«Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par CHADES le Dim 16 Mar - 11:44

J'ai une question bête, je vais peut-être me faire lyncher, mais je me suis toujours interrogé là-dessus : Dans un cas comme celui de notre collègue, l'employeur ne peut-il pas être tenu pour responsable, je ne sais pas, c'est sans doute très naïf, mais un truc du genre "mise en danger de la vie de ses personnels" avec possibilité de lui demander judiciairement des comptes ?

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par c.l. le Lun 17 Mar - 18:00

Merci pour vos messages, Marie sait que vous la soutenez.
CHADES : On lui a dit que, si elle attaquait en justice l'Etat, cela demanderait des procédures vraiment très longues... Et elle a besoin de se reconstruire, maintenant.

Philann : J'ai une autre amie professeur, insultée gravement par écrit par une élève de 4e, qui a pu porter plainte récemment avec l'aide d'un délégué syndical. Cette agression verbale a été classée en délit et l'élève sera convoquée par la police.


Dernière édition par c.l. le Lun 17 Mar - 18:15, édité 2 fois

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par yogi le Lun 17 Mar - 18:03

Tout cela est inhumain. Une fois de plus l'EN ne nous mérite pas. J'envoie de bonnes vibes à Marie et plein de bises.

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par PauvreYorick le Lun 17 Mar - 18:37

@Olympias a écrit:Pour que vous puissiez vous faire une idée, je vous donnerai des exemples de peines prononcées par un TPE (puisque j'y siège). Nous sommes contraints par le code, la progressivité, l'impossibilité de donner plusieurs fois la même sanction, l'aspect éducatif qui doit toujours être sous-jacent (même si les jeunes s'en cognent totalement !). En fait, tout dépend des profils...pour ceux qui ont un abonnement, et qui continuent leurs délits, le sursis, la peine ferme aménageable finissent automatiquement par être convertis en mois de prison REELS, ce qu'ils ne comprennent pas, car ils n'ont jamais intégré le sens de la sanction. Et à la majorité, direction la geôle.  
A titre personnel, la peine prononcée me choque ; nombreux sont ceux qui ne comprennent absolument pas le sens du sursis, du SME, de la liberté surveillée préjudicielle qui implique qu'en étant "sous main de justice", il est impératif de respecter les consignes du juge et de ne pas commettre de nouveau délit.
En dessous de 13 ans, on ne peut ordonner que des mesures éducatives ; le juge doit toujours demander au prévenu (majeur ou mineur) s'il est d'accord pour effectuer un TIG (travail d'intérêt général)
Ce serait très instructif. Autant les faits sont extrêmement graves, autant j'ai toujours scrupule à me faire une opinion légère sur une décision de justice.

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par e-Wanderer le Lun 17 Mar - 20:40

Oui, c'est plus délicat qu'on ne le pense généralement. D'ailleurs, un jour j'ai été tiré au sort pour siéger dans une série de procès aux assises, et j'avoue que j'ai été bien content de trouver un prétexte pour me défiler. Vous direz peut-être que c'est un manque de courage, mais je ne me sentais pas vraiment capable de juger des gens inconnus, de me prononcer en quelques heures sur ce que devaient être la suite de leur vie (et je dis ça aussi bien pour les victimes que pour les criminels). C'est une drôle de responsabilité…

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par Celadon le Mer 19 Mar - 8:18

"À cette violence fondatrice d'un système aberrant répond la violence des jeunes - et de leurs parents, qui ne sont jamais en reste. "Imbéciles, c'est pour vous que je meurs", a lâché Valentin Feldman - un prof lui aussi - en 1942 aux miliciens qui le fusillaient. Eh bien, ces petits imbéciles devraient le savoir : c'est pour eux que des profs sont chaque jour méprisés, insultés ou frappés. Pour eux, et pour personne d'autre. Des profs qui s'accrochent à leur métier - même quand l'institution leur ferme la porte au nez et que le ministre gèle leurs salaires. Des profs qui espèrent encore transmettre une culture, et une langue, qui espèrent mettre un visage humain sur la face des barbares et leur bâtir un avenir. Boulot de chien - mais c'est le leur, et c'est le mien."
C'était la conclusion de l'article que l'on peut trouver ici :
http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-violence-a-l-ecole-pour-marie-qui-voulait-etre-utile-en-zep-19-03-2014-1802836_1886.php

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par Milady de Winter le Mer 19 Mar - 11:47

Celadon, vous me devançâtes !
Pas mal, l'article…

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par Celadon le Mer 19 Mar - 11:56

Ce n'est pas bien difficile, vous êtes en retard mon cher (et moi à la retraite, donc plus JAMAIS en retard...)

