"Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

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"Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par Provence le Lun 3 Mar 2014 - 12:43

slate a écrit:La figure du jeune enseignant parachuté en ZEP, dans un de ces collèges de France concentré des malaises urbains et sociaux du pays, décrit comme hostile ou du moins difficile n’est plus à raconter. C’est dans ce milieu qu’une grande partie des enseignants français apprennent leur métier.

Grâce au cumul des années d’enseignement, ou un mariage, ou encore la naissance d’un enfant, ceux qui le désirent, et ils sont les plus nombreux, demanderont leur mutation. Les établissements les plus prisés sont ceux du sud-est de la France, mais plus encore ceux des centres villes, qui concentrent les classes favorisées.

Enseigner aux enfants de la bourgeoisie constitue une fin de carrière idéale aux yeux de nombreux profs. Cette vie de prof est moins documentée. Alors, comment enseigne-t-on dans les beaux quartiers?

La suite ici: http://www.slate.fr/story/83997/enseigner-chez-les-riches-pas-toujours-plus-simple-zep

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par Balthazaard le Lun 3 Mar 2014 - 13:02

salut

"C’est très cliché, mais la plupart d’entre eux pratiquent des activités extra-scolaires de bourges: violon, piano, tennis" rien que cela je n'ai pas envie de lire la suite...pour un prof cela montre une belle ouverture d'esprit...parce que le piano, le tennis c'est bourge . Si pour ne pas être "bourge" il faut verser dans le misérabilisme et venir aux réunions en bleus de chauffe cela relève en effet de caricature...

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par Balthazaard le Lun 3 Mar 2014 - 13:07

Ce que je veux dire c'est qu'aborder la ZEP (j'y suis allé, n'ayez pas peur) avec une tonne d'à priori sur le public c'est consternant, mais aller dans "les beaux quartiers" avec le même fatras de préjugés dans l'autre sens c'est tout aussi puant...chacun y verra ce qu'il a envie d'y voir ça c'est sur...

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par retraitée le Lun 3 Mar 2014 - 14:38

Moi qui ai enseigné en classes à horaires aménagés , je n'y ai pas trouvé que des fils de bourges!
Bonjour les clichés!

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par benjy_star le Lun 3 Mar 2014 - 14:41

@Balthazaard a écrit:salut

"C’est très cliché, mais la plupart d’entre eux pratiquent des activités extra-scolaires de bourges: violon, piano, tennis"  rien que cela je n'ai pas envie de lire la suite...pour un prof cela montre une belle ouverture d'esprit...parce que le piano, le tennis c'est bourge . Si pour ne pas être "bourge" il faut verser dans le misérabilisme et venir aux réunions en bleus de chauffe cela relève en effet de caricature...
D'un autre côté, quand tu es enfant d'une famille pauvre, tu ne peux pas faire de violon, de piano ou de tennis... Ce n'est pas réservé aux riches, mais plutôt interdit aux pauvres, pour dire ça grossièrement.

Mais sinon, cette phrase est très mal tournée, je suis d'accord.

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par chartoine le Lun 3 Mar 2014 - 14:44

sur Paris il y a il est vrai des écoles très huppées ou des lycéennes viennent en classe avec des vuittons (vu à Neuilly-sur-Seine) mais faut être clair, les gens très très très riches mettent leurs enfants dans du privé tres très très cher, mais dans les lycées bourgeois de centre ville on trouve de "tout" pas que des gosses qui font équitation après les cours et partent à l'île Mauriceen février...bcp de clichés!

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par Raoul Volfoni le Lun 3 Mar 2014 - 14:48

Je n'ai pas vraiment aimé mon passage dans un collège "bourge" (centre ville de Bordeaux), pas du tout à cause des élèves ou de leurs parents mais à cause de l'administration et de l'institution. Le principal était une véritable carpette, toujours à essayer d'étouffer la moindre affaire, toujours soucieux de complaire aux parents. Et l'institution m'a bien fait comprendre que, lorsque quelque chose se passait bien en classe, c'était grâce aux supers élèves que j'avais ; en revanche, les cours qui ne marchaient pas, c'était entièrement ma faute. En somme, seuls les échecs m'appartenaient. Les difficultés, pourtant réelles, étaient niées : dans un tel collège, on ne peut rencontrer ni difficultés d'apprentissage, ni difficultés sociales ou économiques (nous avions pourtant des élèves, minoritaires certes, dans des situations de pauvreté). "Mais c'est facile d'aimer le métier quand on enseigne à C.", me disait-on avec un brin de condescendance. Un chargé d'inspection m'a même dit qu'"ici, vous êtes au centre de Bordeaux : en quatrième, on attend un cours niveau seconde !"

