement pas grand-chose à leur proposer. Pour donner une idée, les MCF qui partagent mon bureau sont tous normaliens, agrégés (avec des rangs prestigieux aux 2 concours), avaient à 30 ans 10 articles, une ou deux directions de collectifs et encore d'autres atouts considérables (solide expérience internationale, fondation Thiers…). La concurrence est absolument monstrueuse (127 dossiers pour l'un des comités de sélection où je vais siéger cette année, dans une fac de banlieue parisienne pas particulièrement prestigieuse), et le sort qu'on réserve aux vacataires, moniteurs, ATER (sans pouvoir leur garantir un avenir) est absolument indigne.

Maintenant, que pouvons-nous faire quand deux ministres (Pécresse puis Fioraso) organisent sciemment la faillite des universités et nous obligent à fermer de groupes, à supprimer les heures de vacation ou à geler des postes ? On a fait en 2008 un blocage de 6 mois sans être entendus : on y a seulement perdu la moitié de nos étudiants de 1ère année et fragilisé encore plus notre situation. Depuis, on essaie juste de ne pas mettre la clé sous la porte. Et je peux te garantir que les facs de SHS peuvent crever, ça n'empêchera pas Pécresse ou Fioraso de dormir. Bien au contraire…
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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par Mr_Z le Mer 23 Avr 2014 - 8:22

Pécresse disait qu'on avait suffisamment de docteurs en France, quelle bêtise, comme si un pays devait limiter ses savants !

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par Collier de Barbe le Mer 23 Avr 2014 - 9:07

Le problème ce serait plutôt les "débouchés" pour les 10 000 (?) nouveaux docteurs annuels. En SHS, c'est quand même assez glauque, enfin le fait d'être docteur n'apporte guère d'avantages fulgurants. La situation de l'université est effectivement désastreuse et la concurrence pour arriver à un poste MCF proprement invraisemblable par exemple en histoire moderne et contempo (section 22).

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par Mr_Z le Mer 23 Avr 2014 - 9:54

Oui, il est illusoire de faire un doctorat pour avoir un boulot derrière, mais faut-il rappeler qu'on ne fait pas une bonne recherche avec un but principalement utilitaire ? La recherche du vrai doit être désintéressée, sinon on trouvera ce qui est vendable, c'est-à-dire qu'on écrira ce qu'un public est prêt à acheter. Celui qui étudie Proust ou Kant parce qu'il sait qu'on a du mal à trouver des MCF spécialistes de ces auteurs (je prends des auteurs au hasard), ne risque pas d'écrire des choses bien intéressantes sur eux.

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par Collier de Barbe le Mer 23 Avr 2014 - 10:39

Ah mais j'ai adoré faire mes recherches! Et je rêve de pouvoir continuer! Mais il n'empêche... Pour les 10000 docteurs annuels, il faudrait que l'information sur l'étroitesse dramatique des débouchés soit mieux connue.
Pour les gens comme moi qui peuvent enseigner dans le 2ndaire ou même comme PRAG ça reste supportable, mais pensons aux docteurs de discipline moins répandues (socio, anthropo...)

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par PauvreYorick le Mer 23 Avr 2014 - 10:42

Ne serait-ce que du point de vue de la gestion des ressources humaines, c'est problématique, parce que, pour caricaturer, on peut se demander si l'argent d'une allocation de recherche est correctement "valorisé" si par la suite son détenteur, muni de son doctorat, va utiliser ses compétences à faire frire les patates au McDo local.

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par Mr_Z le Mer 23 Avr 2014 - 10:44

Ah mais j'ai adoré faire mes recherches! Et je rêve de pouvoir continuer! Mais il n'empêche... Pour les 10000 docteurs annuels, il faudrait que l'information sur l'étroitesse dramatique des débouchés soit mieux connue.
Pour les gens comme moi qui peuvent enseigner dans le 2ndaire ou même comme PRAG ça reste supportable, mais pensons aux docteurs de discipline moins répandues (socio, anthropo...)

tout à fait d'accord !

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par Condorcet le Mer 23 Avr 2014 - 11:47

@Mr_Z a écrit:Oui, il est illusoire de faire un doctorat pour avoir un boulot derrière, mais faut-il rappeler qu'on ne fait pas une bonne recherche avec un but principalement utilitaire ? La recherche du vrai doit être désintéressée, sinon on trouvera ce qui est vendable, c'est-à-dire qu'on écrira ce qu'un public est prêt à acheter. Celui qui étudie Proust ou Kant parce qu'il sait qu'on a du mal à trouver des MCF spécialistes de ces auteurs (je prends des auteurs au hasard), ne risque pas d'écrire des choses bien intéressantes sur eux.

Les deux ne sont pas inconciliables : je connais de très bonnes recherches non dénuées d'ambitions professionnelles couronnées de succès sans que leur conduite en pâtît.

Pauvrement a écrit:Ne serait-ce que du point de vue de la gestion des ressources humaines, c'est problématique, parce que, pour caricaturer, on peut se demander si l'argent d'une allocation de recherche est correctement "valorisé" si par la suite son détenteur, muni de son doctorat, va utiliser ses compétences à faire frire les patates au McDo local.