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par Milady de Winter le Mer 19 Mar - 11:59

@Celadon a écrit:Ce n'est pas bien difficile, vous êtes en retard mon cher (et moi à la retraite, donc plus JAMAIS en retard...)

Hé, je sors de cours, moi !
Et l'article était paraît-il sur le bureau du Point depuis vendredi : mais la responsable Internet était en vacances…

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par Milady de Winter le Mer 19 Mar - 12:09

Et en plus, lePoint a fait sauter huit lignes sur une erreur de manip. Alors tant qu'à faire, voici le texte entier :

"Ce n’est pas tous les jours que nous avons droit à la fin de l’histoire. Trop souvent les médias nous assènent les faits, mais ne nous tiennent pas informés des suites — en particulier des suites judiciaires. C’est que les délais entre les actes et les jugements sont si longs, le temps médiatique si compté, qu’il faudrait tout raconter à nouveau, à chaque fois.
Ce que j’ai à raconter remonte à 2012 — autrement dit, la préhistoire.
Collège Garcia Llorca, Seine Saint-Denis. Une ZEP ordinaire. 5 avril 2012, 14h20. Marie (fine, fluette, blondinette) est une encore jeune enseignante, nommée là l’année précédente, après son stage. Elle est en train de faire une dictée à ses élèves de quatrième quand la porte s’ouvre, un grand adolescent inconnu, le visage dissimulé sous une capuche, se précipite sur elle et lui assène une dizaine de coups de poing américain au visage. Jusqu’à ce qu’elle s’effondre à terre.
Il faudra quinze points de suture pour la rafistoler. Et dix jours d’ITT — mais elle n’a jamais repris. Qui l’aurait pu ?
L’agresseur, 16 ans, avait été « missionné » par l’un de ses élèves, 14 ans, pour la massacrer, afin d’empêcher la distribution des bulletins. Sic. Et parce qu’il avait un vieux compte à régler — vieux à son échelle, c’est-à-dire quelques semaines auparavant : Marie l’avait surpris en train de falsifier des documents du collège avec le tampon officiel. Six jours d’exclusion. Depuis, il griffonnait des « sale *** » sur toutes les tables et les murs du collège, avec le soutien sans faille de sa mère qui traitait Marie d’affabulatrice.
L’agresseur est entré dans le collège en sautant la barrière, avec une grande facilité, grâce à une butte opportunément placée. Ce n’est pas le personnel de surveillance, réduit depuis des années à la portion congrue, qui risquait de rien remarquer. Il a été guidé jusqu’à la classe par le commanditaire, via son téléphone portable. Ils sont juste assez lettrés pour écrire des SMS criminels.
L’administration a immédiatement réagi avec son efficacité habituelle : elle a expédié à Garcia Llorca un inspecteur d’académie adjoint (pas de quoi déplacer un recteur ou un ministre, hein…) qui a installé une « cellule psychologique », pour les élèves (et pas pour les profs, qui avaient cessé spontanément le travail) et a assuré qu’il s’agissait d’un acte isolé, et que c’était un collège calme. Ben voyons.
Flash back. Il y a vingt ans, une commission sénatoriale avait auditionné la principale de ce même collège Garcia Llorca. Qui raconta alors comment était organisée la discipline dans son établissement —} et comment une cinquantaine de voyous, organisée par une dizaine de caïds, faisaient régner la loi et l’ordre à leur manière, en organisant les trafics et la « protection » (achetée !) des élèves. Témoignage accablant, qui avait « ému » les sénateurs — puis calme blanc : on n’avait rien vu venir.
C’est ce que l’on appelle un « collège calme », dans le jargon de l’Education nationale.
Marie a été lâchée par l’administration. « Chaque étape pour demander une mutation dans un établissement «calme», finalement obtenue, s’est accompagnée d’une série de difficultés », raconte son avocate à Libération, qui a eu le mérite de suivre et de ressortir l’histoire. « Deux ans de solitude et de combat », dit-elle à Yves Calvi le vendredi 14 mars sur RTL. C’est que le ministère de la rue de Grenelle a d’autres chats à fouetter (les rythmes scolaires, si primordiaux…). Un ministère qui sous-évalue systématiquement le nombre d’« incidents » (un joli mot que je recommande à mes collègues profs de Lettres pour faire comprendre à leurs élèves ce qu’est un doux euphémisme) impliquant des élèves, mais tombe à bras raccourcis sur le premier prof qui, excédé, réagirait, comme le raconte Jean-Rémi Girard, secrétaire national à la pédagogie du SNALC — un syndicat qui pourtant ne cherche pas vraiment des poux dans la tête de Vincent Peillon, ces temps-ci. « J'espère que la pensée que vous faites « le plus beau métier du monde » a des vertus sacrément cicatrisantes », conclut-il non sans humour noir, après avoir souligné qu’entre les salaires de misère, les programmes toujours plus absurdes, les pédagogies sans cesse plus inventives et les collèges sacrément « uniques », il ne faut pas trop s’étonner que l’on ait tant de mal à recruter des enseignants. Les cicatrices au visage, cela agrémente l’affiche d’un film gentillet, quand c’est Depardieu qui s’y colle et que l’on sait bien qu’il s’agit de maquillage. Mais dans la vie réelle, quand on est une petite blonde, ça marque. À vie. Et quant aux bleus à l’âme, je n’en parle même pas. Marie avait choisi d’enseigner en ZEP — « parce qu’on a l’impression d’y servir à quelque chose ». « Et qu’il faut l’énergie de la jeunesse pour ce genre d’établissements ». Et deux imbéciles l’en ont dégoûtée.