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par Balthazaard le Lun 3 Mar 2014 - 15:18

"des gosses qui font équitation après les cours" je monte au créneau encore une fois...j'en fais moi même depuis plus de 20 ans, je peux te dire que ce que tu viens de dire relève aussi (hélas) du cliché, la répartition géographique (et sociale aussi) des propriétaires de chevaux (et du pratiquant dans les petits clubs) étonnerait beaucoup de gens, je vis dans un département je crois classé 2eme en terme de possesseurs de chevaux, je connais pleins de gamins qui montent ou qui ont une cheval parce que le grand père a des près et qu'il y en a toujours eu dans la famille et ce ne sont pas de petits bourges du 16ème.
http://www.ffe.com/content/download/21483/236808/version/1/file/geo_marketing_licencies_et_clubs_2008.pdf

pour ceux qui ont la patience...
En résumé de l'enquète
Bien sur les défavorisés ne pratiquent pas (mais ont-ils de l'argent pour quoi que ce soit...hélas quand subvenir à ses besoins est déjà difficile)
les couches supérieures sont plus représentées (mais pas considérablement) et ramenées à leur nombre, cela correspond à un effectif relativement faible, le gros des troupes est formé des classes moyennes

c'est un aparté mais quasi tous les pratiquants que je connais (qui souvent tirent la langue pour leur passion) en ont marre de l'image "sport de riche"

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par tango le Lun 3 Mar 2014 - 15:25

euh... je joue au tennis, j'ai commencé petite. pourtant mes parents n'ont pas d'argent, ils ont même des difficultés financières. non ce n'est pas forcément une activité de "bourge friqué".

sinon, je pense qu'enseigner dans ce genre de lycée est nettement plus agréable qu'en ZEP. évidemment les parents sont plus présents, voire intrusifs pour certains. mais bon je préfère ça à "ta mère la pu*** je vais te ni***".
quant au sentiment "d'être pauvre au milieu d'eux"... on y survit. quelle remarque sans intérêt...

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par InviteeF le Lun 3 Mar 2014 - 15:29

Je n'ai pas lu l'article, mais j'ai connu collèges classés avec 97% d'élèves boursiers et collège à 98% de réussite au brevet n'accueillant, de par sa situation géographique,  presque que des enfants de cadres et de profs.

Mes meilleurs souvenirs humains sont dans les bahuts difficiles (bon, ça c'est une chose). Au-delà de cette question personnelle subjective, j'ai constaté que la difficulté du public d'élèves est un facteur de haute importance, mais que la qualité de l'équipe de direction l'est tout autant. Or, on en parle plus rarement... mais je préfère 1000 fois un collège "pourri" avec des chefs comme j'en ai connus derrière leurs enseignants, les soutenant, s' investissant, sur qui on peut compter, à qui faire régner l'ordre ne fait pas peur, plutôt qu'un collège favorisé avec une équipe de direction jouant la carte de "c'est un EPLE facile et sans histoire", dans le déni, laissant la situation se dégrader et tout partir à vau l'eau (j'ai connu aussi).

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par florestan le Lun 3 Mar 2014 - 15:41

J'ai connu le cas de collègues venant de ZEP ne supportant pas le changement pour un établissement huppé et ne réussissant pas à s'adapter au public, d'où des problèmes de gestion de classe/relation avec les parents. Rien n'est simple dans notre métier.

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par InviteeF le Lun 3 Mar 2014 - 15:45

Après avoir lu l'article: en effet, boulevard des clichés, aucune nuance et des généralisations abusives 
* soupir *

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par chartoine le Lun 3 Mar 2014 - 15:52

