Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par Condorcet le Mar 18 Mar 2014 - 1:11

@Leclochard a écrit:
@Condorcet a écrit:
@Leclochard a écrit:Économiser 50 milliards sans toucher au nombre de fonctionnaires ? Vous connaissez un régime qui permet de perdre dix kilos en mangeant des frites à chaque repas et du nutella  à quatre heures ?  Laughing 

D'autres avaient parlé de mauvaise graisse...

C'est pas ma référence, ni mon idée. Mais si tu connais une formule pour rétablir un budget sans douleur..

J'en connais effectivement une : arrêter de se focaliser sur l'aspect strictement comptable (en d'autres termes, espérer que l'éolienne va tourner plus vite en en démontant les pales) en faisant des économies de bout de chandelle désastreuses. En revanche, réorienter l'impôt pour que les rentrées fiscales soient à la fois plus importantes, plus efficaces et plus justes... Et pour cela, il faut plus de fonctionnaires à Bercy (non pas dans la haute fonction publique mais sur le terrain). Moins de rapports et de commissions mais plus d'actions ! Moins de statistiques en tous genres sur l'activité des services mais des services qui puissent exercer les activités de contrôle avec plus d'ampleur et sans se heurter aux multiples baronnies du royaume ? Dois-je continuer ? Ah si, j'oubliais, arrêter la vente des bijoux de famille au profit d'investissements douteux sous forme de prises de participation, qu'il faudra vendre au plus mauvais moment, pour être sûr que l'Etat n'en tire aucun profit... A quand la charrette à 100 000 postes de fonctionnaires en moins ? 200 000 ? 500 000 ? 1 000 000 ?

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par Leclochard le Mar 18 Mar 2014 - 10:18

@Condorcet a écrit:
@Leclochard a écrit:
@Condorcet a écrit:

D'autres avaient parlé de mauvaise graisse...

C'est pas ma référence, ni mon idée. Mais si tu connais une formule pour rétablir un budget sans douleur..

J'en connais effectivement une : arrêter de se focaliser sur l'aspect strictement comptable (en d'autres termes, espérer que l'éolienne va tourner plus vite en en démontant les pales) en faisant des économies de bout de chandelle désastreuses. En revanche, réorienter l'impôt pour que les rentrées fiscales soient à la fois plus importantes, plus efficaces et plus justes... Et pour cela, il faut plus de fonctionnaires à Bercy (non pas dans la haute fonction publique mais sur le terrain). Moins de rapports et de commissions mais plus d'actions ! Moins de statistiques en tous genres sur l'activité des services mais des services qui puissent exercer les activités de contrôle avec plus d'ampleur et sans se heurter aux multiples baronnies du royaume ? Dois-je continuer ? Ah si, j'oubliais, arrêter la vente des bijoux de famille au profit d'investissements douteux sous forme de prises de participation, qu'il faudra vendre au plus mauvais moment, pour être sûr que l'Etat n'en tire aucun profit... A quand la charrette à 100 000 postes de fonctionnaires en moins ? 200 000 ? 500 000 ? 1 000 000 ?

Je remarque que ton plan, c'est d'abord d'embaucher plus de fonctionnaires à Bercy et d'augmenter les impôts. Comme tout Français de base, je sais que même si on parle d'impôts "plus justes", c'est toujours la même histoire qui va se répéter : on suggère que c'est l'Autre qui va payer et finalement après un temps, c'est la majorité qui paye la note, celle qui n'est pas assez pauvre pour être exemptée et qui n'est pas assez riche pour quitter le pays ou défiscaliser: la classe moyenne -et que ces petites taxes indolores qui doivent s'éteindre après quelques années, finissent par grossir et sont pérennisées (voir la CSG). D'où mon gros doute dès que j'entends ces mots..
Sinon, oui, la collecte devrait être plus efficace. Supprimer quelques niches fiscales serait une bonne idée ou réorganiser les services fiscaux par exemple.
Pour le reste, je suis d'accord avec toi: mais ne s'agit-il pas aussi des économies de bout de chandelle dont tu parles ? Je veux dire, les commissions supprimées, ça représenterait vraiment des milliards d'euros ?
Les baronies : je comprends qu'aujourd'hui, ce sont les collectivités locales qui n'arrivent pas à maîtriser leur budget. Les impôts locaux le rappellent chaque automne.