Fin de l’histoire, comme promis : les deux voyous, le commanditaire et l’exécutant, viennent d’être condamnés à un an de prison avec sursis. Ça les posera dans le quartier. Caïds un jour, truands toujours.
Et comme la loi nous l’interdit, je ne commenterai pas ce verdict, qui correspond sans doute aux habitudes de la magistrature. À la moyenne des peines prononcées à l’encontre des mineurs. Faut bien leur laisser l’occasion de recommencer / de s’amender / de fanfaronner (rayer les mentions inutiles).
Marie ne critique pas elle non plus ce verdict — en « espérant que la sanction les empêchera de recommencer ». Vœu pieux, mais que je respecte. C’est qu’elle pense à eux comme à deux enfants perdus — à retrouver. Eternelle naïveté qui nous maintient, tous tant que nous sommes, dans ce métier fou. Ceux qu’elle montre du doigt,
Loys Bonod, dont je ne saurais trop recommander le blog, et qui fait cette semaine une passionnante analyse des « francs succès des concours de l’enseignement », me rappelle au passage que la France est classée par PISA, au rayon Discipline, 58ème sur 64. Belle performance. Jusqu’où ne descendrons-nous pas ? Les violences contre les enseignants u contre les personnels d’encadrement, c’est tous les jours — et pas seulement en Seine Saint-Denis. Tout le monde sait, dans l’Education, que les chiffres officiels du ministère sont fortement minorés — ne serait-ce que parce que les responsables des établissements sont loin, très loin de déclarer tous les actes délictueux qui se déroulent chez eux, parce qu’ils ne veulent pas souffrir d’une image négative qui pourrait entraver leur carrière. Et selon les propres chiffres du ministère, ce sont bien les violences physiques qui arrivent en tête, devant les violences verbales. Et ce sont bien les enseignants qui en sont majoritairement victimes — pas les élèves.
Mais tout va bien : l’Observatoire de la violence et Eric Debarbieux, promu au ministère par Vincent Peillon (qui n’a pas rencontré Marie) veillent à rassurer les foules : « Les actes graves ne sont pas aussi répandus que l'on pourrait le croire, assure-t-il. L'école n'est pas à feu et à sang. L'enquête que j'ai menée en 2012 en Seine-Saint-Denis, qui n'est pas le département le plus simple de France, le montre. »
J’allais le dire. Surtout en Seine Saint-Denis.
Politique du lubrifiant. Cela doit mettre du baume au cœur de Marie, à qui deux petites frappes ont ôté à tout jamais le goût d’enseigner aux plus déshérités la culture sur laquelle ils crachent. Que des victimes se muent en bourreaux n’est pas une nouveauté. Que l’institution les protège, non plus. Mais nous n’avons pas de raisons de l’accepter.
Action / réaction. Nous avons cru qu’investir quelques fifrelins dans l’éducation prioritaire nous vaudrait des indulgences. Mais la première violence, la violence initiale, n’est-ce pas celle d’un système éducatif qui a cru, pour des raisons idéologiques et contre toutes les réalités de terrain, que créer des ghettos scolaires dans des ghettos sociaux était une idée lumineuse ; que la pédagogie de l’élève au centre, ce merveilleux petit être pas barbare du tout, était une innovation positive ; que la politique du collège unique, qui n’a plus d’unique que l’homogénéité quasi absolue du laisser-faire et du laisser-aller, était une trouvaille positive ? À cette violence fondatrice d’un système aberrant répond la violence des jeunes — et de leurs parents, qui ne sont jamais en reste. « Imbéciles, c’est pour vous que je meurs », a lâché Valentin Feldman — un prof lui aussi — en 1942 aux miliciens qui le fusillaient. Eh bien, ces petits imbéciles devraient le savoir : c’est pour eux que des profs sont chaque jour méprisés, insultés, ou frappés. Pour eux, et pour personne d’autre. Des profs qui s’accrochent à leur métier — même quand l’institution leur ferme la porte au nez, et que le ministre gèle leurs salaires. Des profs qui espèrent encore transmettre une culture, et une langue, qui espèrent mettre un visage humain sur la face des barbares, et leur bâtir un avenir. Boulot de chiens — mais c’est le leur, et c’est le mien."