@Balthazaard a écrit:"des gosses qui font équitation après les cours"  je monte au créneau encore une fois...j'en fais moi même depuis plus de 20 ans, je peux te dire que ce que tu viens de dire relève aussi (hélas) du cliché, la répartition géographique (et sociale aussi) des propriétaires de chevaux (et du pratiquant dans les petits clubs) étonnerait beaucoup de gens, je vis dans un département je crois classé 2eme en terme de possesseurs de chevaux, je connais pleins de gamins qui montent ou qui ont une cheval parce que le grand père a des près et qu'il y en a toujours eu dans la famille et ce ne sont pas de petits bourges du 16ème.
http://www.ffe.com/content/download/21483/236808/version/1/file/geo_marketing_licencies_et_clubs_2008.pdf

pour ceux qui ont la patience...
En résumé de l'enquète
Bien sur les défavorisés ne pratiquent pas (mais ont-ils de l'argent pour quoi que ce soit...hélas quand subvenir à ses besoins est déjà difficile)
les couches supérieures sont plus représentées (mais pas considérablement) et ramenées à leur nombre, cela correspond à un effectif relativement faible, le gros des troupes est formé des classes moyennes

c'est un aparté mais quasi tous les pratiquants que je connais (qui souvent tirent la langue pour leur passion) en ont marre de l'image "sport de riche"

Ok pardon d'avoir pris équitation comme exemple, j'aurais du prendre "golf"...pour avoir voulu essayer d'en faire, ça coûte un bras, donc j'ai laissé tombé...pour en revenir à l'equitation, en centre ville il y a peu de centres équestres, ensuite il y a quand même peu de chance qu'un gosse défavorisé voit une écurie un jour, peut-être à la campagne mais certainement pas en région parisienne...donc ça reste, contrairement au tennis ou à la danse, un sport qui nécessite certains moyens...ton enquête le prouve.

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par Seifer le Lun 3 Mar 2014 - 16:08

Le tennis, pas un sport friqué ?
Un peu de sérieux. Pour en avoir fait plus de 10 ans, en tournoi etc. Dans un club pourri du 77 c'était 500€ l'année pour 1h30 de cours par semaine avec un prof qui se touchait les bourses.

Bref, déjà c'est bien cher. Dès que tu passes troisième série, tu sors de ta raquette babolat de débutant et tu vas corder ta raquette tous les mois. En comptant que la raquette c'est 200€, il en faut deux minimum, un cordage c'est 20 à 30€, le prix des balles qui s'épuisent au bout de trois matchs, c'est 8€ le paquet, le prix d'un tournoi c'est 15 à 20€, sans compter les transports.

Non clairement, le tennis est un sport accessible à tous. C'est mon sport préféré, mais c'est pour cette raison que j'ai arrêté d'en pratiquer régulièrement. J'y joue de temps en temps, je ne vais pour autant pas m'investir dans un sport de riche, même si j'en ai les moyens. On a beau dire, le foot t'as besoin d'une balle et de personnes, le basket d'un panier, le hand d'un but... Il est strictement impossible de placer le tennis au niveau de ces sports qui sont beaucoup plus faciles d'accès.

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par Iphigénie le Lun 3 Mar 2014 - 16:12

Pour avoir passé une bonne partie de ma carrière, malgré moi et par le hasard des muts, dans plusieurs villes de "villégiatures", je ne trouve pas cet article tout à fait faux ni scandaleux, même si on peut nuancer par exemple la pratique sportive!...
Ce ne sont pas les mêmes problèmes,(quoique: j'ai eu un puant fils de pharmacien compromis avec papa dans un vaste trafic de stup... par exemple) mais il y a des problèmes. Un père d'élève qui avait demandé des cours supplémentaires pour sa fille assez peu douée et finalement quand même réorientée (parce qu'à l'époque on pouvait encore) et qui a fait un véritable esclandre en conseil de classe en disant aux professeurs qui avaient donné ces cours: "C'est honteux: je vous paye et vous croyez que vous allez faire ce que vous voulez?". Une maman chirurgien, qui venait voir les profs avec son dictaphone à la main, histoire de les impressionner...D'autres élèves confiés à des "ado-sitters" (j'ai appris l'expression) en permanence pendant que les parents voyageaient...
Il y a un peu de ces problèmes dans la description d'une jeunesse dorée un peu maladive que fait Marjane Satrapi du lycée français de Vienne par exemple.
Et puis dans ces collèges de quartiers huppés, il y a aussi les enfants de la "domesticité" (ce n'est pas moi qui dénigre) et qui ont des rapports problématiques avec les "autres": donc oui, ce sont aussi des établissements difficiles.


Dernière édition par iphigénie le Lun 3 Mar 2014 - 16:18, édité 1 fois

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par tango le Lun 3 Mar 2014 - 16:15

ar Seifer Aujourd'hui à 16:08

Le tennis, pas un sport friqué ?
Un peu de sérieux. Pour en avoir fait plus de 10 ans, en tournoi etc. Dans un club pourri du 77 c'était 500€ l'année pour 1h30 de cours par semaine avec un prof qui se touchait les bourses.