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par Condorcet le Mar 18 Mar 2014 - 10:38

Si l'on ne franchit pas l'obstacle de l'équité fiscale, inutile de penser au reste. Autant prendre des vacances ou aller à la pêche. A propos de défiscalisation, il y aurait là aussi un travail de terrain et aussi la chasse aux mille-et-uns dispositifs de défiscalisations (notamment dans l'immobilier). Ceci dit, je suis d'accord avec toi sur le fait que la tache est ardue et aussi sur les projets délirants de certaines collectivités locales (comme un téléphérique de gare à gare au lieu d'utiliser... la voie ferrée !!!). Le niveau de l'impôt payé n'a de sens que par rapport à la qualité de la vie dans le pays concerné : un citoyen très fortement ponctionné mais qui constate un effort justement réparti, des services publics soucieux de l'intérêt général et non pas soumis à l'arbitraire (la lubie ?) du moment, une amélioration de ses conditions de vie et de celles de ses proches, aura moins de motifs de mécontentement. En revanche, des prélèvements élevés associés à un mépris hautain de la part des pouvoirs publics finissent légitimement par agacer et encourager - moins légitimement - le poujadisme fiscal.
Pas de réforme bancaire d'ampleur, négociations qui traînent avec les paradis fiscaux (même ceux qui sont à nos portes), pacte coûteux et d'ores et déjà inutile : il y a du pain sur la planche !
Autre idée : revoir le système des primes dans la haute fonction publique...
Quant aux commissions : http://www.lemonde.fr/politique/visuel/2013/06/05/explorez-les-668-commissions-ministerielles-et-leurs-budgets_3422776_823448.html

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par Jim Thompson le Mar 18 Mar 2014 - 13:08

@Condorcet a écrit:
@Leclochard a écrit:
@Condorcet a écrit:

D'autres avaient parlé de mauvaise graisse...

C'est pas ma référence, ni mon idée. Mais si tu connais une formule pour rétablir un budget sans douleur..

J'en connais effectivement une : arrêter de se focaliser sur l'aspect strictement comptable (en d'autres termes, espérer que l'éolienne va tourner plus vite en en démontant les pales) en faisant des économies de bout de chandelle désastreuses. En revanche, réorienter l'impôt pour que les rentrées fiscales soient à la fois plus importantes, plus efficaces et plus justes... Et pour cela, il faut plus de fonctionnaires à Bercy (non pas dans la haute fonction publique mais sur le terrain). Moins de rapports et de commissions mais plus d'actions ! Moins de statistiques en tous genres sur l'activité des services mais des services qui puissent exercer les activités de contrôle avec plus d'ampleur et sans se heurter aux multiples baronnies du royaume ? Dois-je continuer ? Ah si, j'oubliais, arrêter la vente des bijoux de famille au profit d'investissements douteux sous forme de prises de participation, qu'il faudra vendre au plus mauvais moment, pour être sûr que l'Etat n'en tire aucun profit... A quand la charrette à 100 000 postes de fonctionnaires en moins ? 200 000 ? 500 000 ? 1 000 000 ?
+1 A bas l'austérité

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par Reine Margot le Mar 18 Mar 2014 - 13:09

+1000

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1 enseignant molesté, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
2 enseignants molestés, c’est un fait divers, pas un phénomène de société.
150 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
151 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société.
………………………………
[la progression arithmétique se poursuit en série]
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156 880 enseignants molestés, ce sont des faits divers, pas des phénomènes de société. »

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par egomet le Mar 18 Mar 2014 - 15:17

Quand on voit le budget actuel de l'Etat français et les dépassements qu'il s'autorise, vous avez une conception curieuse des "bouts de chandelles".

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par Leclochard le Mar 18 Mar 2014 - 18:18

@Jim Thompson a écrit:
@Condorcet a écrit:
@Leclochard a écrit:

C'est pas ma référence, ni mon idée. Mais si tu connais une formule pour rétablir un budget sans douleur..

J'en connais effectivement une : arrêter de se focaliser sur l'aspect strictement comptable (en d'autres termes, espérer que l'éolienne va tourner plus vite en en démontant les pales) en faisant des économies de bout de chandelle désastreuses. En revanche, réorienter l'impôt pour que les rentrées fiscales soient à la fois plus importantes, plus efficaces et plus justes... Et pour cela, il faut plus de fonctionnaires à Bercy (non pas dans la haute fonction publique mais sur le terrain). Moins de rapports et de commissions mais plus d'actions ! Moins de statistiques en tous genres sur l'activité des services mais des services qui puissent exercer les activités de contrôle avec plus d'ampleur et sans se heurter aux multiples baronnies du royaume ? Dois-je continuer ? Ah si, j'oubliais, arrêter la vente des bijoux de famille au profit d'investissements douteux sous forme de prises de participation, qu'il faudra vendre au plus mauvais moment, pour être sûr que l'Etat n'en tire aucun profit... A quand la charrette à 100 000 postes de fonctionnaires en moins ? 200 000 ? 500 000 ? 1 000 000 ?
+1 A bas l'austérité

On ne sait pas anticiper, ni faire les réformes au bon moment. Prendre des mesures d'austérité brutales dans un contexte de faible croissance, c'est une catastrophe. Mais ne rien faire, parce qu'il ne faut fâcher personne, c'est aussi dangereux même si en apparence tout va bien car rien ne change. Il n'est qu'à voir le taux de chômage qui monte mois après mois.