Quoique les bonnes frites deviennent de plus en plus rares ! Vu le contexte actuel, les 11 000 docteurs annuels paraissent un chiffre déjà énorme !

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par Mr_Z le Mer 23 Avr 2014 - 12:00

@Condorcet a écrit:Les deux ne sont pas inconciliables : je connais de très bonnes recherches non dénuées d'ambitions professionnelles couronnées de succès sans que leur conduite en pâtît.
Oui, mais c'est soit un gros coup de bol, soit une reproduction sociale à la Bourdieu (pour schématiser, l'enfant de professeur qui a été intéressé à ce qui est digne d'intérêt pour ses parents, ce qui comme naturellement le conduit à aimer ce qui va lui permettre de devenir à son tour professeur comme par vocation).

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par Condorcet le Mer 23 Avr 2014 - 12:10

Ni l'un ni l'autre.

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Re: Université de Bordeaux : les chargés de TD extérieurs et les doctorants sont inquiets.

Message par barèges le Lun 28 Avr 2014 - 10:54

Une pétition et une lettre ouverte pour la prise en compte des problèmes de précarité et d'accès à l'emploi scientifique (extraits) :
Les réductions budgétaires drastiques font de ces postes des denrées trop rares et très convoitées. Le manque de transparence et de systématisation des attributions de postes d’ATER et de Maîtres de conférences, les recrutements décidés avant même la publication des annonces, la préférence pour les candidats « en interne », sont quelques exemples des dérives de ce système. Quid de la qualité de l’enseignement fourni, ce qui interroge le devenir des prochaines générations qui se forment dans un système universitaire en ruines. Aux coupes budgétaires s’ajoutent donc des modes de recrutements insuffisants et insatisfaisants, qui nous conduisent vers un goulot d’étranglement, la situation de précarité des jeunes enseignants, chercheurs, doctorants et docteurs étant devenue intenable ces dernières années.

En outre, les universités et établissements d’enseignement supérieur auxquels nous sommes rattachés, au carrefour de l’enseignement et de la recherche fondamentale, sont directement concernés par la fragilisation et le manque de perspective de la recherche en France. Le Conseil Scientifique du CNRS a établi un diagnostic alarmant[4], chiffres à l’appui[5], concernant les réductions des dépenses publiques qui vont toucher les recrutements à venir en son sein. L’investissement dans la recherche et le développement par rapport au PIB, relègue la France à la malheureuse vingtième place sur la scène mondiale, sachant que l’objectif fixé en 2000, soit 3% du PIB pour la recherche, n’est pas atteint. Comme le souligne le CNRS, la faiblesse de l’investissement se répercute directement sur l’emploi scientifique en France : le CNRS a perdu plus de 800 emplois statutaires depuis 2002, alors que les emplois à durée déterminée représentent désormais le tiers des effectifs. En conclusion : « cette précarité met en danger la continuité dans la mise en œuvre des procédures de recherche et de transmission des connaissances, et elle pèse lourdement sur l’attractivité des carrières ». Pour preuve, le nombre de candidats par concours explose, l’âge moyen au recrutement a reculé de deux ans dans la dernière décennie. Le taux de chômage des jeunes docteurs avoisine les 10%. Les inscriptions en doctorat devraient s’effondrer d’ici 2022, ainsi que les inscriptions dans l’enseignement supérieur en général. Tout cela porte atteinte non seulement au dynamisme et à la créativité scientifique, mais aussi à la place des universités françaises à l'international à l'inverse de ce que les réformes prétendent.

Nous nous réjouissons de la poursuite et de la visibilité des mobilisations dans plusieurs villes de France et, pour les raisons explicitées ci-dessus, nous rejoignons les mouvements amorcés pour déplorer et contester ensemble la politique mise en place. Nous exigeons auprès du Ministère des réponses rapides sur les points suivants et lui proposons :

-          La refondation d’une véritable politique de l’enseignement et de la recherche inclusive sur la base de concertations avec les enseignants chercheur-e-s titulaires et non-titulaires.

-         Dans le prolongement de l’analyse dressée par le CNRS, nous demandons un plan pluriannuel pour l’emploi scientifique.

-      Un traitement des trajectoires universitaires (rapport recherche/enseignement) moins contraignant (notamment le nombre d’inscriptions réduit à trois ans, l’obligation de se réinscrire chaque année), la création de plus de contrats doctoraux et postdoctoraux adaptés aux disponibilités et situations de chacun (doctorant en thèse, docteur en recherche de poste, etc.).

-       L’intégration des jeunes générations à cette politique de l’enseignement supérieur et de la recherche, pour redéfinir le statut des doctorants et des jeunes docteurs au sein de leurs institutions d’enseignement et de leurs laboratoires de recherche.

-        Une plus grande transparence dans la gestion des budgets alloués aux étudiants dans les institutions d’enseignement et de recherche.

Lien :
http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/jeunes-pr%C3%A9caires-de-l-enseignement-sup%C3%A9rieur-et-de-la-recherche-merci-de-signer-la-p%C3%A9tition-et-de-diffuser

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