Bref, déjà c'est bien cher. Dès que tu passes troisième série, tu sors de ta raquette babolat de débutant et tu vas corder ta raquette tous les mois. En comptant que la raquette c'est 200€, il en faut deux minimum, un cordage c'est 20 à 30€, le prix des balles qui s'épuisent au bout de trois matchs, c'est 8€ le paquet, le prix d'un tournoi c'est 15 à 20€, sans compter les transports.

Non clairement, le tennis est un sport accessible à tous. C'est mon sport préféré, mais c'est pour cette raison que j'ai arrêté d'en pratiquer régulièrement. J'y joue de temps en temps, je ne vais pour autant pas m'investir dans un sport de riche, même si j'en ai les moyens. On a beau dire, le foot t'as besoin d'une balle et de personnes, le basket d'un panier, le hand d'un but... Il est strictement impossible de placer le tennis au niveau de ces sports qui sont beaucoup plus faciles d'accès.

le tennis: je suis dans un club de bonne taille, 200e l'année avec entrainement pour la compèt sinon c'est moins. je n'ai jamais vu des tarifs comme les tiens ou alors dans ZE méga club au centre de la grosse ville. là je suis dans une ville moyenne.

j'ai la même raquette depuis 13 ans, oui elle est dépassée, et alors? il n'y a que les chaussures que je change durant les soldes tous les 2 ans environ selon l'usure. et je corde une fois tous 6 mois, il suffit d'acheter le cordage en gros pour l'avoir moins cher. les balles, c'est rare que j'en achète et on en trouve à 5e la boite, j'en change moins souvent que toi. je ne fais pas de tournois payants. voilà!

donc si, c'est abordable. dans les clubs que j'aie fréquenté, la plupart des gens étaient du bas de la classe moyenne. il y avait des pauvres et des riches. après il ne faut pas non plus toujours vouloir le matériel dernier cri, le super club très cher etc.

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par Seifer le Lun 3 Mar 2014 - 16:29

Après ça dépend, en effet. Soit on l'esprit d'un compétiteur et donc on doit investir, parce qu'on fait de la compétition, soit on joue simplement pour faire son sport de la semaine. Après, même ça, ça revient à cher.

Je ne dis que ça équivaut à aller nager avec les dauphins, mais c'est quand même pas compliqué de se rendre compte que le tennis est un sport beaucoup plus cher que d'autres.

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par tango le Lun 3 Mar 2014 - 16:32

je fais les matchs en équipe, tournoi interne, ceux gratuits ou à tarif réduit. je ne peux pas plus. est-ce que pour autant ce n'est qu'un petit sport plan-plan de la semaine? ce n'est pas l'argent qu'on met dans le matériel qui fait de nous un bon, ni en multipliant le nombre de tournois pour noyer le nombre de défaites dans les statistiques.

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par florestan le Lun 3 Mar 2014 - 16:42

Franchement je ne trouve pas l'article si caricatural , que ce soit sur les vacances, les loisirs ou les relations avec les enseignants ( un solide mépris de classe qu'il faut contrer direct). Je suis fille de bourge et ai fait mes études chez les bourges (H.... à Versailles) donc je suis issue du milieu et je me rends bien compte ce que ça peut donner. Le fric donne une aisance et un sans gêne incomparables. Je n'ai jamais appris à la maison le respect a priori pour le corps enseignant mais la méfiance et la moquerie facile, totalement étrangères à mon conjoint issu d'un milieu ouvrier/paysan. Il y a des codes sociaux très différents selon le milieu d'origine et notre métier diffère considérablement selon le cheptel auquel nous faisons face.


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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par Madame_Prof le Lun 3 Mar 2014 - 17:00

Mais ça dépend... Dans mon collège "bourge", la direction et la CPE sont très bien ! On peut compter sur elles, et les parents et les élèves sont respectueux et très agréables dans l'ensemble, aucune condescendance, juste l'envie d'apprendre et un très bon niveau. J'y fais mon boulot avec une grande sérénité, et avec beaucoup de plaisir, jamais de stress, et y a une super ambiance d'équipe. Dans mon autre collège pas ZEP mais qui pourrait l'être au vu des incidents nombreux, la direction est super laxiste, le CPE j'arrive pas à le cerner, et je suis tout le temps stressée, même si je reconnais que les élèves sont attach(i)ants.