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par Leclochard le Mar 18 Mar 2014 - 18:35

@Condorcet a écrit:Si l'on ne franchit pas l'obstacle de l'équité fiscale, inutile de penser au reste. Autant prendre des vacances ou aller à la pêche. A propos de défiscalisation, il y aurait là aussi un travail de terrain et aussi la chasse aux mille-et-uns dispositifs de défiscalisations (notamment dans l'immobilier). Ceci dit, je suis d'accord avec toi sur le fait que la tache est ardue et aussi sur les projets délirants de certaines collectivités locales (comme un téléphérique de gare à gare au lieu d'utiliser... la voie ferrée !!!). Le niveau de l'impôt payé n'a de sens que par rapport à la qualité de la vie dans le pays concerné : un citoyen très fortement ponctionné mais qui constate un effort justement réparti, des services publics soucieux de l'intérêt général et non pas soumis à l'arbitraire (la lubie ?) du moment, une amélioration de ses conditions de vie et de celles de ses proches, aura moins de motifs de mécontentement. En revanche, des prélèvements élevés associés à un mépris hautain de la part des pouvoirs publics finissent légitimement par agacer et encourager - moins légitimement - le poujadisme fiscal.
Pas de réforme bancaire d'ampleur, négociations qui traînent avec les paradis fiscaux (même ceux qui sont à nos portes), pacte coûteux et d'ores et déjà inutile : il y a du pain sur la planche !
Autre idée : revoir le système des primes dans la haute fonction publique...
Quant aux commissions : http://www.lemonde.fr/politique/visuel/2013/06/05/explorez-les-668-commissions-ministerielles-et-leurs-budgets_3422776_823448.html

Je suis d'accord avec toi que le contexte joue sur la perception qu'on a de la fiscalité. Sans doute, faudrait-il revaloriser les impôts, mieux informer sur leur rôle auprès du public. Les hausses récentes dont on ne voit pas l’utilité et les changements réguliers des règles n'aident pas. c'est à se demander si ce n'est pas fait exprès pour les rendre impopulaires.

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par Thierry30 le Mar 18 Mar 2014 - 19:37

@Leclochard a écrit:Économiser 50 milliards sans toucher au nombre de fonctionnaires ? Vous connaissez un régime qui permet de perdre dix kilos en mangeant des frites à chaque repas et du nutella  à quatre heures ?  Laughing 

C'est exactement ce que prévoyaient Sarkozy ou Bayrou en cas de victoire...
Pourtant... Ni l'un, ni l'autre n'ont été élus!
C'est François Hollande le Président de la République: je ne crois pas me souvenir que la baisse du nombre de fonctionnaires était dans son programme. Je ne me souviens pas non plus de proposition de baisse des charges patronales en utilisant  notre salaire différé (pacte de responsabilité).
Qu'il démissionne donc et qu'il redevienne candidat avec ces propositions puisque c'est manifestement son nouveau programme.
Je déteste être pris pour un con... furieux

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par Condorcet le Mar 18 Mar 2014 - 23:18

Nous pouvons continuer à incriminer nos représentants en pensant qu'ils portent seuls la responsabilité du destin du pays. Dans une démocratie, ce raisonnement souffre quelques failles, notamment si l'on considère l'étrange fièvre électorale qui saisit la nation durant le bref orgasme de la campagne. La rhétorique et les déplacements scéniques y ont valeur d'ordalie. Ainsi intronisé par sa capacité à compter fleurette à Marie-Anne, à redonner vie à quelques vieux mythes aussi fatigués que ceux qui les profèrent, l'impétrant, résultant déjà d'une hyper-sélection, accède à la divinité républicaine, à la magistrature suprême : il succède au Général de Gaulle, pose dans la bibliothèque de l'Elysée, converse en sourdine avec le grand homme, peut contempler des flacons illustres (comme Angélus 1961) et se mirer dans des gloires passées. Comme le ton pastel sied mieux à Tiepolo qu'à Poussin, que le Palais des Anciens ne lui évoque rien, il se débat alors dans les rets tissés par ses trop habiles conseillers et autres acolytes qui forment la Cour. Normalité étrange et partagée par ses concitoyens que cette tolérance maints fois répétée de la tolérance à l'injustice qui se décline à l'infini. Est-ce bien ce dirigeant qu'il faut blâmer ou cette psyché nommée suffrage universel ?