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par Luigi_B le Mer 19 Mar - 12:19

@Milady de Winter a écrit:Et en plus, lePoint a fait sauter huit lignes sur une erreur de manip. Alors tant qu'à faire, voici le texte entier.
C'est trop injuste.  calimero 

Merci Milady. Quand à Eric Debarbieux, il fait sans doute vis à vis de Marie ce qu'il y a de mieux à faire dans sa position : observer un silence.

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par Olympias le Mer 19 Mar - 12:48

Le jugement me scandalise aussi ; assesseur moi-même, je n'aurais jamais accepté de prononcer une telle peine. 
Mais comme le ministre s'en fout, le recteur s'en fout, le DASEN s'en fout, tout le monde se fout de la violence à l'école quand elle touche les profs et qu'elle empêche les élèves de travailler (je parle de ceux qui veulent apprendre, pas de cette horde inculte qui ne veut rien faire), pourquoi y aurait-il du changement ??? Cela aurait dû être une sinon LA priorité du ministre.  Mais là encore, le changement, ce n'est pas pour maintenant. 
Quant aux observatoires, ils observent, de loin sans doute (ça évite d'en prendre plein la tête)...Cela me fait penser au fameux sentiment d'insécurité dont un de nos sous-préfet avait expliqué qu'il s'agissait d'un fantasme urbain...jusqu'à ce qu'un de nos délinquants locaux lui démontre le contraire en lui refaisant le portrait un soir à la chandelle, dans une rue qui menait justement...à la préfecture... diable

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par Celadon le Mer 19 Mar - 12:55

Et ce ne sont pas n'importe quelles lignes...

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par Milady de Winter le Mer 19 Mar - 13:42

@Luigi_B a écrit:
@Milady de Winter a écrit:Et en plus, lePoint a fait sauter huit lignes sur une erreur de manip. Alors tant qu'à faire, voici le texte entier.
C'est trop injuste.  calimero 

Merci Milady. Quand à Eric Debarbieux, il fait sans doute vis à vis de Marie ce qu'il y a de mieux à faire dans sa position : observer un silence.

Crac ! Ça a été rétabli !

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par Docteur OX le Mer 19 Mar - 14:47

@Olympias a écrit:Le jugement me scandalise aussi ; assesseur moi-même, je n'aurais jamais accepté de prononcer une telle peine. 
Mais comme le ministre s'en fout, le recteur s'en fout, le DASEN s'en fout, tout le monde se fout de la violence à l'école quand elle touche les profs et qu'elle empêche les élèves de travailler (je parle de ceux qui veulent apprendre, pas de cette horde inculte qui ne veut rien faire), pourquoi y aurait-il du changement ??? Cela aurait dû être une sinon LA priorité du ministre.  Mais là encore, le changement, ce n'est pas pour maintenant. 
Quant aux observatoires, ils observent, de loin sans doute (ça évite d'en prendre plein la tête)...Cela me fait penser au fameux sentiment d'insécurité dont un de nos sous-préfet avait expliqué qu'il s'agissait d'un fantasme urbain...jusqu'à ce qu'un de nos délinquants locaux lui démontre le contraire en lui refaisant le portrait un soir à la chandelle, dans une rue qui menait justement...à la préfecture... diable

Entièrement d'accord. Avec des peines de ce genre, on prépare quel avenir ? Le chaos enchanté ?

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par e-Wanderer le Mar 25 Mar - 19:27

À titre de comparaison, de la prison ferme (2 à 3 ans) pour des voleurs de truites :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/03/25/97001-20140325FILWWW00386-prison-ferme-pour-le-vol-de-44-kg-de-truites.php
J'ai un peu de mal à comprendre l'échelle des peines, décidément…

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par Nemuyoake le Mar 25 Mar - 22:02

Je trouve que c'est un des gros pbs de la France, cette échelle des peines complètement hallucinante...

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par egomet le Mar 25 Mar - 23:29

Et encore, on ne parle que des peines prononcées, parce que si on prend en compte les peines réellement effectuées, ça devient psychédélique!

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Re: «Prof en ZEP, c’est ce que j’aimais faire, et on me l’a enlevé» (Libé 11 mars)

Message par Nemuyoake le Mer 26 Mar - 6:17

J'avais oublié ce problème aussi...

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