Comme souvent, les choses reposent plus sur la capacité de la direction à mener son établissement comme il le faut, que sur les élèves et les parents...

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2016-2017 T4 TZR en AFA avec des 6e, 5e, 2nde ! Militante plus que jamais Razz
2015-2016 - T3 TZR en AFA avec des 5e, 4e (dont une SEGPA), 3e... et toujours militante !
2014-2015 - T2 TZR en AFA avec des 5e, 4e, 3e + prof principal... et militante ! 
2013-2014 - Néo-titulaire TZR en AFA avec des 5e, 4e, 3e + prof principal  
2012-2013 - Année de stage avec des 6e, 5e, 4e

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par Balthazaard le Lun 3 Mar 2014 - 20:37

Ne confondez pas "sport cher" avec "sport de riches"....c'est moi qui ait lancé la chose...l'équitation est un sport (très...trop...) cher, c'est incontestable mais la majorité (et même la grande majorité) des pratiquants ne sont pas des riches ....c'est une très grosse nuance.
Les vrais sport "de riches" ne sont pas ceux que l'on croit...pour avoir pratiqué du ball trap dans mes jeunes années (quand je n'étais pas encore prof) là j'ai pu voir ce que cela voulait dire...c'est beaucoup moins médiatisé que le tennis ou l'équitation

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par InviteeF le Lun 3 Mar 2014 - 20:41

@Madame_Prof a écrit:Mais ça dépend... Dans mon collège "bourge", la direction et la CPE sont très bien ! On peut compter sur elles, et les parents et les élèves sont respectueux et très agréables dans l'ensemble, aucune condescendance, juste l'envie d'apprendre et un très bon niveau. J'y fais mon boulot avec une grande sérénité, et avec beaucoup de plaisir, jamais de stress, et y a une super ambiance d'équipe. Dans mon autre collège pas ZEP mais qui pourrait l'être au vu des incidents nombreux, la direction est super laxiste, le CPE j'arrive pas à le cerner, et je suis tout le temps stressée, même si je reconnais que les élèves sont attach(i)ants.

Comme souvent, les choses reposent plus sur la capacité de la direction à mener son établissement comme il le faut, que sur les élèves et les parents...
Je n 'ai pas dit que collège favorisé = mauvaise direction. J'ai dit que je préférerais un "mauvais collège" avec une chouette direction que l'inverse. 

Nous sommes parfaitement d'accord visiblement sur l'importance primordiale de la démarche et l'implication des chefs.

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par Balthazaard le Lun 3 Mar 2014 - 20:44

Pour moi un sport "de riche " c'est un sport où ta progression est quasiment uniquement fonction du fric que tu y met...et hélas il y en a beaucoup (j'ai choisi le ball trap car j'y ai vu des fusils qui coutaient le prix d'une voiture et des gens qui claquaient en un week end le nombre de cartouches que je tirais en une année...), en tennis tu peux te payer la raquette de Nadal et ouvrir une boite de balle neuve à chaque match si tu as zéro en technique ça ne changera pas grand chose

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par chartoine le Lun 3 Mar 2014 - 20:50

@Balthazaard a écrit:Ne confondez pas "sport cher" avec "sport de riches"....c'est moi qui ait lancé la chose...l'équitation est un sport (très...trop...) cher, c'est incontestable mais la majorité (et même la grande majorité) des pratiquants ne sont pas des riches ....c'est une très grosse nuance.
Les vrais sport "de riches" ne sont pas ceux que l'on croit...pour avoir pratiqué du ball trap dans mes jeunes années (quand je n'étais pas encore prof) là j'ai pu voir ce que cela voulait dire...c'est beaucoup moins médiatisé que le tennis ou l'équitation

Enfin quand on a pas un sou on ne fait pas de sport cher, de plus on parle d'enfants qui font du sport après l'école, ça m'étonnerait qu'ils fassent du Ball trap :-)....

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Re: "Enseigner chez les «riches» n'est pas toujours plus simple qu'en ZEP"

Message par Nestya le Lun 3 Mar 2014 - 21:03

Fille d'ouvriers, je voulais faire du tennis et apprendre le piano quand j'étais petite. C'était malheureusement beaucoup trop cher pour mes parents, et effectivement, dans mon quartier, on qualifiait ceux qui pouvaient en faire de "bourges".

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