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par e-Wanderer le Mar 18 Mar 2014 - 23:31

républicain a écrit:
C'est François Hollande le Président de la République: je ne crois pas me souvenir que la baisse du nombre de fonctionnaires était dans son programme. Je ne me souviens pas non plus de proposition de baisse des charges patronales en utilisant  notre salaire différé (pacte de responsabilité).
Qu'il démissionne donc et qu'il redevienne candidat avec ces propositions puisque c'est manifestement son nouveau programme.
Je déteste être pris pour un con... furieux
C'est le risque avec cette sorte d'hommes politique-là. Hollande est fait du même bois que Chirac : des gestionnaires opportunistes sans vraie doctrine politique. Il n'est vraiment pas très prudent de se fier aux promesses de gens comme ça ! Les gens qui ont un vrai ADN idéologique sont sans doute plus fidèles à leur parole (voir Chevènement qui a démissionné de son ministère plutôt que d'endosser une politique qu'il n'approuvait pas) ; ils ont aussi le défaut d'être moins consensuels (ce qui limite leurs chances d'être élus) et moins diplomates, moins "adaptables".

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par egomet le Mer 19 Mar 2014 - 2:12

@e-Wanderer a écrit:
républicain a écrit:
C'est François Hollande le Président de la République: je ne crois pas me souvenir que la baisse du nombre de fonctionnaires était dans son programme. Je ne me souviens pas non plus de proposition de baisse des charges patronales en utilisant  notre salaire différé (pacte de responsabilité).
Qu'il démissionne donc et qu'il redevienne candidat avec ces propositions puisque c'est manifestement son nouveau programme.

Je déteste être pris pour un con... furieux
C'est le risque avec cette sorte d'hommes politique-là. Hollande est fait du même bois que Chirac : des gestionnaires opportunistes sans vraie doctrine politique. Il n'est vraiment pas très prudent de se fier aux promesses de gens comme ça ! Les gens qui ont un vrai ADN idéologique sont sans doute plus fidèles à leur parole (voir Chevènement qui a démissionné de son ministère plutôt que d'endosser une politique qu'il n'approuvait pas) ; ils ont aussi le défaut d'être moins consensuels (ce qui limite leurs chances d'être élus) et moins diplomates, moins "adaptables".

Le manque de sincérité n'est pas la seule raison des promesses non tenues.
Hollande manque de convictions, c'est certain. Ca ne signifie pas nécessairement qu'il a eu l'idée de violer ses engagements dès le début. Il était peut-être sincère. C'est souvent le cas de ceux qui n'ont pas assez de convictions pour devoir les dissimuler. Il peut s'être laissé influencer par son entourage, quand les difficultés sont apparues. Il peut aussi, tout simplement, s'être rendu compte que ses promesses étaient irréalistes.
Bon, j'avoue, là, Hollande qui aurait retrouvé le sens des réalités, je rêve.  Rolling Eyes 

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par e-Wanderer le Mer 19 Mar 2014 - 7:42

Oui, nous sommes bien d'accord. Je ne pense pas qu'il ait eu l'intention de trahir ses promesses, mais ça ne le dérange pas plus que ça de le faire. Il navigue à vue, comme Chirac avant lui. Cela dit, Sarkozy avait un cap, mais sa boussole indiquait le sud : concrètement, ça revient au même.

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Re: Fonctionnaires : la baisse des effectifs n'est plus taboue

Message par Leclochard le Mer 19 Mar 2014 - 10:29

@Condorcet a écrit:Nous pouvons continuer à incriminer nos représentants en pensant qu'ils portent seuls la responsabilité du destin du pays. Dans une démocratie, ce raisonnement souffre quelques failles, notamment si l'on considère l'étrange fièvre électorale qui saisit la nation durant le bref orgasme de la campagne. La rhétorique et les déplacements scéniques y ont valeur d'ordalie. Ainsi intronisé par sa capacité à compter fleurette à Marie-Anne, à redonner vie à quelques vieux mythes aussi fatigués que ceux qui les profèrent, l'impétrant, résultant déjà d'une hyper-sélection, accède à la divinité républicaine, à la magistrature suprême : il succède au Général de Gaulle, pose dans la bibliothèque de l'Elysée, converse en sourdine avec le grand homme, peut contempler des flacons illustres (comme Angélus 1961) et se mirer dans des gloires passées. Comme le ton pastel sied mieux à Tiepolo qu'à Poussin, que le Palais des Anciens ne lui évoque rien, il se débat alors dans les rets tissés par ses trop habiles conseillers et autres acolytes qui forment la Cour. Normalité étrange et partagée par ses concitoyens que cette tolérance maints fois répétée de la tolérance à l'injustice qui se décline à l'infini. Est-ce bien ce dirigeant qu'il faut blâmer ou cette psyché nommée suffrage universel ?

Je suis bien d'accord: les citoyens ont leur part de responsabilité. En votant toujours pour les mêmes partis, ils ne peuvent pas espérer une politique fondamentalement différente. C'est Einstein qui disait :
"La folie, c'est de toujours faire la même chose et de s'attendre à un résultat différent."

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